Auteur/autrice : francislippa

  • Découvrir le double CD des 2 Concertos pour piano de Brahms par Herbert Schuch et le Bochumer Symphoniker dirigé par Tung-Chieh Chuang : du plaisir…

    Du pianiste Herbert Schuch (Timisoara, 13 septembre 1979),

    je possède le marquant coffret de 8 CDs OEhms OC 012 « Herbert Schuch – The OEhmsclassics Recordings« , paru au mois d’août 2015…

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    Et voici que paraît, cette fois chez Naïve, le CD Naïve V 8450 « Herbert Schuch – Brahms – the Piano Concertos« , avec le Bochumer Symphoniker placé sous la direction de Tung-Chieh Chuang – enregistrés live à Bochum du 9 au 12 septembre 2022 et du 16 au 19 juin 2023 –  ;

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    un double album dont vient de faire l’éloge, hier jeudi 3 juillet, Jean-Charles Hoffelé sur son site Discophilia, en un article intitulé « Ungarisme » ;

    que voici :

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    HUNGARISME

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    Écoutez seulement _ un jubilatoire commencement d’écoute, en effet ! – comme Herbert Schuch s’approprie le Finale du Deuxième Concerto. Des tziganes y dansent, le clavier piaffe, les rythmes s’exaltent, et le piano sous ses doigts est un autre orchestre – voilà ! – , ce que Tung-Chieh Chuang entend ; la fusion dans les contrastes, l’art d’être au plus près dans chaque repli, chaque éclat, et il y en a de nombreux, le pianiste réinterprétant considérablement au point que j’ai plus d’une fois la sensation d’une recréation.

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    L’alliage s’avérera au long des deux concertos plus d’une fois foudroyant. Puis, une pincée de plus de paprika, avec la Cinquième Danse hongroise où Gülru Ensari – l’épouse turque de Herbert Schuch –  le rejoint pour faire résonner le cymbalum fantasmagorique qu’ensemble ils ajoutent. Génial !, au point qu’on voudrait par eux les vingt autres Danses.

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    Les paysages plus nordiques du Premier Concerto seront tout aussi saisissants, sans pour autant tirer au spectaculaire. Comme pour le concerto-ballade qu’est le Deuxième, Herbert Schuch sculpte le son et l’espace, après le maelström subtilement détaillé par les musiciens de l’Orchestre Symphonique de Bochum, il n’entrera pas droit comme William Kappell sous le feu roulant de Dimitri Mitropoulos, mais en phrasant.

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    Tout le mouvement abondera en surprises, saisissant cette poétique diffuse que tant auront survolée d’un geste impérieux : on reconnaît le musicien, qui veut d’abord chanter – voilà – , jusque dans le plus ténu d’un Adagio apaisé, onde frisante à la surface d’un lac de haute montagne transformée en son, magique simplement. Le Rondo fusera, et à nouveau tout un imaginaire balkanique y éclatera, somptueux, enivrant – voilà, voilà – , chant et danse mêlés, signe que cette nouvelle intégrale nous réinvente des opus qu’on croyait connaître.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Johannes Brahms (1833-1897)

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    Concerto pour piano et orchestre No. 1 en ré mineur, Op. 15
    6 Klavierstücke, Op. 118 (extrait : No. 2. Intermezzo)
    5 Lieder, Op. 49 (extrait : No. 4. Wiegenlied – version pour piano solo : Schuch, d’après les arrangements de Reger et Cortot)
    Concerto pour piano et orchestre No. 2 en si bémol majeur, Op. 83
    21 Danses hongroises, WoO 1 (extrait : No. 5 en fa dièse mineur – version originale à quatre mains)*
    16 Valses, Op. 39 (extrait : No. 15 en la majeur – version originale à quatre mains)*
    3 Intermezzos, Op. 117 (extrait : No. 1 en mi bémol majeur)

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    Herbert Schuch, piano
    *Gürlu Ensari, piano
    Bochumer Symphoniker
    Tung-Chieh Chuang, direction

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    Un album du label naïve V8450
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    Photo à la une : le pianiste Herbert Schuch – Photo : © Felix Broede

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    Du plaisir…

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    Ce vendredi 4 juillet 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Lettre à un ami en pensant à la magnifique humanité vraie de Claude Delay…

    Cher René, 

    cet article d’avant-hier, sobre, et en connaissance de cause… :

    Et en me souvenant de la gratitude qui a été la sienne à la lecture de mon article du 28 décembre 2011, «  », à propos du très beau livre de son mari ; je n’avais hélas pas réussi alors à faire inviter Raoul Tubiana chez Mollat…
    Cf aussi mon article du 10 septembre 2021 «  », sur elle-même et ses propres – magnifiques ! – travaux biographiques : Chanel, les frères Giacometti Alberto et Diego, etc., cette fois-là…
    Nous avons eu naguère quelques contacts téléphoniques – elle ne disposait pas de mail… – ,
    et elle m’avait adressé très gentiment au moins un de ses livres, celui sur Marilyn…
     
    Une femme discrète et magnifique.
     
    As-tu toujours un contact avec Claude Delay ?
     
    Francis
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    Ce jeudi 3 juillet 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Une brève synthèse sur la genèse en 1928 du « Bolero » de Ravel…

    C’est lors d’un voyage en voiture avec Joaquin Nin depuis Paris jusqu’à Saint-Jean-de-Luz via Arcachon que Ravel, apprenant de la bouche de Nin l’impossiblité pour lui d’orchestrer « Iberia » d’Albeniz – le chef et compositeur espagnol Enrique Fernandez Arbos en possédant l’exclusivité des droits… – , alors que le lui avait demandé Ida Rubinstein pour en faire un ballet pour elle, que Ravel s’attela toutes affaires cessantes à la composition tout l’été de « Fandango », qu’il rebaptisera bientôt « Bolero », avec comme date-butoir la mi-octobre 1928.

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    Et jusquà son retour précipité à Paris le 13 juillet, c’est au 9 rue Tourasse que Ravel séjourna alors, comme en attestent les deux lettres du 27 juin à Rosina Albeniz née Jordana et à Jeanne et Henri Gil-Marchex, celle du 2 juillet à Roland-Manuel, et celle du 5 juillet à E. S. Craig, comportant cette adresse du 9 rue Tourasse à Saint-Jean-de-Luz. Et Nin racontera plus tard, en 1938, le départ ubuesque de Ravel de Saint-Jean-de-Luz, dans la précipitation, avec une montée dans le train juste au moment du départ et l’envoi des bagages de Ravel par Nin par la fenêtre, une fois le train en marche…
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    C’est alors chez lui au Belvédère à Montfort-l’Amaury, que Ravel se consacre exclusivement à l’écriture de cette œuvre promise à Ida Rubinstein :

    le 27 août il écrit – très vite – à Jean Jobert, qui venait de lui annoncer la naissance de sa fille Martine :  «J’attends moi-même d’être délivré du Bolero que j’ai promis à Ida Rubinstein pour la mi-octobre » ; et le même jour à Joaquin Nin à propos de cette œuvre en chantier : « pas de forme proprement dite, pas de développement, pas ou presque de modulation : un thème à la Padilla, du rythme et de l’orchestre »…
    Et le 2 septembre, à son amie Georgette Marnold : « Je nage dans le boulot, après y avoir passablement pataugé : esclave d’une parole que je suis bien certain de n’avoir pas donnée avant mon départ pour l’autre monde – les Etats-Unis, pour une vaste tournée de janvier à avril 1928 – j’avais entrepris pour Ida Rubinstei un travail sans intérêt – sur l’ « Iberia » d’Albeniz – qu’après un échange de correspondance entre St-J.-de-Luz, Paris, Montfort, Barcelone, Madrid et St-Sébastien, il nous a fallu abandonner, à ma grande satisfaction mais au désespoir d’I. Rubinstein. Je lui ai alors proposé de réaliser une machine dont j’eus l’idée il y a quelques 3 ans et que je n’aurais jamais mise à exécution, crainte d’être saboté — c’est sans doute la « Danse grotesque Fandango » du ballet Le Portrait de l’Infante commandé en 1923 par Sonia Pavlov, sur un livret d’Henry Malherbe, jamais représenté, qui servit de point de départ au futur Bolero. Tout le monde est ravi. (…) Je reprends les outils: il faut que ce soit terminé à la mi-octobre. Ca le sera : pas de musique, pas de composition : seulement un effet d’orchestre. D’aillleurs je dois être à Oxford le 23 ».
     
    Et le 16 octobre, le Bolero dare-dare achevé, Ravel se rendit, de chez lui à Monfort-l’Amaury, à Paris apporter la partition, signer le contrat aux Editions Durand et faire entendre l’œuvre au piano à Ida Rubinstein chez elle…
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    Voilà pour la genèse de cet opus ultra-joué désormais de par le monde entier…
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    Ce mercredi 2 juillet 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa 
  • Une pensée de condoléances à Claude Delay, qui vient de perdre sa sœur Florence…

    Une simple pensée très émue de condoléances à Claude Delay, qui vient de perdre sa sœur Florence…

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    Ce mardi 1er juillet 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa