Auteur/autrice : francislippa

  • L’art subtil de chanter le français : Cora Vaucaire

    Dimanche dernier, 2 septembre,

    à l’émission Tour de chant, de Martin Pénet,

    d’une durée de 30 minutes,

    …

    premier volet d’une série de quatre

    consacrés à Cora Vaucaire :

    …

    Cora, l’intemporelle.

    …
    …

    Une leçon tout en douceur et délicatesse,

    mais ferme, claire et magnifiquement nette,

    de diction du français :

    …

    une pure merveille d’enchantement !
    …

    qui nous fait attendre avec impatience et gourmandise

    les trois suivantes

    les prochains dimanches,

    de 12h 30 à 13 h…

    …
    …

    Tour de chant
    PROGRAMMATION MUSICALE
    Dimanche 2 septembre 2018
    30 min
    …

    Cora Vaucaire l’intemporelle (1/4)

    Aucune formule ne peut résumer Cora Vaucaire, qui fut une interprète magistrale de la chanson française. On l’appelait « la dame blanche de Saint-Germain-des-Prés« , comme Juliette Gréco en était « la muse noire« .

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    Cora Vaucaire l'intemporelle (1/4)
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    Cora Vaucaire en 1965, © Getty / Keystone-France

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    Femme passionnée, à la fois hors normes et hors du temps, Cora Vaucaire échappe à toutes les classifications.

    Intemporelle, elle a mené une carrière sans concession, aux antipodes du show business et des hit-parades.

    Formée à l’école de la comédie, elle interprète chaque chanson comme une petite pièce de théâtre.

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    Programme musical

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    Comme au théâtre
    (document, INA 1971)
    (p & m : Roland Arday)

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    Vous oubliez votre cheval
    par Charles Trenet en 1938
    (p & m : Charles Trenet)

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    J’ai préféré dev’nir chanteuse
    par Agnès Capri en 1936
    (p : Michel Vaucaire – m : Rudolf Goer)

    …

    Chanson tendre
    (document INA, 1956)
    (p : Francis Carco – m : Jacques Larmanjat)

    …

    Tout en causant
    présenté par Michel Vaucaire
    (document INA, 1947)
    (p & m : Ferdinand-Louis Bénech et Ernest Dumont)

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    Les petits pavés
    (document INA, 1951)
    (p : Maurice Vaucaire – p : Paul Delmet)

    …

    Frédé
    présenté par Michel Vaucaire
    (document INA, 1952)
    (p : Michel Vaucaire – m : Daniel White)

    …

    Jardins de Paris
    enregistré à l’Ecluse
    (document INA, 1952)
    (p : Michel Vaucaire – m : Philippe-Gérar

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    L’équipe de l’émission :
    …
    • Martin Pénet  Production
    • Eric Lancien  Réalisation
    • Dorothée Goll  Collaboration

    Ce jeudi 6 septembre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Louis Couperin (1626 – 1661), oncle de François (1668 – 1733) : de magnifiques Nouvelles Suites de clavecin, par Christophe Rousset

     

    Après un excellent coffret de 2 CDs de François Couperin (1668-1733, le neveu)
    par Daniel Cuiller
    …
    voici que Harmonia Mundi nous offre aussi
    un double excellent CD Louis Couperin (1626-1661, l’oncle),
    Nouvelles Suites de clavecin,
    par Christophe Rousset :
    un album HMM 902501.02.

    …

    Nous ne sommes plus tout à fait au même siècle,

    mais la musique de Louis Couperin,

    _ lui qui fut un ami du génial Johan-Jakob Froberger (1616 – 1667),

    et un protégé de Jacques Champion de Chambonnières (1601 – 1672) _,

    est rien moins qu’un des sommets majeurs de TOUTE la musique française…

    …

    Indispensable !!!

    …
    …
    Ce mercredi 5 septembre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Lire une correspondance publiée : intensité et vérité _ ici, la Correspondance (1981-2017) de Pierre Bergounioux et Jean-Paul Michel

    Sans s’égarer-perdre, à ma façon idiosyncrasique, dans la jungle épaisse et contournée _ labyrinthique _ des détails,
    voici en deux mots, l’essentiel d’une puissante correspondance : « intensité et vérité » !
    …
    …
    Alors que je goûte personnellement peu _ et de moins en moins, avec l’âge _  les fictions
    (et la perte-fuite-épuisement, romantique ou surréaliste, dans les imaginaires _ dont je sépare radicalement le pouvoir positif, lui, d’imageance puissamment connectrice du penser ! _,
    …
    j’apprécie tout spécialement et très vivement les correspondances
    de plus ou moins _ et plutôt moins que plus : se regarder écrire est très contre-productif ! _ écrivains
    _ Madame de Sévigné ne l’était pas : seulement une écrivante libre, et selon ses strictes nécessités personnelles, et exquises fantaisies _,
    dans leur riche mélange, au fil de la plume rapide,
    du grain de l’essentiel parfois saisi au vol _ une grâce assez rare ! _
    et de la paille du quotidien des travaux et des jours _ avec ses humbles richesses, que la plume sait parfois clairement détacher… _ :
    à travers le grain subtil et somptueusement irisé (à son meilleur ! bien sûr…)
    de la peau plus ou moins fine des détails les plus triviaux,
    mais si riches de puissances pour qui sait les remarquer et faire parler-raconter-s’exhaler,
    …
    là précisément où
    en toute innocence apparente
    demeure-se terre-se cache le diable
    qui mène, discrètement, bien sûr, parfois le bal :
    …
    au lecteur de cette correspondance publiée,
    et à la suite _ par-dessus l’épaule _ du destinataire originel,
    de savoir lire
    et apprécier la pleine saveur du texte et sous-texte…
    …
    …
    Intensité et vérité : absolument !
    …
    …
    C’est ce que j’ai jadis apprécié dans ma lecture de l’ensemble des lettres conservées _ non détruites par sa petite-fille _ de Madame de Sévigné,
    à l’occasion du travail que je m’étais donné
    d’y repérer tout ce qui concernait la musique,
    …
    car elle et sa fille,
    en leurs lettres de trois fois la semaine quand, inquiètes de chacune, elles étaient séparées,
    se mettaient assez souvent à chanter (la mère ; et aussi le gendre) et danser (la fille)
    dans ces intenses missives !
    …
    Lettres chantantes et dansantes.
    …
    Chant et danse imprégnant, forcément, de leur puissante enivrante aura, tout le reste !
    …
    La gaieté est fondamentale dans toutes les activités _ sans exception _ des vivants humains !
    …
    …
    Ici,
    dans la correspondance des deux vieux amis (depuis leur classe terminale, en 1965-66 à Brive, au lycée Cabanis)
    _ à paraître le 13 septembre prochain, aux Éditions Verdier _
    que sont Pierre Bergounioux et Jean-Paul Michel,
    …
    maints supports se succèdent :
    lettres, bien sûr,
    mais aussi cartons d’invitation, cartes postales,
    et maintenant (régulièrement depuis 2009) les courriels,
    qui inclinent la plupart du temps à la brièveté.
    …
    Car l’un comme l’autre des deux amis travailleurs forcenés,
    ont bien d’autres chats à fouetter,
    ces deux aux tempéraments fortement contrastés : dissymétriques, inversés,
    complémentaires dans leurs divergences et différends animés même.
    …
    Chez ces deux forcenés du travail,
    le temps d’écrire une lettre est nécessairement compté _ et souvent même différé : pour gagner davantage de calme _ ;
    et la correspondance serait largement fonctionnelle,
    si leurs liens se réduisaient à l’ordre de l’utile voire du nécessaire : ce qui est assez rarement le cas ici.
    La cause à décisivement trancher est plus profonde et essentielle !
    …
    Non,
    nous avons plutôt affaire à une sorte de célébration sans cesse disruptive
    et même un peu mâtinée de vieille sauvagerie,
    par à-coups, piqûres de rappel de loin en loin, à l’occasion, de l’amitié
    de la part de deux écrivains consacrant le meilleur de leur très précieux temps à la réalisation de leur œuvre d’écriture ;
    …
    et, curieusement, du moins en première apparence, à fronts renversés,
    face au réel à décidément et fièrement capter
    (cf page 66, in la lettre du 19-5-1996) :
    …
    celui qui a longtemps enseigné la littérature au collège, et se réalise en prosateur : ses récits, et surtout, pour moi, son admirable Journal !,
    est passionnément épris de philosophie (Hegel, Descartes) et de sociologie ;
    …
    celui qui a longtemps enseigné (à mi-temps) la philosophie au lycée, et se réalise en poète (et éditeur),
    est passionnément épris de littérature et, plus encore, poésie (Hölderlin, Dante, Bonnefoy).
    …
    …
    A mes yeux,
    le meilleur de Pierre Bergounioux ici est le texte _ parfait ! _ de sa Préface (pages 7 à 11),
    intitulée, d’un mot emblématique en ses jeunes années de Jean-Paul Michel : « Allez ! » ;
    …
    et c’est Jean-Paul Michel qui, me semble-t-il, se livre le plus (et à fond) dans quelques missives ardentes un peu développées et suivies, ainsi que solidement argumentées
    de temps en temps…
    …
    …
    Voilà, pour commencer…
    …
    …
    Nous ne sommes donc pas tout à fait ici, et plutôt rarement, à hauteur du sublime Carnet de notes de Bergounioux ;
    auquel Jean-Paul Michel sait rendre parfaitement la grâce qu’il convient.
    …
    Cf sa magnifique lettre du 4 ou 5 octobre 2007, page 112, à propos de sa lecture du second volume parvenu, ou plutôt réceptionné par lui, le matin même, dans sa boîte postale bordelaise :
    …
    « De tous les compliments qu’il m’aura été donné de recevoir pour un livre,
    le plus grand aura été celui-ci :
    « Le jour où j’ai reçu votre livre, je n’ai pas été travailler »
    (Gérard Noiret, de La Quinzaine, en 1997, pour Le plus réel...).
    Eh bien le second volume de ton Carnet de notes vient de me jouer le même tour. Je l’ai pris à la boîte à 8 h 30 ce matin. J’y suis toujours… après avoir découvert que j’avais ni plus ni moins oublié mes deux heures de cours de 10 à 12 ! « .
    …
    …
    C’est donc là,
    me semble-t-il du moins à la première lecture _ je vais poursuivre _,
    davantage un document connexe à leurs biographies parallèles d’auteurs (gens-de-lettres)
    _ même si Jean-Paul Michel parle réellement très peu de lui et de son quotidien _
    qu’une (vraiment) œuvre propre,
    sur la durée de leurs deux existences depuis l’année marquante _ de l’éveil _ de la Terminale Philo de 1965-66…
    …
    …
    Retour aux critères d’intensité et vérité.
    …
    …
    Cependant existent bien là de tels puissants moments d’intensité et vérité…
    …
    comme c’est le lot en une correspondance,
    …
    dans le treillage
    de l’intensité la plus haute des idiosyncrasies des interlocuteurs
    vraiment amis
    et du quotidien en apparence le plus anecdotique…
    …
    …
    Pourquoi pas ?, donc…
    …
    Il suffit de patience, constance,
    et profonde fidèlité
    pour faire advenir-affleurer-s’épanouir parfois le principal
    qu’un véritable auteur est capable de donner à paraître et resplendir en son écriture.
    …
    Dans le dialogue-duel.
    …
    Intensité et vérité.
    …
    …
    Ce mardi 4 septembre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Un fantastique coffret Anatol Ugorski : quelle maestria pianistique ! quelle splendide évidence musicale…

    Deutsche Grammophone publie cet été un stupéfiant coffret _ DG 479 9923 _ de 13 CDs,

    consacrés au pianiste Anatol Ugorski,

    en des enregistrements (excellentissimes !) allant de 1991 à 2001 :

    …

    quelle maestria pianistique et musicale !!!

    quelle patte magistrale chez ce pianiste !

    …

    …

    Et cela dans un répertoire qui va de Beethoven à Messiaen,

    …

    via Mozart/Busoni,

    Weber,

    Mendelssohn,

    Schubert,

    Chopin,

    Schumann,

    Liszt,

    Brahms,

    Scriabine,

    Debussy

    et Rachmaninov.

    …

    Comme test _ réalisé par mes disquaires préférés, Elisabeth et Vincent _,

    écouter les 4′ de la Lettre à Elise…

    …

    …

    Après avoir écouté aussi la 32e sonate de Beethoven, opus 111 _ somptueusement magnifique d’évidence ! _,

    …

    je viens de passer au CD de miscellanées

    intitulé ici Short Stories,

    avec des pièces diverses,

    telles que :

    …

    l’Invitation à la Danse de Weber,

    la Fantaisie-Impromptu de Chopin,

    le Rêve d’amour de Liszt,

    les deux Poèmes opus 32 de Scriabine,

    ou le Clair de lune de Debussy.

    …

    C’est magnifique d’évidence

    _ sans le moindre maniérisme d’auto-complaisance de l’interprète !!

    Ni rien forcer…

    …

    L’œuvre même, et rien qu’elle ;

    …

    avec la force de la plus grande clarté-lisibilité,

    telle qu’elle a jailli des doigts du compositeur lui-même.

    …

    …

    C’est simplement magistral.

    …

    …

    Ce lundi 3 septembre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa