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  • Découvrir un jeune interprète, le pianiste Alexander Malofeev, en un répertoire (russe) avec lequel je n’ai personnellement guère d’atomes crochus, sur la foi de la lecture de comptes-rendus enthousiastes : une expérience de la délicatesse féérique d’un toucher adamantin qui nous fait accéder au cœur préservé du plus secret et toujours à vif de l’intime à jamais nostalgique de Nikolai Medtner (1880-1951) et Serguei Rachmaninov (1873-1943)…

    œœDécouvrir un jeune interprète, le pianiste Alexander Malofeev – né à Moscou le 21 octobre 2001, et installé à Berlin depuis la fin de l’année 2022 – , en un répertoire (russe : Glinka (Novo Spasskoïe, 1804 – Berlin, 1857), Medtner (Moscou, 1880 – Londres, 1951), Rachmaninov (Semionov, 1873 – Beverley Hills, 1943), Glazounov (Saint-Pétersbourg, 1865 – Nelly-sur-Seine, 1936) – tous les quatre un jour expatriés de leur Russie natale... – ) avec lequel je n’ai personnellement guère d’atomes crochus, sur la foi de la lecture de comptes-rendus enthousiastes – de Bertrand Boissard aux pages 70-71 du numéro 753 de ce mois de mars 2926 (le double CD y est « Diapason d’or« ) ; et de Jean-Charles Hoffelé en son article « L’Élégiaque » en date su 17 mars dernier … – en son double CD Sony 19802936922 – enregistré à Berlin du 20 au 22 février et du 1er au 6 mars 2025, soient 9 jours ; et Alexander Malofeev a alors 24 ans… – :

    telle est l’expérience à laquelle je me livre ce dimanche matin 22 mars…

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    De l’article remarquable de justesse et précision de Bertrand Boissard, je retiens ici la forte conclusion :

    « Plus qu’un immense pianiste – « de ce nouveau maître du piano » qu’est magnifiquement déjà Alexander Malofeev, ainsi que l’annonce le titre de l’article, page 70 – Alexander Malofeev s’affirme comme une forte et originale personnalité artistique : ce premier album en offre l’éclatante démonstration, et nous rend impatients de le retrouver« …

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    L’ÉLÉGIAQUE

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    « forgotten melodies », j’attendais tout un album Medtner, mais non, Alexander Malofeev ouvre ici son carnet secret de la musique de son pays natal, qu’une certaine nostalgie d’exil aura transformé en élégie.

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    Le nouveau petit prince du piano russe aura pris à revers les récents virtuoses tapageurs du Conservatoire de Moscou, toucher adamantin – voilà ! – , goût de l’intime – oui ! – palette de couleurs subtile – des traits dont je suis pour ma part éminemment fervent !!! – , tout un art que je n’avais plus entendu depuis Feinberg ou Ginzburg, avec cela une volatilité soudain stupéfiante : le grand déploiement de l’envol de L’Alouette, quelle splendeur ailée !

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    Il commence chez Glinka, rapprochant la pincée de Mazurkas, la Valse ou la Polka de l’univers Chopin – dont il doit être déjà un interprète d’exception – et après Medtner la poursuivra chez Sergei Rachmaninoff pour une sélection de pièces secrètes entourant une Deuxième Sonate débarrassée de tout effet, soudain plus émouvante que spectaculaire, une sorte d’anti-Horowitz où la virtuosité ne se voit jamais – comme il se doit et se devrait toujours !

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    Ici, son clavier semble sans marteaux – wow ! – , tout en couleurs, en ondes, en irisations ou en fulgurances – re-wow !!! – , comme il le sera dans les quatre merveilles prises chez Alexander Glazounov dont l’œuvre de piano n’est décidément pas assez courue.

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    Fil rouge de ce voyage, la nuit, dont la Sonate, les danses et les canzonas des Mélodies oubliées – de Medtner, qui donnent son titre à ce double album – explorent l’univers, entre conte et fantastique.

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    Il faut être assez poète pour varier si subtilement le kaléidoscope où Nikolai Medtner fait tourner son petit motif tendre et nostalgique, le jeune homme en saisit chaque inflexion, cueillant l’émotion dans un toucher magique – wow !!! –  ; et de conclure – plage 14 du CD n°1 – hors du cycle par l’Elfenmärchen, irréel à force de caresses, musique de perles. Je crois bien que Medtner est son univers, qu’il y persévère !

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    La prise de son (Maximilien Ciup a posé ses micros dans la Jesus-Christus-Kirche – à Berlin, où réside désormais Alexander Malofeev… – ) fait un peu trop ! entendre le jeu de pédales.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Forgotten Melodies
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    Mikhail Glinka (1804-1857)

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    L’Alouette (No. 10, extrait du cycle « Adieu à Sant-Pétersbourg » ; version pour piano seul : Balakirev)
    Mazurka en ut majeur
    Mazurka en ut mineur
    Polka en ré mineur
    Abschiedwalzer en sol majeur

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    Nikolaï Medtner (1880-1951)

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    Vergessene Weisen I, Op. 38
    2 Skazki, Op. 48 (extrait : No. 2. Elfenmärchen)

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    Sergei Rachmaninoff (1873-1943)

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    5 Morceaux de fantaisie, Op. 3 (2 extraits : No. 2. Prélude en ut dièse mineur ;
    No. 1. Élégie en mi bémol mineur)

    Fragments (Andante semplice) en la bémol majeur
    Sonate pour piano No. 2 en si bemol mineur, Op. 36
    12 Romances, Op. 21 (extrait : No. 5. Lilas – version pour piano seul : Rachmaninoff)
    Études-Tableaux, Op. 33 (3 extraits : No. 3. Grave ; No. 7. Moderato ; No. 8. Grave)

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    Alexandre Glazounov (1865-1936)

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    Étude en mi majeur, Op. 31 No. 3 (La nuit). Allegretto quasi andantino
    Chant des Bateliers de la Volga, Op. 97 (version pour piano seul)
    Idylle en fa dièse majeur, Op. 103
    3 Miniatures pour piano, Op. 42 (extrait : No. 3. Valse. Allegretto)

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    Alexander Malofeev, piano

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    Un album de 2 CD du label Sony Classical 198029369229
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    Photo à la une : le pianiste Alexander Malofeev –
    Photo : © Evgeny Evtyukhov

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    Pour découvrir ici le toucher de ce piano magique d’Alexander Malofeev,

    regardez cette vidéo (de 6′ 52) de la « Canzona serenata » Op. 36 n°8 de Medtner, enregistrée en concert à Francfort le 15 septembre 2022…

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    Quel art magique de servir si idéalement – sans le moindre pathos sirupeux, ni encore moins la plus petite once d’histrionisme grandiloquent – l’art profondément méditatif et si subtilement délicat et profondément intérieur, intime et onirique, de Nikolaï Medtner et de Sergueï Rachmaninov, subtilement agrémenté de pièces nostalgiques elles aussi, de Mikhail Glinka et Alexandre Glazounov :

    tous des exilés de Russie…

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    Immense merci à la magie si touchante de cet interprète prodigieux qu’est Alexander Malofeev !!!

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    Ce dimanche matin 22 mars 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Et encore Telemann avec les Six Sonates de Francfort (de 1715), à la grande richesse d’expression, sous la direction de Gottfried von der Goltz au violon : liberté d’invention et hédonisme pragmatique de Telemann…

    Toujours en fouillant dans les bacs bien nourris de mon disquaire préféré, j’ai aussi mis la main sur un CD Telemann – paru en 2019 – qui a retenu mon attention, avec le CD Aparté AP 217 des « Telemann – Frankfurter Sonatas – Gottfried von der Goltz » – enregistrées à Fribourg-en-Brisgau du 15 au 18 mai 2018  – , soient les « Six Sonates de Francfort à violon seul, accompagné par le clavessin » (de 1715), les plus anciennes épreuves autographes du compositeur, et qui portent aujourd’hui le numéro de catalogue TWV 41: g1-A1, à la grande richesse d’expression…

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    En son autobiographie parue en 1740, Georg Philipp Telemann écrivit ceci de très significatif de sa personnalité d’homme épris de grande liberté :

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    « Je ne sais ce qui m’a poussé à quitter une Cour aussi distinguée qu’Eisenach ; mais je sais qu’à ce moment-là j’avais entendu dire que quiconque voulait trouver une position stable à vie – voilà ! – devait s’installer dans une république – ce sera aussi le cas de Hambourg où il s’installera pour le reste de sa vie en 1721. Ainsi en 1712, je devins Maître de chapelle à la Baarfüssekirche de Francfort-sur-le-Main, et ceci sans y connaître qui que ce soit. Cependant une liberté de vie agréable – voilà l’expression capitale que je tenais à souligner : liberté d’invention et hédonisme sont deux traits majeurs de la personnalité de Telemann… – compensa la perte que j’avais subie en quittant un maître gracieux et de merveilleux virtuoses« …

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    Une très belle réalisation musicale et discographique : écoutez ceci…
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    Ce samedi 21 mars 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • En poursuivant mes écoutes-recherches d’incarnations vraiment jubilatoires de la joie-Telemann : le CD « Georg Philipp Telemann – VI Ouvertures à 4 ou 6 (1736) » de L’Orfeo Barockorchester dirigé par Carin van Heerden. A la recherche du grand vent et de la touche de rusticité du profondément généreux génie, ample et dynamique, de l’immense Telemann…

    En poursuivant mes écoutes-recherches d’incarnations vraiment jubilatoires de la joie-Telemann, et en fouillant les rayons de CDs de mon disquaire préféré, ailleurs que dans les bacs de nouveautés,

    je suis tombé sur le CD cpo 555 519-2 « Georg Philipp Telemann – VI Ouvertures à 4 ou 6 (1736) » de L’Orfeo Barockorchester dirigé par Carin van Heerden – enregistré à Wels, en Autriche, du 12 au 15 novembre 2021 – , auquel je n’avais pas prêté attention l’année dernière (2025)  de sa parution – déjà, se pose l’interrogation : pourquoi autant de temps (2021 / 2025) entre l’enregistrement et sa publication ?…

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    A l’écoute et ré-écoute des 81′ 20 de ses 6 « Ouvertures » de la série TWV 55 :

    en l’occurrence F1, A1, Es1, a1, D2 et g1,

    l’interprétation que donne ce CD cpo soigneusement peaufiné, me paraît  un peu trop jolie et impeccablement propre sur elle pour incarner vraiment la singularité généreuse du génie jubilatoire de Telemann, tout spécialement dans le répertoire tellement inventif et varié de ses splendides « Ouvertures » à la française – dont on a pu écrire : « sur les six cents ouvertures (ou suites) écrites pour orchestre par Telemann, seulement cent-trente-quatre nous sont parvenues« …

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    Peut-être cette impression négative ressentie mienne est-elle en partie due au choix malencontreux de 4 plutôt que 6 parties, ainsi qu’à l’instrumentarium pas assez riche en basses de cette interprétation de L’Orfeo Barockorchester, surtout si je le compare à ceux du CD des hautboïstes de prusse dans leur CD Talanton Tal 90012 «Georg Philipp Telemann – Bläsermusik für Hautboisten » que j’ai commenté hier probablement un peu trop sévèrement – j’ai été jusqu’à écrire : « l’interprétation est en effet plutôt poussive, et je dirais même ringarde« … – en mon article « Et à nouveau, et encore, Telemann : comme quoi même un CD pas top fait accéder au génie jubilatoire si singulier et multiforme de l’immense Georg Philipp Telemann, en particulier dans le registre somptueux de ses si inventives « Ouvertures » à la française… » ; mais j’avais tout de même (et très heureusement !) ajouté : « Mais l’extraordinaire est que cependant le génie fondamentalement jubilatoire de l’immensément généreux Georg Philipp Telemann, est bel et bien présent et tout à fait audible dans cette interprétation sans nul doute imparfaite par ces hautboïstes de prusse de 3 « Ouvertures » (TWV 55:F3 ; TWV 55:c1 et 55c2  ; TWV 44:F10) et 1 « Concerto à 5 » (TWV 44:D2)…« …

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    Voilà !

    Au delà des imperfections de l’interprétation, l’essentiel demeure donc la réussite de la visée de l’esprit de l’œuvre à incarner par l’interprétation musicale, que ce soit au disque ou au concert, et du génie singulier en sa spécificité du compositeur, ici le merveilleux Georg Philipp Telemann, à l’hédonisme qui n’est pas du tout de l’ordre du joli et de la mignardise de bonbonnière, mais dont la grande et vaste joie sent toujours quelque chose du souffle du grand vent et de la rusticité, qu’il avait rencontrés en ses débuts polonais à Sorau, et qui l’ont marqué de leur joie ample et dynamique pour toujours…

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    Et c’est bien de cet immense Telemann-ci qu’est issu l’Empfindsamkeit qui va bientôt souffler sur l’Allemagne, avec son cher filleul et successeur à Hambourg Carl-Philipp-Emanuel Bach, et dont on entend encore les formidables échos jubilatoires chez le jeune Felix Mendelssohn…

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    Ce vendredi 20 mars 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Can Çakmur poursuit sa passionnante série d’exploration-confrontations-interprétation du répertoire schubertien « Schubert + », en associant cette fois-ci les « Waldszenen » Op. 82 et les « Drei Phantasiestücke » Op. 111 de Robert Schumann à la Sonate pour piano D 850 de Franz Schubert….

    Can Çakmur – prononcez : Djahn Tchakmour : il est né à Ankara en 1997… – poursuit sa passionnante série d’exploration-confrontations-interprétation du répertoire schubertien « Schubert + » pour le label Bis en associant cette fois-ci les « Waldszenen » Op. 82 et les « Drei Phantasiestücke » Op. 111 de Robert Schumann à la Sonate pour piano D 850 de Franz Schubert,

    en un sixième volume Bis 2760 SACD « Schubert + Schumann » – enregistré à Hanovre enregistré à Hanovre du 13 au 19 mars 2023 Schumann, et du 8 au 12 avril 2024 pour la Sonate D.850 de Schubert…

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    Après les CDs

    « Schubert + Schoenberg » Bis 2650 – enregistré à Hanovre du 21 au 26 mars 2022 – ,

    « Schubert + Brahms » Bis 2680 – enregistré à Hanovre du 21 au 26 mars 2022 pour les Vier Klavierstücke Op. 119 de Brahms, et du 12 au 17 septembre 2022 pour les Schubert – ,

    « Schubert + Krenek » Bis 2690 – enregistré à Hanovre du 12 au 17 septembre 2022 – ,

    « Schubert + Voříšek + Chopin + Scriabin » Bis 2710 – enregistré à Hanovre du 13 au 19 mars 2023 – ,

    et « Schubert + Beethoven » Bis 2760 – enregistré à Hanovre du 13 au 19 mars 2023 pour les 32 Variations sur un thème original WoO 80 de Beethoven, et du 18 au 223 septembre 2024 pour les Schubert… – de Can Çakmur,

    voici donc son « Schubert + Schumann » – enregistré à Hanovre enregistré à Hanovre du 13 au 19 mars 2023 Schumann, et du 8 au 12 avril 2024 pour la Sonate D.850 de Schubert – , avec très bref extrait–ci…

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    Jusqu’ici, j’ai consacré 4 articles,

    aux dates du 5 mars 2025 « Découvrir le courageux talent de Can Çakmur dans les « Impromptus » D. 899 et D. 935 de Franz Schubert dans ses passionnants (et audacieux) CDs Bis 2680 et 2710 – SACD « Schubert + … » : un interprète désormais à suivre…« ,

    19 mars 2025 « Mieux entendre, et à plusieurs écoutes successives, des CDs : ainsi ce jour, le CD BIs 2710 – SACD « Schubert + Vorisek – Chopin – Scriabin » de Can Çakmur, à l’occasion de la lecture de l’article « Relu » de Jean-Charles Hoffelé. Ou comment servir au mieux au disque comme au concert le jubilatoire allant de l’ »Impromptu » noté, à la volée de l’improvisation, par son compositeur livré à l’inouï de son inspiration…« ,

    23 août 2025 « La passionnante aventure discographique « Schubert + » de Can Çakmur pour le label Bis : une intelligence lumineuse, ramifiée et rhizomatique, des œuvres…« ,

    et 29 août 2025 « Réception ce jour du « Schubert + » de Can Çakmur qui manquait à ma collection personnelle : le CD « Schubert + Schoenberg » qui avait inauguré la série… Imageance du chercheur-essayeur, et sensibilité-tendresse du toucher« ,

    aux interprétations discographiques de ce brillant interprète schubertien…

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    Sur les 21 Sonates pour piano seul de Franz Schubert  (D. 157, 279, 459, 537, 557, 566, 568, 571, 575, 613, 625, 655, 664, 784, 840, 845, 850, 894, 958, 959 et 960), n’ont jusqu’ici paru, sur les 6 CDs enregistrés à Hanovre pour le label Bis par Can Çakmur, que 6 de ces Sonates, soient les Sonates

    n° 4 (D. 537) dans le CD « Schubert + Schoenberg« ,

    n°13 (D. 664), dans le CD « Schubert + Beethoven« ,

    n°15 (D. 840), dans le CD « Schubert + Krenek« ,

    n° 17 (D. 850), dans le CD « Schubert + Schumann« ,

    n°19 (D. 958), dans le CD « Schubert + Beethoven« ,

    et n°20 (D. 959) dans le CD « Schubert + Schoenberg« …

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    Et je remarque, au passage, que n’a pas encore parue au disque sous les doigts de Can Çakmur la Sonate n°18 D. 894 de Schubert, dont l’interprétation d’Ammiel Bushakevitz, en son CD Hänssler HC 24025 « Fantasies« , avait soulevé très haut mon enthousiasme, ainsi qu’en a témoigné, notamment, mon article « Les passionnantes questions-réflexions d’Ammiel Bushakevitz sur Schubert et la « Fantaisie », à propos de sa « Wanderer Fantaisie » Op. 15 (D. 760), sa « Sonate-Fantaisie » Op. 78 (D. 894), la « Fantaisie pour piano à 4 mains » Op. posthume 103 (D. 940) et la « Fantaisie pour violon et piano » Op. posthume 159 (D. 934)… » en date du 13 avril 2025…

    Regardez et écoutez ainsi cette très brève vidéo-ci pour percevoir un trop minime instant de cette interprétation merveilleuse de la Sonate n°18 D. 894 de Schubert par le prodigieux Ammiel Bushakevitz en son fabuleux et indispensable CD « Fantasies« … 

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    En tout cas,

    chaque fois, à chaque nouveau CD de cette riche série « Schubert + » de Can Çakmur pour le label Bis – une série enregistrée toute à Hanovre – , ces confrontations auxquelles sait procéder très ingénieusement Can Çakmur en ses interprétations des Sonates de Schubert avec des œuvres d’autres compositeurs – antérieurs, contemporains ou postérieurs par rapport à Schubert – sont tout à fait stimulantes et passionnantes, révélatrices de nouveaux aspects du génie de composition de Schubert, pour le profit de notre écoute ainsi orientée par ces successifs très inventifs focus, et enrichie… C’est vraiment très très intéressant !

    Et à suivre, bien évidemment…

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    Ce mardi 17 mars 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa