Catégorie : Histoire

  • Un petit crochet musical, avec Francis Poulenc, par Rocamadour et Gramat, le pays de mon arrière-grand-mère maternelle…

    Le passage du Tour de France cycliste, avant-hier samedi 23 juillet, par Rocamadour et Gramat,

    m’a fait penser,

    d’une part au fervent « Stabat Mater » de Francis Poulenc _ composé l’été 1950 « pour confier l’âme de Christian Bérard à Notre-Dame de Rocamadour« … _,

    et d’autre part à la ville natale de mon arrière-grand-mère maternelle, née Ségala _ décédée à Bordeaux après la naissance de ma grand-mère Léontine Leroy, née à Bordeaux le 28 décembre 1882, à l’angle de la rue Saint Nicolas, en face de la caserne Nansouty ; ma grand-mère décèdera, elle, le 18 mars 1960, chez nous, à Castillon…

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    L’interprétation de ce « Stabat Mater«  en mai 1963, avec Régine Crespin, et sous la direction de Georges Prêtre

    _ « Oh ce théâtre ! Georges Prêtre dirige déjà Dialogues des Carmélites, et s’engage tout feu tout flamme dans un Stabat Mater lyrique et dramatique, d’une ferveur qui nous gagne à chaque mesure. Quand Régine Crespin entre en scène, c’est la voix de la mère qui répand l’amour universel, chant déchirant s’élevant au dessus d’une assemblée qui fait vibrer chaque parole. Une certaine vision de la grâce« … _

    rend pleinement grâce à l’âme de Francis Poulenc (Paris, 7 janvier 1899 – Paris 30 janvier 1963) aussi,

    la pâtine du temps y participant même un peu…

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    Ce lundi 25 janvier 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Linus Roth poursuit ses interprétations intenses et profondes de Weinberg : et maintenant le magnifique CD « Light in darkness »

    La déjà riche discographie Weinberg du violoniste Linus Roth _ cf mon article d’hier : « « … _

    vient de s’enrichir d’un tout nouvel opus, le très beau CD « Light in darkness« .

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    Après la totalité des 6 Sonates pour violon et piano (+ la Sonatina Op. 46 ; le Rhapsodie sur des Thèmes Moldaves Op. 47 n°3) ; ainsi que 3 Pièces :  Nocturne, Scherzo et Sen o Lalce), avec Linus Roth et José Gallardo au piano,

    soit le triple CD « Complete Sonatas and Works for violin and piano » Challenge Classics CC 72567, paru en 2013 ;

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    le Concertino Op. 42 pour violon et cordes et la Rhapsodie sur des Thèmes Moldaves Op.47 n°3, avec Linus Roth et le Wurttenberg Orchestra Heilbronn dirigé par Ruben Gazarian,

    présent dans le CD « Wartime Consolations » Challenge Classics CC 72680, paru en 2015 ;

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    les 3 Sonates pour violon seul, Op. 82, Op. 95 et Op 126, par Linus Roth,

    soit le CD « Solo Sonatas for violin » Challenge Classics CC 72688, paru en 2016 ;

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    et le Concerto pour violon et orchestre Op. 67, avec Linus Roth et le Deutsche Symphonie-Orchester Berlin dirigé par Mhikel Kütson,

    présent dans le CD « Violin Concertos » Challenge Classics CC 72627, paru en 2017 ;

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    toujours de Mieczyslaw Weinberg,

    le CD « Light in Darkness » Evil Penguin Classic 2021 EPRC 0044 qui vient de paraître en 2022

    nous propose cette fois :

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    le Trio avec piano Op. 24, avec Linus Roth, José Gallardo, au piano, et Danjulo Ishizaka, au violoncelle ;

    et la Sonate pour 2 violons Op. 69, avec Linus Roth et Janusz Wawrowski ;

    complétés par 2 Chansons sans paroles (de 1947), avec Linus Roth et José Gallardo ;

    et le Largo de la Sonatensatz II WoO, avec Linus Roth et José Gallardo…

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    Linus Roth a rencontré pour la première fois la musique de Mieczysław Weinberg (1919-1996) en 2010, lorsqu’on lui a demandé de jouer son trio avec piano lors d’un festival de musique de chambre. Après la première répétition, Roth a été impressionné et ému par l’intensité et l’énergie _ voilà ! _ de la musique et touché par la beauté de cette composition, qui était nouvelle pour lui. Non seulement les caractéristiques de l’agitation intérieure – , les gouffres profonds et l’obscurité dans cette musique – étaient évidentes, mais aussi celles de l’espoir qu’elle contenait, qui transparaissait encore et encore _ gouffres profonds, obscurité et espoir… Ne sachant presque rien de la biographie de Weinberg ou d’autres œuvres à ce stade, Roth a quitté le festival en espérant que Weinberg aurait pu composer autre chose pour violon. C’est alors qu’un coffre au trésor _ mais oui ! _ s’est ouvert pour Roth : un concerto pour violon avec orchestre symphonique et un avec orchestre de chambre, 3 sonates solo, 7 sonates pour piano, beaucoup d’autres pièces, et un certain nombre d’œuvres de chambre. Une grande partie de cela n’avait jamais été enregistrée auparavant _ voilà… _, et Roth a immédiatement senti que la découverte de cette musique était un grand coup de chance. Quand un musicien a-t-il l’occasion de découvrir toute une œuvre de premier ordre, mais oubliée ?! L’idée était évidente de s’attaquer à l’enregistrement complet _ mais oui ! _ de toutes les œuvres pour violon. Ce projet étant désormais achevé, Roth a voulu revenir ici sur sa première rencontre avec la musique de Weinberg, le Piano Trio, op. 24. Après que Weinberg et sa femme aient pu déménager à Moscou en 1943 avec l’aide de Chostakovitch, il a écrit le Trio pour piano, op. 24 en 1945, créé au Conservatoire de Moscou en 1947. Weinberg, qui était lui-même un pianiste exceptionnel, l’a joué avec Dmitri Zyganov (violon) et Sergei Shirinsky (violoncelle), tous deux membres du célèbre Quatuor Beethoven. Cet enregistrement est basé sur une copie du manuscrit de 1945, qui contient toutes les idées originales sur la dynamique, le phrasé et les caractéristiques de la composition. Le Prélude d’ouverture du Trio fait preuve d’une grande assurance et d’un caractère déterminé, mais se termine brusquement par l’Aria, interprétée par un violon solitaire et parfois fragile avec des interférences du piano. Le deuxième mouvement, la « Toccata », a un élan fascinant dès le début, une caractéristique typique du style de composition de Weinberg, qu’il emploie à plusieurs reprises avec beaucoup d’habileté et d’effet. Les séquences de notes se précipitent sauvagement sur l’auditeur. Le troisième mouvement suit, intitulé à juste titre « Poème ». Le piano élève d’abord sa voix plaintivement dans un long monologue avant que le violon et le violoncelle ne filent une mélodie émergeant du silence, menant à un point culminant brillant qui à son tour ramène à la mélodie d’ouverture. Le finale est également virtuose pour les trois instruments. Il contient une fugue remarquable et des séquences sonores qui rappellent profondément Chostakovitch, mais sous une forme très différente. Ici aussi, Weinberg utilise un dispositif stylistique propre à sa musicalité : il se cite et retravaille le thème d’ouverture du premier mouvement. Une valse interpolée sur un ton plaintif est suivie d’un chant du cygne après un avertissement et des notes de basse grave du piano. Après tout le grand drame inhérent à ce trio, Weinberg envoie un rayon de lumière à l’auditeur sous la forme des harmoniques brillantes et soutenues des cordes. Comme tant de ses œuvres, celle-ci se termine en pianissimo et morendo, une caractéristique typique de nombreuses mesures finales de Weinberg. Jusqu’à peu de temps avant sa mort en 1996, les œuvres de Weinberg étaient régulièrement jouées avec beaucoup d’enthousiasme par des artistes russes, et maintenant elles atteignent lentement mais sûrement la scène internationale des concerts _ enfin ! Son trio pour piano, ainsi que ses nombreuses autres œuvres, montrent son immense maîtrise de toutes les formes, genres et styles de composition – toujours marqués par des événements de sa propre vie fatidique, tels que la fuite, l’expulsion, le meurtre de sa famille et le danger constant à sa propre existence. et maintenant ils atteignent lentement mais sûrement la scène internationale des concerts. Son trio pour piano, ainsi que ses nombreuses autres œuvres, montrent son immense maîtrise de toutes les formes, genres et styles de composition – toujours marqués par des événements de sa propre vie fatidique, tels que la fuite, l’expulsion, le meurtre de sa famille et le danger constant à sa propre existence – et maintenant ils atteignent lentement mais sûrement la scène internationale des concerts.

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    Ce dimanche 24 juillet 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Tomber un peu par hasard sur l’interprétation, très douce, du Requiem de Mozart par Carlo-Maria Giulini…

    Le hasard vient de me donner l’occasion de découvrir l’interprétation par Carlo-Maria Giulini du Requiem K. 626 de Mozart, que j’avais ignorée jusqu’ici ;

    et dont certains m’avaient très fort vanté la réalisation…

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    Pour des raisons qui m’échappent en partie,

    Giulini (Barletta, 9 mai 1914 – Brescia, 14 juin 2005) est un chef _   » L’élégance de son style, l’engagement et l’élévation spirituelle de ses interprétations ont suscité une reconnaissance quasi unanime des critiques comme des mélomanes dans le monde entier« , résume ainsi wikipedia… _ dont je n’ai guère fréquenté les réalisations discographiques ;

    à la différence d’un Leonard Bernstein (Lawrence, 25 août 1918 – New-York, 14 octobre 1980) ou d’un Nikolaus Harnoncourt (Berlin, 6 décembre 1929 – Sant Georgen im Attergau, 5 mars 2016),

    mais aussi, par exemple, d’un Istvan Kertesz (Budapest, 28 août 1929 – Herzliya, 16 avril 1973)) ou d’un Mariss Jansons (Riga, 14 janvier 1943 – Saint-Petersbourg, 1er décembre 2019), parmi quelques chefs plus ou moins contemporains de Carlo-Maria Giulini (1914 – 2005) dont les discographies suscitent mon enthousiasme et ma curiosité…

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    Ce CD Sony Classical 8 86977 21022 8 que je viens de me procurer, curieusement ne comporte aucune date, ni d’enregistrement, ni de parution _ l’enregistrement a eu lieu à Londres les 19-20-21 avril 1989…

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    Ses solistes sont Lynne Dawson, Jard van Nes, Keith Lewis _ ténor (né le 6 octobre 1950 à Methven, en Nouvelle-Zélande), dont j’ai pu apprécier les qualités, qui m’ont marqué, au Grand Théâtre de Bordeaux, dans Mozart, La Clémence de Titus _, et Simon Estes ;

    avec The Philharmonia Chorus & Orchestra…

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    Avec la même distribution de chanteurs, mais cette fois avec il Coro e Orchestra Sinfonica di Roma della RAI-Radiotelevisione Italiana, on pourra regarder _ avec impression de kitsch… _ cette vidéo en concert à Rome le 5 décembre 1991…

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    Au-delà de l’impression _ un peu étrange à l’écoute de ce CD _ d’être transporté trente ans en arrière,

    je dois reconnaître aussi être sensible à la qualité de douceur de la direction souple, aérienne, tendre et poétique, de Carlo-Maria Giulini…

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    Ce mercredi 20 juillet 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Lecture zébrée des 50 pages du « Bela Bartok, un abécédaire ennuagé » de Peter Szendy : le notable motif des « clouds », chez Béla Bartok, György Ligeti et Karol Beffa…

    Achevant à l’instant la lecture cursive des 50 pages à peine du lui-même cursif petit livre, « Bela Bartok, un abécédaire ennuagé« , que Peter Szendy vient de consacrer _ aux Éditions de la Philharmonie de Paris _ à des remarques, effectivement elles-mêmes cursives _ mais suivies : un fil très cohérent s’y déroule et défile avec pertinence et vive alacrité, idoinement bartokienne ! _, sur la musique et la vie de Béla Bartok,

    et en qualifiant cet « Abécédaire » sien d’ « ennuagé »,

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    je me demande si c’est précisément chez Béla Bartok que György Ligeti, mais aussi Karol Beffa _ éminent ligetien ; cf son très remarquable « György Ligeti« , paru aux Éditions Fayard en mai 2016… ; et, à propos de son concept de « Clocks and clouds« , cf mon article du 1er juin 2016 : « « , même si la vidéo de sa Leçon du 6 décembre 2012 a cessé d’y être directement accessible ; on la lira dans son « Parler, jouer, composer : septs leçons sur la musique« ., paru aux Éditions du Seuil le 9 mars 2017… _, ont trouvé cet important motif musical des « clouds », bien présent dans leurs œuvres à eux…
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    On trouve aussi à la page 52 une référence « au premier des « Nocturnes » pour orchestre de Debussy, « Nuages«  », à propos la première des « Deux images » de Béla Bartok, en 1910 :
    « mêmes ondulations (quoique dans un tempo plus rapide) sur fond desquelles s’élève une mélodie aux vents dont les contours sont semblables« …
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    La question de l’hybridation musicale, et ses éminentes vertus, est aussi présente en ce regard de Peter Szendy sur Béla Bartok, comme elle l’est dans le lucidissime, et plus encore justissime, « L’autre XXe siècle musical » de Karol Beffa…
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    Ce lundi 18 juillet 2022, de Bordeaux, et ses 41°…
    et guère loin des incendies toujours en extension, en Gironde, de La Teste et de Landiras
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    P. s. :
    Et ce lundi après-midi, ce sont tous les résidents du Pyla qui ont été priés, dès 13h 30, d’évacuer le lieu !
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    Ce lundi 18 juillet 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa