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  • Dans l’intelligence la plus sensible et juste du chant intime, Georg Nigl en son CD Alpha 934 « Echo » (de 2022) : sur sa découverte du Lied de Schubert « Viola » D. 786, qui lui a ouvert « l’univers des conteurs d’histoires »…

    Ma découverte, maintenant, ce jeudi 11 septembre 2025, du à nouveau superbissime CD Alpha 934 « Echo » du baryton Georg Nigl et la pianiste Olga Paschchenko – enregistré à Bonn en février 2022 et paru le 4 mai 2023 – , vient me livrer la clé, à la page 18 de son livret « Réflexions« , et sous la plume de Georg Nigl lui-même, de la singularité merveilleusement justissime de l’art si magnifiquement fin et subtil – tout en étant parfaitement direct et naturel ! – de l’art – si singulier et efficace – du chant de Georg Nigl : 

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    c’est en effet sa lecture approfondie du lied « Viola » D. 786 de Franz Schubert, composé en 1823, et d’une durée, en ce CD de 15′ 11 – écoutez-ici … – , qui a ouvert à ce chanteur exceptionnel et éminemment singulier ce qu’il nomme « l’univers des conteurs d’histoires« , tel que Franz Schubert lui-même l’a alors ouvert…

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    Georg Nigl, ou un art du chant intime incomparable.

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    Ce jeudi 11 septembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un passionnant coup de fil par un descendant des Revillon d’Apreval, Morand de La Genevray et Bonopera d’Orleansville…

    Un lecteur de mon blog encherchantbien.fr vient de me joindre au téléphone, passionné par les articles fouillés que j’ai consacré à ses ancêtres Revillon d’Apreval, Morand de La Genevray et Bonopera, d’Orleansville, auxquels je me suis intéressé pour parfaire mes recherches sur la présence à Orleansville du neveu devenu algérois de Louis Ducos du Hauron, l’inventeur de la photographie de couleurs : Amédée Ducos du Hauron, épouse de l’orleansvillaise Marie-Louise Rey…

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    Le blog a donc une fonction non négligeable de partage de la connaissance et de la recherche : c’est formidable !

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    À suivre…

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    Ce lundi 8 septembre 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • L’immense défi de vraiment saisir le génie si naturel et si libre de Mozart pour ses interprètes : le Mozart pre-schubertien de Georg Nigl et le Mozart révele à lui- même par l’Empfindsamkeit de CPE Bach de Yeol Eum Son…

    Le génie si naturel et si libre de Mozart est extrêmement divers, à l’intérieur même de la moindre de ses œuvres, si bien que c’est un immense défi pour les interprètes de sa musique de parfaitement le saisir en la vérité si émouvante et chantante de son naturel et de sa liberté…

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    Comme nous le révèlent magnifiquement

    d’une part le sublimement émouvant Mozart merveilleusement pré-schubertien du chanteur Georg Nigl du CD Alpha 1142 « Mozart’s clavichord« , avec Alexander Gergelyfi au clavicorde,

    et d’autre part le superbe  Mozart révélé à lui -même par l’Empfindsamkeit de CPE Bach de la pianiste Yeol Eum Son en l’intégrale Naïve V 4089 en 6 CDs des 18 Sonates pour piano de Mozart…

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    Oser tendre à saisir vraiment le génie le plus singulier des œuvres et de leurs compositeurs, et s’en approcher le mieux possible, mérite toute notre admiration pour de tels interprètes…

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    Ce dimanche 7 septembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Une bel hommage à Pierre Monteux pour le 150e anniversaire de sa naissance, par Alain Pâris…

    Hier 4 septembre, sur le site du magazine Crescendo,

    un bel hommage d’Alain Pâris à l’incomparable Pierre Monteux pour le 150e anniversaire de sa naissance – Paris, 4 avril 1875 – Hancock (Maine), 1er juillet 1964 – ,

    très sobrement intitulé : « Pierre Monteux, 150 ans« …

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    Pierre Monteux, 150 ans

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    LE 4 SEPTEMBRE 2025 par
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    En 1961, lorsque l’Orchestre symphonique de Londres fit appel à lui comme chef permanent avec un contrat de 25 ans, on le croyait éternel. Il y avait de quoi : signer un tel contrat à 86 ans équivalait à un bail à vie, un usage assez rare dans un monde où l’usure se fait vite sentir et où les musiciens aiment à voir partir assez rapidement les chefs qu’ils ont tout d’abord encensés. Monteux avait un sens du contact très profond, un grand calme dans le geste comme dans le propos, une compétence que les instrumentistes à cordes appréciaient car il était l’un des leurs – d’abord un instrumentiste : violoniste et altiste !.. – , et une précision – bien française, tempérée…  – encore rare à l’époque des excès du post-romantisme. On a attribué à Toscanini l’exclusivité de cette révolution au profit d’une nouvelle rigueur. Mais Monteux a œuvré dans le même sens. L’histoire semble l’avoir oublié. D’ailleurs, comment imaginer avoir dirigé le répertoire qui était le sien, à commencer par le Sacre du printemps dont il fut le créateur – le 29 mai 1913 – , sans une précision – éminemment ravélienne, elle aussi – qu’ignoraient ses prédécesseurs. Toutefois, limiter les qualités de Monteux à la seule précision rythmique serait – très – réducteur. Son abondante discographie en apporte la preuve. Et s’il fallait se contenter d’un seul exemple, il suffit d’écouter son enregistrement – à Londres – en février 1964 – de La Valse de Ravel avec l’Orchestre symphonique de Londres : souplesse et rigueur font bon ménage, élégance sans le moindre excès, l’art de la juste mesure. Inégalé et, à mon humble avis, inégalable – probablement.

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    Monteux était violoniste de formation – voilà. Il avait roulé sa bosse dans l’orchestre des Folies-Bergère tout en pratiquant la musique de chambre – c’est important, ça aussi… – dans deux des quatuors à cordes français les plus réputés, le Quatuor Geloso et le Quatuor Tracol – que fréquenta aussi Lucien Durosoir, ami de Pierre Monteux. En 1893, Édouard Colonne lui offre le poste de premier altiste dans son orchestre. Pendant une vingtaine d’années – 1893 – 1914 – , il va participer à la création des plus grandes œuvres du répertoire symphonique de l’époque, Debussy, Ravel – oui ! En 1906, Colonne le prend à ses côtés comme chef adjoint. Puis ce seront les Ballets russes où il remplace Pierné dès la deuxième saison et où, en l’espace de trois ans, il porte sur les fonts baptismaux quelques unes des œuvres fondamentales du répertoire symphonique et chorégraphique du XXe siècle : Petrouchka (1911), Le Sacre du printemps (1913) et Rossignol (1914) de Stravinski, Valses nobles et sentimentales (1912) et Daphnis et Chloé (1912) de Ravel, Jeux (1913) de Debussy. La porte des États-Unis s’ouvre à lui : deux saisons au Met, cinq ans à la tête de l’Orchestre symphonique de Boston, et il revient en Europe où tous les grands orchestres font appel à lui, notamment le Concertgebouw d’Amsterdam dont il est un invité régulier. Puis c’est l’Orchestre symphonique de Paris, qu’il quittera en 1938 lassé par les querelles syndicales qui entravent son action. San Francisco l’appelle au pupitre de son orchestre symphonique alors en piteux état. Il y restera dix-sept ans et adoptera la nationalité américaine. Monteux est alors devenu une référence tant pour la connaissance du répertoire français – évidemment ! – que pour bâtir ou relever des orchestres. Toujours à l’affût des œuvres nouvelles, il impose Stravinski, naturellement, avec lequel il reste étroitement lié, mais aussi Poulenc ou Honegger, Villa-Lobos, et chez les Américains, Sessions, Antheil, Creston et bien d’autres. Lorsque la NBC décide de créer un orchestre pour Toscanini à New York, c’est à lui que l’on fait appel pour les concerts préparatoires – voilà – , afin de façonner l’orchestre à la mesure du maestro. À la fin de sa vie, il s’installe dans le Maine – à Hancock – où il fonde une école de direction d’orchestre que fréquenteront notamment David Zinman, Neville Marriner, George Hurst, Michel Plasson ou André Previn.

    À l’occasion d’une série d’émissions sur France Musique qui lui étaient consacrées, j’avais longuement rencontré sa fille Nancy pour tenter de comprendre pourquoi la France avait laissé s’échapper une telle personnalité. Et elle m’avait expliqué que la vie symphonique à Paris entre les deux guerres était devenue ingérable avec un va-et-vient permanent des instrumentistes entre les différentes phalanges, ce qui rendait impossible un travail – vraiment suivi – en profondeur comparable à celui auquel il avait été habitué Outre-Atlantique. Et pourtant, à l’époque, le niveau des orchestres américains était bien inférieur à celui des grands orchestres européens. Il existe un enregistrement de répétition où Monteux fait travailler la Marche funèbre de la Symphonie héroïque de Beethoven à l’Orchestre du Concertgebouw d’Amsterdam. Quelle leçon !

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    Un très grand Monsieur autant qu’un chef-interprète d’exception !

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    Ce vendredi 5 septembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa