Catégorie : Histoire

  • Pour élargir notre connaissance des compositeurs du temps de la Shoah

    Ce jour, sur le site de ResMusica,

    Jean-Christophe Le Toquin ouvre notre connaissance des compositeurs du temps de la Shoah,

    par un article « Cinq destins  de compositeurs juifs du XXe siècle« , consacré à un passionnant CD intitulé « Jewish destinies« , un CD KMI (Karusel Music International), proposé par le chef d’orchestre Amaury du Clausel..

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    Cinq destins de compositeurs juifs du XXe siècle par Amaury du Closel

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    Avec l’album Destins juifs, Amaury du Closel poursuit son travail de défense et de reconnaissance _ voilà _ des compositeurs du XXᵉ siècle marqués par la Shoah. Il fait mouche avec la jeune soprano Erminie Blondel.

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    Si les œuvres proposées dans cet album ont été composées entre 1912 (le Pierrot Lunaire de Max Kowalski) et 1947 (les Huit chants populaires juifs de Simon Laks) et dépassent donc les circonstances historiques de la persécution nazie, c’est bien la Shoah qui fait le lien entre les cinq compositeurs réunis ici. Elle a bouleversé leur destin, par l’enfermement, pour les uns l’exil, pour les autres la mort. Deux ont payé le prix ultime, Viktor Ullmann et Ilse Weber assassinés en 1944 à Auschwitz. Louis Saguer, musicien allemand engagé politiquement auprès des communistes, a fui Berlin pour Paris en 1933. Il ne fut pas déporté par les nazis, mais interné en 1939 par les autorités françaises, avant d’être naturalisé français en 1947.

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    Dans la lignée de son engagement depuis 2003 avec son initiative des Voix Étouffées, Amaury du Closel remet en lumière ces compositeurs sinon oubliés, du moins méconnus. Et pourtant, elle est belle leur musique _ oui.

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    Qui connaît le Pierrot lunaire de Max Kowalski, composé la même année 1912 que celui, fameux, d’Arnold Schoenberg ? Schoenberg le connaissait et ne dédaignait pas ce cycle plus court – 12 poèmes contre 21 – à l’esthétique certainement moins avant-gardiste, mais qui dégage un vrai parfum fin de siècle avec une pointe d’humour. Les deux Pierrot juxtaposés composeraient une belle affiche de concert !

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    Les Cuatro cánticas Sefardíes ou Quatre chants populaires judéo-espagnols de Louis Saguer (1935-1936) en langue ladino (parlée dans les Balkans par les descendants des Juifs d’Espagne chassés en 1492 !), les Trois mélodies yiddish de Viktor Ullmann (1944) et les Huit chants populaires juifs de Simon Laks (1947) ont en commun d’avoir été écrits en acte de résistance face à la volonté d’extermination, pour que la culture juive (re)vive. Ainsi vont les tentatives de négation et d’extermination, elles aboutissent à revivifier la culture qu’elles oppriment.

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    Ilse Weber, choisit, elle, un autre moyen de se mettre debout et de nous mettre à genoux : l’extrême simplicité, la dignité, la pudeur. Pour bercer les enfants et qu’ils oublient le camp et leur destin. Quelle force d’âme dans cette douceur ! Il semble que des décennies après leur composition, on n’a pas fini d’apprécier la puissance de ces mélodies qui glissent comme de l’eau.

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    Dans ce généreux programme de 75 minutes, la soprano Erminie Blondel doit ainsi varier les styles, de la mélodie fin de siècle Mitteleuropa aux chansons populaires séfarades et yiddish, en concluant par les chansons universelles dépourvues de sophistication, émouvantes par le dépouillement. L’expression est toujours juste, jusqu’aux dernières paroles sans accompagnement qui closent le disque et nouent la gorge. C’est un disque qui par son éthique fait écho à l’album _ marquant ! _ Terezín/Theresienstadt par Anne Sofie von Otter (DG). Un enregistrement qui n’apportera pas une gloire brillante à ses auteurs, mais qui durera.

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    Le livret avec les poèmes tous proposés en langue originale et traduits en français et en anglais, est riche et indispensable.

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    Lire aussi :

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    Anne Sofie von Otter : Theresienstadt / Terezín

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    Terezín/Theresienstadt.

    Ilse Weber (1903 – 1944) : Ich wandre durch Theresienstadt, Ade, Kamerad !, Und der Regen rinnt, Wiegala ;

    Karel Svenk (1917-1945) : Pod destnikem, Vsechno jde ! (Marche de Terezin).

    Adolf Strauss (1902 – 1944) : Ich weiß bestimmt, ich werd Dich wiedersehn !

    Anonyme : Terezin-Lied ;

    Martin Roman (1910-1996) : Wir reiten auf hözelrnen Pferden ;

    Hans Krasa (1899-1944) : Trois mélodies d’après Arthur Rimbaud ;

    Carlo Sigmund Taube (1897-1944) : Ein jüdisches Kind ;

    Viktor Ullmann (1898-1944) : Beryozkele, Trois Mélodies tirées des Six Sonnets, opus 34 ;

    Pavel Haas (1899-1944) : Quatre Chants sur des poésies chinoises ;

    Erwin Schulhoff (1894-1942) : Sonate pour violon (1927).

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    Anne Sofie von Otter, mezzo-soprano ; Christian Gerhaher, baryton ; Daniel Hope, violon ; Bengt Forsberg, Gerold Huber, piano ; Bebe Risenfors, accordéon, guitare, contrebasse ; Ib Hausmann, clarinette ; Philip Dukes, alto ; Josephine Knight, violoncelle.

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    1 CD Deutsche Gramophon 477 6546, code barre : 0 2894776546 2.

    Enregistré à Berlin en février 2006 et Munich en février 2007.

    Notice et textes trilingues en français, anglais, allemand.

    Durée : 71:40

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    Jewish destinies.

    Louis Saguer (1907-1991) : Cuatro cánticas Sefardíes.

    Max Kowalski (1882-1956) : 12 Gedichte nach Pierrot lunaire op. 4.

    Simon Laks (1901-1983) : Huit chants populaires juifs (arrangement : Amaury du Closel).

    Viktor Ullmann (1898-1944) : Drei jiddische Gesänge op. 53.

    Ilse Weber (1903-1944) : Theresienstadt et six autres mélodies.

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    Erminie Blondel, soprano ; Thomas Tacquet, piano ; Orchestre Les Métamorphoses, direction : Amaury du Closel.

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    1 CD KMI.

    Enregistré en 2018 à l’auditorium Antonin Artaud à Ivry-sur-Seine.

    Textes des mélodies en langue originale, anglais et français, notice bilingue.

    Durée : 75:03

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    Ce mardi 21 septembre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

     

  • Chanter Rameau : Mathias Vidal, après Jelyotte…

    Jean-Philippe Rameau (Dijon, 25 septembre 1683 – Paris, 12 septembre 1764) a eu bien sûr ses chanteurs,

    tels le béarnais Pierre Jelyotte (Lasseube, 13 avril 1713 – Estos, 12 octobre 1797),

    ou la bordelaise Marie Fel (Bordeaux, 24 octobre 1713 – Paris, 2 février 1794) _ cf mon article du 24 mai 2019 : …

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    Bien sûr, les airs de Rameau s’insèrent complètement dans leur contexte d’opéras, et autres œuvres lyriques…

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    Mais voisi que vient de paraître un CD _ un album du label Château de Versailles Spectacles CVS039 _ intitulé « Rameau triomphant« , constitué d’airs pour ténor,

    qu’interprète Mathias Vidal…

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    C’est ce que nous apprend ce jour l’article de Jean-Charles Hoffelé intitulé « Ténor Rameau« …

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    Que voici :

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    TÉNOR RAMEAU

    Rameau soigna ses hautes-contre, leur réservant des rôles exigeants pour la vocalité comme pour l’incarnation, Mathias Vidal les resserre quasi tous – sinon Platée, préférant au rôle-titre où brilla Jélyotte, l’appel à Momus et à Bacchus de Thepsis – et surtout les profils les plus héroïques, de Pollux à Dardanus en passant par Zoroastre.

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    Si son ténor franc ne craint pas l’éclat et sait emporter la passion ou la rage, comment ne pas entendre qu’il est peut-être plus chez lui dans le demi-caractère (Thepsis justement, et Platée lui irait assurément !), ou dans la pure virtuosité (« Lance, Amour, lance tes traits vainqueurs » de l’Atis des Paladins) _ écouter aussi l’air des Boréades « Jouissons, jouissons de nos beaux ans…« …
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    Le voyage est plus réjouissant qu’émouvant, avec l’accompagnement modeste de l’Ensemble Marguerite Louise, mais l’équilibre entre le brio des airs et la poésie des pièces d’orchestre assure à l’album une écoute toujours heureuse, confirmant qu’il est bien aujourd’hui sans guère de rivaux dans le répertoire lyrique du XVIIIe siècle français, qu’en dehors de Rameau-même, il aura d’abondance documenté au long d’intégrales lyriques souvent chroniquées au sein du présent blog.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Rameau triomphant

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    Jean-Philippe Rameau(1683-1764)
    Airs et Pièces d’orchestre,
    extraits de Dardanus,
    Zoroastre, Les Paladins,
    Les Indes galantes, Platée, Naïs, Le Temple de la Gloire, Les Fêtes de Polymnie,
    Pigmalion, Castor et Pollux et Les Boréades

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    Mathias Vidal, ténor/haute-contre
    Ensemble Marguerite Louise
    Gaétan Jarry, direction

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    Un album du label Château de Versailles Spectacles CVS039
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    Photo à la une : le ténor Mathias Vidal – Photo : © Bruno Perroud

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    Ce vendredi 17 septembre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Encore et toujours : l’inépuisable bienfaisante joie Vivaldi…

    Antonio Vivaldi (1678 – 1741) fait partie de ces compositeurs _ italiens pour la plupart… _ dont le souffle vital suscite une vivante _ et vitale _ joie formidablement communicative _ avec Domenico Scarlatti (1685 – 1757) et Gioacchino Rossini (1792 – 1868), par exemple : un natif de Venise, un natif de Naples, et un natif de Pesaro… _,

    même si, forcément, l’allegro n’est pas permanent, en leurs œuvres

    _ de natures, par ailleurs, bien diverses…

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    Inépuisable Vivaldi,

    à l’inspiration porteuse toujours incroyablement renouvelée ;

    et infiniment propice à une très intense allégresse d’interprétation

    _ y compris en ses si sublimes adagios…

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    Ce jour,

    la chronique de Jean-Charles Hoffelé _ très justement intitulée « Flamboyance« … _ sur son site Discophilia,

    est consacrée à un nouveau numéro _ le numéro 67 de l’Édition Vivaldi ! _ de la gigantesque _ et indispensable ! _ publication de l’œuvre entier du prêtre roux :

    le CD Naïve OP 7258,

    par le violoniste Boris Begelman et l’ensemble Concerto Italiano, dirigé par Rinaldo Alessandrini.

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    Voici donc cet article :

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    FLAMBOYANCE

    Le violon du Prêtre Roux se serait-il trouvé un nouveau héros ? Boris Begelman emporte dans une virtuosité insensée _ vivaldienne ? _ les pyrotechnies d’archet dont ces six grands concertos d’apparat sont littéralement cousus.

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    Les danses ivres, les ariosos d’opéra, les rêveries suspendues à un fil au-dessus des paysages lagunaires, l’incroyable palette de couleurs de son Minozzi d’après Giuseppe Guarneri, del Gesù, le pur plaisir athlétique des longues phrases débordées d’ornements, de trilles, de spiccatos, où l’archet semble voler et distribuer des soufflets au passage, voilà bien la grammaire si novatrice de Vivaldi transfigurée par un virtuose qui n’oublie jamais le théâtre lyrique _ voilà ! _ auquel se nourrissait ces concertos éblouissants qu’on pourrait croire pensés pour des castrats.

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    Magnifique disque _ voilà ! _, où, si l’on se régale du violon, on s’enivre aussi _ oui _ des gestes chorégraphiques irrésistibles du Concerto Italiano mené avec ivresse par un Rinaldo Alessandrini audiblement conquis par l’art flamboyant _ voilà ! _ de Boris Begelman.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Antonio Vivaldi (1678-1741)
    Concerti per violino IX, « Le nuove vie »

    Concerto en fa majeur, RV 283
    Concerto en si bémol majeur, RV 365
    Concerto en ut majeur,
    RV 194

    Concerto en ré majeur, RV 211
    Concerto en la majeur, RV 346
    Concerto en mi mineur, RV 281

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    Boris Begelman, violon
    Concerto Italiano
    Rinaldo Alessandrini, direction

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    Un album du label naïve classique OP7258 (Vivaldi Edition, Vol. 67 )

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    Photo à la une : le violoniste Boris Begelman – Photo : © DR

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    On ne se lasse certes pas de Vivaldi interprété ainsi, comme il se doit…

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    Ce jeudi 16 septembre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un nouveau CD au catalogue discographique de Théotime Langlois de Swarte : le proustien « Concert retrouvé » (1er juin 1907, au Ritz)…

    Sur son très riche site Discophilia,

    Jean-Charles Hoffelé consacre un nouvel article, Reconstitution, à une nouvelle récente parution discographique de l’excellent violoniste qu’est Théotime Langlois de Swarte

    _ cf le récapitulatif de mes articles précédents, du mardi 21 juin 2021  ;

    ainsi que cet autre article, du 16 août dernier : … _,

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    un CD Harmonia Mundi _ HMM 902508 _ intitulé « Proust. Le Concert retrouvé« .

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    Voici donc cet article :

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    RECONSTITUTION

    Grand Salon du Ritz, 1er juillet 1907, Marcel Proust quitte son appartement du Boulevard Haussmann pour se rendre au dîner suivi d’un concert qu’il organise _ voilà ! _ en l’honneur de Gaston Calmette, le directeur du Figaro. Gabriel Fauré lui a _ hélas _ fait faux bon, alors que le programme présente plusieurs de ses œuvres, mais il a dépêché Marguerite Hasselmans qui accompagnera Maurice Hayot dans la schumanienne Première Sonate de son maître, Edouard Risler se chargeant du reste et en modifiant les œuvres pour jouer ce qu’il a dans les doigts.

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    Soirée typique documentée dans une lettre que Proust adresse à Reynaldo Hahn deux jours ensuite _ le 3 juillet 1907 _, mêlant musique française et allemande comme on le faisait chez Saint-Marceaux ou chez Greffulhe, que Théotime Langlois de Swarte et Tanguy de Williencourt ont reconstituée en prenant soin d’y associer deux instruments tirés du Musée de la Musique : on entend enfin sous l’archet du jeune homme le Davidoff tiré d’un long sommeil par les soins de Balthazar Soulier. Quelle émotion lorsque son timbre de voix humaine _ voilà _  s’empare du _ sublimissime _ À Chloris _ cf, par exemple, mon article du 22 mai 2020 : … _ de l’ami Reynaldo Hahn.

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    Sommet du disque, la Première Sonate de Fauré, jouée appassionato, et ne cherchant pas à masquer ses références à Schumann. Comme j’aimerai les entendre dans la Seconde également ! Mais non, fidèle au concert, les deux amis en restent _ oui _ à ce qui fut joué alors, capturant avec poésie l’air de ce temps perdu pour mieux le retrouver _ voilà.

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    Tanguy de Williencourt joue un splendide Erard aux cordes parallèles, le modèle modeste que l’on trouvait couramment dans les salons du tout Paris d’alors. Stupeur devant son 6e Nocturne _ de Gabriel Fauré _ éloquent par les phrasés comme par les couleurs : et si sur ce piano il avait l’idée d’enregistrer les 13 Nocturnes au complet ?

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Proust, le concert retrouvé
    Un concert au Ritz, à la Belle Époque

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    Reynaldo Hahn (1874-1947)
    À Chloris (arrangement pour violon et piano)
    L’Heure exquise (arrangement pour violon et piano)

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    Robert Schumann (1810-1856)
    Des Abends (No. 1, extrait des “Fantasiestücke, Op. 12 »)

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    Frédéric Chopin (1810-1849)
    Prélude en ré bémol majeur, Op. 28 No. 15

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    Gabriel Fauré (1845-1924)
    Sonate pour violon et piano No. 1 en la majeur, Op. 13
    Berceuse pour violon et piano, Op. 16
    Après un rêve, Op. 7 No. 1 (arrangement pour violon et piano)
    Nocturne No. 6 en ré bémol majeur, Op. 63

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    François Couperin (1668-1733)
    Les Barricades mystérieuses (No. 5, de l’Ordre VI, extrait du « Second Livre de pièces de clavecin)

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    Franz Liszt (1811-1886)
    Isoldens Liebestod – Schluss-Szene aus Richard Wagner’s “Tristan und Isolde”, für das Pianoforte bearbeitet, S. 447

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    Théotime Langlois de Swarte, violon
    Tanguy de Williencourt, piano

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    Un album du label harmonia mundi/Stradivari HMM902508
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    Photo à la une : © DR

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    Un très joli programme, déjà…

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    Et bravo !!!

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    Ce mercredi 15 septembre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa