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  • Ce qu’offre de ressources un blog tel que le blog « encherchantbien.fr » : des questions sur la généalogie des Despax, de Dax, en marge de ma recherche sur les ascendances paternelles de l’excellent pianiste Emmanuel Despax, né à Paris en 1984…

    Les données généalogiques auxquelles il m’arrive de m’adonner sur mon blog encherchantbien.fr constituent un riche terreau de correspondances de courriels à venir avec divers correspondants y découvrant des informations sur leurs propres ascendances familiales.

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    Ainsi mon blog a-t-il reçu hier 22 juin trois courriels émanant de Martine Bouthier née Despax et de son frère François Despax s’étonnant de certaines affirmations sur leur famille Despax, originaire de Dax, contenues en mon article « Quelques avancées concernant mon questionnement sur l’histoire et la généalogie familiales, côté paternel, d’Emmanuel Despax (Suite)… » en date du 21 août 2025,

    un article lui-même suscité par un passionnant entretien donné par le pianiste Emmanuel Despax au musicologue Pierre-Jean Tribot, paru le  22 juin 2023 sur le site de Crescendo Magazine sous le titre de « Emmanuel Despax, après un rêve « , dans lequel ce très brillant pianiste, né à Paris en 1984, mentionnait la part prise à son très grand amour de la poésie française par son grand-père maternel Jacques Charpentreau (Les Sables d’Olonne, 25 décembre 1928 – Paris, 8 mars 2016), poète éminent, et son arrière grand-oncle paternel Émile Despax (Dax, 14 septembre 1881 – Moussy-sur-Aisne, 17 janvier 1915) , poète lui aussi…

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    La question que je me posais alors et me pose encore aujourd’hui étant celle des liens précis de parenté d’Emmanuel Despax le pianiste avec Émile Despax, le poète dacquois : duquel des deux frères d’Émile Despax, ou bien Gabriel Despax (Dax, 22 septembre 1878 – Pissos, 9 mai 1922), ou bien Frédéric Despax (Dax, 27 mai 1880 – Roscoff, 9 février 1935), Emmanuel Despax est-il l’arrière-petit-fils ? Quel est son grand-père Despax ? Et son père est-il bien Jean-Luc Despax, poète lui aussi, époux puis divorcé, en 1996, à Aix-en-Provence, de Catherine Charpentreau ?.. – cf ici cette intéressante généalogie Despax proposée par Sylvie Gavand…

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    Voici donc l’intéressant état de ces échanges de courriels d’hier 22 juin :

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    Le 22 juin 2026 à 22:49, Martine Bouthier a écrit :
    Bonjour 
    Mon frère – François Despax – vous a écrit de son côté, car il manque des descendants dans votre généalogie – pouvez-vous donc la compléter s’il vous plaît ? Cela m’éclairera… 
    Je ne vois pas comment Emmanuel Despax serait un petit neveu d’Émile, même s’il le revendique dans cet écrit, il ne figure pas dans notre arbre familial – j’ignore les raisons des manques de votre arbre généalogique familial. Il vous faudra le compléter…
    Mais je ne vois pas du tout ce qui me ferait mettre en doute les affirmations d’Emmanuel Despax le pianiste, se confiant, dans son entretien « Emmanuel Despax, après un rêve « du 22 juin 2023 avec le musicologue Pierre-Jean Tribot, sur ses liens familiaux à la poésie française, via son grand-père le poète Jacques Charpentreau (1928-2016) et son arrière-grand-oncle Emile Despax (1881-1915).
    D’où tenez vous donc que mon père aurait disparu le 18/08/1944 ???? Cette date est disponible d’une part dans l’arbre généalogique des Despax donné par Sylvie Gavand (https://gw.geneanet.org/sylviegavand?lang=fr&iz=1324&m=D&p=pierre+gabriel&n=despax&siblings=on&notes=on&t=T&v=6&image=on&marriage=on&full=on).
    Ainsi que, surtout, par les divers liens donnés dans mon article du 21 août 2025 : https://encherchantbien.fr/quelques-avancees-concernant-mon-questionnement-sur-lhistoire-et-la-genealogie-familiales-cote-paternel-demmanuel-despax-suite/ sur lesquels il faut cliquer pour en dégager les données précises. Les circonstances du décès de votre père Jean Despax le 18 août 1944 entre Paris et Amiens sont longtemps demeurées très confuses du fait des circonstances tragiques de ce mois d’août 1944 ; ainsi que de ce qui en a résulté de complications très concrètes pour votre mère Simone Nouguès (jusqu’à un jugement de divorce, prononcé le 7 juillet 1950 « à la requête et au profit de la femme, avec toutes les conséquences de droit »), et pour sa sœur Geneviève Despax, épouse Serveau…
    Cordialement
    Je demeure donc pour le moment dans l’incertitude de la filiation paternelle Despax du pianiste Emmanuel Despax, né à Paris en 1984 : son père est probablement Jean-Luc Despax (né en mai 1968), et poète lui aussi ; mais qui étaient le père et le grand-père Despax de Jean-Luc Despax, je ne l’ai pas encore découvert…
    Merci de votre attention, et ravi que mes modestes recherches vous rendent un peu service…
             Francis Lippa, à Bordeaux
    Envoyé depuis l’application Mail Orange
    —————-
    De : Francis Lippa
    Envoyé : lundi 22 juin 2026 10:41
    À : martine bouthier
    Objet : Re: encherchantbien.fr : Formulaire de contact simple
    Madame,
    Merci beaucoup de votre courriel de ce matin, après lecture de mon article https://encherchantbien.fr/quelques-avancees-concernant-mon-questionnement-sur-lhistoire-et-la-genealogie-familiales-cote-paternel-demmanuel-despax-suite/ en date du 21 août 2025, concernant mes efforts d’identifier le père – qui est-il ? – ,  du pianiste Emmanuel Despax (né à Paris en 1984), lui-même petit-neveu du dacquois Émile Despax (Dax, 14 septembre 1881 – Moussy-Verneuil, 17 janvier 1915)…
    Je n’y affirmais pas que votre frère Jean Despax était le père du pianiste Emmanuel Despax, mais je faisais seulement l’hypothèse qu’il pouvait peut-être l’être,
    si votre père était bien celui qui avait divorcé de son épouse Catherine Charpentreau vers 1996…
    Ce n’est donc pas le cas !
    Je cherchais alors à réaliser une généalogie de cette intéressante famille dacquoise des Despax…
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    Merci encore de votre attention…
    Francis Lippa, à Bordeaux 

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    Les aventures de ce blog encherchantbien.fr sont décidément passionnantes !

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    Ce mardi 23 juin 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • L’expérience marquante d’aborder l’œuvre impressionnante du formidable Alberto Ginastera (1916 – 1983) par ses trois splendides et singuliers quatuors à cordes Op. 20 (1948), Op. 26 (1958-1968) et Op. 40 (1973-1978), par le Miro Quartet et Kiera Duffy : une musique singulière absolument enthousiasmante !..

    C’est une expérience assurément très forte d’aborder l’œuvre tout à fait impressionnante du formidable Alberto Ginastera (Buenos-Aires, 11 avril 1916 – Genève, 25 juin 1983), immense compositeur du XXe siècle, par ses trois splendides et singuliers quatuors à cordes Op. 20 (1948), Op. 26 (1958-1968) et Op. 40 (1973-1978), dans l’interprétation au disque du Miró Quartet – constitué de Daniel Ching et William Fedkenheuer, violons, John Larges, alto, et Joshua Gindele, violoncelle – et Kiera Duffy, soprano, en le splendide CD Pentatone PTC 5187 412 « Ginastera – String Quartets » – enregistré à Austin du 2 au 7 décembre 2024…

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    Et regarder ici cette brève vidéo (de 0′ 54) d’un trop court extrait du stupéfiant Quatuor n°3 Op. 40, avec la participation de Kiera Duffy, soprano…

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    Sur ce tout à fait marquant CD,

    lire l’article « Ginastera – String Quartets- album review – compelling and colourful » du Guardian du 24 juillet 2025 sous la plume d’Andrew Clements, qui va en peu de mots à l’essentiel :

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    Lire aussi la précise recension de ce CD par Andrew Farach-Colton parue dans Grammophon au mois de septembre 2025  :

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    Chamber Review

    GINASTERA String Quartets

    September 2025

    1 min read

    Andrew Farach-Colton

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    Each of these three quartets comes from a distinct stylistic phase – c’est important – in Alberto Ginastera’s output. The First (1948), from the end of the Argentine composer’s self-described period of ‘Objective Nationalism’, abounds with rhythmic energy, swinging syncopations and blunt, folk-like melodies. Initially, I thought the Miró Quartet’s tempo for the opening Allegro violento ed agitato a bit slow, but checking the score it seems they’ve hit the suggested metronome mark spot on. Not only that, but the scherzo-like Vivacissimo that follows has exactly the same marking (with more notes per beat, so it seems faster), linking the movements in an illuminating way.

    The language of the Second Quartet (1958), from the period of ‘Subjective Nationalism’, is considerably more dissonant – voilà – and its emotions far more febrile – listen, say, to the fever dream at 2’30 » in the Adagio angoscioso – but this work often retains its predecessor’s syncopated drive, too, as if Ginastera had taken many of the sounds and techniques developed by Schoenberg et al – voilà – and made them his own. And even in the modernist, or ‘neo-expressionist’, world of the Third (1973), the terrain of the Argentine pampas is still faintly recognisable. This final entry in the genre employs a soprano (modelled after Schoenberg’s Second Quartet – en effet – ) who sings settings of poetry by Jiménez, Lorca and Alberti in four of the five movements.

    Benita Valente sang the premiere of the Third with the Juilliard Quartet in 1974 but didn’t record it until 2000 (Bridge) – again with the Juilliard – when her voice had lost some freshness. It’s a terrific performance nonetheless, but this new one is even better. Kiera Duffy negotiates the Drammatico movement’s high-wire vocal act with aplomb and is warmly expressive, even romantic, in the yearning Amoroso at the quartet’s centre and in the other-worldly finale.

    There have been satisfying recordings of the three Ginastera quartets by the Latinoamericano (Brilliant), Lyric (ASV, 10/96) and Enso¯ (Naxos) quartets, but the Miró give the most technically polished accounts yet – voilà – of these extraordinary works – assurément ! Il faut vraiment les découvrir !!! – , and the foursome’s scrupulousness in no way inhibits the sheer gusto with which they dig into them. All in all, then, a stunning achievement – and gorgeously recorded, too – parfaitement…

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    Et surtout regarder la vidéo enthousiaste (de 6′ 05) de Dave Hurvitz, en date du 24 août 2025…

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    Cf aussi mon précédent article « Revenir explorer avec intense plaisir l’oeuvre d’Alberto Ginastera (1916 – 1983) : le beau CD cpo « Alberto Ginastera – String Quartet N°1 – Piano Quintet Op. 29 – Maurice Ravel – String Quartet Op. 35 » du Minguet Quartett et Michael Korstick… » en date du 16 avril 2026, qu’on peut relire ici…

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    Ces trois Quatuors à cordes d’Alberto Ginastera, magnifiquement interprétés ici par le Miró Quartet, sont des chefs d’œuvre puissants, éblouissants en leur éminente singularité !

    Enthousiasmants à un degré rare !!!

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    L’immense Alberto Ginastera mérite toute notre attention-affection-admiration infiniment reconnaissante…

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    Ce dimanche 21 juin 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Apprécier l’ultime Quatuor de Beethoven, l’Op. 135, le n°16, par les Diotima : son humour magistral…

    Le brillant Quatuor Diotima, constitué de Yun-Peng Zhao et Léo Marillier, violons, Franck Chevalier, alto, et Alexis Descharmes, violoncelle – la formation même que j’ai pu admirer le 1er mai dernier dans les Quatuors n°2 de Lucien Durosoir et Leos Janacek au château Mombet à Saint-Lon-les-Mines, en Chalosse (cf l’enthousiasme de mon article du 2 mai : « Immense concert Janáček – Durosoir hier soir au château Mombet à Saint-Lon-les-Mines, en Chalosse, par un Quatuor Diotima au plus haut inspiré, avec deux éblouissants et étourdissants chefs d’œuvre sublimes, le Quatuor à cordes n°2 « Lettres intimes » (de 1928), et le Quatuor en Ré mineur n° 2 (de 1922) : la puissance et la gloire…« … – , vient nous offrir un passionnant coffret de 3 CDs Pentatone PTC 5187 604 « Beethoven – The Late String Quartets » – soient les n°12 Op. 127, n°13 Op. 130, n°14 Op. 131, n°15 Op. 132, la Grande Fugue 0p. 133, et n°16 Op. 135 ; enregistrés à la Ferme de Villefavard du 11 au 16 juillet et du 17 au 20 décembre 2024 – , pour 3h 17′, de musique sublimissime, Ecoutez-en ici dont j’ai choisi de commencer l’écoute par le merveilleux ultime Quatuor n°16 Op. 135 – sur ce sublime Quatuor, plein d’humour, cf mon article en date du 23 juin 2020 : « Musiques de joie : la sérénité vibrante de vie du dernier Quatuor à cordes op. 135 de Beethoven« , comportant le podcast de l’interprétation splendide en 1981 de l’Alban Berg Quartet (24′ 34)…

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    Écoutez-en ici le magique magistral 4eme et dernier mouvement, plein d’humour…

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    Ce samedi 20 juin 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Accéder à d’autres musiques du répertoire espagnol de La Grande Chapelle dirigée par Albert Recasens : le CD « Delizie di Posillipo – Musica para el virrey de Napoles, III duque de Osuna »…

    Accéder à d’autres belles musiques du répertoire espagnol de La Grande Chapelle dirigées au CD par Albert Recasens – cf mes articles des : « Des chefs d’oeuvre d’Espagne à découvrir : l’oeuvre vocale en latin du Padre Antonio Soler (1729 – 1783)« , « Découvrir le charme envoûtant de l’oeuvre du compositeur Carlos Patiño (Santa Maria del Campo Rus, 1600 – Madrid, 1675) » et « Continuer à découvrir le charme envoûtant et splendide de l’oeuvre du compositeur du Siglo de Oro, Carlos Patiño (Santa Maria del Campo Rus, 1600 – Madrid, 1675)« , en date du 14 octobre 2018, et des 1er et 2 juillet 2023… – :

    voici ce que vient nous offrir le tout nouveau CD Lauda LAU 027 « Delizie di Posillipo – Musica para el virrey de Napoles, III duque de Osuna » – enregistré à Valladolid les 8 et 9 novembre 2024… et écoutez ici… – ;

    dont m’a fait découvrir l’existence l’article de Cécile Glaenzer « Musiques pour le vice-roi de Naples par La Grande Chapelle » paru le 29 mai dernier sur le site de ResMusica :

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    Musiques pour le vice-roi de Naples par La Grande Chapelle

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    A la croisée des influences espagnoles et italiennes, Naples connaît une vie musicale intense dans les premières années du XVIIᵉ siècle. C’est là que nous emmène dans son voyage à travers l’Espagne baroque.

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    En 1600, Naples est espagnole depuis plus d’un siècle. La cour des vice-rois accueille de nombreux artistes et son rayonnement est grand dans toute l’Europe. Sur la colline – napolitaine – du Pausilippe, les nobles organisent des fêtes somptueuses dans leurs villas. L’activité musicale se développe avec la naissance des premiers conservatorii, fondés au XVIᵉ siècle comme établissements caritatifs destinés à accueillir les orphelins. A l’époque choisie pour ce programme, le vice-roi est le Duc d’Osuna – Pedro Tellez-Gijon, troisième duc d’Osuna (1574 – 1620)… – , personnalité complexe et flamboyante, qui fréquente autant les lieux de plaisir populaire que les salons aristocratiques. Le programme proposé ici est à son image, brassage du madrigal savant et des danses populaires.

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    Après deux disques remarqués qui nous ont amenés dans l’Espagne du XVIIIᵉ siècle, fait donc étape à Naples au début du XVIIᵉ siècle. Le programme de cet enregistrement comporte trois parties : des œuvres vocales pour la chapelle royale – « Nella Real Cappella« … – , des madrigaux de cour –  »Dopo il banchetto« … – , les danses d’un bal au palais – « Festa a ballo in Palazzo« … Les motets sacrés de la première partie sont tous de Trabaci – Giovanni Maria Trabaci (Montepeloso, ca. 1575 – Naples, 31 décembre 1647)… – , le compositeur le plus important à la cour des vice-rois à cette époque. On y retrouve l’écriture polyphonique vénitienne à deux chœurs. Les voix des chanteurs sont magnifiquement timbrées. La deuxième partie s’ouvre sur une danse instrumentale à la fois noble et bien rythmée avec l’arrivée des castagnettes, suivie par deux madrigaux – de Giuseppe Palazzotto e Tagliava (ca. 1587 – 1653) et Scipione Lacorcia (ca. 1585/95 – 1620)… – riches de chromatismes qui rappellent Gesualdo – 1566 – 1613… Les réjouissances de la dernière partie, un bal donné à l’occasion de la guérison du roi Philippe III en 1620, nous ramènent vers la musique d’inspiration populaire. On dispose des textes décrivant précisément la mise en scène éblouissante de ce bal, qui représente l’équivalent des grands ballets de cour français. Remarquables sont les interventions des ensembles de vents, chalemies et sacqueboutes. , avec sa verve habituelle, nous donne ainsi à découvrir une nouvelle facette de la vie musicale espagnole – voilà ! – ,  servie ici par des compositeurs italiens ; et nous saluons le choix d’un programme original et festif – oui – , où de nombreuses pièces sont ici enregistrées pour la première fois.

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    Delizie di Posillipo.Musiques de Giovanni Maria Trabaci (1575-1647), Ettore de la Mara (fl.1609-1620), Pietro Antonio Giramo (fl.1619-1630), Giuseppe Palazzotto e Tagliava (ca.1585-1653), Scipione Lacorcia (ca.1585-1620), Francesco Labardi (1587-1642), Giacomo Spiardo (?).La Grande Chapelle. Direction Albert Recasens.

    1 CD Lauda. Enregistré en novembre 2024 à Valladolid.

    Notice de présentation en français, anglais, allemand et espagnol.

    Durée 58:10

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    Un très beau CD qui vient nourrir notre curiosité musicale…

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    Ce vendredi 19 juin 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

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    P.s. :

    Et à l’appui de la satisfaction éprouvée à l’écoute de ce bien beau CD proposé par Albert Recasens,

    ce très instructif et très détaillé article-ci « Le Delizie di Posilipo, replanté dans l’apparat festif pour la guérison de Felipe III« , de Christophe Steyne, sur l’excellent site du Magazine Crescendo, paru à la date du lundi 29 juin 2026 :

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    Le Delizie di Posilipo, replanté dans l’apparat festif pour la guérison de Felipe III

    par Christophe Steyne
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    Delizie di Posilipo. Música para el virrey de Nápoles. Œuvres de Giovanni Maria Trabaci (c1575-1647), Ettore de la Marra (fl. 1609-1620), Giuseppe Palazzotto e Tagliavia(c1587-1653), Scipione Lacorcia (c1585-1620), Pietro Antonio Giramo (fl. 1619-c1630), Franceso Lambardi (1587-1642), Andrea Ansalone ( ?-1656)…

    La Grande Chapelle. Albert Recasens.

    Novembre 2024. Livret en espagnol, anglais, français, allemand ; paroles en langue originale, traduction trilingue. 58’07’’. Lauda LAU 027

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    Peu taillé pour l’exercice du pouvoir, Felipe III laissa opérer le Duc de Lerma, qui concéda à Pedro Téllez-Girón y Velasco le gouvernement de la Sicile (1610-1615), puis de Naples, alors sous domination de la branche hispanique des Habsbourg. La cité parthénopéenne s’affirmait comme un des centres européens les plus peuplés – oui ! – en ce début de XVIIe siècle. Lors d’une trouble conspiration contre la République de Venise, le vice-roi, titré Duc d’Osuna, fut suspecté de vouloir affranchir Naples de la couronne espagnole, voire de la détourner à son profit personnel. Ces intrigues et l’accession de Felipe IV en 1621 précipitèrent sa disgrâce et son emprisonnement, jusqu’à sa mort en 1624.

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    De complexion maladive, Felipe III recouvra la santé en 1620, certes brièvement puisqu’il mourut de déshydratation l’année suivante, à l’âge de quarante-deux ans. Avant cette issue fatale, la liesse fut décrétée pour fêter l’heureuse nouvelle. À l’instar des célébrations dynastiques, on organisa offices religieux, banquets et spectacles, d’autant volontiers que ce mois de mars coïncidait avec le carnaval. Par ce protocole, le vice-roi entendait célébrer la guérison du souverain autant qu’exalter la majesté de la cour napolitaine, et opportunément glorifier sa propre stature, voire assourdir les soupçons qui accablaient son obscure diplomatie.

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    C’est à Álvaro de Mendoza, gouverneur de la forteresse du Castel Nuovo, que fut confiée l’organisation d’une festa a ballo à grand renfort de danses et de scénographie. Parent du Mask anglais et du ballet sous Henry IV, ce Delizie di Posilipo boscarecce e maritime faisait écho au palais La Goletta, somptueuse villa de Don Álvaro située sur la colline de Pausilippe, ici investie comme allégorie du Mont Parnasse – voilà. Dans des décors de l’ingénieur Bartolomeo Cartaro résonnèrent des chants de Giovanni Maria Trabaci, de Francesco Lambardi (organiste du vice-roi) et de Pietro Antonio Giramo (compositeur de villanelles populaires), ainsi que la musique de ballet d’Andrea Ansalone et Giacomo Spiardo, ce dernier réglant également la chorégraphie.

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    Le sujet mythologique confronte deux empires, celui sylvestre patronné par le dieu Pan, celui marin de Vénus et Cupidon. Créatures rustiques, comiques et grotesques (bergers, singes et satyres) campent une sphère profane qui s’oppose à la grâce et à la séduction de cygnes et sirènes. L’Amour et le retour de la concorde viendront bien sûr concilier ces deux mondes, au gré d’une danse des chevaliers. Un narrateur et des personnages symboliques (Fortune, Temps, Gloire, Envie) briguaient la connivence avec l’aristocratique audience de l’époque.

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    La disposition spatiale dans la Real Sala contribuait à ce rapport métadiégétique, essentiel pour saisir les ressorts politiques plus ou moins évidents véhiculés par cet ouvrage. Le livret signé de Giambattista Basile s’incarnait dans « des attitudes chargées d’émotion, souvent difficiles à déchiffrer, capables de suggérer à la fois une expression sincère et une ambivalence ironique dans un même geste scénique » signale Nathan Kent Reeves dans son captivant mémoire*. Les limitations du langage sont d’ailleurs au cœur de la louange Lenguas son de este monte, évoquant l’indicible beauté de la nature.

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    Textes et musique furent aussitôt préservés et édités, facilitant la compréhension du public, et favorisant la réhabilitation pour les entreprises d’aujourd’hui. Philip Pickett et son New London Consort s’y étaient déjà risqués (L’Oiseau-Lyre, avril 1988), se limitant au Delizie mais le complétant par quelques appoints, comme une fanfare dérivée de Girolamo Fantini.

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    La réalisation d’Alberto Recasens se déploie dans une perspective élargie, en trois parties – voilà. La première renvoie aux cérémonies religieuses qui se tinrent probablement dans la chapelle du Palazzo Vecchio, par une sélection de psaumes et antiennes de Trabaci, maestro di cappella de la Real Cappella, s’exprimant dans une écriture polychorale sous allégeance des modèles vénitiens. Intitulée « Dopo Il Banchetto » et introduite par une Spagnoletta, la seconde section du programme invite le madrigal polyphonique a capella, dont Naples fut un foyer – dans l’orbite de l’immense génie de Carlo Gesualdo, et c’est bien sûr à relever… La troisième déroule le Delizie et se conclut par un madrigal strophique qui a fait l’objet d’une reconstitution musicologique et se trouve enregistré pour la première fois. Già spiega’l raggio honore l’éveil du printemps et le triomphe de l’amour, donc en lien direct avec le ballo di cavalieri qui le précède.

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    Neuf chanteurs, une vingtaine d’instrumentistes : La Grande Chapelle rivalise sans peine – oui – avec les effectifs du New London Consort et s’avère proche des circonstances historiques, du moins dans leur effet – voilà. D’un côté le studieux collectif britannique, un brin figé et muséal, de l’autre un plateau vivant et charismatique – c’est tout à fait cela… Superbement captée – oui – , la prestation surclasse ainsi son prédécesseur anglais, par sa chaleur, sa suavité et son lustre – oui, oui, oui. Comparons par exemple le Ballo De’ Selvaggi E Delle Simie, sur la seule cornemuse au Henry Wood Hall, et ici délurée sur un – riche – panel d’anches et cuivres.

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    On saluera la somptueuse – oui – rumeur des cornets et sacqueboutes. Aux chirimias, bajoncillos, bombardas, bajóns, l’on admire ici quelques pointures – bien connues et reconnues dans ce répertoire – : Elsa Frank, Adrien Reboisson, Stéphane Tambuy, Jérémie Papasergio. La parure est des plus suggestives – oui – , ainsi le Ballo de cigni aux cordes frottées et triangle, ou le parterre de flautas de pico qui nimbe le dernier tableau. Les basses d’archet de Marta Vicente assurent un confortable élan rythmique, pimenté par les percussions de Pere Olivé Aymerich – tout cela archi-vivant et délicieux.

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    Tant à l’aise – voilà – dans la ferveur des motets que dans la verve des madrigaux et la trame dramatique du Delizie – très contrastés – , l’équipe vocale parachève la réussite – réjouissante, en effet – de cet album. Lequel s’enrichit d’une instructive, profuse notice – de 13 pages, oui – , exemplairement traduite en français par Pierre Élie Mamou. Parrainé par le Centro de Estudios Europa Hispánica et la Fundación Tatiana pour le quatre-centième anniversaire de la disparition du troisième duc d’Osuna, voilà un disque à fêter – voilà ! – pour tout amateur du décorum à la charnière de la Renaissance et du Baroque. Et un digne, splendide tribut à cet événement politico-musical de 1620 qui, comme conclut la présentation de Rodulfo Hazen, connut un retentissement majeur sur les deux rives de la Méditerranée.

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    Christophe Steyne

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    Son : 9,5 – Livret : 10 – Répertoire : 9 – Interprétation : 10

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    [*] Reeves, Nathan Kent, Delights of Posillipo, Terrors of Vesuvius: Music, Spectacle, and Identity in Early Modern Naples. Master’s Thesis, University of Tennessee, 2015 (page 134)