Catégorie : Histoire

  • Musiques de joie : la sérénité vibrante de vie du dernier Quatuor à cordes op. 135 de Beethoven

    Pour le 101 ème article de mes « Musiques de joie« 
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    honneur au sublime Beethoven _ apollinien _ de l’ultime Quatuor à cordes, en Fa Majeur, opus 135,

    composé de juin à septembre 1826, et créé, posthume, en septembre 1827.

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    Ludwig van Beethoven,

    né à Bonn le 16 décembre 1770, est en effet décédé à Vienne le 26 mars 1827,

    sans avoir assisté à l’interprétation de son dernier Quatuor au concert.

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    De cet ultime Quatuor de Beethoven,

    j’aime tout particulièrement la sérénité

    conquise de toute une vie de créations très souvent titanesques

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    en même temps que vibrante d’un incroyable _ et constant, et renouvelé _ frémissement de vie.

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    Je dois dire aussi que j’ai eu le privilège d’assister, à Marseille,

    à la Friche La Belle de Mai,

    aux électriques répétitions d’une pièce de François Cervantes et Francine Ruel

    intitulée Le Dernier Quatuor d’un homme sourd,

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    qui met en scène les difficultés d’entente musicale _ et autres _ des partenaires d’un Quatuor,

    durant les séances de travail musical de ce dernier Quatuor de Beethoven.

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    J’ai choisi, ici, l’interprétation très vivante en même temps qu’équilibrée, enregistrée en concert

    _ au Concertgebouw d’Amsterdam, le 14 mars 2008 _,

    du Quatuor Prazák _ Václav Remeš et Vlatismil Holek, violons ; Josef Kluson ; et Michal Kanka, violoncelle _,

    en un superbe CD Praga Digitals PRD/DSD 350 045, paru en 2008.

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    Et le génie de Beethoven nous y est rendu très sensible…

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    En voici le podcast d’une interprétation, en 1981, par le Quatuor Alban Berg.

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    Ce mardi 23 juin 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Musiques de joie : le charme canaille des Airs d’Offenbach (1819-1880), par la voluptueusement pétulante Suzy Delair (1917-2020)

    En un précédent article de mes « Musiques de joie« 

    _ le 17 juin dernier :  … _

    j’avais un peu trop cavalièrement parlé d’ »un talent (de chansons) assez peu couru, et surtout pas assez fréquenté par les interprètes, dans la tradition musicale française » ;

    …

    alors que nous savons bien,

    au moins depuis Beaumarchais et son Mariage de Figaro,

    qu’en France

    « tout finit par des chansons« …

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    Aussi dois-je faire ici, et avec un immense plaisir,

    toute la place qu’il mérite au talent tellement réjouissant et généreux de Jacques Offenbach

    (Cologne, 20 juin 1819 – Paris, 5 octobre 1880) ;

    …

    surtout servi par la voluptueuse pétulance canaille et le charme follement ravageur

    de la merveilleuse Suzy Delair

    (Paris-18e, 31 décembre 1917 – Paris-16e, 15 mars 2020).

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    Je pense ici à un magnifique CD

    paru chez Accord en 2003,

    et avec une présentation avertie de Benoît Duteurtre,

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    intitulé Suzy Delair de l’Opérette à la Chanson ;

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    soit le CD Accord 476 1222.

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    Extrait de ce CD de Suzy Delair,

    voici le podcast _ somptueux ! _ de l’Air de la Lettre de Metella,

    de La Vie Parisienne,

    sur un livret de Meilhac et Halévy (1866) :

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    un bijou !

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    Avec le petit regret de n’avoir pas réussi à trouver sur le web

    un podcast, aussi, de l’Air de la Lettre (« Ô mon cher amant je te jure…« )

    de La Perichole,

    cette fois encore sur un livret de Meilhac et Halévy (1868) :

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    tout aussi somptueux !

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    Offenbach, Meilhac et Halévy, Suzy Delair :

    le charme de l’esprit français un peu canaille

    à son meilleur…

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    Ce lundi 22 juin 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Musiques de joie : le chic fou et endiablé de Francis Poulenc (1899-1963) en son Concerto pour deux Pianos et Orchestre, en 1932

    Parmi le charme captivant et comme insidieux, caressant, de la musique française,

    une place un peu à part, et de choix,

    revient à l’œuvre idiosyncrasique de Francis Poulenc

    (Paris, 7 janvier 1899 – Paris, 30 janvier 1963).

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    J’en veux pour preuve le chic fou de son Concerto pour 2 Pianos et Orchestre en ré mineur,

    créé par le compositeur lui-même et Jacques Février aux deux pianos,

    à La Fenice, à Venise, le 5 septembre 1932.

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    L’œuvre a quelque chose d’endiablé, un peu fou,

    où Poulenc-compositeur se déchaîne un tantinet, à plaisir…

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    J’ai choisi parmi diverses versions présentes en ma discothèque

    l’interprétation elle-même assez déchaînée à plaisir des sœurs Katia et Marielle Labèque,

    avec Seiji Ozawa à la tête du Boston Symphonic Orchestra, à Boston en avril 1989

    _ une interprétation jubilatoire bien étrillée à La Tribune des Critiques de Disques de France-Musique le 21 mai 2017 : « Peut-on faire plus rapide, plus précipité que les sœurs Labèque, embarquées dans un galop sans queue ni tête avec la bénédiction du chef (Seiji Ozawa) ? Tout le monde s’essouffle dans ce Poulenc d’esbroufe : ça tangue, ça vrille, ça pèse et ça pose et… ça vous donne le mal de mer« … _,

    que je trouve, pour ma part (et mon plaisir musical), parfaitement synchrone avec l’esprit malicieux et jubilatoire de l’écriture de Poulenc…

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    Cette interprétation se trouve sur le CD n°6 du coffret Piano Fantasy // Music for Two Pianos des sœurs Katia et Marielle Labèque, le coffret Philips 473 582-2 paru en 1991.

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    Sur le web, j’ai trouvé d’une part une vidéo d’un concert des sœurs Labèque interprétant ce Concerto pour 2 Pianos

    avec un orchestre et un chef non indiqués ! Non plus que le lieu et la date…

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    Ainsi, d’autre part, que le passionnant podcast d’une interprétation survoltée et magnifique aussi

    et donc épatante !

    par les créateurs de l’œuvre à La Fenice, Francis Poulenc et son ami d’enfance Jacques Février, aux deux pianos,

    avec Pierre Dervaux à la tête de l’Orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire,

    en 1957.

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    Joyeux dimanche de Fête des Pères

    et ouverture de l’été !

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    Ce dimanche 21 juin 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Musiques de joie : la merveille du magique parfait Chopin (1810-1849) de la parfaite Tatiana Shebanova (1953-2011) sur un piano Erard de 1849

    Jusqu’ici, pas encore de Chopin dans mes « Musiques de joie »…

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    D’urgence il me faut réparer pareille injustice !

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    Et illico presto me voici en quête de la magnifique série des CDs enregistrés par et pour le Narodowy Instytut Fryderyka Chopina, de Varsovie,

    en vue des célébrations du bi-centenaire, en 2010, de la naissance, en 1810, de Frédéric Chopin

    (Zelazowa Wola, 1er mars 1810 – Paris, 17 octobre 1849) ;

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    et, parmi ces 20 CDs

    _ et le 21éme de ces éditions est lui encore sous les doigts de la même (parfaite !) interprète ! _,

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    les 4 CDs _ ou plutôt les 5 : les CDS NIFCCD n° 005, 007, 0017, 0018 et 0021  _ sous les doigts justissimes de la très regrettée merveilleuse _ c’est une fée ! _ Tatiana Shebanova

    (Moscou, 12 janvier 1953 – Varsovie, 1er mars 2011) ;

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    et sur un splendide piano Erard de 1849

    _ écoutez-en la différence ! _,

    conservé au Narodowy Instytut Fryderyka Chopina, à Varsovie.

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    Ensuite, il me reste à faire un choix entre ces 5 CDs Chopin de Tatiana Shebanova enregistrés tout spécialement pour cet anniversaire

    _ l’artiste avait aussi enregistré une intégrale du piano de Chopin, en 10 CDs, pour la marque Dux :

    je parle ici du coffret Dux 0650, paru en 2009.

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    Pour être le plus pleinement fidèle à mon critère de la joie,

    j’opte donc pour le CD NIFCCD 005,

    enregistré les 19 et 20 mai 2007,

    qui comporte 14 Valses _ op. 18, op. 34 n° 1, 2 et 3, op. 42, op. 64 n° 1, 2 et 3, op. 69, n° 1 et 2, op. 70 n° 1, 2 et 3, et la sans numéro WN 29 _, les 3 Écossaises op. 72, la Barcarolle op. 60, et la Berceuse op.57.

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    Et voici le podcast

    de la Grande Valse brillante en mi bémol majeur, op. 18, composée en 1831.

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    La joie que donne la musique de Chopin est unique entre toutes !

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    Et cette extraordinaire fée qu’est Tatiana Shebanova

    est elle aussi une interprète merveilleusement unique de Chopin !!!

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    Écoutez-la !!!

    C’est pour l’éternité.

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    Ce samedi 20 juin 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa