Auteur/autrice : francislippa

  • Avancer dans la connaissance (et la jouissance) de l’œuvre, au moins discographique, de Valentin Silvestrov : une sidération !..

    En réponse à mon envoi hier soir, à 20h 15, de mon article « La magie de l’œuvre pour alto et piano de Valentin Silvestrov sublimement servie par l’alto d’Ettore Causa et le piano de Boris Berman, en un somptueux mélancolique CD « Shostakovich – Silvestrov » du toujours exigeant Palais des Dégustateurs, d’Eric Rouyer : une méditation intense aux franges du silence…« ,

    Eric Rouyer m’a adressé ce matin, à 8h 52, ceci, qui a profondément touché le mélomane passionné et exigeant que je suis :

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    « Quelle touchante émotion de lire votre ressenti à cet enregistrement qui nous a demandés une énergie mentale inhabituelle afin de rester fidèle à la sensibilité de Valentin Silvestrov :

    « Le temps de ma musique est un lac noir. L’eau bouge à peine, le passé refuse de s’écouler, et les remous lents et irréguliers stagnent inexorablement sur place. Chaque mélodie, en devenant aussitôt écho, se transforme en une réverbération de quelque chose déjà parti. Le présent s’en est allé depuis si longtemps… »
    Merci d’avoir su comprendre la pudeur du tragique qui hante ce compositeur. Sincèrement 
    Eric« 

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    Aussi me suis-je mis à faire le point sur ce dont je disposais déjà, en ma collection discographique personnelle, d’enregistrements d’œuvres de Valentin Silvestrov :

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    _ d’abord, ce précédent double CD PDD030 « Valentin Silvestrov – Boris Berman » _ enregistré du 6 au 9 juin 2022 au couvent des Jacobins, Maison Jadot, à Beaune _, comportant les œuvres suivantes, interprétées au piano par Boris Berman :

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    _ « Triade » (1962) : « I. Signs« , « II. Serenade« , « III. Music of silvery tones » ;

    _ « Elegy » (1967) ;

    _ « Sonata 2 » (1975)

    _ « Sonata 3 » (1977) : « Preludio« , « Fuga« , « Postludio » ;

    _ « Kitsch-Music » (1977) : « I. Allegro vivace« , « II. Moderato« , « III. Allegretto« , « IV. Moderato« , « V. Allegretto » ;

    _ « Postludium op. 5 » (2005) ;

    _ « Five pieces op. 306 » (2021) : « I. Pastoral« , « II. Serenade« , « III. Pastoral« , « IV. Waltz« , « V. Pastoral » ;

    _ « Three Pieces » (mars 2022, Berlin) : « I. Elegy », « II. Chaconne« , « III. Pastoral« .

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    Mais aussi un double CD ECM New Series 1988 « Valentin Silvestrov – Bagatellen und Serenaden » _ enregistré à Munich en février 2006 _, comportant les œuvres suivantes, interprétées au piano par Valentin Silvestrov _ pour les « Bagatellen« … _, et par Alexei Liubimov au piano et le Münchener Kammerorchester, sous la direction de Christoph Poppen :

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    _ « Bagatellen » (2005) : I- XIII, II (var)  ;

    _ « Elegie » für Streichorchester (2000 – 2002) ;

    _  « Stille Musik » für Streichorchester (2002) : « I. Walzer des Augenblicks« , « II. Abendserenade« , « III. Augenblicke der Serenade » ;

    _ « Abschiedsserenade » für Streichorchester (2002) : I, II ;

    _ « Der Bote » für Streichorchester und Klavier (1996) ;

    _ « Zwei Dialoge mit Nachwort »  für Streichorchester und Klavier (2001/02) : « I. Hochzeitswalzer« , « II. Postludium« , « III. Morgenserenade » .

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    Mais en recherchant plus avant sur le Net,

    et pour mon enchantement absolu,

    j’ai découvert bientôt le stupéfiant podcast (d’une durée de 120′) des miraculeux « Silent Songs » de Valentin Silvestrov interprétés par Sergey Yakovenko (1937 – 2020) et Ilya Scheps (né en 1956), du double CD ECM 1898-99, paru le 18 octobre 2004 :

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    une merveille absolue, sidérante,

    tant l’œuvre elle-même, que cette lumineuse _ tragique, pudique et profonde _ interprétation-ci !

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    Une découverte assurément à suivre et à approfondir que cet œuvre si intense, pudique et profond, et si essentiel vraiment, de Valentin Silvestrov !

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    Ce samedi 28 décembre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La magie de l’œuvre pour alto et piano de Valentin Silvestrov sublimement servie par l’alto d’Ettore Causa et le piano de Boris Berman, en un somptueux mélancolique CD « Shostakovich – Silvestrov » du toujours exigeant Palais des Dégustateurs, d’Eric Rouyer : une méditation intense aux franges du silence…

    Ce vendredi midi,

    coup de sonnette du facteur qui m’apporte le somptueux cadeau que me fait Eric Rouyer du tout nouveau CD PDD041  « Shostakovich – Silvestrov » du constamment merveilleux Palais des Dégustateurs,

    en une interprétation à la fois sobre, sans pathos, et surtout sublimement émouvante, de l’alto miraculeux d’Ettore Causa et du piano parfait de Boris Berman, au service de purs chefs d’œuvre pour alto et piano de Dmitri Shostakovich (1906 – 1975) et Valentin Silvestrov (né à Kiev le 30 septembre 1937)….

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    Quel choc !

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    Bien sûr, la « Sonate ultime, Op. 147, pour alto et piano » (de 1975), de Dmitri Shostakovich, qui ouvre le programme de ce CD,

    de même que l’ »Impromptu pour alto et piano, Op. 35 » (de 1931), qui vient le clore,

    sont superbes d’émotion en cette interprétation épurée et profonde _ parfois aux bornes du silence… _ d’Ettore Causa et Boris Berman…

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    Mais ce sont les œuvres de Valentin Silvestrov qui me bouleversent !!!

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    Soient

    _ l’« Elégie pour alto » (de 2010),

    _ l’ »Epitaphe (L. B.)«  _ Larissa Bondarenko, l’épouse de Valentin Silvestrov, décédée en mai 1996 _ (de 1999),

    _ les « Trois Intermezzi pour piano«  _ dédiés par le compositeur à Boris Berman _ (de 2022),

    _ et enfin le « Triptyque pour alto et piano«  _ sur une commande toute spéciale du Palais des Dégustateurs _ (de 2023),

    constitué de l’ »Intermezzo« , la « Sérénade« , et le « Moment musical » :

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    de renversants chefs d’œuvre de compassion…

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    Un CD tout simplement admirable !!!

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    Ce vendredi 27 décembre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le retour kitsch aux sources familiales de Ratisbonne d’un de ses petits moineaux (du Regensburger Domspatzen) qui n’a que trop bien fait de s’envoler du nid et gagner la plus débridée Londres : le CD de Noël « Benjamin Appl – The Christmas Album »…

    C’est le très vif plaisir éprouvé à ses précédents éblouissants CDs « Winterreise » (Alpha 854), « Schubert Lieder » (BR Klassik 900346) et « Forbidden Fruit » (Alpha 912) _ cf mon article éminemment parlant, ainsi que récapitulatif de la carrière du chanteur né en 1982 : « Le charme extrêmement prenant de Benjamin Appl à nouveau opérant et superbe dans un programme à nouveau original et assez singulier : un bouquet de 19 Lieder de Franz Schubert en des adaptations orchestrales d’Anton Webern (5), Max Reger (7), Alexander Schmalcz (2) et 5 autres compositeurs-orchestrateurs, avec la complicité du chef, natif lui aussi de Ratisbonne, Oscar Jockel, et le Münchner Rundfunkorchester : un album infiniment séduisant de clarté et naturel, justesse et poésie… » du 10 octobre 2023 _,

    qui m’a fait venir me pencher ce 26 décembre sur la toute nouvelle réalisation discographique du baryton Benjamin Appl, pour Alpha, intitulée « Benjamin Appl – The Christmas Album » (Alpha 1079),

    un CD découvert seulement avant-hier 24 décembre, à la lecture de l’article de Pierre Degott sur le site de ResMusica, intitulé un peu cucutement « Fêtes de Noël avec Benjamin Appl et les Petits moineaux de Ratisbonne« , et dont voici un lien aux podcasts de ses 24 morceaux, qui permet de s’en faire une un peu juste idée …

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    Las !

    Ce retour sien aux sources _ familiales bavaroises _ du Regensburger Domspatzen de Benjamin Appl, se révèle irrémédiablemnt kitsch : sirupeux _ même si sa voix demeure supérieurement splendide…

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    Et le petit moineau bavarois, né le 26 juin 1982 à Ratisbonne, me semble donc avoir été particulièrement bien inspiré d’avoir su quitter à temps les rives lénifiantes du beau Danuble bleu bavarois pour celles plus chargées de smog et de remugles considérablement mieux inspirants _ cf son magnifique « Forbidden Fruit » ; dont voici une belle vidéo du trailer (de 2’10)… _ de la Tamise d’un Londres débridé, libérateur du chanteur… 

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    Ce jeudi 26 décembre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Découvrir l’oeuvre de musique classique (hors cinéma) du hongrois Miklos Rosza (Budapest, 1907 – Los Angeles, 1995)…

    La parution toute récente du CD LSO  0886 « Bartok – Rosza » par Roman Simovic et le London Symphony Orchestra dirigé par John Edusel pour le Concerto pour violon n° 2 de Bela Bartok, et Simon Rattle pour le Concerto pour violon de Miklos Rosza _ cf l’article de Pierre-Jean Tribot « LSO Live célèbre son aniversaire » paru sur le site de Crescendo magazine le 16 décembre dernier  _,

    m’a mis en recherche d’interprétations plus anciennes de ce Concerto pour violon de Miklos Rosza (Budapest, 18 avril 1907  – Los Angeles, 27 juillet 1995)…

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    Et c’est ainsi qu’en fouillant un peu dans les bacs, j’ai fini par dénicher un très intéressant  CD Alto ALC 1488 « Miklos Rosza – Violon Concert – Theme & Variations – Vintner’s Daughter – Hungarian Nocturne » du New-Zealand Sylphony Orchestra dirigé par James Sedares,

    avec le violoniste Igor Gruppmann dans le Concerto pour violon _ l’enregistrement du Concerto pour violon de ce CD Alto a eu à Wellington au mois d’avril 1996…

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    Le concerto pour violon, Op. 24 de Miklos Rosza, composé en 1943, a été créé à Dallas en 1958 par le grand Jascha Heifetz…

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    Et j’aime beaucoup les compositeurs hongrois…

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    Ce mercredi 25 décembre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa