Auteur/autrice : francislippa

  • Sylvain et ThĂ©otime, ThĂ©otime et Sylvain, dans l’exquis CD « Bach-Abel Society » de l’Ensemble Les Ombres, en un trĂšs raffinĂ© rĂ©pertoire galant, Ă  Londres (1765 – 1782)…

    C’est seulement un malencontreux concours de circonstances qui a retardĂ© la livraison et la mise sur table chez mon disquaire prĂ©fĂ©rĂ©, de l’excellent CD « Bach-Abel Society«  _ le CD Mirare MIR 584 _, de l’Ensemble les Ombres, 

    dans lequel nous pouvons apprĂ©cier, en un bien joli rĂ©pertoire galant, trĂšs raffinĂ©, Ă  destination d’hĂ©donistes cercles aristocratiques londoniens, la flĂ»te traversiĂšre de Sylvain Sartre, et le violon toujours parfait de son petit frĂšre ThĂ©otime Langlois de Swarte…

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    Sur ce ravissant CD,

    voici la chronique qu’en a donnĂ© le 2 fĂ©vrier dernier, sur le site Crescendo, Christophe Steyne,

    sous l’intitulĂ© « Les Ombres ramĂšnent en lumiĂšre les aristocratiques concerts de la Bach-Abel Society« …

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    Les Ombres ramùnent en lumiùre les aristocratiques concerts de la Bach – Abel Society

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    LE 2 FÉVRIER 2023 par Christophe Steyne
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    Bach – Abel Society.

    Johann Christian Bach(1735-1782) : Quatuor no 2 en ré majeur Op. 8 ; Sonate pour violon n°3 en ut majeur Op. 16.

    Carl Friedrich Abel(1723-1787) : Préludes en ré majeur WKO 195, en ré mineur WKO 205 [27 PiÚces pour basse de viole] ; Sonate en ut mineur A2:60A ; Quatuor en sol majeur WKO 227.

    Franz Joseph Haydn (1732-1809) : Mary’s Dream ; John Anderson, My Jo ; I love my love in secret.

    Johann Samuel Schröter (c1753-1788) : Quintette en ut majeur Op. 1 ; Sonate VI Op. 7.

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    Les Ombres. Margaux Blanchard, viole de gambe. Sylvain Sartre, flûte traversiÚre. Fiona McGown, mezzo-soprano. Théotime Langlois de Swarte, violon. Justin Taylor, pianoforte. Hanna Salzenstein, violoncelle.

    Février 2021.

    Livret en français, anglais, allemand.

    TT 69’27.

    Mirare MIR584

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    OrganisĂ©s Ă  Londres entre 1765 et 1782, les « concerts Bach-Abel » furent un foyer majeur _ mais discret _ de la vie musicale europĂ©enne au XVIIIe siĂšcle et participĂšrent Ă  l’émancipation du style galant. Des soirĂ©es rĂ©servĂ©es Ă  une Ă©litiste audience _ aristocratique _ qui pouvait se permettre d’acquitter la souscription. Leur caractĂšre exclusif se dispensait de toute publicitĂ© autre que l’annonce du rendez-vous. Aucun programme n’a ainsi survĂ©cu _ voilĂ … _ ce qui nous prive aujourd’hui de savoir prĂ©cisĂ©ment quel rĂ©pertoire y Ă©tait jouĂ©. La reconstitution d’un tel concert repose donc sur des conjectures.

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    Dans ce disque, la proposition de l’ensemble Les Ombres est aussi pertinente que sincĂšre, rappelant par exemple que certains opus ici choisis sont nĂ©anmoins postĂ©rieurs _ en effet _ Ă  la pĂ©riode d’activitĂ© de ces Ă©vĂ©nements mondains, ainsi le charmant Quatuor en sol majeur avec flĂ»te _ d’Abel _, Ă©crit dans une veine de pastiche et d’autocitation, oĂč reluit la traversiĂšre de Sylvain Sartre. Leur sont Ă©galement postĂ©rieurs les trois chants populaires Ă©cossais, tirĂ©s des quelques centaines que Haydn _ venu Ă  Londres _ diffusa Ă  la fin de sa carriĂšre. Parmi la production vocale contemporaine, des Songs de William Boyce ou Thomas Arne auraient-ils mieux fait l’affaire ? En tout cas cette incursion lyrique s’avĂšre plausible dans ce contexte, et nous offre trois sĂ©quences des plus plaisantes pour varier ce rĂ©cital essentiellement instrumental. La prĂ©sence _ trĂšs intĂ©ressante ! _ de Johann Samuel Schröter dans ces concerts est attestĂ©e dĂšs 1772 alors qu’il n’avait que vingt ans et venait de dĂ©barquer de la Cour de Saxe. Avant sa disparition prĂ©maturĂ©e _ le 2 novembre 1788, ĂągĂ© de seulement 35 ans… _, le jeune virtuose du clavier devint un musicien trĂšs apprĂ©ciĂ© de la capitale anglaise et contribua Ă  l’essor du pianoforte _ et la prĂ©sence de sa musique constitue sans conteste un des apports majeurs de ce parfaitement rĂ©ussi CD des Ombres…

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    Les deux tutĂ©laires maĂźtres de cĂ©rĂ©monie _ que sont donc Bach et Abel _ tiennent bien sĂ»r une place d’honneur dans le CD, notamment Abel qui Ă  lui seul en occupe presque la moitiĂ©, nous rappelant qu’il fut _ en effet ! _ un des derniers grands gambistes de l’époque. Il est superbement servi par Margaux Blanchard : deux chatoyants PrĂ©ludes solistes et une Sonate provenant d’un rare recueil dĂ©couvert en 2014, que le Comte Maltzan (1733-1817), Ambassadeur de Prusse Ă  Londres, ramena dans ses bagages Ă  son retour en SilĂ©sie. Johann Christian Bach est reprĂ©sentĂ© par un _ rayonnant _ Quatuor de l’opus 8 (ici abordĂ© avec flĂ»te et viole), en deux parties tout comme la « sonate arrangĂ©e » dont nous entendons le Menuetto, dansĂ© sur les pointes par ThĂ©otime Langlois de Swarte et Justin Taylor _ toujours parfaits. Ne se sentirait-on privilĂ©giĂ© d’ĂȘtre associĂ© Ă  de tels instants de grĂące ? Tout au long de cette large heure de musique brille un plaisir exquis _ oui _, Ă©manĂ© d’une Ă©quipe qui nous enchante et qui, il y a deux siĂšcles et demi, aurait certainement tout autant ravi les hĂŽtes de marque de cette « Bach – Abel Society ».
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    Son : 9 – Livret : 9,5 – RĂ©pertoire : 8-9 – InterprĂ©tation : 10

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    Christophe Steyne

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    Ce lundi 20 mars 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Cyrille Dubois, tĂ©nor de grĂące, dans le trĂšs riche et dĂ©licieux CD « So romantique ! » d’airs d’opĂ©ras romantiques français Ă  re-dĂ©couvrir et goĂ»ter : un rĂ©gal…

    C’est Ă  la fois un timbre de voix et un rĂ©pertoire opĂ©ratique guĂšre frĂ©quentĂ©(s) prĂ©sentement,

    qu’avec son trĂšs grand talent l’excellent tĂ©nor « de grĂące » Cyrille Dubois, en un CD un peu rapidement intitulĂ© « So Romantique !«  _ le CD Alpha 924 : very charming ! : Ă©couter (et regarder) ici par exemple l’air (de 2′ 38) « Ah ! Vive Dieu !.. SuprĂȘme puissance« , de l’opĂ©ra « Le Roman d’Elvire« , en 1860, d’Ambroise Thomas (1811 – 1896)…_, avec l’Orchestre National de Lille sous la direction de Pierre Dumoussaud, vient nous offrir avec un rĂ©cital d’airs extraits d’OpĂ©ras français créés entre 1825 _ »La Dame blanche » de François-Adrien Boieldieu (1775 – 1834), pour le plus prĂ©coce de cette sĂ©lection _ et 1913 _ « Myriane » de Charles Silver (1868 – 1940), pour le plus tardif… _ ;

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    ce qui justifie pleinement _ dĂ©jĂ  par les dates des Ɠuvres ici abordĂ©es via ces beaux airs (et leur superbe interprĂ©tation par le dĂ©cidĂ©ment parfait Cyrille Dubois… _ l’obtention du label du Palazzetto Bru-Zane,

    le _ bien connu trĂšs fĂ©cond re-dĂ©couvreur d’excellentes musiques parfois injustement nĂ©gligĂ©es ou carrĂ©ment oubliĂ©es, d’entre 1780 et 1924 (le dĂ©cĂšs de Gabriel FaurĂ©) du rĂ©pertoire français… _ Centre de Musique Française Romantique _ situĂ© en plein cƓur de Venise…

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    Un rĂ©gal…

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    Ce dimanche 19 mars 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Dacia Maraini, superbe et lumineuse mĂ©diatrice, par sa littĂ©rature vraie, de voix empĂȘchĂ©es ou contraintes, pour l’ouverture de la 4e Ă©dition du « Printemps italien », au ChĂąteau de Thouars, Ă  Talence, ce samedi 18 mars 2023

    Ce samedi 18 mars 2023,

    de 18h 30 Ă  20h 30, au ChĂąteau de Thouars Ă  Talence, pour l’ouverture de la 4e Ă©dition du « Printemps italien » dans la mĂ©tropole bordelaise,

    et dans un  français impeccable,

    Dacia Maraini _  née le 13 novembre 1936 à Fiesole _ a été lumineusement splendide. 

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    À propos de son Ɠuvre _ dont « La Vie silencieuse de Marianna Ucria » et « Le Bateau pour KĂŽbĂ© : journaux japonais de ma mĂšre«  (celui-ci traduit en français par Nathalie CastagnĂ©) : deux rĂ©cits particuliĂšrement emblĂ©matiques de son « donner une voix«  Ă  qui est privĂ©, momentanĂ©ment ou durablement, de la parole (ou de l’Ă©coute) : Marianna, ainsi, Ă©tait sourde et muette ; quant Ă  la famille de Dacia au Japon, c’Ă©tait quand celle-ci a Ă©tĂ© internĂ©e au Japon, pour son anti-fascisme, pour avoir refusĂ© allĂ©geance au rĂ©gime de SalĂȅ ; « Voix«  Ă©tant aussi, trĂšs significativement, le titre d’une Ɠuvre importante, « Voci« , en 1994, de Dacia Maraini… _,

    dont elle a dit _ et c’est lĂ  le fondement ferme et constant de la conception que Dacia Maraini assigne Ă  sa littĂ©rature… _ que chacun de ses romans est comme une rĂ©ponse un peu dĂ©veloppĂ©e _ et c’est lĂ  un euphĂ©misme : en bien plus qu’une annĂ©e d’Ă©criture… _ Ă  un personnage _ ou « caractĂšre« , a-t-elle dit : historique ou bien contemporain… _ qui frappe un instant Ă  sa porte, toc-toc, se prĂ©sente Ă  elle, et finit par demander, d’abord Ă  passer la nuit en quelque chambre, puis, au matin, prendre un bon petit-dĂ©jeuner, et finalement sĂ©journer le temps qu’il faudra en sa compagnie _ d’Ă©criture (pour elle, rĂ©ceptrice de cette voix qui demande Ă  ĂȘtre un peu et enfin Ă©coutĂ©e) de l’histoire Ă  narrer de son rĂ©cit, qui appelait ainsi, trĂšs instamment, Ă  ĂȘtre donnĂ© et transmis, par elle, Dacia, Ă  ĂȘtre racontĂ©, et partagĂ©, et reçu vraiment, par le menu infiniment sensible, et ainsi enfin « parlant« , par le passage Ă  l’Ă©criture (et aprĂšs la lecture) d’une vraie littĂ©rature (l’unique qui vaille ! le reste, de divertissement, n’Ă©tant rien que misĂ©rable et trĂšs vaine imposture…), de ses plus significatifs trĂšs humbles, mais vrais dĂ©tails, par les lecteurs les dĂ©couvrant au fil de ce rĂ©cit ;

    en une forme de « mission civique » pour la mĂ©diatrice-rĂ©ceptrice de cette voix qui demandait Ă  ĂȘtre enfin entendue, que se fait alors, en quelque sorte, l’Ă©crivaine-mĂ©diatrice, elle-mĂȘme humble porte-parole de cette humilitĂ© profonde de victimes sollicitant d’ĂȘtre un peu Ă©coutĂ©es et enfin un peu entendues, et reçues, via cette littĂ©rature… _ ;

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    Ă  propos des femmes _ surtout celles qui, telle sa mĂšre, Topazia, dans l’Ă©preuve, sont fortes ;

    et, en rĂ©ponse Ă  une question mienne sur les Ă©crivaines italiennes qui comptaient le plus pour elle, Dacia, celles qu’elle a qualifiĂ©es (telle fut en effet sa trĂšs forte expression) d’ « écrivaines-mĂšres«   pour elle : Elsa Morante, Natalia Ginzburg, Lalla Romano, Goliarda Sapienza… _,

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    et Ă  propos de l’infiniment tendre douceur de son ami Pier-Paolo Pasolini _ dont elle a dĂ©taillĂ© le rĂ©cit de leurs voyages (sous la tente), avec aussi Alberto Moravia, dans les contrĂ©es les plus misĂ©rables d’Iran, Inde, Yemen, ou Afrique ; en marquant bien l’importance des dĂ©tails les plus quotidiens, humbles, et mĂȘme triviaux, Ă  relever et figurer, en l’Ă©criture, comme de trĂšs maigre et pauvre nourriture vitale partagĂ©e, telle une poignĂ©e de riz mĂȘlĂ©e de cadavres de mouches, par exemple…

    Le 3 mars 2022, a paru, aux Edizioni Neri Pozza, « Caro Pier Paolo« , de Dacia Maraini, à propos duquel voici la vidĂ©o (d’une durĂ©e de 48′ 41) d’un entretien, le 16 novembre 2022, entre l’auteur, s’exprimant en un français magnifique, et Stefania Graziano-Glockner, la prĂ©sidente du Festival « Le Printemps italien« … 

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    Une bien belle soirée.

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    Ce samedi 18 mars 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • De RenĂ© de Ceccatty, la piĂšce de théùtre « FrĂŒhling », au printemps de son magnifique parcours d’Ă©crivain ; ou de quoi « parfaire un portrait dĂ©jĂ  presque complet »…

    En cette arrivée de printemps 2023,

    voici que Bruno Smolarz,

    que RenĂ© de Ceccatty _ et sur son Ɠuvre lire d’abord mon article du 12 dĂ©cembre 2017, consacrĂ© Ă  son livre (et chef d’Ɠuvre !) dĂ©cisif « Enfance _ dernier chapitre« , paru chez Gallimard le 2 fĂ©vrier 2017 : « « , et celui du 24 mai 2016, consacrĂ© Ă  son magnifique roman « Objet d’amour« , paru chez Flammarion le 30 septembre 2015  : « « … _ avait eu l’occasion de rencontrer, en 1977, lors de son long sĂ©jour au Japon _ cf son « Mes AnnĂ©es japonaises« , paru en 2019 ; sur ce livre, cf mon article du 20 avril 2019 : « « … _, tous deux avaient « sympathisĂ© Ă  l’Institut franco-japonais oĂč nous enseignions ensemble« , Ă  Tokyo,

    vient proposer sa publication, aux Éditions AtĂ©ki, du tout premier texte paru, en l’occurrence une piĂšce de théùtre, de RenĂ© de Ceccatty, rĂ©digĂ©e Ă  l’Ăąge de seize ans, en mai 1968, créée Ă  Montpellier le 21 juin 1969, puis reprise au mois de juillet 1969, pour 17 reprĂ©sentations au Festival d’Avignon, la piĂšce de théùtre « FrĂŒhling« ,

    dont Bruno Smolarz a assez rĂ©cemment dĂ©couvert un des trĂšs rares exemplaires, reliĂ© et dĂ©dicacĂ© (par RenĂ© Ă  son cousin Claude Antony _ auparavant, Bruno Smolarz s’Ă©tait procurĂ© chez un libraire Ă  Paris la plupart des livres de RenĂ© de Ceccatty que celui-ci avait dĂ©dicacĂ©s Ă  l’ami Hector Bianciotti, dĂ©cĂ©dĂ© depuis, en 2012) _), sur Internet sur le catalogue d’un libraire de livres anciens… 

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    D’oĂč ce dĂ©sir amical de faire plus largement partager au lectorat fidĂšle de RenĂ© de Ceccatty cet en quelque sorte opus 1 de son Ɠuvre…

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    L’Ă©dition de ce livre-ci adjoint Ă  ce « Fruhling » de 1968-1969 (aux pages 57 Ă  93),

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    outre un riche trĂšs intĂ©ressant Avant-propos de l’auteur intitulĂ© « Sans coulisses ni rideau » (aux pages 15 Ă  43),

    et un dossier de presse d’articles parus en Provence au mois de juillet 1969 (aux pages 97 Ă  113),

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    les tout Ă  fait prĂ©cieux tĂ©moignages d’aujourd’hui des deux autre interprĂštes, avec RenĂ© de Ceccatty lui-mĂȘme, de cette piĂšce interprĂ©tĂ©e Ă  trois 3 fois Ă  Montpellier, puis 17 fois Ă  Avignon en juillet et juillet  1969 :

    Nathalie Castagné (« Une autre présence« , aux pages 115 à 134),

    et Colette Smirou (« L’Ă©chelle« , aux pages 135 Ă  149);

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    et enfin, extrait de « Personnes et personnages » _ dont RenĂ© m’a fait cadeau d’un exemplaire, prĂ©cĂ©demment dĂ©dicacĂ© de sa main Ă  sa « chĂšre mamie« , sa grand-mĂšre maternelle Françoise (« douce et affectueuse« , nĂ©e au Telagh, en AlgĂ©rie, le 13 fĂ©vrier 1893 et dĂ©cĂ©dĂ©e à Bagnole-Sur-CĂšze, le 23 mai 1983), et re-trouvĂ©, lui aussi, par lui cette fois, chez un libraire de livres anciens, avec ces mots : « et pour Francis Lippa dont les recherches mĂ©ritaient bien que ce livre fasse un long chemin pour lui arriver. Amicalement, RenĂ© de Ceccatty, 38 ans plus tard le 18 octobre 2017« ... ; page 7, le livre est dĂ©diĂ© « à Eilathan« … _, paru aux Éditions de la DiffĂ©rence, en 1979 (aux pages 193 Ă  221), la suite de « FrĂŒhling« , intitulĂ©e « FrĂŒhling II« , aux pages 151 Ă  212.   

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    Ce mĂȘme 18 octobre 2017, RenĂ© m’avait aussi adressĂ© son merveilleux « Jardins et rues des capitales _ roman«  _ achevĂ© d’imprimer le 25 septembre 1980, avec cette autre dĂ©dicace de sa main : « Pour Francis Lippa qui retrouvera dans ces pages une Italie qu’il aime et pourra parfaire un portrait dĂ©jĂ  presque complet. Amicalement, RenĂ© de Ceccatty, Paris le 18 octobre 2017« . Paru en 1980, et lui aussi aux Éditions de la DiffĂ©rence de Joaquim Vital et Colette Lambrichs. Un chef d’Ɠuvre singulier absolument Ă©blouissant _ le livre est toujours disponible en librairie.

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    Au delĂ  de la diversitĂ© des genres abordĂ©s par ses multiples _ et trĂšs divers… _ livres , depuis, dĂ©sormais, ce « FrĂŒhling » de 1968 qui paraĂźt ce mois de mars 2023 aux Editions AtĂ©ki, et ce « Personnes et personnages » paru en 1979 aux Éditions de la DiffĂ©rence, et jusqu’Ă  « Le Soldat indien » _ cf par exemple, et parmi plusieurs autres que j’ai consacrĂ©s sur ce blog « En cherchant bien«  Ă  cet opus, mon article « «  du 3 fĂ©vrier 2022  _ paru aux Éditions du CanoĂ« de Colette Lambrichs le 4 fĂ©vrier 2022,

    l’Ɠuvre de RenĂ© de Ceccatty _ de mĂȘme que sa personnalitĂ© ! _ comporte une trĂšs puissante lumineuse unité dont on perçoit de tous premiers bourgeons en cet opus quasi premier qu’est ce « FrĂŒhling » de mai 1968 _ « Bien que cette Ɠuvre ait Ă©tĂ© Ă©crite en mai 68, on n’y sent ni ĂąpretĂ©, ni rĂ©volte, ni surtout rien qui rappelle le souffle rĂ©volutionnaire« , Ă©crivait la journaliste Annie Voiron dans un article du MĂ©ridional intitulĂ© « Retrouvailles au CafĂ©-Théùtre avec « FrĂŒhling » » le 13 juillet 1969, peut-on lire Ă  la page 101… Et Ă  la page 99, une splendide photo de RenĂ© de Ceccatty et Nathalie CastagnĂ© pris sur le vif d’un entretien avec le journaliste J. Faure Ă  propos de « FrĂŒhling« , parue dans Le DauphinĂ© LibĂ©rĂ© du 11 juillet 1969, en un article intitulĂ©, lui, « Chez Janot Lartigue, trois Ă©tudiants renouvellent l’expĂ©rience du cafĂ©-théùtre en prĂ©sentant, dĂšs ce soir, « FrĂŒhling ou le printemps de la vie«  »…

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    Et je me permets de citer ici cet extrait _ qui n’a pas pris une ride ! _ de mon article du 12 dĂ©cembre 2017 « « , Ă  propos de l’indispensable « Enfance _ dernier chapitre » :

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    « ce merveilleux et magnifique chef d’Ɠuvre _ pourquoi craindre le mot ? ou l’éloge ? je ne le gaspille pas, tout gascon pourtant que je suis _ qu’est Enfance, dernier chapitre

    me paraĂźt illuminer du miracle de sa force de vĂ©ritĂ©, et de sa considĂ©rable richesse et densité _ sans cesse dansante et virevoltante, traversĂ©e qu’elle est des lumineuses fulgurances, parfaitement dynamisantes, de ses « tĂ©lĂ©transportations«  : voilĂ , peut-ĂȘtre ai-je ici mis le doigt sur une clĂ© dĂ©cisive de son Ă©criture-inspiration ! _ toute la dĂ©cennie littĂ©raire 2010 :

    rien moins que ça ! Et j’insiste !

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     Parviendrais-je, pour ma modeste part, à assez le faire bien entendre ? _  j’y tiens beaucoup.
    Partager ce qu’on place haut est un devoir d’honnĂȘte homme prioritaire : je n’aimerais pas demeurer seul dans la joie de mon admiration de lecteur ! Face Ă  la misĂ©rable prospĂ©ritĂ© journalistique ignare, si aisĂ©ment satisfaite de tant d’impostures grossiĂšres en littĂ©rature, cyniquement reposĂ©e sur le critĂšre chiffrĂ© du « puisque ça se vend ! « , et partie prenante pseudo-culturelle du nihilisme rĂ©gnant

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    En effet, quasiment six mois de lectures-relectures hyper-attentives, plume à la main _ et qui encore se poursuivent _,

    car j’ai trĂšs vite pris conscience que cet Enfance, dernier chapitre reprenait et prolongeait, en un trĂšs vaste geste de grande cohĂ©rence et d’archi-lucide approfondissement,

    rien moins que l’Ɠuvre entier,

    ainsi que, plus fondamentalement encore _ puisque c’est l’intelligence sensible de celle-ci, la vie, qui constitue le fond de la visĂ©e de son Ă©criture _, la vie entiĂšre de RenĂ© de Ceccatty

    _ vie entiĂšre reprise et Ă©clairĂ©e, et magnifiĂ©e, par le travail hyper-scrupuleux (de la plus grande honnĂȘtetĂ©) et d’une stupĂ©fiante luciditĂ©, de son extraordinairement vivante et palpitante Ă©criture, sans temps mort, tunnel, lourdeur, ni faiblesses ! Quels dĂ©fauts peut donc bien trouver encore RenĂ© de Ceccatty Ă  son livre ? Je me le demande
 Montaigne trouvait-il, lui aussi, des dĂ©fauts Ă  ses Essais ? Ou Proust Ă  sa Recherche ? Et que RenĂ© de Ceccatty ne se sente pas accablĂ© par ces comparaisons pour son livre !

    


    Sur cet enjeu majeur de la luciditĂ© de la visĂ©e de fond de l’intelligence mĂȘme de sa vie _ sur ce sujet, se reporter au sublime raccourci, si essentiel, de Proust : « La vraie vie, c’est la littĂ©rature «  _,

    l’enquĂȘte la plus probe et fouillĂ©e qui soit que mĂšne ici RenĂ© de Ceccatty, recherche rien moins que ce qu’il nomme son « enfance intĂ©rieure », en s’employant non seulement Ă  dĂ©busquer-rĂ©vĂ©ler-mettre au jour (et comprendre !) sinon ce que factuellement celle-ci fut, en son bien lointain dĂ©sormais ressenti, au moins via quelques approximations ou Ă©quivalences de celui-ci, ce ressenti passĂ© et enfui ; mais aussi esquisser ce que peuvent et pourront en ĂȘtre de coriaces effets dĂ©vastateurs, encore, Ă  long terme, tels que ceux-ci parfois persistent en l’ñge adulte, et souvent pour le pire ».

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    Ce vendredi 17 mars 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa