Auteur/autrice : francislippa

  • « Elsa Morante : une vie pour la littérature » : la biographie de l’écrivain par René de Ceccatty, prix Elsa Morante en Italie

    Elsa Morante, une vie pour la littérature,

    la passionnante biographie d’Elsa Morante (Rome, 18 août 1912 – Rome, 25 novembre 1985)

    que vient de publier René de Ceccatty aux Éditions Tallandier,

    vient de recevoir le Prix Elsa Morante,

    que l’auteur recevra, à Naples, le 22 mai prochain, à l’Auditorium de la Rai.

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    Voici la vidéo d’un très intéressant entretien (de 38 ‘) de René de Ceccatty avec Caroline Gutmann,

    pour présenter

    et la personnalité et l’œuvre d’Elsa Morante,

    et ce très riche livre…

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    Ce mardi 8 mai 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La perfection Jordi Savall : le CD Musica Nova Harmonie des Nations 1500-1700, ou le destin européen de la viole

    CD après CD, Jordi Savall nous gratifie de disques parfaits.

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    Aujourd’hui,

    son ensemble Hesperion XXI, qu’il dirige de sa viole de gambe,

    nous emmène de Venise en 1500 à Madrid en 1700, via toute l’Europe,

    pour un parcours merveilleux de deux siècles de violes de gambe,

    en une très grande variété de formes comme de formations.

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    Soit le CD Musica Nova Harmonie des Nations 1500 – 1700 Alia Vox  AVSA 9926.

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    C’est un enchantement !

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    Ce lundi 7 mai 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un merveilleux entretien entre Jean-Christophe Bailly et Alain Paire, à Marseille : à propos de Thomas Jones et de 4 aventures galloises

    Recherchant ce matin des précisions sur le prochain livre à paraître de Jean-Christophe Bailly, 4 x Wales,

    ou Quatre aventures galloises,

    aux Éditions du Seuil, à la rentrée d’automne,

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    voici que je tombe sur un entretien (de 32′) ayant eu lieu le 13 février dernier à Marseille,

    entre Jean-Christophe Bailly et mon ami aixois Alain Paire .

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    Voici, aussi, le courriel que je n’ai pas manqué d’adresser, aussitôt, à Alain Paire :

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    Cher ami,

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    à l’occasion de la journée de la poésie, le 3 mars dernier, j’ai rencontré Jean-Christophe Bailly venu tout exprès à Bordeaux,
    et il m’a parlé de son 4 x Wales
    _ et notamment de Thomas Jones, auquel il se trouve que je m’intéresse depuis longtemps.
    Et j’ai proposé à la librairie Mollat de l’inviter à la sortie, cet automne, de ce livre…
    … 
    Et voici que ce matin,
    je viens de tomber sur votre entretien récent (le 13 février) à Marseille :
    Cet entretien est merveilleux !!!
    …
    Je vais lui consacrer un article de mon blog…
    Quel scandale que Jean-Christophe Bailly demeure si méconnu des médias !
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    Tenez-moi au courant de vos activités : j’en serai très heureux !
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    Bien à vous, cher Alain,
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    Francis
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    Le gallois Thomas Jones (1742 – 1803), à Naples, crée la peinture de paysage.
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    …
    Résultat de recherche d'images pour "Thomas Jones Naples"
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    Lire aussi L’Originalité du paysage de Lawrence Gowing, qui vient de paraître aux Éditions Fage. 

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    Ce dimanche 6 mai 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Entre « Toute la nuit » et « Sarinagara » (de Philippe Forest) : l’imbécillité du succès _ ce qui se découvre dans « Philippe Forest _ une vie à écrire »

    M’étant procuré ce jour le volume qui vient de paraître des Actes du colloque international (14-16 janvier 2016) intitulé Philippe Forest _ une vie à écrire,

    …

    je découvre avec surprise _ mais pas étonnement ! _ certaines circonstances qui ont fait et font que Sarinagara _ qui est celui des livres de Philippe Forest que j’ai lus, qui m’a le moins plu _ un grand succès de vente,

    à la différence de Toute la nuit

    _ le chef d’œuvre de l’auteur, selon moi ;

    cf en une note de mon article du 15 avril dernier («  « ), à propos des livres « de ma prédilection« , ceci :

    …

    « René de Ceccatty (en son Enfance, dernier chapitre),

    Philippe Forest (en son absolument déchirant et torturant Toute la nuit),

    Mathias Enard (en son immense et génialissime Zone),

    le grand Imre Kertesz (en ce terrifiant sommet de tout son œuvre qu’est Liquidation),

    William Faulkner (l’auteur d’Absalon, Absalon !),

    Marcel Proust (en cet inépuisable grenier de trésors qu’est sa Recherche…),

    et quelques autres encore parmi les plus grands ;

    …

    mais pourquoi ne sont-ce pas les œuvres souveraines et les plus puissantes des auteurs qui, via de telles médiations médiatiques, se voient le plus largement diffusées, commercialisées par l’édition, et les mieux reconnues, du moins à court et moyen terme, du vivant des auteurs, par le plus large public des lecteurs ? Il y a là, aussi, un problème endémique des médiations culturelles et de ses vecteurs, pas assez libres de l’expression publique de leurs avis, quand ils sont compétents, car, oui, cela arrive ; mais bien trop serviles, au final, dans leurs publications, inféodés qu’ils se sont mis à des intérêts qui les lient, bien trop exogènes à l’art propre : j’enrage…« .

    Soit la question même que je désire ici aborder.

    …

    …

    Or voici ce que je découvre ici même :

    …

    Pages 300 et 301,

    et à propos de ses livres traduits,

    ces déclarations de Philippe Forest lui-même face au dilettantisme de la plupart des lecteurs :

    …

    « Mes livres sont traduits dans une dizaine de pays _ mais souvent seul un titre ou deux est disponible, en général L’Enfant éternel et Sarinagara, car sans un prix littéraire il est rare qu’un éditeur fasse _ courageusement, et selon un vrai goût ! _ l’acquisition des droits pour un roman français _ tiens, tiens !  C’est tout dire des critères des choix éditoriaux… Je n’ai pas étudié la question, mais il me semble bien qu’il en va ainsi : n’importe quel roman primé _ aussi insignifiant qu’il soit (hélas !)  _ se trouve automatiquement _ par pur réflexe algorithmique en quelque sorte _ traduit dans un grand nombre de langues quand beaucoup de chefs d’œuvre restent en rade à tout jamais _ voilà le barrage de plomb qu’opposent à la culture véritable et le commerce de l’édition et les médias qui s’en font les complices… Existent cependant d’heureuses exceptions !…

    (…) Je ne désespère pas de devenir un jour un auteur à succès _ dit-il avec humour. Mais il est vrai que je n’en prends pas le chemin. Mes livres passent parfois pour trop « littéraires » _ pas assez fun pour le commun des lecteurs (« indiligents« , dirait Montaigne... Les lecteurs se plaignent de la difficulté qu’ils éprouvent _ les malheureux _ à entrer dedans. Ils ne sont pas assez dans l’air _ de la gaudriole _ du temps. (…)

    Je crois surtout _ je veux croire peut-être _ que l’expérience du deuil à laquelle je reste fidèle depuis le début et dont je traite d’une manière qui la rend irrécupérable _ voilà _ au regard des fausses valeurs _ de dilettantisme et de fric _ qui règnent dans le monde, continue à éloigner de mes livres le plus grand nombre des lecteurs, soucieux d’ouvrages plus distrayants et consolateurs » _ et tout est dit là.

    …

    …

    Mais je remarque aussi, à la page 314, dans la section intitulée « Chronologie de l’auteur« ,

    ceci :

    …

    « Mars 1999 : parution de Toute la nuit dans la collection « Blanche » des Éditions Gallimard. Philippe Sollers _ à qui le livre avait été présenté _ n’a pas souhaité que l’ouvrage paraisse dans sa collection _ tiens donc… L’info est tout à fait précieuse !.. Teresa Cremini en assure la publication. Malgré de bonnes critiques, le livre passe inaperçu _ Nietzsche : « Je hais les oisifs qui lisent« … A l’occasion de sa traduction, il obtiendra en 2007 le prix Grinzane Cavour décerné chaque année à Turin aux trois meilleurs romans étrangers parus en italien ».

    …

    …

    Un panorama édifiant du monde du livre _ et de ses principaux prescripteurs _ tel qu’il fonctionne…

    …

    …

    Reste aussi le fossé qui sépare,

    et ce dès l’origine,

    l’auteur _ sauvage et ravageur _ de Toute la nuit,

    et l’univers _ hyper-hédoniste et cérébral _ de Philippe Sollers et des siens…

    …

    Philippe Forest, lui, est un faux carriériste ; et un vrai écrivain,

    travaillé au corps _ jusqu’à la chair et l’os _ par son sujet.

    …

    …

    Ce samedi 5 mai 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

    …

    …

    Post-scriptum :

    …

    …

    Sur Philippe Forest,

    …

    cf mes deux articles des 19 septembre et 28 octobre 2010 :

    &  ;

    …

    et sur Philippe Sollers,

    …

    cf mon article du 31 octobre 2012 :

    …

    …

    Les écrivains qui ont ma prédilection sont ceux de la chair

    et de la poiesis ;

    pas ceux des étais-poutres toujours trop lourds et inadéquats de la theoria.

    …

    La poiesis étant la voie unique _ et nécessairement risquée, et courageuse _ de l’entrée dans la chair…