Catégorie : Cinéma

  • La lumineuse expo « Roma » de Bernard Plossu à la Galerie L’Arrêt sur l’image de Nathalie Lamire-Fabre

    Le 11 janvier dernier,

    j’avais consacré un article

    à la parution du superbe Roma 1979 – 2009,

    qui venait de paraître aux Éditions Filigranes.

    …

    Un livre très riche.

    …
    …

    Hier après-midi, à 17 h 30,

    vernissage de l’exposition Roma,

    à la galerie L’Arrêt sur l’Image, de Nathalie Lamire-Fabre, Cours du Médoc à Bordeaux,

    avec la présence _ chaleureuse _ de l’ami Plossu.

    …

    …

    Une assistance nombreuse,

    composée de beaucoup de connaisseurs de la photographie

    _ parfois venus de loin jusqu’à Bordeaux, pour cette occasion _,

    et fervents admirateurs de l’œuvre-Plossu,

    …

    lui amenant à dédicacer de très nombreux ouvrages

    précieusement thésaurisés par eux,

    et certains depuis assez longtemps

    _ par exemple l’important Plossu Rétrospective 1963 – 2005 de l’exposition de Strasbourg,

    paru à l’automne 2006 aux Éditions des 2 Terres.

    Un must !

    …

    …

    Plossu est un fervent des déambulations dans Rome,

    où il possède de très nombreux amis.

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    …

    Et c’est aussi un grand lecteur de la littérature italienne

    _ Rosetta Loy, Elisabetta Rasy, Andrea Camilleri, etc. _,

    de même qu’un passionné du cinéma italien

    _ Antonioni, Fellini, Visconti, Pasolini, Bertolucci, Risi, De Sica, etc.

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    Courrez-y !

    Les photos sont admirables !!!

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    Ce dimanche 23 février 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Je me souviens de quelques films avec Kirk Douglas vus au cinéma à Bordeaux durant mon enfance…

    Hier 5 février 2020,

    est décédé, à Beverly Hills,

    Kirk Douglas

    _ né Issur Danielovitch Demsky, à Amsterdam (État de New-York), le 9 décembre 1916.

    …

    …

    Et je me souviens _ d’abord (à la Georges Perec, si je puis dire…) _ de lui dans quelques films _ en couleur et cinémascope _ vus au cinéma,

    lors de leur sortie en France,

    durant mon enfance

    _ les dimanches où nous n’allions pas assister à un match des Girondins au Stade Municipal de Bordeaux _,

    à Bordeaux

    _ au sortir du fastueux déjeuner de midi chez mes chers grands-parents, rue Judaïque.

    …

    …

    Plus tard,

    étudiant à Bordeaux,

    j’ai vu d’autres films _ tels L’Arrangement (d’Elia Kazan, en 1969 ; avec Faye Dunaway aussi) et Le Reptile (de Joseph Mankiewicz, en 1970 ; avec Henry Fonda aussi) _ dans lesquels Kirk Douglas jouait, et qui m’ont marqué ;

    certains _ tel Les Sentiers de la gloire (de Stanley Kubrick, en 1957), dont la sortie n’a été autorisée en France qu’en 1975… _ qui passaient _ ou repassaient _ en ciné-club

    _ pour Les Sentiers de la gloire de Kubrick, ce fut au cinéma L’Intendance, Cours de l’Intendance

    (qui a fermé peu de temps après, en 1976)…

    …

    …

    Le cinéma Intendance a fermé en 1976. Il avait été acquis par la suite par le magasin de cristallerie Christofle…

    Le cinéma Intendance a fermé en 1976. Il avait été acquis par la suite par le magasin de cristallerie Christofle

    …

    CRÉDIT PHOTO : SUD OUEST

     

    …

    …

    Sans compter bien d’autres films, avec lui,

    regardés plus tard à la télévision.

    …

    …

    Mais ce sont de ces séances de cinéma-là _ à Bordeaux _ de mon enfance

    _ entre 1954 et 1960, surtout _

    dont me revient d’abord le vivant souvenir

    aujourd’hui…

    …

    …

    20 000 lieues sous les mers (de Richard Fleischer, en 1954),

    Ulysse (de Mario Camerini, en 1954 aussi _ avec Silvana Mangano et Rossana Podesta _),

    La Vie passionnée de Vincent Van Gogh (de Vicente Minelli et George Cukor, en 1956),

    Les Vikings (de Richard Fleischer, en 1958 _ avec Tony Curtis aussi _),

    Liaisons secrètes (de Richard Quine, en 1960 _ avec Kim Novak aussi _),

    Spartacus (de Stanley Kubrick, en 1960 aussi)…

    …

    …

    Je me souviens donc de Kirk Douglas

    (1916-2020)

    …

    et du cinéma d’Hollywood de ces années 50…

    …

    …

    Ce jeudi 6 février 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Seconde vision enthousiaste du Grâce à Dieu de François Ozon

    Je viens de procéder à une seconde vision,

    après celle d’hier

    _ cf mon article :  _,

    du film Grâce à Dieu de François Ozon.

    …

    …

    Mes impressions premières sont amplement confortées.

    …

    Je suis ravi aussi d’avoir été plus attentif à de multiples détails

    qui m’avaient échappé,

    ou que je n’avais pas retenus,

    dans le fil syncopé du récit.
    …

    …

    Et j’ai été encore plus sensible

    à l’humanité profonde

    des principaux personnages

    par le regard et les souvenirs desquels

    passe la focalisation de la caméra de François Ozon.

    …

    Des personnages qui sont loin d’être tout d’une pièce _ et donc caricaturaux _,

    dont la personnalité, par de très intéressants micro-écarts,

    frémit, bouge, « évolue« 

    _ parfois, le plus souvent, avance, avec courage et responsabilité,

    mais parfois aussi recule, régresse, non sans hésiter, et par un comble de lassitude ;

    mais ce cas-là n’est pas celui des trois personnages principaux,

    l’élégant et ferme Alexandre (de Melvil Poupaud),

    le fort et audacieux François (de Denis Ménochet),

    l’éperdu et admirable Emmanuel (de Swann Arlaud),

    qui apprennent,

    à l’expérience souvent très rude du réel,

    et souvent grâce aux autres (des amitiés, dans la lutte commune, se créent),

    à dépasser leurs failles….

    …

    …

    Un grand film, subtil,

    qui marque.

    …

    …

    Ce mardi 14 janvier 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le prenant Grâce à Dieu de François Ozon, en DVD

    Suite à ma veine présente

    de prendre connaissance de films

    en DVDs,

    …

    je viens de découvrir le Grâce à Dieu de François Ozon

    _ paru en DVD en 2018 _

    qui m’a tenu constamment en haleine

    et passionné.

    …

    …

    François Ozon est un cinéaste qui m’a beaucoup intéressé,

    particulièrement à ses débuts :

    …

    Une Robe d’été (en 1996), Sous le sable (en 2000)

    _ par de superbes audaces très finement rendues _ ;

    …

    mais aussi m’a parfois agacé _ 8 femmes (en 2001) _

    par quelques propensions à des affèteries

    et maniérismes formels

    trop gratuits…

    …

    …

    Ici,

    en ce superbe et parfaitement abouti Grâce à Dieu,

     

    nous, spectateurs, participons aussi à une sorte d’enquête,

    menée sur l’écran à travers quelques regards _ et difficultés (douloureuses) de souvenance _ de victimes

    _ trois surtout : Alexandre, François, Emmanuel _

    d’un prêtre pédosexuel lyonnais ;

    …

    et à travers les efforts de chacun d’entre eux

    _ d’abord seuls, puis ensemble (et là bien des choses changent !),

    via l’Association Libérer leurs paroles qu’ils décident à un moment de former, à Lyon _

    pour surmonter,

    au-delà de la fragilité virile des adultes qu’ils sont devenus aujourd’hui

    plus ou moins fortement éprouvés-meurtris _ voire cassés, certains _ par leur histoire personnelle,

    …

    pour surmonter leur traumatisme durablement profond d’enfants violés,

    par un prêtre…

    …

    …

    Tant le regard du cinéaste

    _ sur cette histoire complexe et encore ouverte… _

    que l’interprétation-incarnation des personnages

    par les acteurs _ vraiment excellents ! tous… ;

    à commencer par Melvil Poupaud (Alexandre), Denis Ménochet (François) et Swann Arlaud (Emmanuel),

    via les diverses formes plus ou moins torturées et difficiles de leurs efforts de résilience, chacun ;

    sans négliger la palette de finesse d’incarnation des comportements de leurs compagnes,

    magnifiquement interprétées, elles aussi,

    par Aurélia Petit (l’épouse d’Alexandre), Julie Duclos (l’épouse de François) et Amélie Daure (la compagne d’Emmanuel) ;

    il faut aussi mettre l’accent sur les interprètes des mères de ces trois personnages principaux :

    Laurence Roy (la mère d’Alexandre), Hélène Vincent (la mère de François) et Josiane Balasko (la mère d’Emmanuel)... ;

    les personnages des pères, étant, bien sûr (et c’est une donnée cruciale de ces situations !!!), plus fallots… _

    participent à la très grande force d’éloquence

    en l’intime de chacun des spectateurs de ce film que nous sommes

    de ce Grâce à Dieu

    magnifiquement prenant…

    …

    …

    Ce lundi 13 janvier 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa