Auteur/autrice : francislippa

  • La très très grande classe, et la très très haute élévation, de la « Missa Veni Sancte Spiritus » de Pierre de Manchicourt (Béthune, c. 1510 – Madrid, 1564) par Gli Angeli Genève dirigés par Stephan MacLeod : une musique pour les anges…

    C’est une interprétation-incarnation de très grande classe, et de très très haute élévation, de la« Missa Veni Sancte Spiritus » de Pierre de Manchicourt (Béthune, ca. 1510 – Madrid, 6 octobre 1564), que viennent nous offrir ce mois de septembre-ci Gli Angeli Genève, sous la direction de leur chef Stephan MacLeod, avec le splendidissime CD Aparté AP 429 « Manchicourt –Missa Veni Sancte Spiritus«  – enregistré à Genève au mois de janvier 2026…

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    De ce même très grand compositeur de la Renaissance franco-flamande, était aussi très récemment paru l’également très très beau CD Ramée RAM 2401 « Requiem for an Empereur – Missa de Requiem – Pierre de Manchicourt » de l’Utopia Ensemble – enregistré à Anvers du 10 au 12 février 2024…

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    Une musique divine pour les Cieux,

    qui nous transporte, nous élève et nous mène très très haut dans la plus angélique en même temps que sereine jubilation…

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    Et admirez ceci, bien trop bref…

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    Jusqu’ici j’admirais supérieurement Josquin des Prés (Beaurevoir, ca. 1450 – Condé-sur-l’Escaut, 17 août 1521),

    Pierre de la Rue (Tournai, ca. 1460 – ?, 20 novembre 1518),

    Nicolas Gombert (La Gorgue, ca. 1495 – ?, ca. 1556) ;

    je leur adjoins désormais le tout aussi divin, et leur égal, Pierre de Manchicourt (Béthune, ca. 1510 – Madrid, 6 octobre 1564)…

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    D’une splendeur irénique !

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    Ce lundi 28 septembre 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Poursuite de la publication par Le Palais des Dégustateurs d’Eric Rouyer, des enregistrements du grand Carlos Païta (1932 – 2015), avec un 10e CD, un superbe CD PDD 055 « Mahler – Symphonie 6 », enregistré live à Liège le 21 novembre 1997 ; ou les enjeux très existentiels d’une œuvre et d’une interprétation diablement incarnées…

    Ce dimanche 27 septembre,

    j’ai le très vif plaisir de faire part de la poursuite de la publication par Le Palais des Dégustateurs du cher Éric Rouyer, des très marquants enregistrements symphoniques – articulant superbement le feu et la parfaite  justesse… – du grand Carlos Païta (Buenos Aires, 10 mars 1932 – Genève, 19 décembre 2015),

    avec un 10e CD que je viens tout juste de recevoir :

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    le superbe CD PDD 055 « Mahler – Symphonie 6 » – enregistré live à Liège le 21 novembre 1997 avec l’Orchestre Philharmonique de Liège… – ,

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    après les 9 précédents marquants  CDs de Carlos Païta, fidèlement publiés par le Palais des Dégustateurs,

    soient les CDs PDD :

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    036 « Chostakovitch n°8 – Bruckner n°8« ,

    037 « Tchaikovsky n°4 – n°6″,

    039 « Moussorgski/Ravel – les Tableaux d’une exposition  – Berlioz – la Symphonie Fantastique« ,

    040 « Brahms n°1 – violin Concerto – Beethoven n°5 et n°8« ,

    043 « Bruckner n°9« ,

    045 « Dvorak n°7 – n°8 – n°9 – Janacek – Taras Bulba « ,

    050 « Mozart n°40 – Richard Strauss – Une Vie de héros« ,

    051 « Chausson Op. 20 – Dukas – la Péri – Lekeu – Adagio pour Quatuor d’orchestre« ,

    et 052 « Mahler n°1 – Wagner – extraits symphoniques du Crépuscule des dieux « …

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    Le livret de ce nouveau CD comporte aussi, aux pages 3 à 9, une très intéressante présentation bien détaillée signée par Jean Lacroix,

    intitulée « Carlos Païta, un Argentin en Belgique« ,

    avec, aussi, une belle photographie, prise en 1990 – probablement après un concert, et pour la signature d’un autographe… – , de Carlos Païta, alors âgé de 58 ans, et Éric Rouyer, alors âgé de 24 ans – il est né à Grenoble au mois de juin 1966 – ,

    tous deux très souriants…

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    Éric Rouyer

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    Cf aussi cet intéressant entretien sur Opus 132 d’André Franck avec Eric Rouyer et André Hirt, pour Pizzicato :

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    « Intensité existentielle » – Carlos Païta dirige la Sixième Symphonie de Mahler

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    18/09/2026

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    Le label français Le Palais des Dégustateurs publie un enregistrement en direct – live : en concert le 21 novembre 1997 – de la Symphonie n° 6 de Gustav Mahler, interprétée par l’Orchestre philharmonique de Liège sous la direction de Carlos Païta.

    Remy Franck a réalisé cet entretien avec le musicologue André Hirt et l’éditeur Eric Rouyer.

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    Quelles ont été les circonstances du concert avec le 6e de Mahler à Liège ?
    Eric Rouyer : Ce concert a été rendu possible en 1997 grâce au soutien du Crédit Communal de Belgique et à l’engagement d’une grande personnalité à qui il faut rendre hommage : Paul Beusen (1944-2023). Initialement le Requiem de Berlioz avait les faveurs du Maestro, puis l’idée d’affronter cette 6ème symphonie de Mahler devint une évidence. Carlos Païta refusa au denier moment que le concert fut radio diffusé et enregistré, et menaça même de tout annuler ; et il fallu l’intervention décisive de son fils Alexandre afin de le persuader du contraire – ouf ! Ce fut son dernier concert, et il avait la prémonition de ce défi ultime puisqu’il confiera dans sa loge à son fils : j’espère que ce n’est pas le dernier. Dès la fin de l’interprétation vous l’entendrez dire Merci à l’orchestre. Il venait pour la première fois de mettre un genou à terre face au destin, et nous conservons des témoignages déchirants et profondément émouvants des musiciens qui ont alors livré une fabuleuse bataille afin de suivre ses indications et permettre de déchirer le destin avec ces coups de marteau terrifiants qui en font une interprétation unique qui se termine dans une aspiration vers la résignation et le vide.

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    Où sont, d’après-vous, les points forts de l’interprétation?
    André Hirt : La 6ème de Mahler est déjà en elle-même « tragique », pour une fois l’intitulé et la réputation conviennent, et l’investissement existentiel est tel qu’on ne sort pas d’une pareille expérience d’écoute sans perdre ses mots, voire s’évanouir toutes les images et les représentations qu’on pouvait se faire d’une telle œuvre. D’une certaine manière, cette interprétation, en l’état unique, comme souvent avec Carlos Païta (Celibidache en prendrait presque ombrage), nous fait nous demander ce que pourrait être une interprétation par le Maestro de la IX° Symphonie de Mahler (on sait qu’il l’a exécutée à Washjngton avant son divorce avec les USA).

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    Quelles sont vos conclusions si vous comparez son interprétation à celles de Bernstein /Vienne 1988, ou Abbado/Berlin 2005 ?
    André Hirt : Il existe tellement de versions majeures, à commencer par celle de George Szell (c’est par elle que j’ai découvert l’œuvre, et en y prêtant à nouveau l’oreille, cette version est très correcte, et je rends ainsi hommage à ce grand chef estimable et courageux), puis, surtout, pendant très longtemps, celle de Sir John Barbirolli, pour finir, parmi les choix hasardeux, Kondrashin et Karajan (je n’évoque pas les plus récentes, même celle de Currentzis). Mais, jamais, la partition n’aura été aussi fouillée, non pas formellement, mais dans ses intentions existentielles – voilà ! – que dans cette unique version disponible de Carlos Païta. Cela dit, je conserve un faible pour les versions de Bernstein, toujours surprenant et authentique.

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    Savez-vous si Païta a dirigé d’autres symphonies de Mahler en dehors des symphonies nos. 1, 2, 6 et 9 ?
    André Hirt : Il a dirigé les quatre. Mais également la 3ème dans des conditions très particulières qui mériteraient qu’on s’y attarde longuement tellement son interprétation est encore hors-norme. Les meilleurs et les plus indulgents, ainsi le supposent-ils, diront qu’il s’agit d’un document, les plus avertis reconnaîtront à la fois des maladresses dues à un orchestre qui n’était sans doute pas au niveau, mais qui parvient, ce faisant, à dégager de l’œuvre sa vérité, peut-être même, dans sa violence, comme jamais (l’hymne à la nature est aussi marquée par son deuil, pire encore, la destruction à laquelle on est en train de la soumettre) sa leçon pour l’avenir, écologiquement s’entend.
    Car dans la musique, on entend plus que ce qu’on entend, on y rencontre l’Histoire, la pensée, et même une vision politique de la nature.

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    André Hirt

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    Que pouvez-vous dire par rapport au répertoire de Païta? Y-a-t-il de œuvres majeures dans lesquelles vous ne le voyez pas du tout ? Oui, autrement formulé : quel genre d’œuvres lui convenait le mieux ?
    André Hirt : Je ne sais pas, et je ne désire surtout pas préjuger depuis qu’on a entendu Carlos Païta, grâce à son fils Alexandre et à la générosité et la passion d’Éric Rouyer, dans Dukas et Lekeu. Carlos Païta était chéri par Ernest Ansermet, c’est tout dire ! Il aimait la musique française, comme en témoigne sa passion pour Berlioz ( un tempérament si proche du sien), la Fantastique et puis sans doute son unique tentative à l’opéra avec La Damnation de Faust). Mais ce sont les sentiers du romantisme, y compris tardif, qui l’ont attiré – voilà ! – , avec Beethoven, Schubert, Wagner (des extraits orchestraux seulement, mais sublimes !), Brahms et Bruckner surtout, et puis Mahler, à un moment, dans les années 80, où en France du moins, il demeurait un inconnu. (À cet égard, la frénésie programmatique autour de Mahler, en ce moment, a quelque chose d’opportuniste et de peu authentique, comme une gélification et une banalisation, je veux dire une esthétisation au lieu d’une vitalisation existentielle – un distinguo bien utile – telle que Carlos Païta a su l’insuffler). Cela, pour dire que Carlos Païta serait plus malheureux encore aujourd’hui, dans les conditions actuelles de l’interprétation et de la mise en marché de la musique qu’à son époque dont il perturbait déjà les codes naissants, d’où son obscurcissement médiatique persistant (désormais anéanti grâce au Palais des Dégustateurs – voilà ! – ), impuissant néanmoins devant la vénération qu’on n’a cessé de lui porter en raison, disons les choses directement, de son honnêteté – oui : son irréfragable désir de justesse.

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    Carlos Paîta a divisé les opinions de son vivant, et il continue de le faire aujourd’hui. Que dites-vous â ceux qui prétendent qu’il est trop brutal ?
    André Hirt : Carlos Païta n’est pas davantage « brutal » – en effet – , mais je comprends ce que vous voulez dire. Je crois que ses interprétations sont, au sens littéral et strict, une plongée – en quelque sorte consubstantielle – dans les œuvres, une osmose – d’incarnation de l’interprétation – au sein desquelles la vie se jouait et se rejouait quant à son sens – voilà… L’intention est de rejoindre le fracas d’un son disparu, celui d’une percée dans ce que le monde et l’Histoire ne savent pas – et ne veulent pas – proposer, qui nous rend métaphysiquement insatisfaits. Carlos Païta est l’un de ces chefs, comme quelques rares autres, dont les visions sont à prendre ou à laisser –oui. Sauf que si on « laisse », la musique échappe et perd sa dimension en s’abandonnant aux rituels mondains – voilà, voilà – des concerts – à ne pas surtout déranger de leur confort attendu – pour une appréciation purement esthétisante – voilà ! – , et par conséquent inconsistante – hélas.

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    Ce dimanche 27 septembre 1026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Annonce de la parution d’un magnifique album Mompou par le pianiste catalan Emili Brugalla, pout le label Llum : à découvrir toutes affaires cessantes…

    Hier 25 septembre, est paru sur le site de ResMusica un article de Jean-Marc Petit intitulé « Le sublime impressionnisme sans brumes » de Federico Mompou« ,

    un compositeur que tout simplement je vénère et porte au pinacle…

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    Le sublime « impressionnisme sans brumes » de Federico Mompou

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    Le pianiste catalan consacre un magnifique album à la musique poétique et intime – ô combien ! – de son compatriote .

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    Pas besoin de beaucoup de notes pour atteindre – voilà ! – l’expression la plus intense. Toute sa (longue) vie, le compositeur catalan aura essayé d’atteindre à l’essentiel – voilà ! -, à la profondeur la plus pure, sans excès, avec humilité et simplicité – absolument. Tout son œuvre de est ainsi constitué de miniatures – oui – , essentiellement pour piano, poétiques et intimes, mystérieuses et fascinantes – oui, oui, oui – , où l’essentiel – voilà, voilà – se trouve parfois dans le silence entre les notes – tout cela est de la plus parfaite justesse. Ce souci de l’épure verra son apogée avec le cycle de la Musica Callada (Musique silencieuse – je dirais plutôt « tue« , « retenue« … -), composé – en 4 cahiers – entre 1959 et 1967.

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    Le pianiste catalan a préféré s’intéresser – ici – aux œuvres de « jeunesse » de Mompou, sans doute moins austères, mais tout aussi fascinantes dans leur science des sonorités, leurs couleurs harmoniques fluctuantes, dans leur « impressionnisme sans brumes » comme le qualifie le pianiste dans son excellente notice (malheureusement seulement accessible aux anglophiles).

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    Paradoxalement, débute son récital par l’œuvre la plus « spectaculaire » et atypique de Mompou, les treize Variations sur un thème de Chopin de 1938. A partir du thème – déjà – très épuré du Prélude n°7 de Chopin, déroule une succession de variations rêveuses. Il y a même comme la sensation d’improvisations jazzy dans les intermèdes les plus lents des variations 4, 6 et 8. Emili Brugalla, sur un magnifique Steinway ayant appartenu à Arthur Rubinstein, saisit à merveille la subtilité – parfaitement humble en même temps que très raffinée – des différentes atmosphères. Le jeu est tout en finesse, avec un toucher subtil – oui ! – et un travail sur la pédale jamais – surtout pas ! – envahissant.

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    Le récital se poursuit avec les toutes premières œuvres éditées de Federico Mompou : Impresiones intimas (1911) et Cants magics (1919). Composées à l’âge de 17 ans – c’est dire… – , les Impressions intimes sont autant d’aquarelles subtiles. On y trouve des « Oiseaux tristes » (Pajaro triste), bien différents de ceux de Maurice Ravel. Pas plus qu’il n’y a d’exotisme dans l’humble Gitano. Tandis qu’un merveilleux Secreto nous est susurré à l’oreille, par la magie d’un Emili Brugalla tout en nuances. Les Cants màgics nous emmènent dans une autre forme de spiritualité. Mompou crée la musique d’un rituel imaginaire pour évoquer le mystère de la nature. Les cinq pièces de ces Chants magiques sont autant d’incantations païennes. Les mélodies, simples, sont soutenues par des accords sur un rythme délibérément répétitif qui souligne l’envoutante magie de ces pièces. Il y a aussi la présence inaltérable des cloches, dont le son a bercé l’enfance de Federico Mompou, fils d’un fondeur de cloches – en effet. Le « swing » naturel d’Emili Brugalla permet également de rapprocher cet univers sonore fluctuant de celui du jazz. Il y a du Bill Evans et du Thelonius Monk dans la mélopée envoutante du « Profond-Lent » (n°3 des Cants màgics).

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    L’introspection surnaturelle est également au rendez-vous du cycle Charmes, composé à Paris en 1920 – cf Paul Valéry… Ces Charmes envoûtants sont autant d’incantations (« Pour endormir la souffrance« , « Pour pénétrer les âmes« , « Pour inspirer l’amour« …) où Mompou est déjà en recherche de l’économie extrême dans la musique, sans jamais lasser – c’est du très grand art, et dans la plus parfaite humilité.

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    Et c’est sur la pointe des pieds, avec les merveilleuses Trois Variations de 1921, que s’achève ce disque, porte d’entrée idéale pour découvrir la musique hors du temps et des modes – d’éternité ! – de Federico Mompou.

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    Frederic Mompou (1893-1987) : Variations sur un thème de Chopin, Impresiones intimas, Cants màgics, Charmes, Trois variations.

    Emili Brugalla, piano.

    1 CD Llum.

    Enregistré à Zaragoza (Espagne) en juillet 2024.

    Notice de présentation en anglais.

    Durée : 63:31

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    Très vite à déguster !

    Après Mompou lui-même, et Josep Pons…

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    Ce samedi 26 septembre 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La force fulgurante des regards fascinants des très très grands portraits de Serge Labegorre (suite)…

    Les regards exacerbés des visages le plus souvent presque hallucinés des très très grands portraits, déjà par leur format, et puis par leurs couleurs très vives, en plus de la foudre de leurs traits souvent comme à la hache, de Serge Labegorre, ont une force proprement fulgurante, qui très intensément fascine, et très très profondément, qui se laisse d’abord accrocher, et puis  durablement attacher, et peut-être même à jamais, par eux, ces regards-là…

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    C’est absolument fascinant ! Quelle extraordinaire et très rare force de peinture possèdent ces portraits-la de Serge Labegorre !..

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    Ce vendredi 25 septembre 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa