La passionnante lecture que je viens d’achever de « L’accélération de l’Histoire : des Lumières à l’Anthropocène » de Christophe Bouton _ paru le 20 mai 2022 aux Éditions du Seuil, et dans la collection L’Ordre philosophique _
Auteur/autrice : francislippa
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Méditer maintenant la passionnante vidéo de l’entretien entre Christophe Bouton et Pierre Crétois, à la Station Ausone, le 7 février 2023, autour du très riche et considérablement perspicace « L’accélération de l’Histoire : des Lumières à l’Anthropocène » de Christophe Bouton…
me fait particulièrement regretter le report de la rencontre qui était prévue ce soir, mercredi 8 février 2023, à la Station Ausone, avec le physicien et philosophe des sciences Étienne Klein ;…mais aussi attendre beaucoup de ce qui pourra advenir lors de la nouvelle date _ le lundi 24 avril _ de ce très prometteur entretien reporté………Cela m’est l’occasion de rappeler ceci,plus que jamais d’actualité après ma lecture très fructueuse, maintenant, de ce superbe et très riche travail,que j’écrivais, déjà, en mon article du 25 avril 2013 « Le défi de la conquête de l’autonomie temporelle (personnelle comme collective) : la juste croisade de Christophe Bouton à l’heure du « temps de l’urgence » et de sa mondialisation »,à propos, alors, de son précédent _ paru aux Éditions le Bord de l’eau le 12 avril 2013 _ « Le Temps de l’urgence » :…« Christophe Bouton _ homme tranquille, calme et riche de quiétude, au quotidien, dans la vie _ est un philosophe très probe, très précis, ordonné et très clair _ l’analyse de l’Histoire ainsi que celle du Temps constituent la focalisation principale de son œuvre de philosophe _ »………Une impression réitérée déjà et amplement confirmée le 7 février dernier, à la Station Ausone, lors de la présentation, par Christophe, répondant aux pertinentes questions de Pierre Crétois, pour la troisième séance de la session 2022-2023 de notre chère Société de Philosophie de Bordeaux _ le 22 novembre 2022, pour la session inaugurale de cette session 2022-2023, je m’étais entretenu en cette même Station Ausone avec l’ami Pascal Chabot sur son « Avoir le temps _ essai de chronosophie« , paru aux PUF… _, de ce « L’accélération de l’histoire »,comme le signalait le lendemain, le 8 février, mon article « En attendant la vidéo de la 3e conférence de la session 2022-2023 de notre Société de Philosophie de Bordeaux, autour de « L’Accélération de l’Histoire _ des Lumières à l’anthropocène » de Christophe Bouton, un bref rappel d’avril 2013 à propos de son déjà très lucide « Le Temps de l’urgence »… » ;et qu’amplifie encore considérablement la lecture que je viens de faire de ce très perspicace et très pertinent récent livre………Et je m’apprête maintenant à regarder avec une attention redoublée par ma toute fraîche lecture des 380 pages de ce « L’accélération de l’Histoire »,cette vidéo (de 66′) de l’entretien du 7 février dernier, désormais mise en ligne, et qui m’avait si fort impressionné déjà par tout ce qu’ouvrait d’aperçus lumineux la richesse de ses analyses et son questionnement.……Avec des impressions bien enrichies, donc, par ma lecture attentive de ce travail particulièrement vaste et considérablement profond, animé de constantes très fines, très claires, et toujours très pertinentes questions et efficaces interrogations toujours précises et ouvertes ;auxquelles il me faudra nécessairement, et forcément, revenir précisément………Et ce n’est pas pour rien que Christophe a intitulé sa Conclusion, aux pages 365 à 373, « Polychronie » ;…de même qu’un Post-scriptum, aux pages 375 à 380, intitulé à l’interrogatif « La Grande Décélération ?« , se demande « si cette crise _ du Covid-19 _ a préparé le terrain à l’idée d’une « Grande Décélération », prenant le contrepied de la « Grande Accélération » de l’Anthropocène« … ;…avec cette ultime phrase, page 380 : « La question de l’accélération de l’histoire est plus que jamais une question politique, mais encore faut-il l’admettre et se décider _ « Sapere aude ! » _ à y faire face« ………À suivre, donc………Ce mercredi 8 mars 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa -
De l’apport, pour l’interprète, jusqu’à l’incandescence, d’un instrument particulier, voire original et imprévu, pour incarner-servir au mieux la plus pure idiosyncrasie même de telle ou telle oeuvre, ainsi incarnée-sublimée…
La question de l’apport, pour l’interprète, d’un instrument particulier, voire original et même totalement imprévu, pour servir au mieux et incarner _ et même sublimer ! _ telle ou telle œuvre musicale :
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ce questionnement me travaille l’esprit depuis l’écoute enthousiasmée du clavecin qui sert si merveilleusement le jeu de Jean Rondeau, dans son éblouissante interprétation d’œuvres de Joseph Haydn, de Mozart, de Muzio Clementi, et même de Claude Debussy, comme il vient de si bien le réussir en son CD « Gradus ad Parnassum » _ cf mes articles des 2 mars « La merveilleuse surprise d’un Jean Rondeau enfin justissime, et non hystérisé, en un magnifique programme « Gradus ad Parnassum », sur un superbe clavecin de Jonte Knif et Arno Pelto : de Palestrina à Debussy, en passant par Haydn, Mozart, Clementi et Beethoven, et bien sûr Fux, l’auteur du « Gradus ad Parnassum », en 1725 ; un miraculeux CD. Ou la révélation de ces oeuvres en leur absolu « naturel » par leur interprétation au clavecin… » et 3 mars derniers « Et écouter en boucle le délicieux CD « Gradus ad Parnassum » de Jean Rondeau, sur son magique clavecin…« …
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Ce qui m’amène à me ressouvenir de ce qu’a pu, par exemple, apporter le divin dulcimer-pantaléon de Margit Übellacker, découvert dans le splendide CD « Portus Felicitatis« _ le CD Ramée RAM 1302 _, pour des œuvres de Johann-Georg Reutter (1708 – 1772) _ dont le plus que fascinant pizzicato qui illumine le générique du « Mademoiselle de Joncquières » d’Emmanuel Mouret ; cf la conclusion de mon article du 16 janvier dernier : « La « libre inspiration d’après Diderot » du « Mademoiselle de Joncquières » d’Emmanuel Mouret _ ou l’éloge d’un sublime amour vrai : un apport cinématographique magnifique à l’oeuvre de Diderot…« … _, à un merveilleux, lui aussi, CD « Hebenstreit’s Bach« _ Ramée RAM 2101 _, par la même magicienne Margit Übellacker dans des œuvres de Johann-Sebastian Bach (1685 – 1750), cette fois…
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Quand l’instrument illumine, par la splendeur que sait bien sûr en tirer son exceptionnel interprète, l’idiosyncrasie même des œuvres ainsi portées à une bouleversante et évidente toute pure incandescence…
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Ce lundi 6 mars 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa -
Un cinématographique « Malaise dans la civilisation » de maintenant : l’étrange et dérangeant « Pacifiction » du cinéaste (expérimental et visionnaire) Albert Serra…
Courant de moins en moins les salles de cinéma,
c’est rien moins que l’un peu anecdotique _ on a les boussoles qu’on peut… _ palmarès 2022 de décembre 2022 des critiques de cinéma du Monde, qui a attiré ma curiosité _ très inculte en ce domaine depuis plusieurs années, confinement aussi aidant… _ sur le film « Pacifiction » d’Albert Serra
alors qualfié de « chef d’œuvre« …
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Aussi,
et cela sans avoir jamais lu aucune critique un peu précise de ce film _ qui m’aurait un peu préparé à l’expérience de son visionnage ; j’y arrivai donc totalement innocent de quelque idée préconçue que ce soit (à l’exception, bien sûr, de ce qualificatif un peu impressionnant de « chef d’œuvre« ! sous la plume d’un ou plusieurs critiques de cinéma du Monde…) _, aussi ai-je attendu la parution en DVD de ce film « Pacifiction _ Tourment sur les îles » pour, tranquillement chez moi ce dimanche, passer ses 158′ à le regarder, et sans discontinuer, assez stupéfait tout de même…
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Mais, dans la foulée,
j’ai visionné presque instantanément à la suite, dans la foulée quasi immédiate donc de ce visionnage un peu perturbant, les 25′ d’Entretien _ que je recommande chaudement… _ donné par Albert Serra, le réalisateur ;
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qui m’a, lui, complètement éclairé sur le caractère expérimental (ainsi que lucidement visionnaire, aussi !) du filmage de celui-ci _ et sa non-direction d’acteurs comprise, il s’en explique fort bien ; d’où, d’ailleurs aussi, la formidable (et très justement reconnue) performance d’acteur de Benoît Magimel, présent à la presque totalité des images du film… _ ;
un filmage dans la lignée, disons du cinéma de Godard _ et je n’irai pas, pour ma part, citer aussi les noms, très justes eux aussi, de Apichatpong Weerasethacul, Andreï Tarkovski ou Bela Tarr…
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Et je dois dire que ce point de vue de l’auteur, avec sa logique assumée, m’a paru complètement juste, et en partie même assez visionnaire, donc, sur le monde tel qu’il fonctionne aujourd’hui, et ses jeux assez _ et assez volontairement… _ obscurs de pouvoirs…
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Une expérience étonnamment riche d’enseignements très divers, par conséquent,
au-delà de ce sentiment dérangeant _ mais lucide ! et surtout sans rien de doctrinaire à l’écran !!! _ de « malaise dans la civilisation »…
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Qui m’évoque, pour ce qui concerne les personnages ainsi montrés, le point de vue tourneboulé de K. chez Kafka
_ « Le Château« , « Le Procès« , etc. ;
et on peut penser plus précisément à « La Colonie pénitentiaire » de celui-ci, transporté ici au (rosâtre au crépuscule photogénique) petit paradis frelaté de l’île de Tahiti…
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Ce dimanche 5 mars 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa
