Auteur/autrice : francislippa

  • Recherches généalogiques : répondre à la question que je me suis posée jeudi dernier 6 août : Qui donc est la nièce de Louis-Pierre Maydieu (1788-1872), qui, au décès de sa veuve (date ?), hérita de la chartreuse de Mirande, et qui la lègue à son tour en 1889 à ses cousins Charles (1832-1909) et Cyprien (1834-1901) Balaresque ?.. Et quid de l’origine de la parenté entre les Maydieu et les Balaresque ?..

    En reprenant des recherches généalogiques concernant la transmission, au fil des années, de la belle chartreuse de l’Avenue de Mirande à Caudéran – proche de mon domicile – , sur laquelle je me suis interrogé à l’occasion de mon article « Apprécier « La Prisonnière de Bordeaux », tourné à l’automne 2023, dans ma rue, à 50 mètres de mon balcon… » en date de jeudi 6 août dernier,

    j’ai cherché à répondre à la question que je me suis alors posée : qui donc est cette nièce de Louis-Pierre Maydieu (1788-1872), qui, au décès de la veuve de celui-ci – j’ignore à ce jour le nom de cette veuve, ainsi que la date de son décès : entre le 6 juillet 1872, la date du décès de son mari (dont elle hérite la propriété du domaine et de la chartreuse), et le 22 février 1889, la date du décès de leur nièce et nouvelle héritière de ce domaine et de cette chartreuse… – , hérita de la belle chartreuse de Mirande, et qui la lègue à son tour – à son propre décès – en 1889 à ses cousins – sic – Charles (1832-1909) et Cyprien (1834-1901) Balaresque, faisant passer ainsi la propriété de cette chartreuse des mains de Maydieu à celles de Balaresque ?..

    …

    Et après diverses recherches généalogiques, et faisant face à des données le plus souvent incomplètes, je viens de découvrir qu’il s’agit d’Amélie Despaze (Bordeaux, 12 avril 1812 – Bordeaux, 22 février 1889), fille de Jeanne « Clarisse » Maydieu (Bordeaux, 17 avril 1790 – ? – ? ; la sœur, en effet, de Louis-Pierre Maydieu (1788 – Bordeaux, 6 juillet 1872)) et son époux – à Bordeaux, le 25 mars 1810 – Joseph Despaze (Bordeaux, 28 février 1771 – 9 avril 1816), et veuve de Jean-Baptiste Le Tellier (Bordeaux, 7 janvier 1800 – Bordeaux, 16 juin 1864 – ceux-ci s’étaient mariés à Bordeaux le 5 août 1829 – ), dont Amélie Despaze a eu une fille unique Marie « Lovely » Le Tellier (Bordeaux, 4 juin 1834 – Bordeaux, 16 décembre 1864), qui avait épousé à Bordeaux le 19 avril 1852 Alfred de Lestapis (Bordeaux, 10 janvier 1826 – Mérignac, 24 janvier 1904), mais n’a qui pas eu d’enfant…

    D’où la transmission de la propriéte de cette chartreuse de Mirande et des très vastes terrains attenants – entre au moins (!) les actuelles rue Jules Ferry, rue Louis Maydieu, rue Pasteur et le Boulevard Président Wilson : tout le quartier dit de Primrose, entrecoupé aussi par les rues Amélie, Oscar Balaresque (aux noms bien significatifs !) et l’avenue de Mirande... – , de descendants Maydieu aux cousins – d’Amélie Despaze – Charles et Cyprien Balaresque….

    …

    Voici tout d’abord ce que j’avais rapporté – et au passage brièvement commenté – concernant les divers propriétaires successifs de cette élégante chartreuse de Mirande, en mon article du 6 août :

    La chartreuse de Mirande, implantée au sein d’un – encore – vaste parc, demeure la plus ancienne – et belle construction – du quartier, fait l’objet d’un classement aux monuments historiques depuis le . Autrefois petite masure au milieu de dix hectares – mazette ! – , elle est acquise en 1753 à une famille bordelaise, les Marchand, par Abraham Miranda, banquier et négociant – d’origine judéo-portugaise – qui ne conserve ce bourdieu qu’une vingtaine d’années – 1753 – 1775 . Le domaine est acheté le par le négociant Jean-Pierre Labat de Serène qui fait édifier – voilà ! – une nouvelle demeure, achevée en 1785 – c’est bien l’élégante chartreuse, de style Louis XV, qui existe toujours aujourd’hui, entourée d’une luxuriante végétation qui la protège des regards des assez rares passants de la très cossue (et un peu sinueuse : ainsi peu de voitures l’empruntent-elle…) Avenue de Mirande !.. – , mais revendue dès le à M. Bernard Roques, armateur et négociant, qui, ayant fait faillite, s’en sépare à son tour, le – et c’est bien là la date décisive pour le devenir de la chartreuse au sein d’une même large famille bordelaise, et jusqu’à aujourd’hui : les Maydieu, les Balaresque, les Simard de Pitray, puis à nouveau les Balaresque… – au profit de M. Pierre-François Maydieu (fait baron d’empire en 1814). Après son décès – à Bordeaux le 3 juillet 1816 – , sa veuve – Émerancienne David (Bordeaux, 1768 – Bordeaux, 16 octobre 1854) : ceux-ci s’étaient mariés à Bordeaux le 29 octobre 1786 – y réside jusqu’ – à son décès – en 1854, année au cours de laquelle son fils, magistrat à Bordeaux, Louis-Pierre Maydieu (1788 – Bordeaux, 6 juillet – 1872) en fait sa résidence de plaisance. Sa nièce – qui donc est-elle ? voilà ma question… – en hérite à sa mort – le 6 juillet 1872, donc – , puis la lègue à son tour – à sa propre mort, et sans descendance sienne… – en 1889 à ses cousins – côté David, mais pas côté Maydieu : la mère de Louis-Pierre Maydieu (1788-1872), Émerancienne David (1768-1854), a en effet pour sœur Catherine « Rosalie » David (1775-1830), épouse, à Bordeaux le 29 octobre 1786, de Joseph Siméon Balaresque (1762-1837), qui sont les grands-parents, via Oscar Balaresque (1798-1877), de Charles (1832-1909) et Cyprien (1834- 1901) Balaresque, qui héritent ainsi du vaste domaine et de la chartreuse en 1889 – Charles et Cyprien Balaresque. La sixième des dix enfants de ce dernier, Marguerite Balaresque (1868-1947) habite dans cette demeure avec son époux – ils se sont mariés à Bordeaux, le 25 novembre 1891 – , Henri de Simard de Pitray (1865-1950), et leurs enfants Simard de Pitray leur succèdent dans les lieux pendant une bonne partie du XXe siècle » – jusqu’au tout début de la dernière décennie de ce siècle-là : Charles de Simard de Pitray (Bordeaux, 21 octobre 1901 – Bordeaux, 6 janvier 1990), le dernier vivant de la fratrie des 5 enfants Simard de Pitray, y décède en effet, après ses sœurs les demoiselles Marie-Thérèse (Beychac-et-Caillau, 23 août 1892 – Bordeaux, 22 février 1989) et Marie-Hélène (Beychac-et-Caillau, 6 décembre 1897- Bordeaux, 17 février 1989) Simard de Pitray, le 6 janvier 1990…

    …

    Quant au lien de parenté entre ces membres de la famille Maydieu – originaire du Lot-et-Garonne : Villeneuve-sur-Lot – et ces membres de la famille Balaresque – originaire de la Haute-Garonne : Saint-Martory – qui ont épousé des bordelaises, j’ai aussi pu résoudre la question subsidiaire l’origine de ce lien : le lien de parenté qui permet la transmission, en 1889, de la chartreuse de Mirande de membres de la famille Maydieu à des membres de la famille Balaresque, est le fait des mariages à Bordeaux de deux sœurs David, Émerancienne, épouse Maydieu, et Catherine « Rosalie », épouse Balaresque :

    …

    _ Émerancienne David (1768 – Bordeaux 16 octobre 1854), qui épouse à Bordeaux le 29 octobre 1786 Pierre-François Maydieu (Villeneuve sur Lot, 6 avril 1755 – Bordeaux, 3 juillet 1816),

    et qui sont parents de 4 enfants Maydieu :

    1) Louis-Pierre Maydieu (probablement Bordeaux, 1788 – Bordeaux, 6 juillet 1872) – le propriétaire du domaine et de la chartreuse de Mirande à partir du décès de son père Pierre-François Maydieu, à Bordeaux, le 3 juillet 1816, et qu’il laisse à son propre décès à sa veuve dont j’ignore encore à ce jour le nom… – , 

    2) Jeanne « Clarisse » Maydieu (Bordeaux, 17 avril 1790 – ? – ?),

    qui épouse à Bordeaux le 25 mars 1810 Joseph Despaze (Bordeaux, 28 février 1771 – 9 avril 1816),

    et qui sont parents d’Amélie Despaze (Bordeaux 12 avril 1812 – Bordeaux, 22 février 1889) – la nouvelle propriétaire qui hérite de la chartreuse au décès de sa tante Émerancienne, le 16 octobre 1854, jusqu’à son propre décès à Bordeaux le 22 février 1889 –

    3) Catherine « Rosalie » Maydieu (Bordeaux, 1791 – Bordeaux, 1803)

    4) Clémentine Maydieu (Bordeaux, 29 juillet 1798 – Bordeaux, 17 décembre 1824),

    qui épouse à Bordeaux le 23 septembre 1820 Louis Delbos (Bordeaux, 16 décembre 1791 – Paris 2e, 10 novembre 1860)

    et qui sont parents de Jean-Baptiste Edouard Delbos (Bordeaux, 6 septembre 1824 – Cussac-Fort-Médoc, 28 mai 1847) ;

    …

    Et, d’autre part,

    _ Catherine « Rosalie »David (Bordeaux, 4 juillet 1775 – Bordeaux, 15 mai 1830),

    qui épouse à Bordeaux le 21 juin 1795 Joseph-Siméon Balaresque (Saint-Martory, 27 juillet 1762 – Bordeaux, 12 mars 1837),

    et qui sont parents de 3 enfants Balaresque :

    1) Catherine Rose Balaresque (Bordeaux, 22 novembre 1800 – Bordeaux, 18 janvier 1824)

    2) Charles Balaresque (Bordeaux, 2 octobre 1796 – Bordeaux, 1882),

    qui épouse à Bordeaux le 18 avril 1826 sa cousine Marie Laure du Héron (1809 – 30 septembre 1882),  

    3) Oscar Balaresque (Bordeaux, 6 avril 1798 – Bordeaux, 5 février 1877),

    qui épouse à Bordeaux le 26 avril 1827 Marie Paulette de Lombard de Castelet (Prato, 10 janvier 1809 – 1888),

    et qui sont, eux, parents d’au moins 4 petits-enfants Balaresque, à la génération qui suit :

    1) Henri Balaresque (Bordeaux, 21 février 1828 – Bègles, 20 septembre 1885)

    2) Charles Balaresque (Bordeaux, 8 août 1832 – Bordeaux, 22 février 1909)

    qui épouse le 9 juin 1859 Nathalie Delbos (Cenon, 6 juin 1835 – 5 août 1913)

    3) Cyprien Balaresque (Bordeaux, 6 juillet 1834 – Caudéran, 23 mai 1901)

    qui épouse à Bordeaux le 18 mai 1861 Suzanne Bermond (Bordeaux, 14 mars 1842 – Bordeaux, 12 janvier 1878),

    et dont la 6ème de leurs 10 enfants est Marguerite Balaresque (Bordeaux, 23 novembre 1868 – Bordeaux, 6 juillet 1947),

    qui épouse le 25 novembre 1891 Henri de Simard de Pitray (Bordeaux, 31 janvier 1865 – Bordeaux, Avenue de Mirande, 20 février 1950) :

    ce couple aura 5 enfants Simard de Pitray :

    _ Marie-Thérèse (Beychac-et-Caillau, 23 août 1892 – Bordeaux, 22 février 1889)

    _ Pierre (Beychac-et-Caillau, 4 mars 1894 – 17 septembre 1968)

    _ Yves-Charles (21 octobre 1895 – Beychac-et-Caillau, 9 juin 1918) 

    _ Marie-Hélène (Beychac-et-Caillau, 6 décembre 1897 – Bordeaux, 17 février 1989)

    _  Charles (Bordeaux, 21 octobre 1901 – Bordeaux, 6 janvier 1990)

    qui épouse le 1er août 1925 Renée Caqueray de la Cotardière (27 décembre 1905 – 18 novembre 1982),

    qui tous résideront effectivement dans l’élégante chartreuse de l’Avenue de Mirande… 

    4) Laure Balaresque (Bordeaux, 22 août 1837 – Bordeaux, 26 mars 1927)

    qui épouse le 23 mai 1855 Charles Edmond de Lestapis (Bordeaux, 24 février  1829 – Cantenac, 5 octobre 1902)…

    …

    Les actuels propriétaires, réunis en SCI, de la belle chartreuse de l’Avenue de Mirande, à Caudéran, sont Frédéric (né en juin 1958), Xavier (né en avril 1960) et Séverine (née en août 1961) – épouse de Jean de Rotalier – Balaresque, les 3 enfants de Bertrand Balaresque (Bordeaux, 4 décembre 1929 – Bordeaux, 15 janvier 2011) et son épouse Françoise née Pavy (Paris, 30 juillet 1929 – 26 septembre 2023).

    …

    Bertrand Balaresque,

    fils de Frédéric Balaresque (Artigues-de-Bordeaux, 27 juillet 1889 – Artigues-de-Bordeaux, 23 juillet 1940) et son épouse  Françoise de Queylar (1901 – 1985),

    petit-fils de Pierre-Félix Balaresque (Bordeaux, 19 mai 1860 – Bordeaux, 22 septembre 1919) et son épouse Louisa Exshaw (31 octobre 1862 – 1956),

    arrière petit-fils de Charles Balaresque (Bordeaux, 8 août 1832 – Bordeaux, 22 février 1909) et son épouse Nathalie « Anne »Delbos (Cenon, 6 juin 1835 – Bordeaux, 5 août 1913),

    descend ainsi en ligne directe de ces Balaresque – en l’occurrence son arrière-grand-père Charles(1832 – 1909) et son arrière-grand-oncle Cyprien (1834 – 1901) – qui héritèrent en 1889 de leur cousine Amélie Despaze (1812 – 1889) du vaste domaine et de la chartreuse de Mirande :

    …

    Aux décès des derniers Simard de Pitray, au tout début de la décennie 90 du siècle dernier – et qui résidaient donc dans la belle chartreuse de l’Avenue de Mirande – , la propriété de cette chartreuse de Mirande revient ainsi à des cousins portant à nouveau le patronyme de Balaresque,

    à partir de Bertrand Balaresque (Bordeaux, 4 décembre 1929 – Bordeaux, 15 janvier 2011), avec les enfants de celui-ci et de son épouse Françoise Pavy (Paris, 30 juillet 1929 – Bordeaux, 26 septembre 2023) : la fratrie de Frédéric, Xavier et Séverine Balaresque, respectivement nés en 1958, 1960 et 1961.

    …

    Et je me souviens fort bien d’avoir visité cette belle demeure et son vaste jardin luxuriant lors d’une des journées du patrimoine, un mois de septembre d’il y a quelques années…

    …

    Toutefois me demeure encore une pressante question :

    alors que mon épouse et moi-même sommes amis avec certains descendants de la famille Maydieu – Marie Hélène M., sa tante Françoise B. – , je me demande quels liens de descendance rattachent, ou pas, ces membres-ci de la famille Maydieu à l’ancêtre Pierre-François Maydieu (Villeneuve d’Agen, 6 avril 1755 – Bordeaux, 3 juillet 1816), venu de Villeneuve d’Agen – = Villeneuve-sur-Lot – à Bordeaux, où celui-ci a épousé le 29 octobre 1786 – et voilà la date probable de l’installation de ce Maydieu-ci à Bordeaux – la bordelaise Émerancienne David (Bordeaux, 1768 – Bordeaux, 16 octobre 1854), fille de Jean David, négociant à Bordeaux, et Marie Récamier (Lyon, 25 juillet 1748 – Bordeaux, décembre 1812), qui s’étaient mariés à Lyon le 29 janvier 1769…

    Alors que les Balaresque, sont originaires, eux, de Saint-Martory en Haute-Garonne : Joseph Siméon Balaresque (Saint-Martory, 27 juillet 1762 – Bordeaux, 12 mars 1837) a épousé à Bordeaux le  1er juillet 1795 Catherine « Rosalie » David (Bordeaux, 4 juillet 1775 – Bordeaux, 15 mai 1830)… 

    …

    Voilà donc ma nouvelle question concernant les filiations Maydieu !

    Les présents Maydieu de ma connaissance ont-ils, ou pas, un lien de parenté avec Pierre-François Maydieu (1755-1816) et son fils Louis-Pierre Maydieu (1788-1872) – celui dont la rue qui longe la Villa Primrose et ses courts de tennis porte le nom ! De même que la rue Amélie porte le prénom de la nièce par alliance de ce dernier : Amélie Despaze (1812-1889) ; et cela peut-être sur proposition de leur héritier Cyprien Balaresque (1834-1901), qui fit construire chez lui les premiers courts de tennis du quartier, avant ceux de la Villa Primrose, fondée en 1897… – , les premiers propriétaires Maydieu de la chartreuse de Mirande ?..

    La généalogie des Maydieu étant en effet un peu moins accessible et traçable que celle des Balaresque – mais j’y travaille ; nous verrons bien…

    …

    Ce dimanche 9 août 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La merveilleuse humanité Téchiné dans « Les Gens d’à côté », sublimement servie par une immense Isabelle Huppert à son sommet…

    C’est lors de la rédaction de mon article d’avant-hier « Apprécier « La Prisonnière de Bordeaux », tourné à l’automne 2023, dans ma rue, à 50 mètres de mon balcon… » que j’ai découvert, avec grande surprise, l’existence du film d’André Téchiné « Les Gens d’à côté » (sorti sur les écrans en 2024), comportant, qui plus est, le même duo d’actrices Isabelle Huppert/Hafsia Herzi que dans « La Prisonnière de Bordeaux » de Patricia Mazuy (sorti lui aussi en 2024), ainsi que de son précédent film « Les Âmes sœurs » (sorti, lui, en 2023), et qui avaient tous deux échappé à ma vigilance de passionné pourtant de l’œuvre entier d’André Téchiné ;

    et dont je me suis empressé de commander illico presto les deux DVDs….

    …

    C’est donc avec une très vive émotion que je désire témoigner, ici même, de mon intense admiration, et de l’art de cinéaste si profondément humain d’André Téchiné, et du jeu si subtilement expressif, en toute la complexité du ressenti de son personnage, de l’immense Isabelle Huppert, en ce film d’une très grande sobriété, « Les Gens d’à côté« …

    …

    Scène d’ouverture

    Les Gens d’à côté s’ouvre par une manifestation policière. Pour cette scène, André Téchiné s’est inspiré de la réalité, du dispositif et des slogans, même si le réalisateur les a revisités et remis en scène. Il confie : « J’avais envie de filmer en ouverture cette part sensible, vulnérable de la police. Cette face cachée est liée à un dysfonctionnement de la profession dont on parle finalement assez peu. »

    « La scène de manifestation est d’ailleurs développée plus tard par une scène de réunion syndicale qui permet de rebondir vers la fiction et d’interroger les raisons du suicide de Slimane, le compagnon de Lucie (Isabelle Huppert). Les médias donnent l’image d’une police justicière et rageuse ; dans le film, la déléguée syndicale pointe la souffrance au travail de ses collègues » – voilà.

    Zone pavillonnaire

    André Téchiné a tourné dans une zone pavillonnaire indéfinissable, entre ville et campagne – dans le Midi. Il précise : « Lucie dit à Julia qu’il n’y a rien pour les jeunes dans cet endroit. Ce sont des endroits périphériques, on ne sait plus trop où on est. C’est tout un tissu avec des centres commerciaux, des pavillons, des zones industrielles, tout ça s’interpénètre. C’est une vie pavillonnaire avec l’inévitable clôture qui définit l’espace de résidence. »

    « Le geste de la fiction était de faire se rencontrer Lucie et Julia puis Yann – le compagnon de Julia et père de la petite Rose – dans ce genre de zone où on ne se rencontre pas. Il m’a semblé que ces endroits ne sont pas tellement montrés au cinéma. Ils méritent qu’on s’y attarde, qu’on les fasse exister, et j’ai l’impression que ces espaces urbains ni campagnards contribuent à cloisonner les gens. »

    Retrouvailles

    Après Les Ames soeurs, Les Gens d’à côté est le second film d’André Téchiné avec Georges Lechaptois à l’image. Le metteur en scène confie précise : « Quelles étaient nos options principales ? Tout simplement filmer ces espaces comme ils sont. Et puis filmer au plus près – voilà ! – les émotions des acteurs, leurs gestes, leurs regards, leurs tremblements dans ces lieux à la fois étranges et familiers. »

    Qui pour les voisins ?

    André Téchiné a très tôt pensé à Hafsia Herzi et Nahuel Perez Biscayart  pour les voisins, et a même écrit le scénario des Gens d’à côté comme une partition en ayant en tête ces deux comédiens : « Pour le mode opératoire du Black Bloc,  frêle et agile, avec le don d’ubiquité de se glisser partout, Nahuel me semblait physiquement correspondre. Et puis pour endosser ce personnage trash dans la tourmente – voilà aussi – , il a pris tous les risques. »

    « Parfois sale, parfois bouffon, parfois défoncé, il a relevé tous les défis d’un rôle dangereux. Pour Hafsia, j’avais vraiment envie de travailler avec elle. Elle a un don inouï pour l’improvisation, elle est quasiment co-autrice des dialogues, elle les change d’une prise à l’autre, elle invente tout le temps, elle a une imagination spontanée, un instinct très sûr », raconte le réalisateur.

    Bonne entente

    Isabelle Huppert et Hafsia Herzi sont, quelques semaines après Les Gens d’à côté, à l’affiche de La Prisonnière de Bordeaux de Patricia Mazuy.

    45 ans après…

    Isabelle Huppert et André Téchiné se retrouvent pas loin de 45 ans – mazette ! – après Les Sœurs Brontë. Le metteur en scène confie : « Elle a une fermeté impressionnante dans le jeu, elle va droit à l’essentiel, et en même temps, elle garde toujours son opacité – c’est magnifiquement juste. On ne sait pas ce qu’elle a dans la tête – voilà. Elle tient debout et elle projette son ombre. Je ne sais pas comment elle fait pour avoir un jeu à la fois aussi précis et aussi mystérieux – voilà son génie !.. J’aime sa relation avec la petite fille : Isabelle n’est pas du tout maternelle avec elle, elle est comme une grande sœur, et elle me donne le sentiment qu’elle a gardé le sens de l’enfance, ça lui donne beaucoup de fraîcheur » – oui, aussi : en permanence elle s’invente dans chaque situation affrontée.

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    Et jeter ici un coup d’œil à la bande d’annonce du film (de 1′ 31)…

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    Ce samedi 8 août 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Sur son violoncelle Gennaro Gagliano ayant appartenu au chef et violoncelliste John Barbirolli, Astrig Siranossian nous offre un bien joli récital-hommage « Sir ! – Elgar – Bruch – Britten »…

    Sur son beau violoncelle Gennaro Gagliano, ayant appartenu au chef et violoncelliste Sir John Barbirolli (Londres, 2 décembre 1899 – Londres, 29 juillet 1970),

    la jeune violoncelliste Astrig Siranossian (née à Lyon le 19 décembre 1988) vient nous offrir, avec le CD Alpha 1217 « Sir ! – Elgar – Bruch – Britten« , un bien joli récital-hommage, avec Nathanaël Gouin au piano, et le London Symphony Orchestra dirigé par François-Xavier Roth – enregistré à Londres au mois d’avril 2024 pour le « Concerto pour violoncelle Op. 85 » de Sir Edward Elgar (Lower Broadheath, 2 juin 1857 – Worcester, 23 février 1934) et « Kol Nidrei Op. 45«  de Max Bruch (Cologne, 6 janvier 1838 – Berlin, 2 octobre 1920) ; et à Paris, salle Colonne, au mois de mai 2025 pour la « Sonate pour violoncelle Op. 65 » de Lord Benjamin Britten (Lowestoft, 22 novembre 1913 – Aldeburgh, 4 décembre 1976) et « Salut d’amour Op. 12«  d’Edward Elgar… 

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    Bien sûr, on garde le souvenir le plus ému de la génialissime Jacqueline Du Pré (Oxford, 16 janvier 1945 – Londres, 19 octobre 1987) interprétant le Concerto pour violoncelle d’Elgar, avec John Barbirolli dirigeant le London Symphony Orchestra, en 1965 – écoutez ça ici ! (29′ 54) : de la braise… – ;

    ou de Janos Starker interprétant Kol Nidrei – composé par Max Bruch pour la communauté juive de Liverpool en 1880 – , avec Antal Dorati dirigeant le même Symphony Orchestra, pour Mercury en 1962 – écoutez çà ici (9′ 56), c’est sublime…

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    Un bien beau récital-hommage…

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    Ce vendredi 7 août 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Apprécier « La Prisonnière de Bordeaux », tourné à l’automne 2023, dans ma rue, à 50 mètres de mon balcon…

    Hier soir 5 août, sur la chaîne Arte, j’ai découvert avec grand plaisir et une certaine surprise le film de Patricia Mazuy « La Prisonnière de Bordeaux« , tourné entre le 16 octobre et le 2 décembre 2023, notamment à l’imposant petit château Balaresque, à à peine 50 mètres de mon balcon, à Caudéran : j’ai ainsi pu assister à plusieurs prises de vues tournées le soir, en début de nuit… Et il est intéressant ainsi qu’amusant de voir quelles rares – mais significatives, du moins pour le film – images de son quartier – celui de Primrose : le nec plus ultra du Neuilly bordelais… – ont été choisies pour passer à l’écran…

    …

    Et d’ailleurs, tout autour de la splendide, sise non loin, chartreuse Balaresque, construite au XVIIIe siécle, entourée d’arbres et protégée des regards des passants par une luxuriante végétation, et accessible par la belle et très calme Avenue de Mirande – cette très élégante chartreuse, tout de plain-pied, est parfois visitable lors des journées du patrimoine… – , c’est tout le quartier, jusques et y compris la chapelle nommée aujourd’hui Notre-Dame-du-Salut, qui fut une très étendue propriété Balaresque, avant d’être vendue, pour être lotie, à de nombreux nouveaux propriétaires, en ce quartier de Caudéran :

    la chartreuse de Mirande, implantée au sein d’un vaste parc, demeure la plus ancienne du quartier, fait l’objet d’un classement aux monuments historiques depuis le . Autrefois petite masure au milieu de dix hectares, elle est acquise en 1753 à une famille bordelaise, les Marchand, par Abraham Miranda, banquier et négociant qui ne conserve ce bourdieu qu’une vingtaine d’années. Le domaine est acheté le par le négociant Jean-Pierre Labat de Serène qui fait édifier une nouvelle demeure, achevée en 1785, mais revendue dès le à M. Bernard Roques, armateur et négociant, qui, ayant fait faillite, s’en sépare à son tour, le au profit de M. Pierre-François Maydieu (fait baron en 1814). Après son décès, sa veuve y réside jusqu’en 1854, année au cours de laquelle son fils, magistrat à Bordeaux, Louis-Pierre Maydieu (1788-1872) en fait sa résidence de plaisance. Sa nièce en hérite à sa mort, puis la lègue à son tour en 1889 à ses cousins, Charles et Cyprien Balaresque. La sixième des dix enfants de ce dernier, Marguerite Balaresque (1868-1947) habite dans cette demeure avec son époux, Henri de Simard de Pitray (1865-1950), et leurs enfants Simard de Pitray leur succèdent dans les lieux pendant une bonne partie du XXe siècle. La famille de Simard de Pitray, était apparentée elle-même au petit-fils de la comtesse de Ségur, héros des Vacances de Paul. Cette élégante chartreuse du XVIIIe siècle, longue et basse, se caractérise par sa grande sobriété, avec un léger avant-corps et une rampe de perron en fer forgé. L’intérieur conserve un vestibule et un salon avec lambris compartimentés et cheminées de marbre, qui mettent en valeur les peintures à la gloire de Louis XVI exécutées par le peintre palois Jean-Baptiste Butay (1759-1853)… Fin de l’incise.

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    Sur les circonstances de ce tournage, ceci de très intéressant,

    donné sur le site d’Allociné ;

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    Naissance du projet

    L’idée de La Prisonnière de Bordeaux vient du réalisateur Pierre Courrège (Un Homme d’État, La Cible) qui devait, à l’origine en 2012, mettre en scène le long métrage. Son intention était de réaliser un film social – voilà ! –  sur les femmes de maisons d’accueil (situées à côté des prisons) et de parloirs – c’est très intéressant de l’apprendre, et éclaire a posteriori la perspective à l’origine même de ce film… La réalisatrice Patricia Mazuy se rappelle : « C’étaient des circonstances de départ, fortes – voilà ! Pierre Courrège et François Bégaudeau – avec lequel Pierre avait écrit Un Homme d’Etat (2016) – ont écrit un scénario et cherché pendant plusieurs années à monter le film, sans succès – tiens, tiens : pas assez fun probablement… Le projet m’a été proposé au début de 2019 par Ivan Taieb un ami du producteur, Xavier Plèche. »

    « Dans leur scénario, les deux personnages féminins, la riche et la pauvre, la blanche et l’arabe, existaient déjà – voilà. Elles avaient déjà des échanges de dialogues, forts et même drôles – tiens, tiens ! – , irrigués par les rapports de classe – voilà. Je l’ai repris en collaboration avec Bégaudeau – qui a pas mal d’humour incisif lui aussi ; cf mes articles des 10 février et 4 avril 2023 : « Suite au passionnant entretien d’hier 9 février de François Bégaudeau (avec Sylvie Hazebroucq) à la Station Ausone, à propos du bigrement intéressant « Boniments » (aux Editions Amsterdam) : François Bégaudeau, étincelant de subtilité..«  et « Se réjouir au très jouissif « Boniments » de François Bégaudeau, et à sa très réjouissante présentation, en un entretien rondement animé, avec une très plaisante vivacité, à la Station Ausone…« … Très tôt, j’ai tenu à trouver une métaphore de la libération – à venir, et dans la difficulté à rebondissements, contenus par elles deux aux fortes personnalités, de leurs situations respectives parallèles, certes, mais fort dissemblables aussi… – de deux femmes enfermées, chacune dans une vie particulière – voilà ! Alma et Mina deviennent – cohabitant ainsi – comme poreuses –voilà – l’une à l’autre. L’arrivée – tellement improbable a priori – de la seconde – la prolétaire qui tire le diable par la queue – dans la grande maison – de Primrose – et dans la vie solitaire – voilà : sans vrais amis – de la première – la grande bourgeoise (de Primrose, le cœur du Neuilly bordelais) qui ne manque matériellement de rien et a les moyens de se payer la moindre de ses fantaisies ou caprices ; et de cela, celle-ci ne manque certes pas ! – catalyse chez Alma la conscience de sa vie misérable – de tristesse bien effective – dans les dorures et les fleurs – de son décor maniériste opulent. Métaphore renversée de l’amour, les dames dehors, les maris en prison. »

    Retrouvailles

    Hafsia Herzi et Isabelle Huppert ont récemment tourné ensemble dans Les Gens d’à côté d’André Téchiné.

    Se documenter sur le milieu pénitentiaire

    En se documentant sur la prison, Patricia Mazuy a découvert les maisons d’accueil – voilà, voilà –  : « Les lieux, l’attente, les femmes entre elles – d’un peu diverses conditions, réunies par la circonstance de l’incarcération de leurs maris respectifs… Et pendant qu’il a fallu patienter pour obtenir les autorisations de tournage et même de visites de repérages, je me suis documentée grâce aux films de Stéphane Mercurio. Ils m’ont beaucoup aidée.

    « Après avec Marlène Popovic en charge du casting sauvage, nous avons trouvé un groupe de femmes qui avaient vécu ou qui vivaient – très effectivement – cette vie de d’épouse de parloir. Ensuite avec Any Mendieta, une amie comédienne, nous avons travaillé pour – faire – apprivoiser – par elles – ce qu’est un tournage. Un petit groupe, de vraies rencontres » – voilà ! – , se souvient-elle.

    Cannes 2024

    La Prisonnière de Bordeaux a été présenté à la Quinzaine des Cinéastes au Festival de Cannes 2024. A noter que Patricia Mazuy avait reçu le Prix de la jeunesse, dans la catégorie film français, pour Saint Cyr en 2000.

    Tournage difficile

    Le tournage s’est déroulé entre le 16 octobre et le 2 décembre 2023 – précisément. Une durée courte – d’un mois et demi – , à laquelle s’ajoutait une pluie permanente – l’automne est en général la plus belle saison dans le Sud-Ouest, mais il arrive aussi, même si c’est rarement, qu’il y ait un automne pourri… Patricia Mazuy précise : « Nous calions les prises entre deux averses. Ce fut un tournage compliqué – voilà : le film en a un peu souffert. Entre autres difficultés, je ne pouvais pas tourner à la prison de Bordeaux – à Gradignan – , trop décrépite et surpeuplée, impossible d’y aller pour des raisons de sécurité, car je voulais une prison moderne en bord de ville, une prison dans un no man’s land, comme sont souvent les centres de détention modernes. »

    « La maison d’accueil – lieu crucial ici – dont nous voyons l’extérieur se situe – elle – à Mont-de-Marsan – assez loin de Bordeaux. On en a reconstruit l’intérieur en faux studio dans un local associatif. Pour les parloirs, nous ne pouvions tourner que le lundi, jour où il n’y a pas de visite… Tout ça était assez acrobatique – voilà – en terme de logistique » – pour le tournage.

    Achille Reggiani de la partie

    A noter la présence d’Achille Reggiani dans le rôle du fleuriste. Il s’agit du fils de Patricia Mazuy, qui avait l’un des deux rôles principaux dans le violent Bowling Saturne, le précédent film de la réalisatrice. Il y campait un terrifiant tueur en série.

    Qui pour les 2 héroïnes ?

    Mina est interprétée par Hafsia Herzi et Alma par Isabelle Huppert. Patricia Mazuy connaît la seconde depuis Saint Cyr (1999) : « Son personnage, Alma, est une héroïne pleine de failles et de flottements – voilà, voilà ! – , et en même temps d’une générosité absolue – hors-classe ; elle est aussi artiste : elle peint, effectue des collages auxquelles elle tient fortement ; ils sont quasi son réel... – , courageuse – oui – , même si elle est perchée – oui, oui – au-dessus du vide – effarant – de sa vie, enfermée dans sa solitude – ses amis proches n’en sont pas vraiment : en leurs poncifs, ils sont même caricaturaux, à la Chabrol… Dans la vraie vie Isabelle – Huppert –  a cela en elle-même » – d’où son terrible très ravageur humour. La cinéaste ajoute au sujet de Hafsia : « Hafsia Hersi, bien sûr, je la connaissais dès La Graine et le mulet, et par les films suivants, mais c’est avec son premier film en tant que réalisatrice, Tu mérites un amour, que j’ai eu fort envie de lui proposer un rôle. »

    « Le contraste entre elles deux me semblait important – certes : deux tempéraments de départ opposés et très forts chez ces deux grandes actrices qu’elles se révèlent être, film après film… Je voulais qu’Hafsia apparaisse comme un contraire d’Isabelle – le plein lumineux versus le tranchant acéré, du moins en apparence première. J’ai demandé à Hafsia d’être plus en chair afin de renforcer l’opposition. Quelques kilos lui ont donné de bonnes joues et quelque chose de sublime – oui – dans l’ovale du visage. J’avais un souci avec ses longs cheveux, totalement somptueux, mais infilmables pour moi dans le duo à venir… Après moult essais indescriptibles, nous avons enfin trouvé la coiffure qui la grandissait, le chignon de tresses collées au-dessus de la tête. Il lui ouvrait les yeux – de fait très grands ouverts – , la mettait dans un mélange de conte – des mille-et-une nuits – et de réel actuel – le plus factuel. Le film avait trouvé sa princesse » – oui. Mais les rôles, aussi, vont s’inverser en une riche complexité évolutive et assez surprenante pour chacune, jusqu’à la fin libératrice, au moins pour l’une des deux…

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    La performance d’actrices du duo formé par Isabelle Huppert et Hafsia Herzi est somptueuse, et elle attire toute la lumière sur l’écran…

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    Le film m’a ainsi séduit,

    même s’il comporte aussi de menues imperfections, probablement dues aux circonstances un peu contrariées et de fait précipitées des conditions quasi documentaires – un peu à la Pialat – de la réalisation…

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    De même que, et sur de multiples plans, le film a bien plu, et même davantage, à la plupart des critiques professionnels. 

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    En revanche, et comme si souvent, hélas, il a déchaîné des réactions violentes de pas mal de spectateurs, comme on le découvre en parcourant les projections sur le film d’avis très subjectifs que développe le compte-rendu d’Allociné – même si le cinéma, art populaire, ne se prête que trop bien à cela : les attentes à l’égard des films pouvant considérablement, et sans nuances, diverger… D’où le déchaînement de projections subjectives exacerbées de tant de spectateurs…

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    Regardez ici la bande d’annonce (de 1′ 33) de cette « Prisonnière de Bordeaux« , de Patricia Mazuy…

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    Ce jeudi 5 août 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa