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  • « The Fabelmans », de Steven Spielberg : une éducation sentimentale et cinématographique, avec Cincinnati, berceau familial, creuset mémoriel et foyer irradiant d’imageance, de la famille de Steven Spielberg, présente aux Etats-Unis dès avant 1881…

    Pour François Noudelmann et Marie-José Mondzain

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    La vision ce après-midi du DVD de « The Fabelmans » de Steven Spielberg _ né à Cincinatti le 18 décembre 1946 _, m’a véritablement comblé.

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    Il y a quelques mois, j’avais découvert, toujours en DVD, l’ »Armaggedon Time » de James Gray _ né à New-York le 14 avril 1969… Sur lui, je reviendrai.

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    Le père de Steven Spielberg, Arnold Meyer Spielberg, a été un très brillant _ génialement inventif ! _ ingénieur informaticien ;

    et sa mère, Leah Frances Posner, une très bonne pianiste _ et peintre, aussi, très amatrice d’arts…

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    Il est assez intéressant de se pencher un minimum, et sans aller jusqu’à y pointer de furieux déterminismes, pour reprendre les passionnantes recherches de François Noudelmann _ cf simplement mon article récapitulatif du 19 juin dernier « « … _, sur quelques points nodaux qui ont pu marquer au moins l’imaginaire, mais aussi l’imageance féconde _ sur ce concept crucial et fondamental d’imageance, cf par exemple mon article du 23 février 2023 : « « , ainsi que mes échanges nourris avec la très chère Marie-José Mondzain… _, de Steven Spielberg en sa situation _ et histoire, voire, et surtout, mythologie ! _ familiale et sa vocation artistique,

    sur laquelle, justement, vient subtilement broder ce splendide et très émouvant film, d’une inépuisable richesse, qu’est « The Fabelmans« …

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    Si je m’emploie à remonter, ce jour, dans l’ascendance généalogique de Steven Spielberg,

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    je remarque en effet que

    _ si, à la première génération, ses deux parents, Arnold Meyer Spielberg (Cincinatti, 6 février 1917 – Los Angeles, 25 août 2020) et son épouse Leah Frances Posner (Cincinatti, 12 janvier 1920 – Los Angeles, 21 février 2017), sont tous les deux natifs, en 1917 et 1920, de Cincinatti (Ohio) ;

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    _ en revanche, à la seconde génération en amont, celle des quatre grands-parents de Steven Spielberg,

    ses deux grand-parents paternels, Samuel Spielberg (Kameniets-Podilsky _ dans l’actuelle Ukraine_, 20 août 1873 – Cincinatti, 20 décembre 1945 _ Samuel est arrivé aux États-Unis en 1904, afin de fuir une nouvelle conscription eu égard à la circonstance de la guerre russo-japonaise, déclarée le 8 février 1904 ; et, auparavant, en cette Russie des tsars, « Shmuel was a musician and served six years in the Czar’s orchestra » (lire ici ce très intéressant article intitulé « Steven Spielberg Family History« , signé Alan Sandleman, cousin à la troisième génération, via les Sandelman, de Steven Spielberg…) ; et aussi : « Shmuel Spielberg was the paternal grandfather of famed filmmaker Steven Spielberg. Spielberg was orphaned at a young age when both his parents died in an epidemic _ en 1890, à Kamienets-Podolsky, en Podolie _ and went to live on his brother’s ranch _ Avrom Spielberg (1866 – 1941). There he worked as a cowboy, rounding up cattle and horses until he was drafted into the army. He was able to avoid combat by playing the baritone in the army band _ voilà un fait crucial ! Later, he became a buyer for the Russian army. In 1906 _ ou plutôt 1904 !.. _, Spielberg escaped to America _ pour y rejoindre, à Cincinatti, son oncle maternel Avram Sandelman, le frère de sa défunte (en 1890) mère Bertha Sandelman _ to avoid being drafted into the Russo-Japanese war. He brought his fiancée, Rebecca Chechik, to Cincinatti in 1908 to marry« … _)

    et son épouse Rebecca Chechik (Soudylkiv _ ibidem, en Podolie… _, 29 mars 1884 – Cincinatti, 13 août 1969) _ Samuel et Rebecca  se sont ainsi mariés à Hamilton, Ohio, une cité voisine de Cincinnati, le 9 août 1908 _,

    ainsi que son grand-père maternel Phillip Fievel Posner (Odessa – Ukraine, 13 octobre 1883 – Phœnix-Arizona, 9 octobre 1961),

    sont tous les trois natifs de l’actuelle Ukraine ;

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    à la différence de sa grand-mère maternelle _ épouse, puis veuve, de Phillip Fievel Posner ; et mère de Leah… _ Jennie Fridman (Cincinatti, décembre 1881 – Phœnix, 3 juillet 1958), qui, elle, est née aux États-Unis, à Cincinatti-Ohio, en décembre 1881 _ et Jennie Fridman et Phillip Fievel Posner se sont mariés le 29 août 1915 à Cincinnati ; leur fils Bernard Posner est né à Cincinnati le 26 août 1916 ; et leur fille Leah, toujours à Cincinatti, le 12 janvier 1920… _ ;

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    _ et à la troisième génération, celle des huit arrière-grands-parents de Steven Spielberg,

    tous les huit sont natifs d’Europe orientale natale, où certains sont décédés, et d’où d’autres ont émigré :

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    il s’agit, du côté de la branche paternelle,

    de Meyer Pessach Spielberg (probablement né et décédé à Kameniets-Podilsky : 1850 – 1890) et son épouse Bertha Sandelman (probablement née et décédée, elle aussi _ tous deux sont décédés d’une épidémie de grippe espagnole, en 1890… _, à Kameniets-Podilsky : 1846 – 1890) _ sans davantage de précisions pour eux deux… _ ;

    et de Nathan Chechik (Kameniets-Podilsky, 1848 – Kameniets-Podilsky, 1920) et son épouse Rebecca Hendler (Soudylkiv _ en Podolie aussi _, 1849 – ?, 1930) ;

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    et du côté de la branche maternelle,

    il s’agit de Simon Posner (probablement Odessa, 7 décembre 1865 – Cincinatti, 9 novembre 1916 _ Simon Posner a débarqué aux États-Unis en 1901 _) et son épouse Miriam Rasinsky (Odessa, décembre 1866 – Cincinatti, 26 novembre 1931) ;

    et de Louis Fridman (Russie _ sans plus de précision, hélas ! _, février 1856 – Cincinatti, 1er juin 1922) et son épouse Sarah Leah Nathan (Liubpava-Pologne, mars 1861 – Cincinatti, 26 décembre 1903) ;

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    _ et à la génération précédente,

    les parents de Louis Fridman _ né, lui, semble-t-il en Russie, mais décédé le 1er juin 1922 à Cincinatti _, qui sont Israel Friedman (Pologne, 1829 – Cincinatti 28 janvier 1883) et son épouse Sarah Wittstein (Prusse, 1831 – ?, ?) _ Russie, Pologne, Prusse : cela demeure bien vague… _,

    semblent être les premiers des ancêtres de Steven Spielbert à être venus s’installer à Cincinnati et sa région _ Hamilton, tout proche de Cincinnatiati _, dans l’Ohio : et cela dès avant décembre 1881, quand naquit leur fille Jennie Fridman, la grand-mère maternelle de Steven Spielberg _ que celui-ci a bien connue : il avait 11 ans au décès de celle-ci, le 3 juillet 1958 à Phœnix-Arizona, où Steven résidait lui aussi alors, avec ses parents et ses deux premières sœurs, Anne (née à Philadelphie-Pennsylvanie, le 25 décembre 1949), et Nancy (née à Haddonfield-New-Jersey, le 7 juin 1956) ;  Sue naîtra quatre ans plus tard, à Scottsdale-Arizona, en 1960 (où les Spielberg ont demeuré 7 ans durant, entre février 1957 et mars 1964, avant de déménager en Californie.

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    Du côté de la branche paternelle des Spielberg et leurs épouses (Rebecca Chechik, Bertha Sandelman, Rebecca Hendler),

    _ il se trouve que la contrée de départ de ces émigrants pour les États-Unis, est Kameniets-Podilsky (et sa région de Podolie, dont fait partie aussi le village de Soudylkiv), aujourd’hui en Ukraine ;

    et ceux d’entre eux qui ne sont pas décédés là-bas dans l’actuelle Ukraine, sont, tels Samuel Spielberg et son épouse Rebecca Chechik, décédés à Cincinatti : le 20 décembre 1945 pour lui, Samuel _ presque un an jour pour jour avant la naissance de son petit-fils Steven, né à Cincinnati le 18 décembre 1946 _, et le 13 août 1969 pour elle, Rebecca.

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    Et du côté de la branche maternelle des Posner et Fridman et leurs épouses (Miriam Rasinsky, Sarah Leah Nathan, Sarah Wittstein),

    _ ils sont originaires ou bien d’Odessa _ dans l’actuelle Ukraine aussi _, ou bien  de Russie, de Pologne ou de Prusse, sans plus de précisions… ;

    et sont décédés à Cincinatti, depuis Israel Fridman, qui y est décédé, le premier d’entre eux, le 22 janvier 1882 :

    puis le 26 décembre 1903 (Sarah Leah Nathan), le 9 novembre 1916 (Simon Posner), le 1er juin 1922 (Louis Fridman) et le 26 novembre 1931 (Miriam Rasinsky)…

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    Cincinnati est donc bien le berceau familial _ et creuset mémoriel, voire mythologique, et foyer irradiant d’imageance… _ américain de la famille de Steven Spielberg,

    branche paternelle des Spielberg, comme branche maternelle des Posner (et Fridman)…

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    À une croisée _ bivium… _ de chemins de vie, ainsi que rencontres,

    avec leur substantiel trésor offert d’affinités d’imageance circonstancielles,

    invitant à engager ses pas sur de nouveaux chemins, peu prévisibles et encore moins assurés à l’avance, et bousculants en l’affolante séduction de leur terriblement surprenante attraction, ouverts sur de l’inconnu, eux…

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    Ce lundi 10 juillet 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • De nouvelles découvertes en poursuivant mon enquête autour du legs discographique du magnifique Lars Vogt (1970 – 2022)…

    Au fur et à mesure de mes recherches autour du legs discographique _ et autre… _ du merveilleux Lars Vogt (Düren, 8 septembre 1970 – Erlangen, 5 septembre 2022) _ cf, notamment, mon article d’hier 7 juillet : « « … _,

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    s’égrènent, en forme de merveilleux cadeaux musicaux, de superbes découvertes-cadeaux inattendues :

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    non seulement, comme en l’article de la veille _ «  » _, la vidéo _ d’une durée de 6′ 11 _, de l’incident d’un mémorable « page-turning disaster » lors d’un concert de Lars Vogt et Christian Tetzlaff, à la Sendesaal de Brême _ avec l’intervention de la merveilleuse Anna Reszniak en tourneuse de pages de luxe ; Anna Reszniack étant aussi l’épouse de Lars Vogt… _, lors de l’interprétation du Scherzo composé par Johannes Brahms pour la fameuse « F.A.E. Sonate«  WoO 2, de 1853, dédiée à Joseph Joachim (dont les 4 mouvements sont l’œuvre d’Albert Dietrich, pour le premier, Robert Schumann, pour le second et le quatrième, et Johannes Brahms, pour le troisième,

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    mais aussi et encore, comme rapporté en cet article d’hier 7 juillet, la vidéo _ d’une durée de 5′ 42 _, de la « Letzter Soloauftritt von Lars Vogt bei SPANNUNGEN , soit l’interprétation _ pour son ultime réalisation de soliste au piano en concert (en un bis)… _ par  Lars Vogt _ en son Festival Spannungen, à Heimbach, le 24 juin 2022, en forme d’adieu, en tant que soliste au piano, au public aimé et fidèle de son cher Festival Spannungen _, de ce chef d’œuvre sublimissime et bouleversant qu’est l’Intermezzo n°1 de l’Opus 117  de Johannes Brahms ;

    deux jours plus tard, pour la soirée de l’AbschlussKonzert, du 26 juin 2022, Lars Vogt tenait (et comment !) la partie de piano du Quatuor à cordes avec piano n°3 Op. 60 de Johannes Brahms, en forme de second sublime adieu de sa part, en chambriste cette fois _ avec le violon de Christian Tetzlaff, l’alto de Barbara Buntrock, et le violoncelle de Tanja Tetzlaff, ce dernier soir de concert à Heimbach, pour lui… _, à son merveilleux Spannungen Festival annuel _ une semaine de chaque mois de juin _, créé par lui 22 ans plus tôt, en 1998 _ pas de vidéo (ni ce CD) disponible de cet ultime concert à Heimbach, hélas jusqu’ici ;

    mais je dispose toutefois d’une interprétation de ce Quatuor avec piano Op. 60, en ut mineur, de Brahms avec Lars Vogt au piano, et Antje Weithaas au violon, Kim Kashkashian à l’alto et Boris Pergamenschikow au violoncelle, enregistré live à Heimbach le 12 juin 1999, présent (c’est le CD n°7) dans le magique coffret « Spannungen : Musik im Kraftwerk Heimbach – Limited Edition – Kammermusik – Chamber Music«  de 14 CDs Avi Music 8553100 ; cf mon article du 14 novembre 2009 : « « …

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    Et voici que je je découvre encore ce que mon inattention m’avait jusqu’ici empêché de percevoir :

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    ainsi un CD « Schumann & Strauss : Melodramas » _ le CD Avi 8553204, sorti le 4 février 2022… _  de Lars Vogt au piano, avec sa fille Isabelle Vogt, narratrice, dans

    _ de Robert Schumann, deux Ballades, le « Ballet of a Moorland Boy« , Op. 122 n°1, et « The Fugitives« , Op. 122 n°2 (publiées ensemble par Robert Schumann en 1853) ;

    _ et, de Richard Strauss, « Enoch Arden« , Op. 38 (publié par Richard Strauss en 1897),

    un CD paru pour le label Avi Music, le 4 février 2022, d’après des prises live en concert _ voir cette vidéo (de 2′ 35) _, aux sessions de 2017 et 2020 du Festival Spannungen à Heimbach…

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    En forme de passage de témoin _ et partage ! _ de Lars Vogt, père musicien, à sa fille Isabelle, comédienne…

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    À suivre, pour de nouvelles découvertes « en cherchant bien » _ c’est-à-dire, encore et toujours, mieux…

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    Ce samedi 8 juillet 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le trésor singulier de la brillante réussite de Stephen Hough dans l’intimissime sublimissime « Musica callada », un des chefs d’oeuvre les plus marquants du XXème siècle musical, de Federico Mompou…

    Ce jeudi 4 juillet 2023,

    l’article « Chants magnétiques » de Jean-Charles Hoffelé _ qui a étrangement un peu tardé à se pencher sur ce nouveau CD Mompou de Stephen Hough… _ vient remettre le focus sur une des plus épatantissimes réussites d’interprétation discographique de ces derniers mois :

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    le CD « Musica callada » de Stephen Hough, soit le CD Hyperion CDA 68362,

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    sur lequel je me suis penché au moins à deux reprises, le 11 février et le 21 mars derniers,

    en mes articles « « 

    et « « …

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    Cette « Musica callada » de Federico Mompou,

    un sublimissime chef d’œuvre d’intimité musicale époustouflant, une des plus extraordinaires musiques du XXième siècle, en sa stupéfiante éblouissante singularité…

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    Avec la qualité d’écoute, puis de riche dialogue, qu’elle réclame aussi de l’auditeur…

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    Voici donc cet article _ un peu tardif tout de même… _ de Jean-Charles Hoffelé, à l’oreille pourtant assez bien affutée :

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    CHANTS MAGNÉTIQUES

    Musique du silence, plutôt que musique silencieuse _ bien sûr : minimale en ses moyens, maximale en ses effets poétiques sublimes… Dès le bruissement d’ailes dorées de l’Angelico qui ouvre le Livre de 1959 (et donc tout le cycle écrit sur presque dix ans _ en effet _), Stephen Hough ouvre la porte mystique que désignent les fragments de chansons catalanes, les esquisses brisées de rythmes de sardanes : música callada, música catalana, le pianiste anglais sait, depuis sa prodigieuse relecture des Canciónes y Danzas, Charmes et autres Paisajes, que le silence chez Mompou est la manifestation de la _ plus haute, sublime _ spiritualité.

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    Un peu plus d’un quart de siècle séparent les deux albums, c’est peu dire que Stephen Hough aura pris le temps de se perdre et de se trouver dans ces effleurements de notes, dans cet hypnotique labyrinthe de songes éveillés.
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    Il se garde bien comme tant d’autres d’en réduire jusqu’à l’abstraction, jusqu’à la blancheur ces presque-riens où s’impose le souvenir des Préludes les plus murmurés de Debussy.

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    Son piano prône le plein _ oui : de sens… _ jusque dans le quasi silence, la profondeur dans l’immatériel, et joue des timbres comme de ceux d’un gamelan lointain. Fascinant, et si différent _ en effet : une lecture très singulière, mais parfaitement juste, elle aussi (après Mompou lui-même, ainsi que cet autre catalan qu’est Josep Colom), en sa singularité… _ de tout ce qu’on y aura tenté, peut–être l’un de ses plus grands disques, écoutez seulement _ très judicieux conseil !

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Federico Mompou
    (1893-1987)

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    Música callada (Intégrale)

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    Stephen Hough, piano

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    Un album du label Hypérion CDA68362
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    Photo à la une : le pianiste Stephen Hough – Photo : © Andrew Crowley

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    Revenir donc à l’écoute de cette superbissime interprétation par le pianiste anglais de ce chef d’œuvre absolu du catalan Mompou…
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    Ce mardi 4 juillet 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • En revenir encore et toujours au merveilleux trésor du legs discographique de Lars Vogt (1970 – 2022) : aujourdhui le sublime CD (paru en 2021) des Sonates Op. 30 de Beethoven, avec le violon magistral de l’ami Christian Tetzlaff…

    En revenir encore et toujours au merveilleux trésor du legs discographique du magicien foncièrement honnête et juste, et formidablement généreux Lars Vogt (Düren, 8 septembre 1970 – Erlangen, 5 septembre 2022) _ quel immense musicien ! _ :

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    aujourd’hui sur ma platine le CD Ondine ODE 1392-2 des Sonates Op. 30 pour piano et violon (sic) de Beethoven, avec le violon magistral, lui aussi, de son ami et fabuleux complice Christian Tetzlaff (Hambourg, 29 avril 1966),

     

    un enchanteur CD enregistré à Brême du 31 août au 2 septembre 2020, et paru pour le label Ondine le 1er octobre 2021…

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    En effet, la découverte tout à fait inopinée _ cf mon article d’avant-hier 26 juin « « … _ du CD « Schwanengesang » de Lars Vogt et Ian Bostridge _ le CD Pentatone PTC 5186 786, paru le 23 septembre 2022 _,

    m’a vivement incité à passer en revue _ le plus exhaustivement possible _ les CDs de LarsVogt parus pour le label Ondine présents en ma discothèque personnelle _ ils étaient alors au nombre de 14 sur les 17 publiés par Ondine, depuis octobre 2012 _,

    et cela afin de tenter, dans la mesure, forcément, du réalisable, d’en combler instamment les manques…

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    Nous disposons aussi de ses phénoménaux CDs de musique de chambre enregistrés live à son merveilleux « Spannungen Festival » _ cf mon tout premier article consacré à lui, en date du 14 novembre 2009 : « « … Et mon oreille ne me trompait pas…

    Et depuis, j’ai bien évidemment passionnément thésaurisé tous les CDs publiés ensuite lors de ce fantastique festival annuel, dont Lars Vogt était l’âme vibrante ainsi que le très actif et très amical directeur musical…

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    Ainsi me suis-je aperçu que dans la liste des 17 CDs avec Lars Vogt _ en tant que pianiste ou/et en tant que chef d’orchestre _, figurant au catalogue du label Ondine, me manquait l’anté-pénultième, ce CD Beethoven Ondine ODE 1392-2 des Sonates Op. 30 pour piano et violon, paru, lui, le 1er octobre 2021 _ juste avant ses précédents CDs pour le label Ondine : ses CDs Schubert et Mendelssohn, parus respectivement le 4 mars 2022 pour le CD Mendelssohn, et le 3 février 2023, pour le double CD Schubert…

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    Par chance, aussitôt recherché, le voilà déniché, bien tapi parmi les autres CDs d’œuvres pour Piano et Violon de Beethoven, au rayon Beethoven de mon disquaire préféré…

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    Et c’est, en effet, à nouveau, une pure merveille enchanteresse d’incarnation _ par ces magiciens inspirés et rigoureux, si formidablement justes, que sont Lars Vogt et Christian Tetzlaff _ de l’esprit de Beethoven !

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    Et voici, à écouter ici, ce qu’en a excellemment dit  _ et avec extraits musicaux des Sonates Op. 30 n° 3 et n° 2 ! _ le 17 décembre 2021, en son émission de France-Musique, Rodolphe Bruneau-Boulmier (le podcast dure 11’26)…

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    J’en retiens surtout ceci,

    qui est parfait :

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    « Un disque absolument merveilleux, aérien, urgent, engagé, un Beethoven lumineux comme jamais. (…) C’est notre disque du jour. J’ai adoré ce disque. (…) Ce qui m’a passionné, dans ce disque, c’est que rien n’est lisse, ici il y a des à-coups, c’est rugueux quand il faut, il se passe toujours quelque chose, j’ai trouvé que c’était un disque très engagé, et c’est absolument sublime !« …

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    L’immense regret _ discographique, mais pas seulement, bien sûr… _,

    c’est que Lars Vogt n’ait pas eu le temps d’enregistrer pour Ondine, et avec l’ami Christian Tetzlaff, les 7 autres Sonates pour Piano et Violon de Beethoven _ dont les célèbres n° 5 « Le Printemps« , Op.  24, et n°9 « À Kreutzer« , Op. 47…

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    Lars Vogt : un artiste et un homme proprement lumineux.

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    Dont nous restent, en forme d’immensément généreux legs de sa part, les disques : à revenir souvent ré-écouter.

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    Ce mercredi 28 juin 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa