Auteur/autrice : francislippa

  • Quelle musique donc écouter pour supporter de succéder, avec tant soit peu de succès, à l’enchantement jouissif d’un pur chef d’oeuvre ?..

    Il est bien difficile, pour une œuvre à choisir d’écouter, de succéder, avec suffisamment de succès, au degré d’enchantement qui vient d’être éprouvé à la jouissance extatique _ voire orgasmique… _ d’un pur chef d’œuvre

    _ et d’interprétation aussi…

    …

    …

    Ou encore :

    …

    comment réussir à composer _ pour un concert ou pour un disque _ un programme d’œuvres dans lequel ne soit pas éprouvée une trop forte dépressurisation _ vraiment trop déceptive… _ de l’auditeur ?..

    …

    …

    Telle est la question que je me suis posée à la suite de mes écoutes successives de l’enchanteur Mozart de Francesco Piemontesi,

    d’une part _ cf mon article «  » du 31 octobre dernier… _ ;

    …

    et, d’autre part, du superlatif Vivaldi en 3 CDs de Giuliano Carmignola _ cf mes deux articles «  » et «   » des 1er et 2 novembre, avant-hier et hier 31 octobre derniers… _ qui ne cesse de me combler…

    …

    …

    Quelle solution ai-je donc pu trouver à pareille nécessité de niveau de programme, ce jour ?..

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    Quel CD me suis-je proposé à écouter, face à tel danger/risque de dépressurisation de plaisir musical ?..

    …

    …

    J’ai donc choisi d’une interprète violoniste elle aussi brillantissime, Isabelle Faust (), le CD « Solo » (Harmonia Mundi HMM 902678, enregistré à Berlin au mois d’avril 2020),

    recommandé à la fois par ce très fin mélomane qu’est mon gendre Sébastien,

    ainsi que par un Diapason d’Or du magazine Diapason n°727 de ce mois de novembre 2023, avec un article assez élogieux, à la page 98 de Jean-Christophe Pucek, qui a pris soin de comparer 5 des 6 morceaux choisis par Isabelle Faust avec des interprétations _ parues en des CDs de 1991, 2004, 2009, 2013 et 2023 _ d’autres violonistes :

     

    …

    _ de la « Fantasia » en la mineur (vers 1719) de Nicola Matteis le fils (ca. 1670 – 1737), une interprétation de Leila Schayegh, pour Glossa en 2023 _ Faust s’y montre « moins extravertie« , juge Pucek… _ ;

    …

    _ d’un choix d »Ayres for the violin » (de 1676) de Nicola Matteis le père (ca. 1650 – après 1713), une interprétation d’Hélène  Schmitt, pour Alpha en 2009 _ Faust s’y montre « moins contemplative« , juge Pucek... _ ;

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    _ de la « Sonate » en la mineur (vers 1725) de Johann-Georg Pisendel (1687 – 1755), une interprétation de Rachel Podger, pour Channel Classics en 2013 _ Faust s’y montre cette fois « plus solaire« , selon Pucek… _ ;

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    _ de la « Partita » n°5 en sol mineur (en 1715) de Johann-Joseph Vilsmayr (1663 – 1722), une interprétation de Gunar Letzbor, pour Arcana en 2004 _ et Faust s’y montre « plus flamboyante et relevée« , indique Pucek… _ ;

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    _ de la « Passacaille« en sol mineur dite « l’ange gardien« , extraite des fameuses « Sonates du Rosaire » (en 1684-1685) de Heinrich-Ignaz-Franz Biber (1644 – 1704), une interprétation de Reinhard Goebel, pour Archiv en 1991 _ Faust la joue « alla Goebel« , et y montre « un souffle et une ardeur invincibles« , pour Jean-Christophe Pucek, dans cet article de Diapason.

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    En revanche,

    Jean-Christophe Pucek ne dit rien des « Amusements pour violon seul« , Op. 18 (de 1762)  de Louis-Gabriel Guillemain (Paris, 15 novembre 1705 – Chaville, 1er octobre 1770), telles qu’elles ont été interprétées et enregistrées _ « en première mondiale« … _ en 2002 par Gilles Colliard, en un CD EMEC E-054 _ un CD que je possède :  en effet, c’est depuis bien longtemps que je m’intéresse aux violonistes français contemporains de Jean-Marie Leclair (Lyon, 1697 – Paris, 1764), dont fait partie Louis-Gabriel Guillemain, éléve comme Leclair, à Turin, de Giambattista Somis (Turin, 1686 –  Turin, 1763) ; et si Guillemain a peut-être été aussi des élèves de Jean-Marie Leclair, il en a été en tout cas un rival ; de même que fut aussi un rival de Leclar le turinois de naissance Jean-Pierre Guignon (Turin, 1702 – Versailles, 1774)… ; et ne perdons jamais de vue que le violon est bien une invention italienne !.. _, un CD que Pucek semble ignorer…

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    Alors, pour ce qu’il en est du passage du CD Mozart-Piemontesi de mon article du 31 octobre et des trois CDs Vivaldi-Carmignola de mes articles des 1er et 2 novembre derniers, à ce récital-ci « Solo » d’Isabelle Faust,

    disons que la redescente musicale se fait en très satisfaisant confort…

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    Quelle surprise discographique va donc bien pouvoir suivre ?…

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    Ce vendredi 3 novembre 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La perfection du triple album « The three seasons » vivaldiennes, de Giuliano Carmignola (suite) : un éblouissant voyage inouï au coeur de l’invention infinie du génie musical d’Antonio Vivaldi

    Comme en accomplissement de mon article «  » d’hier mercredi 1er novembre,

    …

    ce jeudi 2 novembre 2023, cet article-ci, parfaitement intitulé « Les Trois âges » _ de la prodigieuse invention du génie musical d’Antonio Vivaldi (Venise, 4 mars 1678 – Vienne, 28 juillet 1741) _, de Jean-Charles Hoffelé sur son excellent site « Discophilia » :

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    LES TROIS ÂGES

    Le titre de l’album, dévié de celui du plus célèbre opus du Prêtre Roux, n’en fait pas mentir le sujet. Ce voyage _ très _ éclairé déroule un fil rouge entres les trois périodes distinctes _ voilà ! _ qui ont fait varier non la syntaxe vivaldienne, d’emblée clairement ancrée, mais son sensible _ c’est-à-dire sa présentation (et variations) par le compositeur au fur et à mesure de sa création…

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    Les opus de jeunesse montrent cette dilection particulière _ certes _ pour l’invention, le goût des surprises _ oui _, une fantaisie alerte _ oui, d’une extraodinaire vivacité ; et tout simplement vie… _ où pas une ombre ne paraît _ oui ; et il s’agit aussi de se faire un nom, via, non seulement ses concerts, mais aussi ses publications… C’est le virtuose _ oui _ qui se saisit de ce concerto vénitien, qu’avec Marcello et Albinoni il aura fait émerger de la lagune, une fête _ généreusement _ débordée déjà de couleurs _ oui : à la Véronèse… _ que Giuliano Carmignola célèbre _ comme nul autre ! _ d’un archet brillant, ivre plus d’une fois de tant de soleil dans les écrins dorés où l’enchâssent l’Accademia dell’Annunciata et Riccardo Doni.

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    La première maturité _ en quelque sorte estivale _ impose _ ensuite _  une autre esthétique, autant de concertos dramatiques, rappelant qu’entre temps l’opéra _ oui ! _ a envahi le catalogue vivaldien, faisant de son violon une prima donna _ voilà… Des teintes plus sombres s’invitent, surtout le discours s’intensifie _ oui _ et l’harmonie elle-même se charge d’affects _ oui _ que le violon lisse en phrasés ou déploie en roulades dans un orchestre de plus en plus symphonique. Mais même là, le violoniste équilibre son jeu entre ferveur et splendeur _ oui _, espressivo et méditation _ oui : écoutez ses sublimes mouvements lents… _ : les Largos, les Adagios sont sous son archet de vrais airs d’opéra où s’invitent autant des personnages _ et d’affects intensément émouvants _ que l’écho sonore de la Sérénissime.

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    L’ultime période émancipe _ expérimentalement en quelque sorte, tant le génie de l’invention de Vivaldi se défie lui-même sans cesse, et très ludiquement… _ le violon des propres canons que Vivaldi avait développés, l’écriture se charge en traits revêches (et d’une difficulté diabolique qui semble répondre aux nouveaux défis posés par la jeune génération menée par Pietro Locatelli). Surtout une tourmente gagne _ somptueusement _ chaque concerto, assombrissant le discours jusque dans l’élévation spirituelle de certains, une intranquillité qui rapproche l’ultime Vivaldi de ce Sturm und Drang qui paraît _ bientôt _ de l’autre côté des Alpes. Cet espressivo trouve en Giuliano Carmignola _ né à Trévise le 7 juillet 1951 : celui-ci a donc une maturité de 72 ans lors des séances d’enregistrement de ce triple album (de 210′), en janvier, puis février, puis mars 2023, à Abbiategrosso, en Lombardie… _ mieux qu’un interprète, un créateur _ explorateur-révélateur-inventeur, à son tour, oui ! _ qui aura fait de l’univers Vivaldi le cœur battant _ oui _ de son _ propre _ art, enfin magnifié par cette Accademia dell’Annunciata débordée de couleurs, en idéale harmonie _ oui, oui _ avec son violon _ si magistralement poétiquement _ éloquent.

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    Belle édition. Lisez _ aussi, en plus des 6 très judicieuses pages intitulées « Donner du temps au temps » d’Olivier Fourès… _ le long entretien _ de 5 pages, et très justement intitulé « Une vie avec Vivaldi« … _ accordé par le violoniste à Massimo Rolando Zegna.

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    LE DISQUE DU JOUR

    The Three Seasons
    of Antonio Vivaldi

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    Antonio Vivaldi (1678-1741)

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    CD 1
    Concerto pour violon
    en la majeur, RV 343

    Concerto pour violon
    en ré mineur, RV 240

    Concerto pour violon
    en ré majeur, RV 230

    Concerto pour violon en sol mineur, RV 332
    Concerto pour violon en mi majeur, RV 265
    Concerto pour violon en ré majeur, RV 210

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    CD 2
    Concerto pour violon en ut majeur, RV 189
    Concerto pour violon en sol mineur, RV 333
    Concerto pour violon en fa majeur, RV 289
    Concerto pour violon en ut mineur, RV 197
    Concerto pour violon en sol mineur, RV 330
    Concerto pour violon en si bémol majeur, RV 380

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    CD 3
    Concerto pour violon en ut mineur, RV 201
    Concerto pour violon en si bémol majeur, RV 371
    Concerto pour violon en la majeur, RV 353
    Concerto pour violon en si bémol majeur, RV 367
    Concerto pour violon en sol mineur, RV 327
    Concerto pour violon en si bémol majeur, RV 380
    Concerto pour violon en si mineur, RV 390

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    Giuliano Carmignola, violon
    Accademia dell’Annunciata
    Riccardo Doni, direction

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    Un album de 3 CD du label Arcana A550
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    Photo à la une : le violoniste Giuliano Carmignola – Photo : © DR

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    Un triple album vivaldien indispensable !!!

    Absolument jubilatoire ! Oui !

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    Ce jeudi 2 novembre 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La perfection du triple album « The three seasons » vivaldiennes, de Giuliano Carmignola, avec l’Accademia dell’Annunciata de Riccardo Doni…

    Une fois encore Giuliano Carmignola _ né à Trévise le 7 juillet 1951 _ fait la preuve de l’époustouflante perfection de son jeu de violon, avec l’Accademia dell’Annunciata sous la direction de son ami Riccardo Doni,

    dans le superbe triple album « The three seasons – Concertos for violin and strings » d’Antonio Vivaldi, Arcana A550 (de 180′ 29), enregistré à Abbiate grosso, en Lombardie, aux mois de janvier, février et mars 2023, et tout récemment paru, le 8 septembre dernier…

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    Le programme des 18 Concerti choisis ici ayant bénéficié des soins ultra-compétents du musicologue tout spécialement expert de Vivaldi (et de la musique à Venise), Olivier Fourès, auteur de 7 pages de la présentation du livret, intitulées « Donner du temps au temps« …

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    Dont voici une rapide présentation, en anglais :

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    The Three Seasons of Antonio Vivaldi

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    Giuliano Carmignola (violin) ; Accademia dell’Annunciata/Riccardo Doni (Arcana)

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    Vivaldi

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    The Three Seasons of Antonio Vivaldi – Violin Concertos
    Giuliano Carmignola (violin) ; Accademia dell’Annunciata/Riccardo Doni
    Arcana A550   180:29 mins (3 discs)

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    The title refers not to Vivaldi’s most famous works but to the three ‘seasons’ – early, middle and late – of his career. Italian violinist Giuliano Carmignola and the Accademia dell’Annunciata journey through 18 solo concertos _ RV 343, 240, 230, 332, 265 et 210 ; puis 189, 33, 289, 197, 330 et 380 ; et enfin 201, 371, 353, 367, 327 et 390 _, tracing the composer’s ever-evolving idiom as he transforms from priest to teacher to virtuoso soloist, opera director and impresario. Sober ‘stile antico’ works, grounded in old-style contrapuntal writing, give way to frothy concertos in the fashionable ‘style gallant’; then there are virtuosic, experimental works in which Vivaldi exploits all the colouristic effects of a great Venetian painter, while elsewhere he embraces the drama and lyricism of opera or anticipates the passion and pathos of the ‘Sturm and Drang’ movement.

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    Maestro of the Baroque violin, Carmignola combines his meticulous attention to the details of Vivaldi’s phrasing and expressive markings with a sense of interpretative freedom, rhetoric and theatre. He produces an exquisitely refined, cantabile sound from his 1733 Pietro Guarneri violin, on which he seems to sing Vivaldi’s lyrical slow movements, floating their plaintive, wistful, yearning melodies with a silky lightness of touch. When it comes to the more virtuosic movements, Giuliano Carmignola’s technique is flawlessly agile yet always at the service of musical expression.

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    Director-harpsichordist Riccardo Doni draws lyrical playing from his Milan-based period-instrument ensemble, the Accademia dell’Annunciata _ les trois périodes séances d’enregistrement ont eu lieu du 13 au 16 janvier, du 1er au 4 février et du 13 au 16 mars 2023, à Abbiategrosso, en Lombardie _, and they paint the changing seasons of Vivaldi’s style _ qualifiées successivement de « Primavera, « Al suon festante ». (« Services »)« , « Estate, « Tuona e fulmina il Ciel ». (« Privileges) » et « Autunno, « Del liquor di Bacco accesi tanti ». (Abuse) », en une remarquable présentation du livret, intitulée « Donner du temps au temps », sous la plume ultra-compétente du musicologue, spécialiste de la musique de Vivaldi, Olivier Fourès… _ with multifarious colours and timbres – by turns, luminous, warm, spectral and glassy. Their readings have a classical restraint, characterised more by an understated poise than overt virtuosity.

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    Kate Bolton-Porciatti

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    Avec ici un accès aux podcasts de ces 180′ de cette splendide interprétation de Giuliano Carmignola… 

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    Mon conseil :

    écouter en priorité les Concerti des CDs 2 et 3 caractérisant « l’été » et « l’automne » de la géniale création musicale d’Antonio Vivaldi, plutôt que les Concerti, pourtant bien plus célèbres _ tels que ceux extraits des célébrissimes recueils que sont « L’Estro Armonico«  Op. 3 (Amsterdam, 1711) et « Il cimento dell’armonia e dell’inventione » Op 8 (Amsterdam, 1724 ou 25), par la publication et le succès international desquels Vivaldi s’est fait un immense nom.. _, du « printemps » de Vivaldi,

    pour reprendre la très judicieuse métaphore de ces « Three Seasons » de la carrière du compositeur, que, excellemment pour ce triple album, le grand ami et extraordinaire bassoniste Sergio Azzolini a suggéré _ lors d’une amicale conversation à Toblach, au mois d’octobre 2021 _ à Giuliano Carmignola, puis qu’a développée l’excellent musicologue Olivier Fourès, et lui aussi grand ami de Giuliano Carmignola, de décomposer et présenter, très judicieusement, en ce superlatif (!) florilège vivaldien de 18 Concerti pour violon et cordes sous les doigts de la plus parfaite finesse vivaldienne de Giuliano Carmignola…

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    Ainsi, par exemple, les podcasts des 4 mouvements du Concerto RV 390,

    un des tous derniers qu’a écrits Vivaldi (Venise, 4 mars 1678 – Vienne, 28 juillet 1741), composé pour _ ou tout du moins acheté par _ le Comte de Collalto, au mois de juin 1741, et effectivement conservé depuis au château familial des Collalto, à Brtnice (ou Pirnitz), en Moravie :

    1 Adagio (1′ 13) ;

    2 Allegro non molto (5′ 28) ;

    3 Larghetto (2′ 55) ;

    et 4 Allegro (4′ 13).

    …

    …

    Ce coffret vivaldien Arcana A 550 est _ mais est-il besoin de le dire ? _ rien moins qu’un pur ravissement,

    sans cesse renouvelé en ses constantes surprises, de 210′, de ces 18 Concerti, jamais enregistrés jusqu’alors par Giuliano Carmignola…

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    Ce mercredi 1er novembre 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Mozart, ou la subjuguante jubilatoire évidence du bonheur absolu, par le piano (de grâce !) de Francesco Piemontesi ; ou le rare miracle de toucher ici aux lumières du paradis musical…

    Le CD « Mozart – Piano Concertos N° 19 & 27 – Rondo K. 386 » de Francesco Piemontesi , avec le Scottish Chamber Orchestra dirigé par Andrew Manze _ soit le CD Linn Records CKD 622, enregistré à Edimbourg les 2-3-4 mars 2019, et paru le 26 août 2020… _, renforce ma conviction jubilatoire que Mozart, à lui seul, pourvoie l’évidence simplissime d’un bonheur absolu…

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    Du Concerto n°19 en fa majeur K. 459 (du 11 décembre 1784),

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    voici le podcast de l’Allegro (de 12′ 21) du premier mouvement :

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    …

    Et du Concerto n° 27 en si bémol majeur K. 595 (du 5 janvier 1791),

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    voici le podcast de l’Allegro (de 14′ 12) du premier mouvement ;

    et le podcast de l’Allegro (de 9′ 27) du troisième mouvement…

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    …

    Une simple _ subjuguante _ évidence jubilatoire…

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    Cet article-ci, de ce 31 octobre 2023, se trouve être le neuvième que je consacre sur ce blog à des interprétations _ de Liszt, de Mozart, de Schubert… _ de Francesco Piemontesi _ pour les labels Orfeo, Pentatone, Linn Records…

    …

    …

    _ 1° : celui en date du 26 décembre 2018 : «  » ;

    …
    _ 2° : celui en date du 6 juin 2019 : «  » ;

    …

    _ 3° : celui en date du 27 juin 2019 : «  » ;

    …

    _ 4° : celui en date du 25 septembre 2019 : «  » ;

    …

    _ 5° : celui en date du 29 octobre 2019 : «  » ;

    …

    _ 6° : celui en date du 24 octobre 2020 : «  » ;

    …

    _ 7° : celui en date du 19 septembre 2023 : «  » :

    …

    _ 8° : celui en date du 26 septembre 2023 : « « …

    …

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    Mais c’est le stupéfiant miracle d’évidence simplissime de grâce _ voilà ! _ de ce proprement sublime CD des 19e & 27e  Concertos pour piano et orchestre K. 459 & 595 de Mozart sous les doigts de Francesco Piemontesi _ né à Locarno, dans le Tessin, le 7 juillet 1983 : il a maintenant 40 ans… ; lors de l’enregistrement de ce CD à Edimbourg les 2, 3 et 4 mars 2019, Francesco Piemontesi avait 36 ans… _,

    qui me fait toucher aux lumières du paradis, au moins, de la musique…

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    Et voici encore _ manière pour moi d’enfoncer encore un peu mon clou… _ un très significatif _ lucidissime _ compte-rendu de concert donné le 28 avril 2014 au Conservatoire de Bruxelles par Francesco Piemontesi, sous la plume de François Mardirossian,

    un compte-rendu découvert à l’instant sur le site de l’excellent Crescendo : « Francesco Piemontesi, l’intelligence musicale« 

    _ c’est un jour, possiblement à l’automne 2018, une interview, saisie à la radio (probablement sur France-Musique), d’un chef (je ne me souviens hélas plus qui : Daniel Barenboïm ?…), auquel il était demandé quel interprète de la musique il conseillerait d’écouter en priorité ; celui-ci avait alors cité le nom et parlé très chaleureusement de Francesco Piemontesi, dont le jeu, avec lui, en concert l’avait profondément marqué ; et c’est ce très avisé conseil d’expert qui m’a incité à découvrir alors ce pianiste inconnu jusqu’alors de moi, et qui, depuis, non seulement ne m’a jamais déçu, mais surtout, comme aujourd’ui pour ce sublime CD Mozart des Concertos 19 & 27 du label Linn Records, paru au mois d’août 2020 (je l’avais laissé passer…), me comble… _ :

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    Francesco Piemontesi, l’intelligence musicale

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    LE 29 AVRIL 2014 par La Rédaction
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    Francesco Piemontesi © Marco Borggreve

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    Wolfgang Amadeus Mozart : Sonate pour piano KV 533/494
    Ludwig van Beethoven : Sonate pour piano n° 30, op. 109
    György Ligeti : Cordes vides (Etudes pour piano I), Entrelacs (Etudes pour piano II)
    Claude Debussy : Des pas sur la neige (12 Préludes, livre I), La Danse de Puck (12 Préludes pour piano, livre I)
    Franz Schubert : Sonate pour piano, D 958

    …

    …
    Du haut de ses 30 ans _ à cette date du concert bruxellois, le 28 avril 2014, donc _, Francesco Piemontesi vient de nous offrir un récital au programme très exigeant. On se souvient de son éclatant 3e Prix au Concours Reine Elisabeth (2007) et, ce soir, il atteint un niveau de perfection subjuguant _ un adjectif qui vient aussi sous ma plume ! Sa Sonate _ en fa majeur K. 533/494, n°15 _ de Mozart est d’une grande simplicité et d’une confondante évidence _ « simplicité« , « évidence«  : encore de mes mots pour caractériser le miraculeux talent d’interprétation de Francesco Piemontesi… _, son toucher est sans manière, aérien, chantant _ voilà : la grâce même… Un son tout à fait mozartien _ mais oui ! Mais qu’est-ce qu’un son mozartien ? La simplicité de rigueur, la rondeur dans l’attaque de la touche et une grande vocalité dans les lignes mélodiques _ voilà, voilà. Piemontesi ne tombe jamais dans l’affèterie _ certes non… _ et conduit sans cesse _ dynamiquement, mais sans jamais rien de forcé : seulement l’évidence du plus grand naturel… _ la mélodie. L’auditeur comprend parfaitement _ oui _ où le compositeur voulait l’amener. Ce jeune pianiste suisse-italien _ natif, le 7 juillet 1983, de Locarno, dans le Tessin ; et il enregistre souvent à Lugano _ comprend parfaitement _ oh que oui ! _ la musique et la fait comprendre aisément _ et tout est dit là, en cette merveilleuse dynamique de jeu, sans jamais rien de si peu que ce soit forcé. Le mouvement lent est joué dans la tendresse _ oui ! _ et nous fait regretter qu’elle ne soit pas donnée plus souvent. Le récital se poursuit avec la grande Sonate op. 109 de Beethoven. D’emblée, Piemontesi modifie l’approche de l’instrument et offre un son très différent. Dès les premières notes, on saisit le bond dans le temps. L’instrument pour lequel cette œuvre fut écrite n’est plus le même, et la manière de s’exprimer non plus _ en effet. Nous sommes plongés dans les tourments beethovéniens et le deuxième mouvement conjugue poigne et vitalité _ comme il convient pour Beethoven. Le dernier mouvement (thème et variations) est un des moments forts de ce concert : le public est attentif à cette musique qui nous porte à l’état de grâce _ encore un de mes mots, même si la grâce de Beethoven n’est pas la grâce de Mozart… _ quand elle est bien jouée comme ce soir. Francesco Piemontesi chante la vraie virtuosité : science des voix, connaissance approfondie de l’esprit beethovénien et grande générosité dans l’émotion _ oui… Il sait où il va et il donne en permanence l’impression que la musique naît sous ses doigts à l’instant même où il la joue _ comme cela devrait toujours, toujours, être le cas ! Après la pause, deux Études de Ligeti parfaitement maîtrisées, claires, bien construites et d’un grand soin du son. Même chose pour les deux Préludes de Debussy et la tension est à son comble dans Des pas sur la neige _ je possède aussi le CD des Préludes de Debussy par Francesco Piemontesi, enregistré à Lugano en mars et avril 2014 : le CD Naïve V 5415. Piemontesi impose naturellement au public une écoute sereine et silencieuse _ oui, lumineuse ; et c’est aussi le cas à l’écoute de ses magnifiques CDs successifs depuis… En bis, deux autres Préludes de Debussy dont Feux d’artifice, très impressionnants de clarté et de facilité _ des traits éminemment piemontésiens... _, presque sans pédale forte. 
Un récital mémorable et un programme sans complaisance.

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    François Mardirossian
    Bruxelles, Conservatoire Royal, le 28 avril 2014

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    Et de ce même magnifique écouteur qu’est François Mardirossian, lui-même interprète, et à nouveau à propos et de Mozart et de Francesco Piemontesi,

    on peut lire aussi, toujours sur le site de Crescendo, et en date du 12 juillet 2014, cet article-ci intitulé « Piemontesi : l’intelligence même de Mozart« , cette fois à propos du CD « Mozart – Piano Works » par Francesco Piemontesi, le CD Naïve V 5367…

    …

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    Immense merci à cet exceptionnel passeur de musique qu’est au piano Francesco Piemontesi _ mozartien absolu !

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    Et bien sûr merci à ces (et ses) sublimes Mozart !

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    Ce mardi 31 octobre 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa