Auteur/autrice : francislippa

  • Magnifique poursuite par Ammiel Bushakevitz de sa si belle intégrale en cours de réalisation des Sonates pour piano de Schubert pour Hänssler Classics : le volume IV « Franz Schubert – The Early Sonatas « …

    Le magnifique Ammiel Bushakevitz – né à Jérusalem le 9 avril 1986 – poursuit sa très belle intégrale des Sonates pour piano de Franz Schubert, pour le label Hänssler Classics, par un volume 4, HC 26020, intitulé « Franz Schubert – The Early Sonatas« , comportant la Sonate n°1 en mi mineur D. 157 (composée en février 1815), la Sonate n°2 en ut majeur D. 279, et la Sonate n°4 en la mineur D. 537 (achevée en 1817) – enregistrées à Rudolf-Wild-Halle du 11 au 14 août 2025…

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    Bien sûr, dès son apparition sur la table des nouveautés de mon disquaire préféré, je me suis procuré ce nouveau lumineux CD…

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    Admirez ici le jeu aussi fluide et poétique que puissant, en cette brève éloquente vidéo de 1′ 11, de ce merveilleux artiste – et si parfaitement schubertien ! – qu’est décidément, CD après CD, Ammiel Bushakevitz !..

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    Ce dimanche 13 septembre 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un enthousiasmant CD « Historiæ sacræ » sublime, au programme (Purcell – Ferrandini – Charpentier) aussi admirablement composé, qu’à la réalisation étonnamment magistrale, par l’ensemble Il Caravaggio, sous la direction splendide de Camille Delaforge : la première sublime pépite de cette rentrée musicale discographique, qui fait événement…

    Un enthousiasmant sublime CD Alpha 1264 « Historiæ sacræ«  – enregistré à Paris au mois de juin 2025 – , au programme (Purcell – Ferrandini – Charpentier) aussi admirablement composé – tout s’y tient, sans la moindre sensible coupure, en une incroyable idéale unité d’inspiration !!.. – , qu’à la réalisation étonnamment magistrale, par l’ensemble Il Caravaggio – et les parfaits chanteurs que sont Floriane Hasler, Apolline Raï-Westphal, Laura Jarrell, Mathias Vidal, Bastien Rimondi, Jordan Mouaissia et Guilhem Worms – , sous la direction splendide de Camille Delaforge – qui est aussi au clavecin et à l’orgue – ,

    telle est la première fabuleuse pépite de cette rentrée musicale discographique, qui fait évènement…

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    Historiæ sacræ

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    La composition du programme de ce CD est une première très grande réussite de cet impressionnant CD,

    dont la trame, magnifique, est constituée, aux plages 1,2, puis 12, 13, 14, 15, et enfin 29, par des œuvres enchanteresses – les instrumentales « Pavane » en sol mineur Z. 752 et « Chaconne » en sol mineur Z. 730 (de 1680), qui ouvrent le bal ; puis le superbe « Saul and the with of Endor (In guilty night) » Z. 134 (de 1693) ; et enfin, au final, l’Aria « When Orpheus sang, all nature did rejoice« , extrait de la « Celestial Music did the Gods inspire » Z. 322 (de 1689)  – de ce génie jubilatoire sans défaut qu’est Henry Purcell, qui soulèvent notre enthousiasme… 

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    Les trois « Historiæ Sacræ » qui – à la suite des œuvres romaines pionnières de Giacomo Carissimi (Marino, 18 avril 1805 – Rome, 12 janvier 1674) : « Historia di Jephte« , « Historia di  Jonas« , « Historia di  Abraham et Isaac« , « Historia di  Baltazar«  et « Historia di divitis« … – donnent son titre à ce CD, sont successivement – aux plages s’enchaînant comme le plus naturellement du monde, 3 à 11, 12 à 15 et 16 à 28 – , « Il Pianto di Maria, Cantata sacra da cantarsi dinanti al Santo Sepolcro » (vers 1735), « Saul and the Witch of Endor (In Guilty Night) » (de 1693) et « Le Reniement de Saint-Pierre » H. 424 (entre 1680 et 1700), œuvres des compositeurs Giovanni Battista Ferrandini (Venise, 12 octobre 1709 – Munich, 25 septembre 1791), Henry Purcell (Londres, 10 septembre 1659 – Londres, 21 novembre 1695) et Marc-Antoine Charpentier (Île-de-France, 1643 – Paris, 24 février 1704) :

    trois purs et absolus chefs d’œuvre bouleversants, formant ici en leur enchaînement, et chacun en sa superbe singularité (et langue chantée – l’italien, l’anglais et le latin – ), une extraordinaire continuité et formidable unité de musique pour cet admirable CD,

    que présentent magnifiquement, aux pages 8et 9, puis 10 et 11, du livret du CD, les passionnants textes « Le Théâtre de l’abandon » de Camille Delaforge et « Solitudes de la piété » de Vincent Borel, élargissant très justement le regard à d’autres œuvres parentes du Baroque musical : le « Dido and Æneas » de Purcell (de 1689), le « Stabat Mater » (de 1670) de Giovanni Felice Sances (Rome, ca. 1600 – Vienne, 24 novembre 1679), la « Lucrezia » de Haendel, bien sûr les « Historiæ Sacræ » de Giacomo Carissimi, ou les extraordinaires polyphonies dissonantes de Carlo Gesualdo (Venosa, 8 mars 1566 – Gesualdo, 8 septembre 1613)… 

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    Il faut aussi s’attarder un peu sur cette œuvre jusqu’ici inédite au disque qu’est l’extraordinaire cantate « Il Pianto di Maria » (de 1739) de Giovanni Battista Ferrandini, servie idéalement ici par la très prenante et irradiante voix de mezzo-soprano de Floriane Hasler, que l’on n’oubliera pas de sitôt.. 

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    De cet admirable CD, tout simplement magistral !,

    voici cette trop brève vidéo (de 1′ 16) d’une des plages de ce magnifique programme, prise en concert à Pontoise en 2023, qui peut en donner une première idée…

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    Ce samedi 12 septembre 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Avoir regardé avec beaucoup d’émotion sur Arte le magnifique et très fort film de François Ozon « Tout s’est bien passé », et m’étonner une fois encore des avis hyper-contrastés et bien trop hyper-subjectifs hélas ! de pas mal des spectateurs du film…

    Venant de regarder à l’instant sur Arte le magnifique et très fort film de François Ozon « Tout s’est bien passé » – sorti sur les écrans le 22 septembre 2021 – ,

    je m’étonne fois de plus – et me scandalise aussi : c’est dire ma persistante indécrottable naïveté…. – des avis hyper-contrastés et bien trop hyper-subjectifs hélas ! de pas mal des spectateurs de ce film – qui y projettent avec une énorme virulence leurs misérables egos formatés : on me dira ce phénomène est consubstantiel au dispositif même du cinéma… – , tels que les rapporte le site d’AlloCiné…

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    Au point que j’en viens à me demander si l’injustesse – oui ! – de tant et tant de ces avis-là – tout de même pas tous, Dieu merci… – , n’est pas inversement proportionnelle à la force intrinsèque même d’un film, qui doit donc, quelque part au moins, suprêmement déranger le confort de pas mal…

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    Mais c’était déjà le cas pour le formidable magistral « Grâce à Dieu » – sorti sur les écrans le 20 février 2019 – , du même François Ozon – né à Paris le 15 novembre 1967 – , auquel j’avais consacré, à leur revoyure, mes articles, enthousiastes :

    « Le prenant Grâce à Dieu de François Ozon, en DVD » et « Seconde vision enthousiaste du Grâce à Dieu de François Ozon« , en date des 13 et 14 janvier 2020…

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    « Tout s’est bien passé » est, et à tous égards, un superbissime film, bouleversant d’humanité, qui émeut et secoue, voire dérange…

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    Ce vendredi 11 septembre 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Sur le double devenir assez préoccupant du disque (matériel) et des boutiques (ayant pignon sur rue) de disquaires, sur le front des avancées générales de la dématérialisation, à l’horizon de l’enjeu crucial du devenir menacé de la civilisation…

    Sur le double devenir assez préoccupant du disque (matériel) et des boutiques (ayant pignon sur rue) de disquaires,

    voici ce petit matin du 10 septembre, et en forme de suite à quelques uns de précédents articles de ma part, discophile passionné – cf par exemple mon article « Nouvelles remarques de commentaire à mon éloge du disque du mardi 26 mai dernier… » en date du 30 mai 2026, et suite à des échanges de courriels avec Eric Rouyer, et puis Laurent Melin… – , un – un peu commenté par quelques menues farcissures de ma part – significatif article de la direction de ResMusica, « Dernier disquaire classique et jazz de Bruxelles, La Boîte à Musique ferme sa boutique historique  « , qui forcément m’interpelle,

    alors que je suis en train de lire – j’en suis à la page 123 sur 235 que comporte le livre – l’admirable « Nos vies encapsulées – Quel devenir pour l’humanité ? » de mon cher ami bruxellois Pascal Chabot – un ultra-lucide travail de réflexion sur l’essentiel !!! – , qui vient de paraître aux PUF le 27 août dernier, et qui aborde en plein et lumineusement ces cruciales questions…  :

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    Dernier disquaire classique et jazz de Bruxelles, La Boîte à Musique ferme sa boutique historique

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    C’est une page qui se tourne sur les hauteurs de Bruxelles, au terme de plus d’un demi-siècle d’histoire. La mythique boutique La Boîte à Musique, installée au Coudenberg et fondée par la famille de Wouters d’Opplinter, a physiquement – voilà ! – fermé ses portes cet été. Avec elle s’éteint l’un des derniers havres d’écoute – physique, et c’est très précieux – de la capitale belge : un écrin paisible – voilà, voilà – où le temps semblait suspendu, où l’on venait autant pour dénicher un enregistrement rare que pour échanger – et c’est fondamental !!! – avec une équipe hautement spécialisée – et ultra-compétente, ce qui est absolument nécessaire !.. – et croiser d’autres mélomanes passionnés, tant de jazz que du répertoire classique des origines à nos jours.

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    Pour justifier cette fermeture physique, le mot d’ordre paraît tout trouvé : la « dématérialisation » – au sens large – – nous y voici donc ! – de la musique enregistrée et de son commerce. L’argument laisse pourtant perplexe – en effet ! – et n’est sans doute – probablement – qu’un élément parmi d’autres. Car ce serait oublier un peu vite que toute une communauté d’amateurs reste viscéralement attachée – voilà, voilà ! – au support physique – immédiatement à portée de la main, sans transition électronique ! – , au plaisir du texte de présentation, de l’objet et, par-dessus tout, à l’exigence de la qualité sonore – et pour ce qui me concerne, en priorité le fait d’avoir à portée immédiate de ma main ces CDs matériels, sans médiation électronique peu fiable à long terme… Alors même que le vinyle connaît un retour en grâce spectaculaire grâce à des pressages audiophiles et que le marché du CD classique montre une réelle stabilisation – en témoigne l’abondance exceptionnelle – mais oui, mais oui ! et c’est même assez vertigineux… – des nouveautés publiées physiquement en cette rentrée -, la disparition de ce lieu de rencontre – et rencontrer est bien évidemment fondamental – laisse planer un sentiment de grand vide – oui ; et à Bordeaux, j’ai l’insigne chance d’avoir la formidable librairie Mollat, et, au tout premier chef, mon disquaire préféré, à la formidable oreille et probité, Vincent Dourthe : d’inestimable conseil quand nous parlons à l’envi des disques, ceux qui paraissent, ou ceux qui sont déjà parus… Rien ne remplaçant pour moi ces si riches échanges avec lui sur les disques…

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    Pour autant, La Boîte à Musique, fournisseur breveté de la cour de Belgique, ne rend pas – complètement – les armes – ce n’est pas tout à fait encore Waterloo… L’enseigne entame simplement un nouveau chapitre – un aggiornamento, en quelque sorte – de son existence. Face à la mutation profonde des habitudes d’achat – de ses clients – et à la croissance continue de ses ventes à distance – tiens donc… – , la maison fait le choix de redéployer toute son énergie sur l’interface numérique – voilà ! L’expérience se poursuit donc désormais en ligne, sous le bénéfice d’une expédition garantie – de disques matériels – , avec un catalogue de plus de 100 000 références rapidement disponibles, des pièces rares, des promotions régulières. Tout cela sans rompre – tout à fait – le lien humain grâce au maintien d’une ligne téléphonique dédiée aux commandes – mais échanger au téléphone, ce n’est pas du tout la même chose que se parler « en présentiel« , comme ils disent : l’échange téléphonique transmet beaucoup moins que l’échange physique, bien plus subtil… La fermeture physique permettra à l’entreprise de réduire certains coûts – toujours le poids terrible et bien trop peu « subtil« , hélas, de l’économie – , notamment en matière de personnel et de logistique.

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    L’empreinte culturelle de la famille de Wouters d’Opplinter demeure d’ailleurs bien vivante à travers son rôle éditorial majeur dans le paysage culturel belge, avec deux labels :
    Pavane Records : fondé par le regretté Antoine de Wouters d’Opplinter, véritable référence pour les mélomanes belges et français, osant la promotion de répertoires rares – voilà – et de jeunes artistes en devenir – voilà aussi.
    Musica Ficta : label créé en 2004, consacré aux musiques anciennes – oui – , et dont la direction artistique actuelle est confiée à Bernard Mouton.

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    Si la vitrine du Coudenberg a baissé son store, l’esprit du lieu demeure : l’exigence discographique – oui – et l’amour des grandes interprétations – oui, oui – continuent ainsi de tourner, tels les sons et les parfums baudelairiens, dans l’air du soir bruxellois… et belge. (BH)

    Et c’est de rien moins que de l’avenir de la civilisation qu’il s’agit ici, à travers le devenir matériel du disque de musique, et de l’avenir des boutiques de disques ayant pignon sur rue, et assurant leur part, via le disque et ce qui entoure humainement son achat – pas par un simple clic électronique… – , d’une transmission ultra-compétente – et riche de multiples infra-détails qui très heureusement y affleurent, et l’enrichissent… – de la culture musicale la plus authentique auprès des jeunes générations…

    Car nous dansons assurément sur un volcan…

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    Ce jeudi 10 septembre 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa