Auteur/autrice : francislippa

  • La merveille des Octuors de Mendelssohn et Enesco : une bonne piqûre de rappel !

    Ce jour, mercredi 29 juillet 2020,

    un très bon article de Jean-Charles Hoffelé, sur son site Discophilia,

    intitulé Jeunesses,

    vient rappeler à notre bon souvenir

    l’excellence de deux Octuors que nous chérissons tout particulièrement :

    deux chefs d’œuvre merveilleux, l’un et l’autre ;

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    l’Octuor en mi bémol Majeur, op. 20 (composé en 1825), de Felix Mendelssohn (Hambourg, 3 février 1809 – Leipzig, 4 novembre 1847) ;

    et l’Octuor en ré Majeur, op. 7 (composé en 1900), Georges Enesco (Liveni, 19 août 1881 – Paris, 4 mai 1955).

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    voici l’article que Jean-Charles Hoffelé consacre au CD Bis 2447,

    dans l’interprétation, ici, de la réunion du Gringolt Quartet et le l’Ensemble Meta4 :

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    JEUNESSES

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    Couplage logique mais audacieux, huit cordes, en fait deux quatuors _ réunis _, pour capturer les ardeurs de deux génies _ oui ! absolument ! _ dans leurs primes jeunesses _ Mendelssohn avait 14 ans (!), et Enesco, 18. Mais les mettre en regard peut être dangereux : les fusées claires, le giocoso doré, les inventions d’après Bach ou Mozart que Felix Mendelssohn tissent dans ce qui pourrait être une grande sérénade de plein air, demandent des archets souples et vifs, comme à revers de ceux, plus ménétriers, plus dans les cordes, qu’Enesco exige : il note attaca à chaque début de mouvement, ses archets mordent, là où ceux de Mendelssohn s’envolent _ jolie formulation.

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    Eh bien les deux quatuors réunis par BIS et placés sous le magister d’Ilya Gringolts, réussissent l’un comme l’autre : Mendelssohn danse sur les pointes, pénétré d’un constant esprit de scherzo, alors que leurs archets abrasent les quatre poèmes ardents où Enesco semble défier avec avidité Beethoven lui-même : écoutez la fougue âpre du Scherzo, écoutez surtout cette valse folle aux lacis harmoniques délétères.

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    Enesco pensait l’œuvre comme une symphonie de chambre (et Schönberg n’est parfois pas si loin), arrachant au chef qui mit au point la création : « C’est horriblement beau ». Tout le génie d’Enesco, parfait jusque dans la folie, y rayonne, transfiguré dans cette lecture âpre, radicale, enivrante….

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Felix Mendelssohn-Bartholdy (1809-1847)

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    Octet en mi bémol majeur,
    Op. 20, MWV R 20

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    Georges Enesco (1881-1955)

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    Octet à cordes en ut majeur, Op. 7

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    Gringolts Quartet
    Meta4

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    Un album du label BIS Records 2447

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    Photo à la une : les membres du Gringolts Quartet et de Meta4 – Photo : © DR

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    Je possède plusieurs versions de ces deux Octuors, que j’adore

    et porte au pinacle,

    l’un comme l’autre ;

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    œuvres de deux génies de la musique,

    oui, j’adhère parfaitement à ce qualificatif de Jean-Charles Hoffelé.

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    Cf, par exemple, mon article du 17 octobre 2009, à propos de l’interprétation éclatante et enchanteresse de ces deux mêmes Octuors de Mendelssohn et Enesco, au (merveilleux !) Festival Spannungen, de Heimbach (in le somptueux (et indispensable !) coffret de 20 CDs C AVI 8553163) :

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    Et en post-scriptum à cet article du 17 octobre 2009, j’ajoutais :

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    « Est parue aussi, cette année 2009, une très belle version de l’ »Octuor » de Georges Enesco, pour orchestre, réalisée par le chef Lawrence Foster, et interprétée tout aussi brillamment par l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, dirigé par Lawrence Foster » (en un très beau CD Virgin Classics « Enescu String Octet – Violin Sonata N° 3 » : n° 50999 519312 2 3)…

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    Des enthousiasmes à partager

    sans mesure !

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    Vous grimperez aux rideaux…

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     Ce mercredi 29 juillet 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Josef Suk (1929 – 2011), violoniste : fils de Josef Suk (1901 – 1951), ingénieur ; petit-fils de Josef Suk (1874 – 1935), compositeur ; arrière-petit-fils de Josef Suk ( 1827 – 1913), maître d’école et chef de choeur ; et d’Antonin Dvorak (1841 – 1904), compositeur

    Sous le titre de Suk de jeunesse,

    …

    Jean-Charles Hoffelé, sur son très riche site Discophilia,

    présente un recueil de 6 CDs

    que le label Supraphon consacra,

    peu après le décès de Josef Suk, le violoniste (Prague, 8 août 1829 – Prague, 7 juillet 2011), et en vibrant hommage à ce merveilleux violoniste tchèque,

    à un choix d’excellents enregistrements de jeunesse (1956 – 1966) de ce dernier

    pour le label Supraphon.

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    Le voici :

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    SUK DE JEUNESSE

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    Pour rendre hommage à Josef Suk qui venait de s’éteindre _ le 7 juillet 2011 _, Supraphon, son éditeur historique auquel il restera farouchement fidèle, ne cédant qu’à Decca par amitié pour Julius Katchen (leurs Brahms sont restés immaculés, intemporels), à EMI pour un Concerto de Beethoven exigé par Sir Adrian Boult et une intégrale des Sonates et Partitas de Bach qu’il voulait à toute fin (et que Warner vient de rééditer), Supraphon regroupa en un beau petit coffret à l’iconographie choisie des enregistrements de la décennie 1956-1966.

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    Josef Suk, toujours accaparé par son rôle de primarius dans le Quatuor de Prague et de son Trio _ le Trio Suk _ décida en 1953 de se consacrer à son activité de soliste. On sait que le directeur artistique de Supraphon ne fut pas pour peu dans cette décision : il lui ouvrit les portes des studios, qu’il enregistre ce qu’il désirait !

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    Et c’est un jeune homme de vingt-six ans qui commença à engranger sa discographie choisie, patiemment construite : l’intégrale des Sonates _ pour violon et piano _ de Beethoven (avec Panenka, modèle de style) _ in le coffret de 4 CDs Supraphon SU 4077-2, enregistré au Rudolfinum, à Prague, en octobre 1966 et novembre 1967 ; et j’en possède une édition de 2012 _ viendra plus tard ; la grande théorie des concertos aussi.

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    L’archet diseur, les timbres cirés, l’air entre les cordes _ voilà _, et dans la rigueur du beau jeu d’une haute école où les souvenirs de Váša Příhoda et de Jan Kubelík paraissent, cette nostalgie immanente partout, ici dans une Sonate de Debussy où le violon est comme tenu par Pan, là dans ce chef-d’œuvre _ certes ! _que sont les Quatre Pièces de Josef Suk _ le grand-père (1874 – 1935) du violoniste (1829 – 2011) ; un compositeur que personnellement j’aime vraiment beaucoup ! Et voici un lien au podcast de cet enregistrement ! _ ou dans la ballade métaphysique, quasi faustienne, de la Sonate de Janáček ; mais allez d’abord au chant sensuel du Rondo de Schubert (avec Panenka, le classicisme et l’intensité de ce piano ! Supraphon devrait lui consacrer un coffret !), au Duo de Mozart avec l’alto de Škampa et aux Sonates de Brahms, où son art parfait et si vivant irradie : ce son est d’une présence _ tout est là _, d’une beauté !

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    LE DISQUE DU JOUR

    Josef Suk
    Early Recordings

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    Antonín Dvořák (1841-1904)

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    4 Pièces romantiques pour violon et piano, Op. 75, B. 150
    Sonatine pour violon et piano en sol majeur, Op. 100, B. 183
    Sonate pour violon et piano en fa majeur, Op. 57, B. 106

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    Josef Suk (1874-1935)

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    4 Pièces pour violon et piano, Op. 17

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    Leoš Janáček (1854-1928)

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    Sonate pour violon et piano

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    Bedřich Smetana (1824-1884)

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    De la patrie, JB 1:118 (2 Pièces pour violon et piano)

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    Jaroslav Ježek (1906-1942)

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    Sonate pour violon et piano (1933)

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    Bohuslav Martinů (1890-1959)

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    Duo pour violon et violoncelle No. 1, H. 157
    Duo pour violon et violoncelle No. 2, H. 371

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    Edvard Grieg (1843-1907)

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    Sonate pour violon et piano No. 3 en ut mineur, Op. 45

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    Robert Schumann (1810-1856)

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    Abendlied, Op. 85 No. 12 (version pour violon et piano)

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    Ottorino Respighi (1879-1936)

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    Sonate pour violon et piano en si mineur

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    Johannes Brahms (1833-1897)

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    Sonate pour violon et piano No. 1 en sol majeur, Op. 78
    Sonate pour violon et piano No. 2 en la majeur, Op. 100
    Sonate pour violon et piano No. 3 en ré mineur, Op. 108
    Valse en la majeur, Op. 39 No. 15 (version pour violon et piano)

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    Franz Schubert (1797-1828)

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    Sonatine pour violon et piano en ré majeur, Op. 137 No. 1
    Duo pour violon et piano en la majeur, Op. 162

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    Claude Debussy (1862-1918)

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    Sonate pour violon et piano, L. 148
    Clair de lune (No. 3, extrait de la “Suite bergamasque”, L. 82 ; arr. pour violon et piano)
    La plus que lente, L. 128 (arr. pour violon et piano)

    …
    Francis Poulenc (1899-1963)

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    Sonate pour violon et piano, FP 119

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    César Franck (1822-1890)

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    Sonate pour violon et piano en la majeur, FWV 148

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    Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)

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    Duo pour violon et alto en si bémol majeur, K. 424

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    Arthur Honegger (1892-1955)

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    Sonatine pour violon et violoncelle, H. 80

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    Zoltán Kodály (1882-1967)

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    Duo pour violon et violoncelle, Op. 7

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    Josef Suk, violon
    André Navarra, violoncelle
    Milan Škampa, alto
    Alfréd Holeček, piano
    Jan Panenka, piano
    Josef Hála, piano

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    Un coffret de 6 CD du label Supraphon SU4075-2
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    Photo à la une : le violoniste Josef Suk – Photo : © DR

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    Je ne possède pas ce coffret Supraphon de 6 CDs.

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    Mais, je possède

    et le coffret Supraphon des 10 Sonates pour violon et piano de Beethoven, par Josef Suk et Jan Panenka (SU 4077-2), publié la première fois en 1968 ;

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    et un double CD Supraphon (SU 3959-2) publié en 2008,

    comportant des enregistrements de 3 des 10 Trios avec Piano de Beethoven,

    les Trios n° 3, en ut mineur, op.1/3,

    n°5, en ré Majeur, op. 70/1 (dit des Esprits),

    et n° 7, en la bémol Majeur, op. 97, (dit Á l’Archiduc) ;

    ainsi que  le Trio n°1, en si bémol Majeur, op. 99, de Schubert ;

    …

    tous les quatre enregistrés à Prague :

    les deux premiers, au Studio Domovina, du 4 au 8 avril 1963 ;

    et au Rudolfinum _ j’ai assisté à un concert en cette merveilleuse salle _,

    du 29 août au 1er septembre 1961, pour le Trio A l’Archiduc,

    et du 7 au 9 septembre 1964, pour le Trio de Schubert.

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    Avec Jan Panenka, au Piano ;

    Josef Suk, au Violon ;

    et Joseph Chuchro, au Violoncelle.

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    Le violoniste Josef Suk (Prague, 8 août 1929 – Prague, 7 juillet 2011),

    ici honoré,

    est le fils de Josek Suk, ingénieur (19 décembre 1901 – 29 novembre 1951) ;

    le petit-fils de Josef Suk, compositeur (Krecovice, 4 janvier 1874 – Benesov, 29 mai 1935) ;

    et l’arrière-petit-fils de Josef Suk, maître d’école et chef de chœur (Neustupof, 9 septembre 1827 – Krecovice, 14 avril 1913),

    ainsi que l’arrière-petit-fils, aussi _ par sa grand-mère Otilie Dvořáková (Prague, 6 juin 1878 -Krecovice, 5 juillet 1905) _, d’Antonin Dvorak, compositeur (Nelahozeves, 8 septembre 1841 – Prague, 1er mai 1904).

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    La Bohème chante en eux.

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    Ce mardi 28 juillet 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Pour les gourmands : quelques unes des meilleures pâtes à savourer quand vous serez à Rome…

    Mon bref passage _ avant hier _ Via Margutta avec Enrico Todi,

    m’a mis un peu en appétit

    d’italianité romaine…

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    Bientôt, je suis tombé sur un article, dans le Figaro du 22 juillet dernier, de Lucie Tournebize,

    qui m’a mis l’eau à la bouche ;

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    le voici :

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    Rome : quatre plats de pâtes à goûter absolument

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    La carbonara, l’amatriciana, la gricia et la cacio e pepe sont des recettes incontournables de la cuisine italienne. Nos quatre adresses _ romaines _ sans chichi et savoureuses.

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    Par Lucie Tournebize
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    Publié le 22 juillet 2020 à 08:00, mis à jour le 23 juillet 2020 à 17:29
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    À Rome, les recettes de pâtes se transmettent de génération en génération.
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    À Rome, les recettes de pâtes se transmettent de génération en génération. Adobe Stock / pfeifferv

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    La famille, c’est important dans les trattorie romaine. Et pas seulement parce qu’on est aux fourneaux de grand-mère en fils ou de père en fille. Mais aussi parce qu’un drôle d’air de famille semble unir les spécialités présentées au chapitre primi piatti des menus. Carbonara, amatriciana, gricia, cacio et pepe : quatre variations autour des pâtes et de quelques ingrédients, qui donnent à chaque plat son caractère.

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    Leur gène commun vient des brebis : c’est le pecorino romano, un fromage produit sur les collines autour de Rome. À cette spécialité au goût légèrement piquant, s’ajoutent selon les cas le guanciale (joue de porc séchée et poivrée), les œufs ou la tomate. Venus des montagnes entre le Latium et les Abruzzes, ces plats étaient le pain quotidien des bergers _ voilà ! _ qui partaient en transhumance chargés de produits à longue conservation.

    Rome s’est approprié _ oui _ ces spécialités rustiques et leur réserve une place d’honneur dans sa gastronomie _ de même qu’aux abats… Nous avons sélectionné quatre restaurants où vous pourrez expérimenter chacun de ces plats cousins.

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    La carbonara de Nabil Hassen Hadj chez Roscioli

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    La carbonara de Roscioli a été élue la meilleure d'Italie en 2008.
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    La carbonara de Roscioli a été élue la meilleure d’Italie en 2008. Facebook / Salumeria Roscioli

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    Roscioli c’est un restaurant mais c’est avant tout une famille. Présente depuis 1824 dans le centre de Rome, elle ouvre tour à tour un forno(boulangerie) puis une salumeria (épicerie fine) où sont également servis les généreux plats de la tradition romaine.

    Cette bonne table s’est distinguée en 2008, lorsque la carbonara de Roscioli, préparée par le chef Nabil Hassen Hadj, reçoit le prix de meilleure d’Italie, faisant de ce plat la pierre angulaire du menu. Mais qu’est-ce qu’une carbonara, pour les Romains ?

    Certainement pas un plat à base de crème, exclue de la liste des ingrédients. Mais plutôt des œufs fouettés avec le pecorino, le guanciale saisi à la poêle, croquant à l’extérieur et fondant à l’intérieur, et beaucoup de poivre. Parce que carbonara viendrait de carbone, le charbon en italien. Le résultat est crémeux, piquant et fondant à la fois : un délice qui se déguste le long du comptoir où reposent les produits disponibles à la vente à emporter.

    Roscioli. Via dei Giubbonari, 21. Du lun-sam 12h30-16h et 19h-minuit. Tél. : +39 06 687 5287. Réservation indispensable. https://salumeriaroscioli.com/


    La gricia de Claudio Gargioli, chez Armando al Pantheon

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    La recette de gricia d'Armando al Pantheon repose sur trois ingrédients : guanciale, pecorino et poivre.
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    La recette de gricia d’Armando al Pantheon repose sur trois ingrédients : guanciale, pecorino et poivre.Facebook / Armando al Pantheon

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    La gricia, « c’est la mamma ». Du guanciale, du pecorino, du poivre. Une recette simple, puissante, entière. Claudio Gargioli, qui tient le restaurant ouvert par son père Armando en 1961, estime qu’elle se prépare « avec les yeux, le nez et les oreilles ». Exit le chronomètre, place à l’expérience. Et aux produits sourcés : pâtes de la petite fabrique toscane Martelli, pecorino Lopez en direct des campagnes romaines, et guanciale de Montefiascone, au nord de Rome.

    Des ingrédients harmonieusement unis pour un résultat crémeux et piquant, grâce au poivre que le chef aime toaster à part, pour en libérer les arômes. On s’en régale dans la petite salle aux murs lambrissés et aux nappes blanches, en s’imaginant l’époque où Jean-Paul Sartre aimait la fréquenter pour jouer aux cartes avec la clientèle.

    Armando al Pantheon. Salita dei Crescenzi, 31. 12h30-14h45 et 19h-23h. Fermé le dimanche. Tél. : +39 06 6880 3034.

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    L’amatriciana selon Arcangelo Dandini, à L’Arcangelo

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    Le chef Arcangelo Dandini tient sa passion pour la cuisine de sa grand-mère.
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    Le chef Arcangelo Dandini tient sa passion pour la cuisine de sa grand-mère. Facebook / Ristorante L’Arcangelo

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    Fille de la gricia, l’amatriciana naît sur d’anciennes terres du Latium, rattachées aujourd’hui à la région des Abruzzes. Dans le village de montagne d’Amatrice, la gricia s’enrichit de tomate. Rome, jamais rassasiée, s’empare du plat qui devient un classique de la capitale, figurant dans la majorité des menus. Arcangelo Dandini, chef du restaurant l’Arcangelo, a déjà tranché : « c’est mon plat préféré ! ».

    Sa grand-mère, lectrice de Pellegrino Artusi (grand auteur culinaire italien), lui a transmis sa passion pour la cuisine. « Qui dit tradition dit aussi mouvement : mon amatriciana n’est pas la même que celle de ma grand-mère, le monde change ». À commencer par les tomates, ingrédient que le chef aime varier pour tirer bénéfice des milles variétés disponibles selon les saisons. Dans son établissement non loin du Vatican, son amatriciana se déguste sur des bucatini (une variété de gros spaghettis percés d’un trou) ou des gnocchis.

    L’Arcangelo. Via Giuseppe Gioachino Belli, 59. Lun-vendredi 13h-14h et 20h-23h et samedi 20h-23h. Fermé le dimanche. Tél. : +39 06 321 0992.

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    La cacio e pepe de Felice, au Testaccio

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    Des pâtes, du pecorino, du poivre et un filet d'huile d'olive : difficile de faire recette plus simple que la cacio e pepe.
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    Des pâtes, du pecorino, du poivre et un filet d’huile d’olive : difficile de faire recette plus simple que la cacio e pepe. Facebook/Felice a Testaccio

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    C’est une institution en vue dans le quartier depuis l’ouverture du restaurant par Felice Trivelloni en 1936. Aller dîner chez Felice, même s’il n’est plus aux commandes de l’établissement, est une garantie pour le palais des Romains. Encore plus si l’on y déguste une cacio e pepe. Sur le papier, c’est la plus simple des spécialités romaines. Du pecorino finement râpé et du poivre, un filet d’huile d’olive : voilà pour les ingrédients.

    On les accommode avec une variété toute romaine de pâtes, les tonnarelli, d’épais spaghettis frais, choisis dans leur version acqua e farina chez Felice -comprenez, sans œufs.

    La dernière étape de la préparation, la mantecatura (mot difficile à traduire qui désigne la liaison de l’ensemble avec le pecorino) qui donne au plat toute son onctuosité, est réalisée par le serveur directement à votre table, sans verser une goutte sur la nappe immaculée. Un sans-faute.

    Felice a Testaccio. Via Mastro Giorgio, 29. 12h30-15h et 19h-23h30. Tél. : +39 06 574 6800. Réservation fortement conseillée.

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    et toi et toi …
    le 26/07/2020 à 10:35

    vi consiglio questa osteria a roma
    osteria da fortunata
    via del Pellegrino

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    Zéphirin Babouin chômeur volontaire
    le 25/07/2020 à 21:21

    Et la paiata pour les plus avancés dans l’art culinaire romain

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    grainamoudre
    le 25/07/2020 à 17:42

    Per una volta, faccio fiducia all’articolo del Figaro. Armando al Pantheon , un posto prediletto dai Romani !
    Il faut savoir lire ! Pour une fois, 4 grandes adresses. Merci

    …

    Casquivan
    le 25/07/2020 à 16:51

    Totole, ceux-ci sont des plats qu’on mange maison tous les jours, mais il y a plein de pâtes végétariennes en Italie. Vous devez vous renseigner. Si vous n’aimez pas le fromage, ce serait dur en Italie, comme en France. Je vous conseille pasta alla norma, pasta fredda avec caponata de legumes, des bruschettas pomodoro olive, des arancini siciliens etc.

    …

    Steak-frites

    le 25/07/2020 à 16:04

    Pour mesurer le niveau culinaire de l’Italie, vous pouvez aller manger pas cher au buffet de la gare Termini quand vous êtes à Rome, ou au restoroute. Vous constatez alors que ce qu’on vous sert écrabouille en niveau de qualité le 9/10e des brasseries parisiennes. Pour bien manger en Italie, ne suivez pas les guides, suivez les Italiens. Leur niveau d’exigence est tellement élevé qu’ils valent mieux que tous les guides du monde, qui ne vous aiguilleront jamais que vers des endroits « typiques » où vous ne tombez que sur des touristes.

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    testxyz
    le 22/07/2020 à 15:52

    « Rome s’est approprié ces spécialités rustiques et leur réserve une place d’honneur dans sa gastronomie » On prend un plat traditionnel, que le resto populaire du coin maîtrise à la perfection depuis plusieurs générations, on le « ré-invente » pour le mettre au goût du jour en jouant sur les textures, les couleurs et les saveurs, on travaille la présentation, et on obtient … quelque chose qui a un vague relent du terroir en cherchant bien, qui a surtout été uniformisé pour coller aux goûts internationaux de la grande gastronomie. Au final, si vous voulez voyager, c’est simple il suffit d’aller dans le plus petit bouiboui, aussi loin que possible de Rome, payer 5€ maximum le plat, et là vous aurez des saveurs authentiques. C’est le vrai plat que vous aurez dégusté, pas un truc hors de prix à la mode primé par des concours débiles. A noter que ceci est valable spécifiquement en Italie, où les resto de villages quasi vides surpassent presque toujours les gastros des grosses villes en terme de saveurs, pas en France où le turnover est plus important et où la qualité servie dans les petites enseignes est pour le moins … inégale.

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    A cet article du Figaro,

    j’ajoute ces liens-ci à 7 articles purement romains :

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    _ Le Megliori paste alla Carbonara di Roma 

    …

    _ Le migliori 30 paste all’Amatriciana di Roma 

    …

    _ Cacio e Pepe : ecco le 30 migliori di Roma

    …

    _ Pasta alla Gricia, ecco le 10 migliori di Roma 

    …

    _ Carciofi alla Giuda, ecco 10 ristoranti di Roma dove mangiare i megliori 

    …

    _ Ristoranti non turistici a Roma, Trattorie e locali dove mangiare bene 

    …

    _ Tra Top e Pop, ecco i migliori ristoranti de Roma

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    Bon appétit !

    et bon séjour à Rome !!!

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    Ce lundi 27 juillet 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • « Funérailles », l’océanique chef d’oeuvre symphonique de Lucien Durosoir en hommage aux Poilus de la Grande Guerre, superbement chroniqué par Res Musica

    Ce dimanche 26 juillet, sur le site de ResMusica,

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    voici que je découvre

    en m’en réjouissant, bien sûr !

    _ cf mon article du 11 novembre 1919 : … _

    une très belle chronique de Patrice Imbaud

    intitulée Échos de la Grande Guerre par Lucien Durosoir et Patrice Hersant ,

    consacrée au CD Hortus 736 : Sous la pluie de feu, de Philippe Hersant, & Funérailles, de Lucien Durosoir ;

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    un splendide CD

    qui vient clôturer en apothéose la très belle collection « Les Musiciens et la Grande Guerre« 

    que ce label Hortus a consacré aux Musiciens de 14-18

    _ ce CD en étant le volume XXXVI et dernier.

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    La voici :

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    Échos de la Grande Guerre par Lucien Durosoir et Philippe Hersant

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    Un grand merci à Patrice Imbaud et au site ResMusica

    de faire aussi justement largement partager

    la réjouissance tellement méritée de ces œuvres splendides !!!

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    Ce dimanche 26 juillet 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa