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  • Lucien Durosoir (1878 – 1955), désormais un classique du XXe siècle : parution du CD « Resonance » du pianiste Emmanuel Despax, comportant 3 œuvres (pour violon et piano et pour violoncelle et piano) de Lucien Durosoir…

    Pour son 5éme CD comportant en son programme au moins une œuvre de Lucien Durosoir (1878 – 1955) parmi d’autres œuvres d’autres compositeurs,

    en des enregistrements de :

    _ 2011, pour le CD Corelia C 876751 « Daniel Gardiole – L’Aube des siècles – Hommage à Paul Loyonnet« , comportant de Lucien Durosoir « Aube, sonate d’été« ,

    _ 2013, pour le CD Arion  ARN 68828 « Dans la malle du poilu – Amanda Favier, violon, Célimène Daudet« , comportant de Lucien Durosoir « Cinq Aquarelles« ,

    _ 2015, pour le CD Hyperion CDA 68165 « Fin de siècle – Music for viola and piano – Lawrence Power – Simon Crawford-Phillips« , comportant de Lucien Durosoir « Vitrail« ,

    _ 2017, pour le CD Hortus 536 « Les Musiciens et la grande guerre XXXVI« , comportantt de Lucien Durosoir « Funérailles« ,

    …

    voici que le label britannique Signum, publie, enregistré à Londres du 9 au 13 février 2024, le CD SIGCD 937 « Resonance« , comportant de Lucien Durosoir « Berceuse » pour violoncelle et piano, « Chant élégiaque » et « Prière à Marie« , pour violon et piano, par les soins du pianiste Emmanuel Despax, et de deux des membres du Piatti Quartet : la violoncelliste Jessie Ann Richardson et le violoniste Michael Trainor...

    …

    En complément,

    voici ce courriel adressé ce matin à Georgie Durosoir, à propos de ce CD, et de ce pianiste, Emmanuel Despax :

    …

    Bien chère Georgie,

     
    Ce nouveau CD,
    le CD Signum SIGCD 937 « Résonance », du Piatti Quartet et Emmanuel Despax au piano,
    que je vous ai très brièvement annoncé hier,
    comporte 3 œuvres de Lucien Durosoir :
    _ le « Chant élégiaque » pour violon et piano, ici par le violoniste Michael Trainor et Emmanuel Despax au piano ;
    _ la « Prière à Marie » pour violon et piano, par les deux mêmes ;
    _ et la « Berceuse » pour violoncelle et piano extraite des « Cinq Aquarelles », ici par la violoncelliste Jessie Ann Richardson et Emmanuel Despax au piano.
    Ce violoniste et cette violoncelliste étant membres du Piatti Quartet ; et l’enregistrement a eu lieu à Londres du 9 au 12 février 2024.
     
    Avez-vous connaissance de ce nouveau CD ?
    Et surtout connaissez-vous ce pianiste talentueux qu’est Emmanuel Despax ?
     
    Sa brève biographie indique qu’il est né en 1984 à Paris,
    et a commencé son apprentissage du piano à l’âge de 11 ans, en 1995, au conservatoire d’Aix-en-Provence, où il résidait.
     
    Je ne sais pas qui sont au juste ses parents ;
    seulement que, lui, leur fils, très marqué – dit sa biographie rédigée par lui-même… – par leur divorce en 1996, s’est consacré alors corps et âme à la musique…
    En 2002, Emmanuel Despax est admis à la Yehudi Menuhim School, à Londres, où il demeure jusqu’en 2006.
    Et il continue depuis de résider à Londres…
     
    Je sais que certains Despax sont landais, et même dacquois :
    Gabriel Despax (Dax 1878 – Pissos, 1922) a même était maire de Dax, de 1913 à 1919) ;
    et son frère Emile Despax (Dax, 1881 – Moussy-Verneuil, 1915) a été un poète connu.
    Quant à leur père Hippolyte Despax (Dax, 1852 – Saïgon, 1900), il est l’auteur de la chanson « La dacquoise aux yeux noirs »…
    D’’autres Despax sont, eux, toulousains : le professeur d’entomologie Raymond Despax (1886 – 1950), son fils le Dr Raymond Despax (1956 – 2021) et son autre fils Hubert Despax, 
    dont un des enfants porte bien le prénom d’Emmanuel, mais celui-ci est né après 1990…
    Il n’est donc pas le pianiste (né en 1984) de ce CD « Resonance« …
     
    Et enfin une dame Despax (née en 1995) réside à Aix-en-Provence…
    A-t-elle ou pas un lien de parenté avec le pianiste Emmanuel Despax, qui a été aixois jusqu’à son départ pour Londres en 2002, je l’ignore…
     
    Enfin le chanteur Olivier Despax (Neuilly, 1939 – Villejuif, 1974), qui a connu son moment de célébrité (avec Brigitte Bardot !),
    est, lui, un petit-neveu de Florent Schmitt…
    Mais j’ignore si il a, ou pas, des liens de parenté avec les autres Despax que j’ai pu dénicher..
    Voilà ce que désirais porter à votre attention.
     
    J’espère que Luc et vous-même vous portez du mieux possible,
    entourés de l’affection de vos enfants…
     
    Je vous embrasse,
    Francis

    …

    Et écouter ici l’interprétation de la très belle « Berceuse«  de Lucien Durosoir par Jessie Ann Richardson, violoncelle, et Emmanuel Despax, piano (3′ 40) en ce beau CD Résonance du Piatti Quartet et Emmanuel Despax…

    …

    Ce vendredi 15 août 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le tout premier courriel de réception à mon envoi de la nouvelle adresse de mon Blog encherchantbien.fr : celui de l’amie Georgie Durosoir…

    Le tout premier courriel de réception à mon envoi de la nouvelle adresse de mon Blog encherchantbien.fr , est celui de l’amie très chère Georgie Durosoir :

    …

    cher Francis,

    j’ai à peine survolé car la maison est pleine! mais je vous dis un Bravo admiratif! quel travail accompli au cours des ans, varié, compétent, fervent! Une mine d’or… Vous avez encore beaucoup à faire pour tout classer, mais c’est d’ores et déjà clair, facile d’accès, et sympathique d’aspect.

    je vous dis mes encouragements admiratifs!

    georgie 

    …

    …

    Quel travail accompli au cours des ans, varié, compétent, fervent !

    Une mine d’or : mazette ! Quels compliments !

    Et quel encouragement à poursuivre encore et encore – tant que j’aurai de l’encre et du papier, aurait dit un Montaigne ; ou plutôt, maintenant, tant que je, moi Titus Curiosus, dispose de ce clavier d’ordinateur et de cet accès si précieux à Internet … – , l’écriture jubilatoirement quotidienne de ce vital Blog encherchantbien.fr …

    …

    …

    Et je me permets de renvoyer ici, en addendum et en outre, aux échanges de courriels – on les lira avec un peu de patience ; je ne les cite pas directement ici, ils sont, comme à ma terrible habitude, bien trop détaillés… – que, suite à la réception du CD des 3 «Quatuors à cordes » de Lucien Durosoir, par le Quatuor Diotima (CD Alpha 125) que m’avais fait parvenir l’ami Jean-Paul Combet, le fondateur du merveilleux label Alpha – avec lequel je collaborais très activement – , j’avais placés en appendice à mon article du 4 juillet 2008 « Musique d’après la guerre » ; des échanges comportant les tous premiers messages de Georgie Durosoir qui avaient suivi la parution de ce CD Alpha 125 des 3 «Quatuors à cordes » de Lucien Durosoir, tels un prélude-ouverture à notre lumineuse et profonde amitié…  

    …

    J’en cite ici seulement, et très brièvement, ceci – qui va en peu de mots à l’essentiel ! – , du 23 mai 2008 à 23h 54 :

    Je vous remercie pour la qualité de votre écoute et pour ce chaleureux message ;

    et cela, du 2 juin suivant à 9h 32 :

    Je sais gré à J-P C. de m’avoir mise en relation avec vous car, à mon âge, on ne recherche plus que des gens de vérité et de sincérité.
    J’espère vous rencontrer un jour…

    …

    …

    Et cela en prélude, entre autres fécondissimes rencontres, aux 2 contributions notoires que Luc et Georgie Durosoir me donneront la fabuleuse occasion de produire, le 11 février 2011, au Palazzetto Bru-Zane à Venise, au passionnant et richissime colloque Lucien Durosoir, un compositeur moderne né romantique :

    Une Poétique musicale au tamis de la guerre  : le sas de 1919 – la singularité Durosoir :

    Approcher l’idiosyncrasie de l’art de Lucien Durosoir oblige à interroger les raisons de sa singularité, et mettre à jour les tenants et aboutissants de cet œuvre et du génie de son auteur (1878-1955). Déployée au sortir de la Grande Guerre vécue sur le front dans les tranchées les cinq ans de 1914 à 1918, et après le sas d’exercices de préparation intensifs tout l’an 1919, la composition de Lucien Durosoir s’accomplit avec une immédiate sidérante maturité comme hors contexte d’écoles, tellement les influences de départ sont transmuées en un tout puissant et une forme achevée d’œuvre. Non seulement l’homme a un fort tempérament, et le virtuose du violon qu’il fut de 1897 à 1914 par l’Europe entière, une immense culture musicale, mais l’épreuve sauvage de la Grande Guerre fixe – et pour toujours : de 1919 à 1950 – la plus haute ambition artistique qui soit à sa création : une venue à « l’essentiel », et par une poétique musicale en symbiose avec la création-figuration des poètes reçue en exemple-modèle d’une poiêsis donnant accès à l’être même du réel. Non pas selon quelque Idéal du moi de type romantique, mais selon un Idéal d’œuvre à dimension – ontologique – de monde, à l’exemple thaumaturgique d’un Leconte de Lisle en poésie. Et, après une fabuleuse première moisson de « fruits mûrs » les années 1920-21-22, ce sera dans une dynamique de grandeur en expansion, à son acmé œuvre après œuvre jusqu’en 1934, et dans une logique de modernité exigeante, audacieuse en même temps que sereine, soucieuse – à la façon d’un Paul Valéry en sa poésie comme en sa Poétique – de la clarté de ses formes et flux, jamais inchoative : moderne sans modernisme.

    et

    La Poésie inspiratrice de l’oeuvre musical de Lucien Durosoir : Romantiques, Parnassiens, Symbolistes, Modernes :

    L’œuvre musical de Lucien Durosoir est en dialogue permanent et fondamental avec la poésie : pas seulement parce que la poésie – essentiellement celle de la seconde moitié du XIXe siècle – est, au plus haut des Arts, référence et modèle ; mais parce que la poésie est matrice même de sa création : un pôle consubstantiel du déploiement du discours musical. Un tel transfert d’imageance se révèle dès les intitulations des pièces de musique d’après des poèmes ; mais encore dans les vers placés en exergue des partitions, continuant ce dialogue. Et cela, alors que le compositeur répugne au genre de la mélodie, en déficience d’imageance musicale pour lui. Historiquement, entre les courants romantique, parnassien, symboliste et moderne de la poésie dont il est le contemporain, la préférence de Lucien Durosoir va, et avec fidélité, au modèle et idéal d’œuvre parnassien, dans la version de Leconte de Lisle surtout, tant sur un plan formel qu’ontologique. Avec aussi la fréquence de références thématiques à la Grèce, celle de Sophocle, Théocrite, Chénier, et Moréas. Ainsi que l’accomplissement, œuvre après œuvre, en la chair de la musique, d’une singulière puissante dynamique serpentine, au service du rendu le plus sensuel des forces de la vie. Et cela jusque dans le rapport de Lucien Durosoir aux œuvres de Baudelaire et Rimbaud. En même temps que, et alors que rien ne s’y réfère aux poètes du modernisme, selon la voie sereinement audacieuse d’une vraie modernité musicale, parfaitement libre, ouverte et renouvelée avec constance au fil des œuvres, magnifique en sa dense clarté d’affirmation.

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    Très simplement, voilà :

    tout se tient, se déploie et se déroule, en de telles lumineuses et fécondissimes rencontres – cf aussi mon décisif Pour célébrer la rencontre écrit en 2007 et retrouvé en 2016… – de nos vies…

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    Ce jeudi 14 août 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Et à nouveau relever sur le blog Discophilia de Jean-Charles Hoffelé, en date du 10 août dernier, l’article « L’Autre Carlos » qui rend splendidement hommage à la fois au grand chef argentin Carlos Païta (1932-2015), et à la ré-apparition de ses magistraux enregistrements, cette fois sur l’excellent label Le Palais des Dégustateurs, de l’ami Eric Rouyer ; auxquels j’ai chaque fois rendu l’hommage et la reconnaissance qu’il mérite sur ce blog encherchantbien…

    C’est à nouveau aujourd’hui mercredi 13 août qu’un très récent article – en l’occurrence l’article « L’Autre Carlos« , publié dimanche 10 août dernier… – du bon Jean-Charles Hoffelé, sur son excellent site Discophilia, m’amène à un commentaire discographique ;

    et cette fois aussi sur la superbe entreprise discographique que mène depuis un certain temps, et de façon suivie, l’ami Eric Rouyer, de rendre une nouvelle vie, sur son très beau label Le Palais des Dégustateurs, aux enregistrements saisissants et magnifiques (!) que réalisa, sa vie durant, le somptueux chef argentin Carlos Païta (Buenos-Aires, 10 mars 1932 – Genève, 19 décembre 2015).

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    …

    Un article dont je retiens tout spécialement ces mots si justes de Jean-Charles Hoffelé :

    …

    « cet art altier (…) d’un classicisme souvent implacable » ;

    « Carlos Païta tient la bride à ses orchestres  » ;

    « Cet art maîtrisé rappelle combien l’enseignement d’un Artur Rodzinski fut décisif pour le chef argentin« …

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    …

    Ainsi pourra-t-on se reporter, entre autre exemples, à mes propres articles, enthousiastes, en date

    du 23 août 2024 : « Composer, interpréter, enregistrer, éditer, écouter, se réjouir, célébrer et partager les joies de la musique : un échange de courriels avec Eric Rouyer, le très probe et généreux éditeur des CDs du « Palais des Dégustateurs », à l’occasion de la réception enthousiaste de son splendide et fabuleux CD « Carlos Païta – Moussorgski/Ravel – Berlioz »…« 

    et du 12 mars 2025 : « A cœur et à vif : quelques remarques sensibles à propos du saisissant CD « Anton Bruckner – Symphony n° 9 – Carlos Païta », PDD 043 du Palais des Dégustateurs, cette belle reconnaissance intitulée « Noir, c’est noir : Bruckner par Carlos Païta », dans Crescendo Magazine : une affolante éperdue course à l’abîme et à une totale effrayante déréliction, à la Egon Schiele, pour ce chef d’œuvre laissé inachevé par Bruckner, en une interprétation-incarnation diaboliquement juste…« …

    …

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    Carlos Païta : un parfait maître d’interprétation,

    auquel il nous faut, et avec une émotion toujours renouvelée, rendre bien volontiers les armes, pour son admirable finesse d’absolue justesse musicale d’interprétation des chefs d’œuvre du grand répertoire symphonique…

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    Grand bravo, et mille fois merci !!!

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    Ce mercredi 13 août 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Sur le marquant CD de piano à 4 mains « Stravinsky – le Sacre du Printemps – Ravel – Ma mère l’Oye » des pianistes Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy, un article ce mardi 12 août de Jean-Charles Hoffelé, deux mois moins deux jours jour après jour après le mien, le 14 juin dernier ; ou la transition un peu rude pour nos oreilles du charme à la dissection…

    Le 14  juin dernier, sur mon blog En cherchant bien, à propos du  CD Harmonia Mundi HMM 902752 « Stravinsky- Le Sacre du Printemps – Ravel – Ma mère l’Oye » des pianistes Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy jouant à 4 mains sur un même piano – un CD enregistré à Montreuil au mois de novembre 2024 – , j’avais publié un article éminemment positif que j’avais intitulé « La magie merveilleuse du jeu à quatre mains de Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy : le miracle du CD « Stravinsky – Le Sacre du printemps – Ravel – Ma mère l’Oye » : la pureté de l’essentiel…« …

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    Or voici que ce mardi 12 août 2025, soit deux mois moins deux jours jour pour jour, je découvre sur le site toujours bigrement intéressant et affuté de Jean-Charles Hoffelé, Discophilia, un article que celui-ci consacre à ce même CD « Stravinsky – Ravel«  de Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy, un article qu’il a choisi d’intituler, lui – à la Egon Schiele, ou à la Gottfried Benn : deux génies, il est vrai… – , un peu plus négativement, « Dissection » ;

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    et qu’en illustration de haut-de-page, il choisit d’assortir d’une photo plutôt étrange des deux compères, en un accoutrement et une pose frôlant d’un peu trop près le ridicule ! – dans quelle intention avoir placé ici pareille photo ?.. C’est tout de même bizarre…

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    Le défi de la transposition pour piano, et même à 4 mains, de l’œuvre magistrale d’Igor Stravinsky était peut-être un Himalaya démesuré pour nos deux alpinistes basés à Londres…

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    À suivre…

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    Ce mardi 12 août 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa