Auteur/autrice : francislippa

  • Oui, les bouteilles lancées à la mer atteignent vraiment leurs destinataires : la réponse-commentaire de Marco G. à la vidéo de mon superbe entretien avec Karol Beffa, autour de son magnifique et indispensable « L’Autre XXe siècle musical », le 25 mars dernier à la Station Ausone, à Bordeaux

    Oui, les bouteilles lancées à la mer atteignent vraiment _ un jour ou l’autre _ leurs destinataires :

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    une nouvelle confirmation ce lundi 22 août 2022, avec ma découverte inopinée, aujourd’hui même, de la réponse de Marco G. à la vidéo _ de 52′ 31 _ de mon superbe entretien avec Karol Beffa, autour de son magnifique « L’Autre XXe siècle musical« , le 25 mars dernier.

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    Alors que je désirais adresser un lien à cette vidéo de l’entretien _ magnifique ! _ avec Karol Beffa à l’ami pianiste Philippe Hattat,

    en forme de complément à l’envoi par courriel de mon article d’hier, « « ,

    un courriel rédigé pour le féliciter de sa participation, au piano, au CD B-Records LBM040 consacré à deux œuvres fortes et singulières de George Crumb, le quatuor « Black Angels » (de 1970) et la pièce pour deux pianos et deux percussions « Music for a summer evening » (de 1974), telles qu’elles ont été enregistrées en concert à Deauville…

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    Ou la confirmation d’une puissante et consistante cohérence dans le temps se dégageant et manifestant ainsi…

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    0:09 / 52:31
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    Quel merveilleux retour d’envoi de telles bouteilles lancées à la mer !

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    Merci !

    Aider _ modestement et si peu que ce soit _ à partager les enthousiasmes pour des œuvres d’excellence vraie, est une chance magnifique,

    et une joie sans nom. 

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    Cf mon article « Oasis versus désert« ,

    ma contribution au « Dictionnaire amoureux de la Librairie Mollat«  _ aux pages 173 à 177 _, paru en 2016,

    tel que je le cite in extenso en mon article du 17 juin dernier «  » :

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    la culture vraie _ et face aux impostures stérilisantes qui ne cessent de coloniser du terrain _ me tient énormément à cœur !..

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    Ce lundi 22 août 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Ecouter avec attention la singulière musique de George Crumb (1929 – 2022)

    La lecture de l’article élogieux « George Crumb enregistré en live à Deauville » de Patrick Jézéquel, paru hier 20 août sur le site ResMusica, à propos du CD B Records comportant « Black Angels«  LBM040, par le Quatuor Hanson, ainsi que « Music for a summer evening« , par les pianistes Philippe Hattat _ cf mes divers articles à son propos, dont, par exemple, celui du 14 avril dernier : « « … _ et Théo Fouchenneret et les percutionnistes Emmanuel Jacquet et Rodolphe Théry,

    m’a vivement incité à aller regarder quels CDs du compositeur George Crumb (Charleston, 24 octobre 1929 – Media, 6 février 2022), recelait jusqu’ici ma discothèque :

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    au moins 2 CDS Bridge de la « Complete Crumb Edition » :

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    le volume Seven _ Bridge 9139 _, paru en 2003, avec justement « Black Angels » ainsi que « Unto the Hills » ;

    et le volume Nine _ Bridge 9170 _, paru en 2005, avec « Ancient Voices of Children« , « Eine Kleine Mitternachtmusik » et les livres I à IV des « Madrigals« …

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    Ce qui me fournissait l’occasion d’écouter déjà ce « Black Angels » (de 1970) de George Crumb, par le bien connu Miró Quartet _ par eux (et avec le violoncelliste Matt Haimovitz), je possède le CD « Epilogue« , comportant le Quatuor Op. 80 de Felix Mendelssohn et le Quintette D.956 de Franz Schubert, OX2006, du label Oxingale Records, enregistré à Banff, Alberta, en janvier 2001, et paru en 2004… _, en cet enregistrement _ de référence _ pour le label Bridge, à New-York, les 26-27 juin 2003 ;

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    sur you-tube, et entre autres vidéos accessibles de ce singulier « Black Angels « ,

    voici par exemple celle (de 21′ 42) par l’Ensemble Intercontemporain, enregistrée à la Cité de la Musique à Paris le 3 avril 2011 ; mais on en trouve plusieurs autres, tout à fait excellentes, enregistrées par divers ensembles américains…

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    Et du « Music for a summer evening » de George Crumb (de 1974),

    voici une passionnante vidéo _ à regarder avec attention _ (de 38′ 31) enregistrée à Cleveland le 25 juin 2015 par les pianistes Roman Rabinovich et  Orion Weiss, et les percutionnistes Scott Christian et Marc Damoulakis…

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    Et il faut aussi écouter la remarquable vidéo (de 2′ 37) de présentation de leur travail par les excellents interprètes, à Deauville, de ce présent très intéressant CD B-Records LBM040…

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    Et j’ajoute que ma discothèque comprend aussi un autre CD George Crumb _ Naxos 8.559290 _ comportant « Songs, Drones, and Refrains of Death » (de 1962-68) et « Quest » (de 1994)… 

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    Voici donc l’article très précis de Patrick Jézéquel sur ce récent CD live à Deauville du label B Records :

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    George Crumb enregistré en live à Deauville

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    Deux œuvres du compositeur américain George Crumb jouées en public en 2021 au 20e Août Musical de Deauville par le Quatuor Hanson, deux pianistes et deux percussionnistes : l’occasion de (re)découvrir cette musique à nulle autre pareille, tendue, parcourue de symboles, de sonorités insolites, de citations et de références extramusicales. Tout un monde physique et métaphysique à habiter.

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    La musique de George Crumbest une musique qui n’enferme pas : c’est une invitation à investir son propre imaginaire par le truchement du sien. Ainsi, dès le début de Black Angels / Thirteen Images from the Dark Land (1970), où les cordes du Quatuor Hanson trouent violemment le silence par leurs staccatos et glissandos suraigus et criards, redoublés mais pianissimo, jusqu’au mutisme. Dans cette première section, « Threnody I : Night of the Electric Insects », d’une minute et demie, les insectes électriques sont les Black Angels du titre général, à comprendre métaphysiquement comme les anges déchus, et, politiquement par le compositeur Robert Greenberg, comme les hélicoptères américains qui ont noirci le ciel du Vietnam. Le titre est assez explicite, il s’agit d’un thrène, et l’opus a été composé en 1970, « in tempore belli », comme l’a noté George Crumb. La pièce était d’ailleurs écrite originellement pour « quatuor électrique » et réclamait un maximum de réverbération. En réalité, elle est toujours interprétée par un quatuor amplifié et dérivé. Dans le livret, Anton Hanson explique avoir travaillé avec le réalisateur en informatique Étienne Dumoulin afin de trouver l’équilibre qui ne nuirait pas à la grande expressivité des motifs. Auprès des cordes et de l’électronique s’invitent, sporadiquement, gongs, maracas, verres de cristal, cris et chuchotements. Ici, le rôle traditionnel du violoniste a éclaté. Quant au sous-titre – Treize Images du Pays sombre –, il indique une succession de tableautins plutôt qu’une véritable narration, même s’il y trois parties – « Departure », « Absence » et « Return », qui sont, de l’aveu du compositeur, les trois étapes du voyage de l’âme. Chacune de ces parties comporte un « Threnody » numéroté : autant de points de suspension (sections 1, 7 [symboliquement le Bien] et 13 [symboliquement le Mal) de l’arche que forme la composition entière, ainsi que l’indique encore le musicien. Il est vrai que l’ensemble donne une impression de flottement, de fuite dans le silence – comme une sorte de vie après la mort, cette dernière planant continument. Comme on le voit, la symbolique du nombre est ici importante, à tel point que Black Angels se présente comme un palindrome musical, car les effectifs des treize sections sont successivement les suivants : quatuor, trio, duo, solo, duo, trio, quatuor, trio, duo, solo, duo, trio, quatuor. De la même façon, hauteurs, intervalles, durées, références et citations ont une forte valeur symbolique et entrent en résonance avec les titres auxquels ils appartiennent : sons saturés, musique bruitiste (section 4, « Devil Music »), triton (section 4), les « trilles du Diable » de la sonate en sol mineur de Tartini (section 7, « Threnody II : Black Angels ! »), le « Dies Irae » du Requiem grégorien (section 5, « Danse Macabre »), le début du deuxième mouvement du Quatuor La Jeune Fille et la Mort de Schubert (section 6, « Pavana Lachrymae », première de la deuxième partie, « Absence »), une (sublime) sarabande originale (section 8, « Sarabanda de la Muerte Oscura »), glissandi aller-retour en pizzicati (sections 11 et 12, « Ancient Voices » et « Ancient Voices [Echo])… La pièce se referme sur ce sur quoi elle s’était ouverte : « Threnody III : Night of the Electric Insects ». On l’aura compris : cette musique très expressive, hantée par de multiples fantômes, mixant très habilement les techniques et les époques, ménage sans cesse des effets saisissants. La mise en son est magnifique.

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    La magie opère également dans la superbe Makrokosmos III / Music for a summer evening pour deux pianos amplifiés et percussions (1974), mais différemment puisqu’ici importent surtout les recherches sonores et que les instruments sont autres. La référence à Bartók et la source d’inspiration qu’a été sa Sonate pour deux pianos et percussion vont d’ailleurs dans ce sens. Dans le livret, le percussionniste Rodolphe Théry insiste sur l’importance que revêtait pour George Crumb les sonorités métalliques et la dimension circassienne du jeu de l’interprète induite ici par l’étonnante variété des percussions : xylophone, timbale, tam-tam, claves, wood-blocks, cymbales, crotales, cloches tubulaires, bols tibétains, pierres de prière tibétaines, flûte à coulisse, ou encore mâchoire d’âne. En même temps, les titres des cinq mouvements sont très évocateurs : « Nocturnal Sounds [The Awakening] », « Wanderer-Fantasy », « The Advent », « Myth » et « Music of the Starry Night ». Bref, un monde très habité – et comment ! – où priment tout au long le travail sur le timbre et l’expressivité. Et en même temps… Comment ne pas saisir d’emblée que tout ici est mystère et que tout est à la fois nécessaire ? Le compositeur lui-même parle de « drame cosmique » (à ce propos, il faut de nouveau saluer le travail sur la sonorisation, laquelle ouvre un espace infini). Écouter la musique de George Crumb n’est jamais un simple divertissement, au sens pascalien, mais une épreuve qui peut nous emmener loin. Justement, embarquons ! Tout d’abord pour les « Nocturnal Sounds [The Awakening] », où s’entendent les traits précipités et si brefs des deux pianos sonorisés auxquels font échos les percussions. Tout un monde sonore grouillant qui ne développe rien, mais finit par enfler avant de disparaître dans le decrescendo de sons cristallins. C’est certain, Bartók est présent par le caractère essentiellement percussif de ce mouvement. « Wanderer-Fantasy » s’ouvre sur le son solitaire de la flûte à coulisse, comme l’appel d’un berger céleste, que rejoint un piano discret et un peu mélancolique, légèrement soutenu par diverses percussions, l’ensemble évoquant un carillon. Puis réexposition par la flûte à coulisse de sa mélopée venue d’une autre sphère. Conclusion avec les pianos, qui dans le grave, ont la solennité, le hiératisme et le caractère sombre de la Sonate de Bartók. Encore plus énigmatique et plus beau est le troisième mouvement : « The Advent ». C’est une véritable cérémonie, comme une lente procession (un avènement dit le titre), qui marie des voix flottantes doublant les notes faites par les cloches tubulaires et les pianos grattés directement sur les cordes comme des guitares avec les ongles ou la pulpe des doigts. Du jamais ouï ! « Myth », moins emphatique, n’en est pas moins cérémoniel, mais l’on est passé du côté de l’Orient, plus précisément du Japon, avec ses cris comme des kiaïs, ses soupirs, son archet courant sur une cymbale, ses roulements de timbale, ses claves de plus en plus fortes, ses furtifs bols tibétains, sa flûte méditative… : tout une liturgie où chacun prend le relais sur fond de silence. « Music of the Starry Night », le dernier des mouvements et le plus long (12:16), est une œuvre en soi, résumant tout l’art de George Crumb. C’est, entre passages nocturnes et intrusions brutales de percussions métalliques, une pluie rafraîchissante tombant d’un ciel étoilé (le titre). Johann Sebastian Bach s’entend brièvement, fondu dans un halo de bruits d’ailes battant à toute volée. Se souvenir est si important pour Crumb ! Et son inventivité est à chaque minute incroyable. Rêvons-nous, sommes-nous bien éveillés ? À quel point l’étrangeté peut nous paraître familière, si belle et si plénière !

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    L’originalité et la profondeur de la musique, la qualité d’interprétation, l’amplification par l’électronique, la prise de son, le témoignage enthousiaste des musiciens dans le livret, sans oublier la jolie pochette cartonnée grise et jaune, tout concourt à faire de ce disque une très heureuse surprise. Le résultat est exceptionnel _ et c’est bien sûr à relever !

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    George Crumb (1929-2022) :

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    Black Angels / Thirteen Images from the Dark Land (1970) ;

    Makrokosmos III / Music for a Summer Evening pour deux pianos amplifiés et percussions (1974).

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    Quatuor Hanson (Anton Hanson, violon ; Jules Dussap, violon ; Gabrielle Lafait, alto ; Simon Dechambre, violoncelle) ;

    Philippe Hattat et Théo Fouchenneret, piano ; Emmanuel Jacquet et Rodolphe Théry, percussions.

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    1 CD B Records. Enregistré à Deauville, à la chapelle des Franciscains, les 7 et 10 juillet 2021.

    Notice français-anglais.

    Durée : 61:10

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    À suivre…

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    Ce dimanche 21 août 2022; Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le magnifique Francesco Corti poursuit son Intégrale jubilatoire des Concertos pour Clavecin de Johann-Sebastian Bach…

    Aprés les superlatifs _ cf mon article très admiratif du 21 mai dernier : « « … _ CDs Pentatone PTC 5186 837 et PTC 5186 889 des volumes I et II des « Bach Harpsichord Concertos » de Fransco Corti et Il Pomo d’Oro,

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    et en attendant le volume IV,

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    voici que le volume III de ces « Bach Harpsichord Concertos » Pentatone PTC 5186 966 de Francesco Corti, Andrea Buccarella, vient satisfaire superbement nos espérances…

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    De même que celles de Jean-Charles Hoffelé en son article « Énergie« , avant-hier 18 août, sur son site Discophilia.

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    ENERGIE

    La plus décoifffante _ dynamique, jubilatoire _ intégrale des Concertos pour clavecin de Bach ?

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    Ce n’est pas ce troisième volume, emporté par une inextinguible énergie, qui viendra amoindrir les surprises des deux premiers volumes dont j’ai déjà rendu compte ici. D’ailleurs, il y a une vraie surprise, un « nouveau concerto » inspiré à Francesco Corti par un fragment qui lui aura mis la puce à l’oreille.

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    Bach aurait-il pensé à un Concerto supplémentaire ? Le fragment ramenait à la Sinfonia de la Cantate BWV 35 qui est un petit concerto pour orgue. La direction à prendre et le matériau étaient trouvés pour compléter le visage resté inachevé du Concerto BWV 1059 où le hautbois régnait en maître. Proposition somptueuse, dont il faut espérer qu’elle passera au répertoire.

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    Ailleurs toujours, la même alacrité _ oui _ dans les mouvements vifs et la même élégance native _ oui _ dans les Andante, Adagio, Sicilienne où se marient les lignes flamboyantes des deux clavecins, celui d’Andrea Buccarella n’étant pas en reste, tous rayonnants dans l’orchestre fluide, versicolore d’il pomo d’oro.

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    Vite _ et vivement ! _, la suite !

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    LE DISQUE DU JOUR

    Johann Sebastian Bach(1685-1750)

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    Concerto pour deux clavecins en ut mineur, BWV 1062
    Concerto pour deux clavecins en ut majeur, BWV 1061
    Concerto pour clavecin et hautbois en ré mineur, BWV 1059 (reconstruction : Corti)
    Concerto pour deux clavecins en ut mineur, BWV 1060

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    Andrea Buccarella, clavecin II
    Emmanuel Laporte, hautbois
    Il pomo d’oro
    Francesco Corti, clavecin I, direction

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    Un album du label Pentatone PTC5186966

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    Photo à la une : le claveciniste Francesco Corti – Photo : © 2019 Caroline Doutre

     

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    Ce samedi 20 août 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

     

  • Une radieuse « Messe en Si mineur » de Bach par un René Jacobs magnifiquement inspiré : une réalisation discographique irrésistible…

    Harmonia Mundi nous propose une radieuse « Messe en Si mineur » de Johann-Sebastian Bach _ HMM 902676.77 _ par le RIAS Kammerchor et l’Akademie für alte Musik Berlin, sous la direction magnifiquement inspirée de René Jacobs.

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    Voici le très juste article « Retour vers le futur » que cette lumineuse et jubilatoire réalisation discographique vient de suggérer ce jour à Jean-Charles Hoffelé sur son site Discophilia : 

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    RETOUR VERS LE FUTUR

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    Voici quasi trente années, déjà avec le chœur du RIAS et l’Akademie, René Jacobs enregistrait pour Berlin Classics une Messe en si demeurée trop peu repérée. Pourtant, côté solistes, elle affichait Hilevi Martinpelto, Bernarda Fink, Axel Köhler, Christoph Pregardien, Matthias Goerne et Franz-Josef Selig, excusez du peu.

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    Jacobs aurait pu en rester là, mais remettait l’ouvrage devant les micros au mois d’août 2021 dans l’acoustique plus chaleureuse de la Bürgenhaus de Neuenhagen, l’exact opposé de la radiance un peu froide la Jesus-Christus-Kirche qui avait accueilli les sessions de 1992.

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    Quelle différence ! Solistes dans le chœur, tempos fusants pour mieux inonder de lumière le grand vaisseau polyphonique, rythmes pointés qui font danser _ voilà! _ les exultations et rayonner _ voilà ! _ la prière, Jacobs fait de sa Messe en si un culte solaire, ouvragé avec un quasi bel canto.

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    Cette relecture festive _ oui _ devra être mise en regard de son premier essai, au ton plus strictement religieux : aujourd’hui, une spiritualité enivrante _ oui _ s’est emparée de l’œuvre, ouvrant grandes ses ailes.

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    Magnifique _ c’est dit.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Johann Sebastian Bach (1685-1750)
    Messe en si mineur, BWV 232

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    Robin Johannsen, soprano
    Marie-Claude Chappuis, mezzo-soprano
    Helena Rasker, contralto
    Sebastian Kohlhepp, tenor
    Christian Immler, baryton

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    RIAS Kammerchor
    Akademie für alte Musik Berlin
    René Jacobs, direction

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    Un album de 2 CD du label harmonia mundi HMM 902676.77
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    Photo à la une : le chef René Jacobs – Photo : © Johannes Berger

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    Qui pourrait résister à une telle joie contagieuse ?..

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    Ce vendredi 19 août 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa