La bienheureuse assurance désormais rayonnante de l’un peu trop discret jusque là, presque timide, Thomas Dolié, baryton magnifique, à la voix splendide et au jeu délié et intelligent : superbe Oreste d’une radieuse « Iphigénie en Tauride » d’Henry Desmarest (1661 – 1741) et André Campra (1660 – 1744), une tragédie en musique idéalement ressuscitée au disque par le Concert Spirituel et Hervé Niquet…

Les progrès d’assurance, de concert en concert, de CD en CD, de Thomas Dolié, splendide baryton au timbre de voix magnifique, et à l’art d’interpréter extrêmement délié, fin et intelligent, mais de tempérament semble-t-il assez discret et même humble, font réellement plaisir à constater, au service de l’incarnation parfaitement assumée de ses rôles et de son chant.  

…

…

Si j’ai pu, ainsi, beaucoup beaucoup apprécié, sur le vif  de la chaleureuse petite salle de La Machine à Musique, à Bordeaux, son très riche et très précis travail de mise en place d’interprétation du « Labo du chanteur« , devenu maintenant « Atelier du Récital«  _ cf mes articles enthousiastes  « Un passionnant et intense « Labo du chanteur » (= travail de mise en place d’une interprétation musicale) de Thomas Dolié, baryton, avec Stéphane Trébuchet au piano, autour des deux premières « Chansons madécasses » (1925) de Maurice Ravel : une assez singulière beauté à attraper » et « Superbe « atelier du récital » de Thomas Dolié et Anne Le Bozec, autour de 3 des merveilleux Kerner-Lieder de Robert Schumann, cet après-midi : un travail exemplaire… » des 12 mai 2024 et 25 janvier 2025, à propos de deux des très singulières « Chansons madécasses » de Maurice Ravel, et de trois des magnifiques (et mal connues ; très difficiles, paraît-il, à interpréter, tant pour le chanteur que le pianiste, dixit Anne Le Bozec…) « Kerner Lieder » de Robert Schumann ; soit un patient et très exigeant travail de mise en place que personnellement je préfère, et j’ose le dire ici, à la pompe toujours un peu gourmée du concert, devant un public souvent lui même moins investi et chaleureux… _,

…

je dois proclamer ici bien haut le somptueux éclat de son Oreste de la toute récente rayonnante réalisation discographique de la tragédie en musique « Iphigénie en Tauride » de Henry Desmarest (1661 – 1741) et André Campra (1660 – 1744) _ quelle révélation ! quelle œuvre !!! _ en le double CD Alpha 1106 _ enregistré à l’Auditorium du Conservatoire Jean-Baptiste Lully de Puteaux au mois de janvier 2024 _ du Concert Spirituel de Hervé Niquet _ regardez ici cette rapide vidéo de présentation de Hervé Niquet lui-même (2′ 54) _, avec une troupe de chanteurs idéale : outre Thomas Dolié (Oreste) et Véronique Gens (Iphigénie), Reinoud van Mechelen (Pylade), Olivia Doray (Electre), David Witczak (Thoas), etc.

…

…

Et écoutez ici cet extrait 1 (1′ 19) ;

et qu’on écoute aussi, sur le CD des « plus beaux CDs du mois » accompagnant le numéro de Diapason de ce mois de février 2025, les 7′ 06 de la merveilleuse scène finale de cette « Iphigénie en Tauride » de Desmarest et Campra si magnifiquement ressuscitée par ce double CD Alpha 1106…

…

…

A suivre…

…

…

Ce vendredi 31 janvier 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *