Catégorie : Histoire

  • L’enivrante magie du violon magistral (et de Transylvanie) de Johanna Martzy (1924 – 1979)…

    Le coffret de 9 CDs Warner « Johanna Martzy Her Columbia Gramophone Recordings«  _ Warner 0190296488573 _

    nous restitue l’enivrante magie du violon transylvanien de Johanna Martzy (Timisoara, 26 octobre 1924 – Zurich, 13 août 1979)…

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    Merci à l’article « Légende » de Jean-Charles Hoffelé sur son site Discophilia, en date du 21 août dernier, de nous avoir rappelé, à l’occasion de la parution de ce précieux coffret de 9 CDs Warner, l’excellence de cette violoniste virtuose…

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    LÉGENDE

    Willem Mengelberg la dirigeant à Budapest en 1943 fut soufflé : belle fille certes, mais d’abord un violon si parfaitement joué, avec cette pointe de paprika, une pure fantaisie dans les accents, un archet très libre tel celui des ménétriers de sa Transylvanie natale _ la Transylvanie natale aussi de Béla Bartók (Nagyszentmiklós, 25 mars 1881 – New-York, 26 septembre 1945)….

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    Peu après elle s’exile, fuyant la montée des Nationalistes hongrois. Apatride comme tant d’autres de ces Hongrois de Roumanie, elle s’installe en Suisse, remporte en 1947 le Concours de Genève.

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    À l’avènement du « long playing », Elsa Schiller, muse de Deutsche Grammophon, lui fait graver quelques pièces de virtuosité puis deux concertos : le 4e de Mozart avec Jochum, parfait de style, d’expression pudique, et le Dvořák, piquant mais nostalgique, d’un caractère bien trempé en accord avec la battue fouettée de Fricsay : on n’a pas fait mieux _ c’est dire !

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    Walter Legge, alerté, lui signe un contrat. Cadeau de noces, le Concerto de Brahms avec son Philharmonia et Kletzki. Résultat : magie pure_ voilà ! _ , un archet infini, des phrasés affirmés (Hubay avait dû les lui souffler) ; jamais le Finale ne fut si hongrois et pourtant si peu appuyé.

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    La poignée d’enregistrements qu’elle concéda à His Master’s Voice suffira à faire son art légendaire, et ses long playing la lubie des collectionneurs. Après ce Brahms d’anthologie _ oui _, rien que du grand répertoire classique, le Mendelssohn deux fois, surtout le 3e Concerto de Mozart où l’on croirait entendre dans l’Andante La Comtesse des Noces (Sawallisch n’y est pas pour peu).

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    Legge avait rendu les armes, Martzy lui avait fait comprendre qu’elle seule était maîtresse à bord, par l’art, mais aussi par le carnet de chèques _ cf aussi la remarque de Nicolas Derny sur sa rupture avec Legge. Elle enregistrerait ce qu’elle voulait, et d’abord les Sonates et Partitas de Bach, l’Évangile d’Enesco puis de Menuhin, qu’aucun archet féminin n’avait osé aborder au disque. Lecture claire, ardente, qui fait tout entendre de ce violon polyphonique _ voilà.

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    Puis, délivré absolument de Legge, pour Electrola, tout ce que Schubert aura écrit pour le violon et le piano, ensemble resté magique, plus proche du ton si humain d’un Busch que de ceux qui s’y risqueront ensuite.

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    Tout cela n’avait pas été réuni depuis un ancien coffret Toshiba réservé au marché japonais, l’éditeur proposant ici une nouvelle mouture sonore conçue par Art et Son Studio qui rend plus sensible ce jeu ardent _ oui _, son art étant admirablement détaillé par la plume de Nicolas Derny dans un essai qui fera date.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Johanna Martzy

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    Her Columbia Grammophone Recordings

    The Complete Warner Classics Edition

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    CD 1

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    Johannes Brahms (1833-1897)
    Concerto pour violon et orchestre en ré majeur, Op. 77
    Philharmonia Orchestra – Paul Kletzki, direction

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    CDs 2-4

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    Johann Sebastian Bach (1685-1750)
    Les Sonates et Partitas pour violon seul (Intégrale)
    Sonate No. 1 en sol mineur, BWV 1001
    Partita No. 1 en si mineur, BWV 1002
    Sonate No. 2 en la mineur, BWV 1003
    Partita No. 2 en ré mineur, BWV 1004
    Sonate No. 3 en sol majeur, BWV 1005
    Partita No. 3 en mi majeur, BWV 1006

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    CD 5-7

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    Franz Schubert (1797-1828)
    Sonate pour violon et piano en ré majeur, D. 384
    Sonate pour violon et piano en la mineur, D. 385
    Rondeau brillant pour violon et piano en si mineur, D. 895
    Fantasie pour violon et piano en ut majeur, D. 934
    Sonate pour violon et piano en sol mineur, D. 408
    Sonate pour violon et piano en la majeur, D. 574 « Grand Duo »
    Jean Antonietti, piano

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    CD 8

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    Felix Mendelssohn-Bartholdy (1809-1847)
    Concerto pour violon et orchestre No. 2 en mi mineur, Op. 64

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    Ludwig van Beethoven (1770-1827)
    Romance pour violon et orchestre No. 1 en sol majeur, Op. 40
    Romance pour violon et orchestre No. 2 en fa majeur, Op. 50
    Philharmonia Orchestra – Paul Kletzki, direction

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    CD 9

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    Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
    Concerto pour violon et orchestre No. 3 en sol majeur, K. 216

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    Felix Mendelssohn-Bartholdy (1809-1847)
    Concerto pour violon et orchestre No. 2 en mi mineur, Op. 64
    Philharmonia Orchestra – Wolfgang Sawallisch, direction

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    Johanna Martzy, violon

    Un coffret de 9 CD du label Warner Classics 0190296488573
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    Photo à la une : la violoniste Johanna Martzy – Photo : © Warner Classics

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    Quel violon !!!

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    Ce mercredi 24 août 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Ce qu’a changé, ou pas, le mariage de la cousine de Ravel Magdeleine Hiriart avec Charles Gaudin, le 28 septembre 1901 à Saint-Jean-de-Luz, à la position de Maurice Ravel au sein de la famille Dupous-Bibal-Gaudin, à Saint-Jean-de-Luz, dans laquelle la grand-tante (mais pas marraine !) du petit Maurice, Gachucha Billac, était domestique-gouvernante des enfants Gaudin, de 1875 à son décès en 1902…

    En forme de suite-approndissement à mon article d’hier « « , cette réflexion-ci sur la diversité un peu contrastée des regards portés rétrospectivement sur Maurice Ravel, sa personnalité, ou encore son œuvre, par ses amis _ et parents _ luziens de la famille Gaudin…

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    Et je me place à ce moment charnière du 28 septembre 1901, quand, par le mariage de sa cousine au 3e degré Magdeleine Hiriart avec Charles Gaudin, le fils aîné d’Edmond Gaudin et Annette Bibal, Maurice Ravel, âgé alors de 26 ans, et reçu depuis bien longtemps déjà, dès son enfance _ la famille Gaudin s’est transmise bien des anecdotes sur le petit Maurice, son goût dès l’enfance pour le piano, et ses liens avec sa chère « tante Gachuch« … _ en cette maison des Dupous-Bibal-Gaudin du 41 rue Gambetta _ lire ici mon article instructif du 2 novembre 2019 : « « … _, s’est trouvé devenir ainsi, du jour au lendemain, apparenté à cette famille Dupous-Bibal-Gaudin au sein de laquelle sa grand-tante Gachucha Billac était probablement depuis 1855 la domestique-gouvernante des enfants du couple de Victoire Dupous et son époux – décédé le 12 septembre 1855 – Pierre Bibal, avant de devenir, à partir de 1875, dans la même maison du 41 Grand Rue, puis 41 rue Gambetta, la domestique-gouvernante des 7 enfants Gaudin d’Annette Bibal et son époux Saint-Martin Edmond Gaudin, depuis la naissance de leur aîné, Charles, le 19 novembre 1875…

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    Les regards des « amis » Dupous-Bibal-Gaudin – la mère d’Annette Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 28 avril 1845 – Saint-Jean-de-Luz, 21 novembre 1936) était Victoire Dupous (Saint-Jean-de-Luz, 9 juin 1822 – Saint-Jean-de-Luz, 16 juin 1903), veuve le 12 septembre 1855 de son époux, depuis le 26 avril 1943, Pierre Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 5 septembre 1806 – Saint-Jean-de-Luz, 12 septembre 1855), de son vivant, Victoire Dupous, la patronne de cette grande et belle maison du 41 Grand Rue, puis 41 rue Gambetta… – , à Saint-Jean-de-Luz, sur le petit Maurice Ravel, né à Ciboure le 7 mars 1875, ont ainsi forcément « évolué » le jour, ce 28 septembre 1901, donc, où Maurice – âgé alors de 26 ans – n’a plus été seulement le petit-neveu et filleul de la domestique de la maison Gaudin qui faisait office de gouvernante des enfants – Charles (1875 – 1910), Marie-Pascaline (1876 – 1877), Pierre (1878 – 1914), Marie (1879 – 1976), Jane (1880 – 1979), Pascal (1883 – 1914) et Louis (1886 – 1899) Gaudin – d’Annette Bibal et son époux Edmond Gaudin, Gachucha Billac (Ciboure, 2 juin 1819 –  Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902), laquelle était la sœur de la grand-mère maternelle de Maurice, Sabine Delouart (Ciboure, 11 mars 1809 – Ciboure, 22 décembre 1874),

    quand la cousine au 3e degré de Maurice, Magdeleine Hiriart (née à Saint-Jean-de-Luz le 11 mars 1875) – fille de Dominique Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 28 janvier 1849 – Saint-Jean-de-Luz, 20 décembre 1926), petite-fille de Marie Etcheverry (Saint-Jean-de-Luz, 21 juin 1817 – Saint-Jean-de-Luz, 27 décembre 1850), arrière-petite-fille de Marie-Baptiste Delouart (Ciboure, 17 octobre 1784 – Saint-Jean-de-Luz, 3 janvier 1842) ; laquelle était la sœur de Marie-Baptiste Delouart (Ciboure, 29 juin 1782- Ciboure, 23 août 1855), l’arrière grand-mère de Maurice Ravel – , a épousé Charles Gaudin (né à Saint-Jean-de-Luz le 19 novembre 1875), le fils aîné des 7 enfants d’Edmond Gaudin (Saint-Jean-deLuz, 17 novembre 1844 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1920) et son épouse Annette Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 28 avril 1845 – 21 novembre 1936 – lesquels s’étaient mariés le 27 janvier 1875 à Saint-Jean-de-Luz.

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    On peut probablement s’interroger aussi, au passage, déjà sur la position qu’avait occupée – en tant que domestique elle aussi ?.. en tant qu’amie de jeunesse ?.. – la mère de Maurice Ravel, Marie Delouart (Ciboure, 24 mars 1840 – Paris, 5 janvier 1917), auprès de la famille Dupous-Bibal (et notamment auprès d’Annette Bibal, née à Saint-Jean-de-Luz le 28 avril 1845), avant le voyage et le séjour, en 1871 ou 72 _ les données biographiques demeurent ici confuses ! _ que Marie Delouart a fait en Espagne, pour accompagner et assister – Gaudin, encore mal remis de blessures reçues lors de la guerre contre la Prusse en 1870 – la modiste parisienne Madame Félix allant présenter à Madrid sa collection annuelle de chapeaux – comme Annette Bibal l’avait fait les années précédentes – ; voyage et séjour madrilènes au cours desquels Marie Delouart allait faire la rencontre – peut-être dans les jardins d’Aranjuez, comme l’a transmis une légende familiale… – de Pierre-Joseph Ravel (19 septembre 1832 – Paris, 13 octobre 1908), qu’elle épouserait peu après, à Paris, le 30 avril 1873…   

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    De petit-neveu de la domestique-gouvernante des enfants de la maison Dupous-Bibal-Gaudin qu’était sa grand-tante Gachucha Billac, que le petit Maurice était jusqu’alors, ce 28 septembre 1901-là Maurice Ravel devenait en effet aussi un parent – certes un peu éloigné dans les degrés de cousinage : au troisième degré… – de la famille Gaudin en tant que cousin au 3e degré de la belle-fille de la maison Dupous-Bibal-Gaudin – au 41 rue Gambetta – , Magdeleine Hiriart-Gaudin, la bientôt mère du premier petit-fils de cette maison Gaudin, le petit Edmond, qui allait naître à Saint-Jean-de-Luz le 30 mai 1903.

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    Même si les absences successives constatées (en 1809, pour Sabine , puis en 1840, pour Marie) de pères légitimes connus pour les naissances d’enfants en cette branche de la famille Delouart – dans la généalogie de la branche maternelle Delouart de Maurice Ravel, sa mère Marie Delouart, née en 1840, et sa grand-mère Sabine Delouart, née en 1809, sont toutes deux nées de père inconnu : le premier père légitime identifié remonte au cibourien Gratien Delouart (1748-1798), le père de Marie-Baptiste Delouart-Billac (1782-1855), l’arrière-grand-mère maternelle de Maurice Ravel… – ne facilitaient pas la reconnaissance en des milieux en pleine ascension sociale tels que les Bibal et les Gaudin (et aussi les Hiriart) à Saint-Jean-de-Luz au XIXe siècle…

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    Entre-temps – c’est-à-dire entre le mariage de Charles Gaudin et Magdeleine Hiriart le 28 septembre 1901, et la naissance de leur fils unique le petit Edmond Gaudin le 30 mai 1903 – , et en cette même maison du 41 rue Gambetta, décèdera le 17 décembre 1902 la domestique-gouvernante des enfants Gaudin, Gachucha Billac, âgée de 83 ans ; puis, deux semaines après le 30 mai, le 16 juin 1903, c’est la maîtresse de la maison du 41 rue Gambetta, Victoire Dupous-Bibal (née à Saint-Jean-de-Luz, le 9 juin 1822 ; et veuve de Pierre Bibal depuis le 12 septembre 1855), qui disparaît à l’âge de 81 ans.

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    Le statut social de Maurice Ravel, qui devenait ces années-là, et c’est à relever, un musicien de mieux en mieux reconnu, a-t-il pour autant vraiment changé au sein de la maison Gaudin du 41 rue Gambetta ? Du fait de la position de sa cousine au 3e degré Magdeleine au sein de cette famille Gaudin, Maurice Ravel est-il désormais regardé comme un parent – le cousin qu’effectivement il est bel et bien de l’épouse du fils aîné de la maison… – au sein la famille Gaudin ?..

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    Au regard de la correspondance conservée et accessible – in l’indispensable Intégrale de la Correspondance de Maurice Ravel publiée par Manuel Cornejo aux Éditions Le Passeur en octobre 2018 – de Maurice Ravel avec des membres de la famille Gaudin, cela n’est pas flagrant !..

    Un ami, oui ; un cousin éloigné, non.

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    Pour un tel dossier à ouvrir, nous ne disposons en tout et pour tout jusqu’ici que de deux lettres de condoléances (en date des 8 octobre 1910 – « Ma chère cousine« , à la page 246 de la première édition de la Correspondance de Maurice Ravel  (aux Editions du Passeur, en 2018) par Manuel Cornejo; puis aux pages 373-374 de la seconde édition enrichie de cette Correspondance, en 2025 (aux Editions Gallimard, collection Tel)… – et 24 novembre 1914 – « Mon cher Maurice« … « Votre cousine, Madeleine« , à la page 403 de la première édition, puis aux pages 608-609 de la nouvelle édition… – ) échangées entre Maurice Ravel et sa cousine Magdeleine Hiriart-Gaudin à l’occasion des décès du mari de Magdeleine, Charles Gaudin, disparu en mission diplomatique noyé sur le fleuve Oubangui, près de Bimbo, le 12 septembre 1910, puis des deux beaux-frères de Magdeleine, Pierre et Pascal Gaudin, tués ensemble par un même obus à leur arrivée sur le front, au chemin des Dames, le 12 novembre 1914…

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    Et il nous faut aussi considérer que beaucoup de lettres de Maurice Ravel, en particulier avec la très aimable Marie Gaudin, ont hélas disparu – certaines prêtées et non rendues, d’autres volées, d’autres même brûlées, et au sein du cercle familial des Gaudin-Courteault, qui plus est… – , ou ne nous sont pas accessibles… C’est fort dommage…

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    Et nous ne disposons pas non plus d’autres lettres que ces deux lettres-là, de condoléances échangées, entre Maurice Ravel et sa cousine Magdeleine Hiriart-Gaudin, en 1910 et 1914…

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    Mais le regard de la famille Gaudin sur Ravel et sa personnalité n’a pas évolué non plus dans ce qui demeure présent de la mémoire familiale transmise dans la famille Gaudin et la famille Courteault, aux témoignages développés, et fort aimables, des conversations détaillées que j’ai pu avoir, à plusieurs reprises, avec Maylen Gaudin-Lenoir, fille d’Edmond Gaudin, ainsi que son cousin Pascal Courteault, fils de Pierre Courteault…

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    À l’exception bien affirmée de la personnalité chaleureuse et ouverte et joyeuse de la très fidèle amie de toutes leurs vies, Marie Gaudin (1879-1976), ainsi que de la charmante Annie Courteault (1913-1994),

    il semble bien que le regard dominant porté sur Maurice Ravel, homme discret, humble et pudique, au sein de la famille Gaudin, est demeuré pour l’essentiel celui porté à l’origine sur le petit-neveu de la domestique Gachucha Billac, auquel, enfant, étaient réservées …les assiettes ébréchées… ;

    y compris, et bien plus tard – et musicalement, qui plus est !.. – , de la part d’Edmond Gaudin (1903-1988) et de son cousin Pierre Courteault (1910 -2006), pour lesquels Maurice Ravel ne ménageait pourtant pas son affectueuse attention.

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    Des questions qui continuent de me travailler…

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    À suivre, forcément :

    les étrangetés et mystères, une fois avérés, et qui nous défient, doivent forcément être un jour éclaircis…

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    Ce jeudi 18 août 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un commode tableau des liens de parenté (Delouart) de Maurice Ravel (1875 – 1937) et Magdeleine Hiriart (1875 – 1968), mère d’Edmond Gaudin (1903 – 1988) ; et du cousinage (Bibal) de ce dernier avec Pierre Courteault (1910 -2006) ; descendants des ancêtres Gratien Delouart (1748 – 1798) et Jean Bibal (1725 – 1795)

    À ce moment de ma recherche concernant les cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel, j’éprouve le besoin, pour des raisons de commodité de synthèse des rapports familiaux bien effectifs entre le natif de Ciboure Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937), avec les familles luziennes des Hiriart et des Gaudin, 

    et cela via le mariage à Saint-Jean-de-Luz le 28 septembre 1901 de Magdelaine Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 19 juin 1968) avec Martin-Marie-Charles Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 19 novembre 1875 – Bimbo, 13 septembre 1910) _ avec, aussi, l’attache des Gaudin aux Bibal, par le mariage à Saint-Jean-de-Luz, le 27 janvier 1875, d’Annette Bibal (Saint-Jean-de Luz, 28 avril 1845 – Saint-Jean-de-Luz, 21 novembre 1936) avec St-Martin-Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 17 novembre 1844 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1920) _,

    de résumer-figurer la généalogie familiale, issue d’une part de Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798), le cibourien, et d’autre part de Jean Bibal (1725 – 23 mai 1795) _ père de l’haspandar Baptiste Bibal (Hasparren, 1768 – Saint-Jean-de-Luz, 21 mai 1825) _ : tous deux ancêtres communs, à la cinquième génération, d’Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 30 mai 1903 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1989).

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    Ne descendant pas de Gratien Delouart (1748 – 1798) _ et donc non cousin avec Maurice Ravel qui lui en descend à la quatrième génération (Marie-Baptiste Delouart, Sabine Delouart et Marie Delouart, la mère de Maurice Ravel _, mais descendant _ par sa mère Jane Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 16 octobre 1880 – Saint-Jean-de-Luz, 28 mars 1979), fille d’Annette Bibal, fille de Pierre Bibal, fils de Baptiste Bibal, fils de Jean Bibal _ de Jean Bibal (1725 – 1795),

    Pierre Courteault (Paris, 21 avril 1910 – Ascain, 15 décembre 2006) est cousin germain d’Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 30 mai 1903 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1989) _ dont le père, Charles Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 19 novembre 1875 – Bimbo, 13 septembre 1910), est le frère aîné de Jane Gaudin, la mère de Pierre Courteault _ ; mais il n’est pas cousin avec Maurice Ravel.

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    Edmond Gaudin (1903 – 1988) a donc pour ancêtres et Gratien Delouart _ via sa mère Magdeleine Hiriart (1875 – 1968) _ et Pierre Bibal ; tandis que son cousin germain Pierre Courteault (1910 – 2006) a pour ancêtre Pierre Bibal via sa mère Jane, mais pas Gratien Delouart _ par son père, il descend des béarnais Courteault.

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    Ce qui a pour implication la parenté effective d’Edmond Gaudin et ses descendants _ dont sa fille (née en 1942), Maylen Gaudin-Lenoir, qu’à plusieurs reprises j’ai eu l’occasion de rencontrer en son domicile luzien _ avec Maurice Ravel ;

    alors que ce n’est pas le cas de Pierre Courteault et de ses descendants _ dont son fils (né le 19 janvier 1944) Pascal Courteault, que j’ai, lui aussi, rencontré en son domicile ascandar.

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    Voici l’arbre de la succession des générations que cela donne _ en rouge, les personnes sans descendance connue _ :

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                                                         Gratien Delouart (1748-1798)                                       

    Marie-Baptiste Delouart (1782-1855)      Marie-Baptiste Delouart (1784-1842)

    Sabine Delouart (1809-1874)                      Marie Etcheverry (1817-1850)

    Marie Delouart (1840-1917)                         Dominique Hiriart (1849-1926)

    Maurice Ravel (1875-1937)                           Magdeleine Hiriart (1875-1968)

                                                                                     Edmond Gaudin (1903-1988)                

                                                                                     Maylen Gaudin (1942)                

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                                                                 Jean Bibal (1725-1795)

                                                                 Baptiste Bibal (1768-1825)

                                                                 Pierre Bibal (1806-1855)

                              Annette Bibal (1845-1936)                                  Pascal Bibal (1847-1898)

    Charles Gaudin (1875-1910)  Jane Gaudin (1880-1979)    François-Ignace Bibal (1878-1944) 

    Edmond Gaudin (1903-1988) Pierre Courteault (1910-2006)

    Maylen Gaudin (1942)               Pascal Courteault (1944)

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    Annette Bibal (1845-1936)        Pascal Bibal (1847-1898)       Bernardine Bibal (1855-1943)

              François-Ignace Bibal (1878-1944) Grégoire Bibal (1882-?)

                                                                                             ?

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    À suivre…

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    Ce mercredi 17 août 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Ressentir le sublime du CD « Reynaldo Hahn Poèmes & Valses » de Pavel Kolesnikov : mon enthousiasme du 2 juillet dernier rejoint ce 11 août 2022 par l’enthousiasme de Jed Distler sur ClassicsToday.Com : un événement discographique absolument exceptionnel !..

    En procédant ce jeudi 11 août 2021 à ma revue quotidienne de mes sites musicaux et discographiques préférés du Web,

    j’ai le plaisir de constater que l’enthousiasme de mon article «  » du 2 juillet dernier

    vient d’être rejoint et partagé par Jed Distler sur l’excellent site Resmusica, en un bel article archi-significatif, intitulé, lui, « Heavenly Hahn from Pavel Kolesnikov« ,

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    que voici :

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    Heavenly Hahn From Pavel Kolesnikov

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    Review by: Jed Distler

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    71ECCyoTfhL._SL1200

    Artistic Quality: 10

    Sound Quality: 10

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    Most pianists who’ve recorded all or some of the 53 piano miniatures encompassing Reynaldo Hahn’s Le rossignol éperdu understandably emphasize the music’s inherent charm. By contrast, Pavel Kolesnikov searches for and often achieves profundity _ voilà ! He does this by way of generally slower tempos that lend themselves to a wide palette of dynamic gradations, variety of touch, and rapturous long-lined legato. Kolesnikov’s soft introduction to the opening selection Frontispice presages the interpretation’s brooding and muted subtext, while the closing selection Ouranos conveys a transparent, almost disembodied sound-world unmatched by other recordings of this piece. On the other hand, Les noces du duc de Joyeuse takes deliciously playful and supple wing, as do the rapid figurations in La fête de Terpsichore.…

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    Indeed, each of Kolesnikov’s 19 selections from this cycle are models of interpretive refinement and sensitivity _ oui. Similarly, Kolesnikov elevates six admittedly salon-ish pieces from Hahn’s Prèmieres valses to high art ; listen to Ninette’s staggeringly controlled downward scales, Valse noble’s soaring grandeur, or notice the perfect alignment and articulation of No. 6 _ Assez vite _ ‘s speedy figurations and you’ll agree. In short, there’s no better Reynaldo Hahn piano collection on the market _ en effet ; et c’est incontestable ! Atypical of Hyperion, the booklet notes offer fanciful commentary from the pianist _ oui : et j’en ai cité de marquants extraits en mon propre article du 2 juillet dernier… _ rather than useful composer/repertoire information.

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    Recording Details:

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    Album Title: Poèmes & Valses
    Reference Recording: Le Rossignol éperdu (complete) : Earl Wild (Ivory Classics)
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    • HAHN, REYNALDO:
      Le rossignol éperdu (excerpts) ; Premières valses (excerpts)
    • Pavel Kolesnikov (piano)

     

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    J’ajoute ici que cet article-ci de Jed Distler m’a appris l’existence d’un double CD _ paru chez le label Ivory Classics : 72006 _ de l’intégrale des 53 pièces du Rossignol éperdu de Reynaldo Hahn par le magnifique pianiste virtuose qu’a été Earl Wild (Pittsburgh, 26 novembre 1915 – Palm Beach, 23 janvier 2010),

    un double CD paru en décembre 2001…

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    Le merveilleux Pavel Kolesnikov, né à Novosibirsk en 1989, lui, vit à Londres…

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    Écoutez-ici les 17′ 26″ des 6 pièces des « Premières Valses » de Reynaldo Hahn  _ Caracas, 9 août 1874 – Paris, 28 janvier 1947 _ figurant sur ce miraculeux CD Hyperion  CDA68383…

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    En comparant les pièces du Rossignol éperdu par Earl Wild telles qu’elles sont accessibles sur you tube,

    et les interprétations de Pavel Kolesnikov en son récent CD Hyperion,

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    je dois dire c’est bien sous les doigts enchantés de Pavel Kolenikov que se découvre et se rencontre en l’éclat simple et vertigineux de tout son mystère le génie tout pur de Reynaldo Hahn…

    Et avec quelle somptueuse évidence !

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    Ce CD miraculeux est un événement discographique absolument exceptionnel…

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    Ce jeudi 11 août 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa