Auteur/autrice : francislippa

  • Le délice Desmarest (1661 – 1741) : la première discographique magnifique du « Te Deum de Lyon », par Les Surprises de Louis-Noël Bestion de Camboulas, soit le CD Alpha 1018…

    La sortie du CD « Te Deum – Charpentier – Desmarest » de l’Ensemble Les Surprises dirigé par Louis-Noël Bestion de Camboulas _ un CD enregistré à l’Arsenal de Metz au mois de décembre 2022 _,

    soit le CD Alpha 1018,

    nous offre un pur ravissement musical !

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    Outre une vraiment superbe interprétation du fameux _ célébrissime ! _ « Te Deum » H.146 de Marc-Antoine Charpentier (1643 – Paris, 24 février 1704) _ des 6 « Te Deum«  qu’a composés Marc-Antoine Charpentier, celui-ci étant, et de très loin, le plus célèbre… _,

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    Les Surprises nous donnent en effet une très belle _ écoutez-en ici cet extrait _ première discographique avec le « Te Deum » dit de Lyon de Henri Desmarest (Paris, février 1661 – Lunéville, 7 septembre 1741),

    compositeur passionnant, et à la vie et la carrière mouvementées _ exilé à Bruxelles dès 1699 pour avoir enlevé celle qu’il voulait épouser contre le gré du père de celle-ci, Desmarest fut en effet rien moins que condamné à mort par contumace en 1700, s’exila à Madrid en juin 1701 à la cour du roi Philippe V, avant de trouver une brillante place durable de surintendant de la musique à la cour de Lorraine, à partir d’avril 1707 ; et jamais plus Desmarest ne pu revenir fouler de ses pieds le sol de France… _ :

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    une œuvre qui pourrait bien avoir été composée pour le passage en Lorraine de Marie Leczynska (1703 – 1768), en route vers son mariage _ le 5 septembre 1725, à Fontainebleau _ avec le roi de France Louis XV (1710 – 1774), et vraisemblablement interprétée à Verdun au mois d’août 1725 ;

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    et dont la partition _ c’est un précieux apax ! _ se trouve conservée dans le fonds de l’Académie des Beaux-Arts de Lyon, dans la bibliothèque duquel elle est entrée peu après (entre 1725 et 1727)…

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    De Desmarest,

    est conservé aussi un précédent « Te Deum« , dit de Paris, donné le 3 février 1687 à l’Oratoire de la rue saint-Honoré ;

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    dont une fort belle interprétation se trouve dans le CD Glossa « Desmarest – Grands Motets » du Concert spirituel dirigé par Hervé Niquet,

    soit le CD Glossa GCD 921607, enregistré à l’Arsenal de Metz _ lui aussi… _ au mois de février 2003.

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    Henri Desmarest : un compositeur brillant et profond,

    dont l’œuvre splendide doit urgemment être réévaluée !

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    Ce lundi 15 janvier 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La merveille discographique des deux Rhapsodies pour violon et orchestre de Bela Bartok, idéalement endiablées par le violon magique de Frank-Peter Zimmermann et le parfait orchestre symphonique (presque pragois) de Bamberg sous la direction idoine du chef tchèque Jakub Hrusa…

    C’est une véritable merveille discographique que les deux Rhapsodies pour violon et orchestre (Bb 94b et 96b) de Bela Bartok, idéalement endiablées par le violon profond et transcendant  de Frank-Peter Zimmermann et le parfait orchestre symphonique (presque pragois) de Bamberg sous la direction idoine du chef tchèque Jakub Hrusa,

    que vient nous servir, en un somptueux CD « Stravinsky- Bartok -Martinu«  _ le CD Bis SACD 2657 _ le très ecellent label Bis…

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    Et si je mets ici en exergue l’interprétation transcendante des deux « Rhapsodies pour violon et orchestre » de Bela Bartok _ écoutez cette entame ; et sa suite… _,

    c’est seulement et simplement du fait de mon très fort tropisme personnel bartokien ;

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    et en rien pour diminuer la jubilation éprouvée aussi à l’écoute, en ce CD, du « Concerto pour violon et orchestre » de Stravinsky, un pur chef d’œuvre ;

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    ni celle pour l’œuvre un peu moins courue qu’est la « Suite concertante » de Bohuslav Martinu, en sa seconde version ;

    complétée d’ailleurs ici par une « Méditation » issue la version originale de cette « Suite concertante« .

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    Une merveille de réalisation !

    Qui nous transporte…

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    Et avec quelle prise de son ! 

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    Ce dimanche 14 janvier 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le génie de Reynaldo Hahn : le charme fou du « Ruban dénoué » sous les doigts de velours d’Eric Le Sage et Frank Braley aux pianos…

    Le génie musical de Reynaldo Hahn (Caracas, 4 août 1874 – Paris, 28 janvier 1947) est encore très, très injustement méconnu, et incroyablement sous-estimé,

    à de trop rares exceptions près,

    tel l’excellemment bienvenu chapitre « Reynaldo Hahn. Le Parisien du Venezuela » que lui consacre l’ami Karol Beffa, aux pages 35 à 59 de son si beau et si juste « L’Autre XXème siècle musical » _ cf la magique vidéo de mon entretien avec Karol Beffa sur ce si nécessaire ouvrage à la Station Ausone, le 25 mars 2022…

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    Mais voici que le charme fou du « Ruban dénoué » _ écoutez ça… _ de Reynaldo Hahn, composé en 1915, risque de déboucher enfin les préventions de certaines oreilles…

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    Ce que vient appuyer le commentaire comme si souvent très lucide de Jean-Charles Hoffelé en son article d’hier 12 janvier, « Le seul amour« , sur son excellent site Discophilia, à propos du merveilleux CD d’Eric Le Sage et Frank Braley, aux pianos, en leur magique CD « Le Ruban dénoué – Valses – Hahn & Chabrier« ,

    soit le CD Sony Music 19858862602 qui vient tout juste de paraître :

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    LE SEUL AMOUR

    Quelle nuance de poésie _ légèrement, à peine _ mélancolique rend Le Ruban dénoué si attachant ? Quelque chose de Proust y passe, plus particulièrement dans la pièce finale de ce collier de perles, Le seul amour _ écoutez ici… _ que Reynaldo Hahn demande de jouer « très senti », valse lente qui se perd comme un parfum dans l’atmosphère, où se dissout sous le canon et dans l’ombre des forêts meurtries par la Grande Guerre, tout un monde, celui de Proust justement. Merveille _ absolument ! _ qui semble se mirer dans les modèles laissés par Schubert, et faire un écho assourdi à celles _ les « Valses nobles et sentimentales« … _ que Ravel avait composées en 1911 sous le même parrainage.

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    Éric Le Sage et Frank Braley y sont émouvants à force de pudeur _ et de délicatesse vraie _, jouant deux très beaux pianos : aigus sans clairon, médiums ambrés, basses grondeuses _ oui, oui, oui _, tout un univers où s’invite en conclusion du Ruban dénoué Sandrine Piau pour un des poèmes _ « Puisque j’ai mis ma lèvre« … _ d’Hugo, nous faisant pleurer de ne pas avoir par cette voix de diseuse d’autres Chants du crépuscule.

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    Deux autres pièces mélancoliques signée Hahn, puis ce petit trésor que sont les Trois Valses (faussement) romantiques de _ toujours délicieux et plein d’esprit _ Chabrier. Les deux amis s’y régalent, doigts légers, accents canailles, du brio et de la tendresse _ oui, très françaises… _, ah !, ils ont entendu Marcelle Meyer et Francis Poulenc et sans les copier savourent le même esprit.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Reynaldo Hahn (1874-1947)

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    Le ruban dénoué (Intégrale)
    Caprice mélancolique
    Pour bercer un convalescent

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    Emmanuel Chabrier (1841-1894)

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    3 Valses romantiques

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    Éric Le Sage, piano
    Frank Braley, piano
    Sandrine Piau, soprano

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    Un album du label Sony Classical 19658862602
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    Photo à la une : les pianistes Éric Le Sage et Frank Braley – Photo : © DR

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    Un bijou !

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    Ce samedi 13 janvier 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • « Découvrir un auteur dont la sensibilité résonne fort à l’oreille » : ce qui débouche d’avoir assisté à un entretien avec François Noudelmann à la Station Ausone, suivi de la lecture de ses « Enfants de Cadillac »…

    En réponse à mon envoi de la vidéo de l’entretien de mardi dernier 9 janvier avec François Noudelmann à la Station Ausone,

    d’une spectatrice de l’entretien qui m’avait dit son émotion au moment de la signature par François Noudelmann de ses livres exposés, et qui m’avait alors communiqué son adresse-mail, 

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    je reçois ce jour ce mot qui forcément me touche :

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    « Je viens de finir Les enfants de Cadillac avec une émotion inédite.
    C’est un texte extraordinaire ! Je vais maintenant commander les œuvres philosophiques. 
    Merci pour votre travail de présentation, 
    J’ai découvert un auteur dont la sensibilité résonne fort à mon oreille.« 

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    Très simplement, merci !!

    Recevoir pareil double témoignage fait plaisir…

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    Et qu’avoir assisté à un entretien vivant débouche sur un pareil désir de connaître de plus près tout l’œuvre philosophique d’un auteur,

    est tout simplement merveilleux.

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    …

    Et en plus de mon article d’avant-hier mercredi 11 janvier « « ,

    …

    voir aussi mon article d’hier jeudi 12 janvier :

    « « ...

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    Ce vendredi 12 janvier 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa