Auteur/autrice : francislippa

  • Une excellente entrée dans l’oeuvre zébrée de Bela Bartok : le regard de Peter Szendy en son entretien avec Philippe Venturini à propos de son récent « Abécédaire Béla Bartok »…

    Le 4 juin dernier,

    en son émission de France-Musique « Sous la couverture » consacrée aux livres sur la musique,

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    Philippe Venturini a reçu le philosophe et musicologue Peter Szendy à propos de son tout récent livre-abécédaire « Béla Bartok (1881-1945) un abécédaire ennuagé« , paru le 14 avril 2022, aux Éditions de la Philharmonie de Paris.

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    En voici, à écouter, les passionnantes 28′ 40″ du podcast ;

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    ainsi que la page le concernant telle qu’elle est accessible sur le web :

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    France Musique, studio 361 ... Peter Szendy, professeur à l’université de Brown & Philippe Venturini, jornaliste, producteur de l'émission (g. à d.) ©Radio France - Annick Haumier / RF

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    France Musique, studio 361 …
    Peter Szendy, professeur à l’université de Brown & Philippe Venturini, jornaliste, producteur de l’émission (g. à d.) ©Radio France – Annick Haumier / RF
    Résumé
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    « Folkloriste, pionnier de l’ethnomusicologie, nationaliste, héraut de la modernité, pianiste & compositeur, Béla Bartók reste difficile à qualifier en quelques mots, tant son parcours fut riche et son œuvre foisonnant, tous deux marqués par le tumulte de son temps …«  Philippe Venturini

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    « C’est pourtant le parti qu’a choisi Peter Szendy, mon invité, pour dessiner, à travers un abécédaire, un portrait original et personnel d’un des plus grands musiciens du 20e siècle. » Philippe Venturini

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    A comme Astéroïde… B comme Barbe-Bleue… C comme Cerfs …

    Suivre l’alphabet pour explorer la musique et la pensée de Béla Bartók, Pourquoi pas ?

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    L’occasion d’une collecte qui lui ressemble, lui qui a sillonné les villages d’Europe, muni d’un phonographe à manivelle pour en archiver les patrimoines musicaux. La vie de Béla Bartók, traversée de nuages sonores et visuels, ces nuages qui recouvrent le texte sous forme de dessins au crayon, à la gomme par Anri Sala…

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    De Peter Szendy & Anri Sala : « Béla Bartók (1881-1945) Un abécédaire ennuagé« – Collection Supersoniques n°6 >Éditions de la Philharmonie de Paris

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    France Musique, studio 361 ... Peter Szendy & Philippe Venturini (g. à d.)
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    France Musique, studio 361 … Peter Szendy & Philippe Venturini (g. à d.)

    © Radio France – Annick Haumier / RF
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    Peter Szendy, professeur en humanités à l’université de Brown, État de Rhode Island-USA. Conseiller pour les Éditions de la Philharmonie, et il a été le commissaire de l’exposition Le Supermarché des images, Galerie nationale du Jeu de Paume, Paris (février-juin 2020).

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    Peter Szendy, ses publications récentes : Pour une écologie des images (Minuit, 2021) ; Coudées : quatre variations sur Anri Sala (Mousse Publishing, 2019) ; Le Supermarché du visible : essai d’iconomie (Minuit, 2017) ; À coups de points : la ponctuation comme expérience (Minuit, 2013)

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    France Musique, studio 361 ... Peter Szendy & Philippe Venturini (g. à d.)
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    France Musique, studio 361 … Peter Szendy & Philippe Venturini (g. à d.)

    © Radio France – Annick Haumier / RF

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    Anri Sala crée des œuvres mêlant image, architecture, son. Son travail a fait l’objet d’expositions monographiques, notamment au Kunsthaus Bregenz (2021), Buffalo Bayou Park Cistern à Houston (2021), Centro Botín à Santander (2019), Mudam à Luxembourg (2019), Castello di Rivoli à Turin (2019).

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    2013, Anri Sala, a représenté la France à la 55e Biennale de Venise & a participé à des expositions collectives, des manifestations internationales, dont la 57e Biennale de Venise (2017).

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    France Musique, studio 361 ... Peter Szendy & Philippe Venturini (g. à d.)
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    France Musique, studio 361 … Peter Szendy & Philippe Venturini (g. à d.)

    – Annick Haumier / RF
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    ♫ Sous la couverture – Générique

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    Coffret label Erato
    Coffret label Erato

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    ♪ Domenico Scarlatti (1685-1757) : Sonate K 453 – Scott Ross, clavecin ‎– Album “Domenico Scarlatti – L’Œuvre pour clavier”‎ – Coffret label Erato 75436

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    ♫ Sous la couverture – Programme

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    Béla Bartók at the Piano …

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    ♪ Béla Bartók (1881-1945) :10 pièces faciles pour piano BB 51 Sz 39 – n°10. Danse de l’ours (Bear Dance) Béla Bartók, piano– Label Warner Classics 190296729317/19

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    1991, recorded at Orchestra Hall, Chicago, USA …

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    Label Deutsche Grammophon
    Label Deutsche Grammophon

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    ♪ Béla Bartók (1881-1945) :Cantate Profane Sz 94. Chicago Symphony Chorus & Orchestra, direction Pierre Boulez – Album « Bartók : The Wooden Prince / Cantata Profana (1992) » – Label Deutsche Grammophon 435863-2

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    1994, recorded at Orchestra Hall, Chicago, USA … .

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    Label Deutsche Grammophon
    Label Deutsche Grammophon

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    ♪ Béla Bartók (1881-1945) :Le Mandarin merveilleux Op. 19 Sz 73 – Lever de rideau. Chicago Symphony Chorus & Orchestra, direction Pierre Boulez – Album « The Miraculous Mandarin Op . 19 , Sz 73 / Music For Strings , Percussion And Celesta Sz 106 (1994) » – Label Deutsche Grammophon 447747-2

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    ♪ Franz Liszt (1811-1886) :Ungarische Nationalmelodien S243 – Prélude Allegretto. Leslie Howard, piano – Album « Liszt : Fantasies, paraphrases et transcriptions de chants et hymnes nationaux – Label Hyperion CDA 66787

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    Soit une excellente entrée à l’idiosyncrasie bartokienne !

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    Ce dimanche 17 juillet 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Quelques nouvelles des superbes miniatures italiennes de Bernard Plossu, en conversation discrète avec François-Marius Granet, cet été 2022 au Musée Granet, à Aix-en-Provence

    Très simplement ceci :

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    Les miniatures italiennes de Bernard Plossu

    Bernard Plossu
    …Bernard Plossu
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    Bernard Plossu, Villa Medicis, 2001, collection particulière. © Bernard Plossu.
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    « L’Italie des paysages est ancrée en moi. Depuis toujours, avec une loupe, je regarde les arrière-plans _ voilà ! _ des grands tableaux classiques, les villages, les châteaux, les collines surtout, souvent peintes dans des teintes brunes » écrit Bernard Plossu dans son ouvrage Voyages italiens publié en 2004. L’Italie pour ce photographe né à Đà Lạt, au Sud du Viêt Nam, c’est une histoire de famille qui remonte à loin, « je me sens très italien à cause de la couleur de ma peau et de mes cheveux. » Son arrière-grand-mère était d’Urbino, cette commune où dit-il dans un entretien réalisé par Bruno Ely et publié dans le livre de l’exposition « Plossu – Granet, Italia Discreta » : « je rêve toujours d’aller et ne suis toujours pas allé. »
    C’est en février 1970, à l’âge de vingt-cinq ans et en voiture que Bernard Plossu se rend pour la première fois en Italie. « C’était donc en hiver, il pleuvait à torrents et j’ai attrapé une grippe carabinée à Rome avant d’aller à Pompéi encore sous la pluie. C’était un Pompéi sombre. Il n’y avait personne, j’étais avec une petite amie à l’époque et on nous a ouvert Pompéi et là je me suis dit, là, il se passe quelque chose ! » Avant l’Italie, c’était un peu la famille, mais surtout le cinéma, comme beaucoup de jeunes Français de sa génération, il avait été marqué par les films de Don Camillo.
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    Bernard Plossu, Rome, 1980, collection particulière. © Bernard Plossu.
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    François-Marius Granet, Vue prise à la Villa Médicis, 1er tiers du XIXe siècle, musée Granet, Aix-en-Provence. © Claude Almodovar / Musée Granet, Ville d’Aix-en- Provence.
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    François-Marius Granet, Vue du monastère des Capucins et de l’arbre de San Felice à Tivoli, musée Granet, Aix-en-Provence. © Claude Almodovar / Musée Granet, Ville d’Aix-en-Provence.
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    Bernard Plossu, Florence, 1993, collection particulière. © Bernard Plossu.
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     « Je me souviens être arrivé de nuit à Gênes, et je n’en croyais pas mes yeux de voir sur le port tous les feux allumés – c’était en hiver, les prostituées du port se chauffaient avec des braseros, et tout… On s’est retrouvés là-dedans, j’étais avec ma copine, où dormir ? Je ne m’en souviens plus en fait. » De ce premier séjour, il a quelques images comme une photographie en noir et blanc de Pompéi sous la pluie. Il s’installe ensuite aux États-Unis, sur les hauts plateaux du Nouveau-Mexique pour « un long séjour américain » dont on peut retrouver des images dans l’ouvrage So Long. Vivre l’Ouest américain 1970/1985 publié par les éditions Yellow Now.
    « Je suis retourné à Rome en 1979 en provenance du Nouveau-Mexique. Puis, nouveau séjour romain en 1980. À partir de 1985, j’ai fait au moins une bonne quarantaine de petits séjours partout en Italie, en Toscane, en Ligurie particulièrement. Basé à La Ciotat, je pouvais y aller en voiture ou en train… » Le photographe se prend de passion pour l’Italie. Il se rend partout, « des paysages de montagne près de Cuneo, à la frontière du col de l’Arche, c’était à Chialvetta, jusqu’en Sicile ou en Sardaigne. » Ces séjours italiens, il ne les arrêtera jamais, sauf pendant la période du Covid.
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    François-Marius Granet, Intérieur d’une cour à Tivoli, musée Granet, Aix-en- Provence. © Claude Almodovar / Musée Granet, Ville d’Aix-en-Provence. / Bernard Plossu, Lucca, 2009, collection particulière. © Bernard Plossu.
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    Féru de littérature italienne, Bernard Plossu lit tout, du polar à la poésie, et principalement des auteurs contemporains où un certain « humour italien » lui plaît, « un humour qui touche au drame de la vie et qu’on peut résumer en une expression, quand tu lèves les sourcils : “Ecco !” C’est comme ça ! Et ça, c’est très italien, tu vois : il t’arrive un truc terrible, et tu arrives à le prendre ainsi. » La peinture italienne le captive également : Campigli, Sironi, De Chirico, Melli, de Pisis, Scipione. « Quand je suis en Italie, je vais dans les musées. Dans n’importe quelle ville, je trouve toujours un peintre que je ne connais pas, ou deux ou trois, avec souvent des catalogues à cinq euros parce qu’ils ne sont pas connus et que personne n’en veut. »
    Dans l’exposition « Plossu – Granet, Italia Discreta », les commissaires Bruno Ely et Pamela Grimaud créent des liens _ voilà _ entre les photographies de Bernard Plossu et les peintures de François-Marius Granet. « Deux siècles les séparent, mais deux amis s’étaient rencontrés. » écrit Pamela Grimaud. Peintre emblématique de la ville d’Aix, François-Marius Granet (1775-1849) fut lui aussi inspiré et fasciné par Rome et l’Italie. « L’un et l’autre ont parcouru la campagne romaine, poursuit-elle, happés par la lumière qui anime le paysage contemplé. La qualité de l’espace devant soi, les valeurs de clair-obscur, les rapports du plein et du vide, autant de critères que le peintre et le photographe ont souhaité donner à voir, appareil Nikkormat ou carnet de croquis à la main. »
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    Bernard Plossu, Rome, 1979, collection particulière. © Bernard Plossu.
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    François-Marius Granet, Ruines d’un arc du Colisée à Rome, musée Granet, Aix-en-Provence. © Claude Almodovar / Musée Granet, Ville d’Aix-en-Provence.
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    Bernard Plossu photographie l’Italie en 50mm, « ce qui est l’unité de ton de Corot et des œuvres italiennes de Granet (…) Au 50 mm, c’est impossible de faire de l’effet, il n’y a ni la distorsion du grand angle, ni l’aplatissement du téléobjectif, c’est l’objectif photographique au plus près de l’œil. » Ruelles chargées d’histoire, de culture, de mémoire, paysages suspendus dans le temps, Bernard Plossu travaille principalement en noir et blanc, mais expérimente parfois la couleur à travers le tirage Fresson qui donne un rendu délavé, granuleux, doux et presque poudré à ses images. Une soixantaine de lavis et d’aquarelles du peintre François-Marius Granet sont mises en regard au Musée Granet avec plus de cent photographies de Bernard Plossu, pour la plupart inédites, des petits tirages, « mes miniatures dit-il, (qui) sont sans doute miniatures pour respecter ce côté miniature des fonds de tableaux. Tout d’un coup, je suis en train d’y penser (…) En général, quand on fait quelque chose, pour que ce soit bien, il faut que ce soit plus fort que soi, c’est-à-dire complètement inconscient, et c’est exactement ce qui m’a fait photographier l’Italie. »
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    « Plossu – Granet, Italia Discreta » au Musée Granet, Pl. Saint-Jean de Malte, 13100 Aix-en-Provence, dans le cadre du Grand-Arles Express, jusqu’au 28 août 2022.
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    Plossu – Granet, Italia Discreta est publié par les Éditions Filigranes et le Musée Granet, 192 pages, 29€.
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    François-Marius Granet, Vue du torrent de Santa Scolastica sur le chemin de San Benedetto Subiaco, musée Granet, Aix-en-Provence © Claude Almodovar / Musée Granet, Ville d’Aix-en-Provence.
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    Bernard Plossu, Barga, Toscane, 2009, collection particulière. © Bernard Plossu.
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    Ce samedi 16 juillet 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Quand la forêt de l’Eden, ou quasi elle, brûle… Si près du Pyla et ses villas parmi les pins…

    La forêt de l’Eden,
    ou plutôt la partie de la forêt usagère de La Teste, qui la jouxte, à peine plus au sud, et qui, elle, est bel et bien encore en train de brûler,
    à peine plus au sud, aussi, juste derrière, que les belles villas du Haut-Pyla, à La Teste,
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    m’évoque bien sûr l’Eden de la famille de René et Marcel Dulas dont parle Hélène Cixous dans les livres qu’elle écrit, non loin de là, dans sa maison d’écriture des mois de juillet-août, des Abatilles-Arcachon _ voir, par exemple, et entre plusieurs autres, « Défions l’augure« , ou encore « Nacres _ cahier«  _ :
    une fermette de résiniers.
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    Cf le détail sur cet Eden-ci en mon article du 17 octobre 2019 : «  ».
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    Et regarder/écouter la vidéo de notre entretien à la Station Ausone le 23 mai 2019 à propos de son magistral « 1938, nuits« …
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    L’Eden est en effet le nom de cette partie juste au nord de la forêt usagère de La Teste (-de-Buch) où sont nés et où ont vécu les Dulas,
    amis (ou hommes-à-tout-faire bienveillants et efficaces) d’Hélène quand elle réside non loin de là, tout près, aux Abatilles (d’Arcachon)…
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    Cf par exemple ce passage, à la page 83 du « Nacres » d’Hélène Cixous, à propos de René Dulas, dit Tontus, et des promenades avec les enfants d’Hélène au Natus-de-Haut :
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    « 17 octobre 2017
    Tontus est mort. En apparence. Pif _ Pierre-François, le fils d’Hélène _ me raconte longuement la légende de Tontus René Dulas et le royaume d’Éden (l’habitation des onze Dulas dans la forêt des Landes, hommes des bois, sans école, qui ne vont dans la société extérieure et hostile que pour le service militaire). Mes enfants, élevés _ c’est dit _ par ces forts de la nature, sur le Natus. Natus, nom propre du Bourrier.
    Aller au Natus, expression _ conservée telle quelle  _ de leur enfance.
    Au lieu-dit Natus-de-Haut, le Bourrier créé en juillet 1916 au cimetière national de La Teste, tout ça mes enfants, sous les ordres des Dulas, Chef Tontus, l’ignorent, ils vont au Natus comme à l’Éden, l’Éden des enfants sauvages est un mont de débris immondices de la ville, écharnures, morceaux de carcasses d’avions, casques de guerre. »
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    Et il se trouve aussi qu’une avenue très discrète, presque secrète _ il est très aisé de la manquer, outrepasser son embranchement sans la repérer pour la prendre, et y monter… _, aux splendides villas parmi les magnifiques pins, s’appelle, et en hommage à cette jungle perdue située à son sud-est quelques kilomètres plus loin, Avenue de L’Eden
    _ c’est en vérité un chemin sinueux et étroit qui serpente, ne cesse de grimper et redescendre, parmi les pins ; et dessert ses diverses villas ; et c’est aussi un paradis… _,
    dont je connais un heureux propriétaire, Raphaël Vialard, de l’une de ces superbes villas, qui s’en fait le très intéressant et exhaustif, passionnant, historien, au Pyla.
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    Et très souvent je pense à tout cela, si fragile, avec ces pins, dès que la chronique évoque quelque incendie de forêt, même ailleurs qu’en Gironde…
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    Et voilà que maintenant c’est quasi cet Eden-là même qui brûle, en la forêt usagère de La Teste, à peine plus au sud que la majestueuse grande dune du Pyla, sans qu’on parvienne jusqu’ici à en circonscrire l’incendie…
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    Et donc je me demande si l’amie Hélène Cixous réside cet été, aussi, en sa chère maison d’écriture, aux Abatilles ;
    et bien sûr comment elle va…
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    Je pense aussi à mes amis Dumora, Bernadette et Jean-Pierre, et à leur si belle maison du Haut-Pyla : quasi en surplomb de l’Eden… Et guère loin, donc, de l’incendie présent en la forêt usagère : à peine un peu plus plus au sud, derrière l’extrémité méridionale de la grande dune du Pyla…
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    À cette heure-ci, il ne fait que 34° à Bordeaux, au lieu des 38° d’hier.
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    Ce vendredi 15 juillet 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa
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    P.s. :
    ce samedi matin, à 8h, le maire de La Teste, interviewé à la télévision, fait le point sur l’extension du feu de la forêt usagère de La Teste, et donne le nombre de 3 150 hectares à cette heure brûlés…
  • Pour apprécier au mieux les plus belles interprétations discographiques de ce chef d’oeuvre de la musique orchestrale de Bela Bartok, qu’est son éblouissante « Musique pour cordes, percussions et célesta », de 1936…

    Éprouvant le vif désir de confronter diverses interprétations de ce chef d’œuvre du volet orchestral de Bela Bartok qu’est sa « Musique pour cordes, percussions et célesta » de 1936,

    j’ai recherché, parmi les très riches ressources qu’offre le web, le podcast d’une émission de la Tribune des Critiques de Disques de France-Musique qui lui aura été consacrée.

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    Et c’est ainsi que très vite je suis tombé sur le podcast _ d’une durée de 118′ _ de l’émission du 26 mai 2013 de l’émission « Le Jardin des Critiques« , où intervenaient, dirigés par le producteur Benjamin François, les critiques Jean-Pierre Derrien et Jean-Charles Hoffelé, et la musicologue, spécialiste de l’œuvre de Bartok _ elle avait publié le 7 novembre 2012 le « Bela Bartok » de chez Fayard… _, Claire Delamarche.

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    Les interprétations confrontées étaient dirigées par

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    _ Marin Alsop, en 2009, pour Naxos (CD 8.572486) ;

    _ Michael Gielen, en 2005, pour Hänssler Classics (CD 93127) ;

    _ Nicolas Harnoncourt, en 2001, pour RCA (CD 82876 59326 2) ;

    _ Georg Solti, en 1981, pour Decca (CD 478 4240) ;

    _ Esa-Pekka Salonen, en 1989, pour Sony (CD SK 62598) ;

    _ et Pierre Boulez en 1994, pour Deutsche Grammofon (CD 447 747-2)…

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    Une émission, bien entendu, tout à fait passionnante

    pour nous aider à mieux goûter un tel éblouissant _ et singulier ! _ chef d’œuvre orchestral,

    et un pareil sommet de toute la musique _ et pas seulement celle du XXe siècle !!!

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    Ce jeudi 14 juillet 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa