Catégorie : Histoire

  • Pour commenter mes toutes récentes recherches sur le contexte familial (des Hiriart-Gaudin) des cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel

    Afin de commenter un peu mes toutes récentes recherches
    sur le contexte luzien des cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel
    _ en l’occurence les parentés élargies de la famille Gaudin (et les Hiriart) _,
    …
    voici un courriel de ce jour :
    …
    …
    Cher ami,
    …
    oui, les _ remarquables _ explorations de Jean-Noël Darrobers sont demeurées un peu trop partielles ;
    …
    et tel biographe récent s’est probablement contenté de les recopier
    sans entreprendre vraiment de nouvelles recherches sur les parentés cibouro-luziennes de Maurice Ravel,
    pas assez prestigieuses probablement à ses yeux : d’obscurs marins et marchandes de poissons (+ de successives naissances illégitimes !).
    …
    De même qu’il a un peu trop pris pour argent comptant les récits qui avaient cours dans la famille Gaudin
    _ eu égard, surtout, à l’étrange refus, à mon avis, d’Edmond Gaudin (1903 – 1988) d’assumer son cousinage ravélien via sa mère Magdeleine et les Hiriart !
    Possiblement _ telle est mon hypothèse pour le moment : à soumettre, bien sûr, à l’épreuve de faits plus probants ! _ suite à quelque incident _ tenu caché _ entre le jeune Edmond Gaudin (né en 1903) et Maurice Ravel _ ce n’est là bien sûr qu’une hypothèse…
    D’après Madame Lenoir, son père n’appréciait pas beaucoup la musique de Ravel : de quoi cela peut-il être un indice ?..
    Et Madame Lenoir me paraît parfaitement honnête ! C’est en amont, bien plutôt, que la censure familiale semble s’être exercée : au niveau de son père, Edmond Gaudin ; et pas de sa grand-mère Magdeleine Hiriart-Gaudin…
    …
    Ma recherche a rebondi en deux temps cet été :
    _ d’abord la découverte _ décisive ! _ du faire-part de décès de Charles Gaudin, présent sur le petit livre que Madame Lenoir m’a très gentiment prêté le 14 juillet 2019,
    avec les divers noms de cousins et petits-cousins (dont les Dougier, les Bordes, les Aguerregaray) qui y figurent ;
    _ ensuite la curiosité spontanément exprimée de Madame Lenoir à propos des Dougier, quand je l’ai contactée, depuis Saint-Jean, au téléphone, le 10 août (à 14 h 25) :
    je désirais lui remettre son petit livre, et explorer avec elle les archives familiales rassemblées par son frère ;
    mais il ne lui était pas possible de me recevoir ce week-end-là.
    Elle a seulement dit que le nom des Dougier se heurtait en elle à un blanc de sa mémoire, qui l’intriguait…
    …
    J’ai donc aussitôt travaillé là-dessus, et vite découvert que Henry Dougier (né en 1936) était le fondateur des Éditions Autrement _ mazette ! Et j’ai écouté les podcasts de ses cinq entretiens (chacun de 30′) pour À voix nue, sur France-Culture…
    …
    J’ai appelé alors Madame Lenoir, 
    et la mémoire lui est revenue alors sur Henry Dougier, et sur son père « Riquito » :
    …
    voici son courriel du 13 août (à 17 h 14) :
    …
    « Merci encore pour toutes vos recherches, il s’agit bien de Henry Dougier que je connaissais bien quand j’étais enfant et que j’ai un peu perdu de vue.. son père s’appelait également Henry et nous l’appelions Riquito, il avaient des ascendants espagnols.. ils appelaient ma grand-mère Magdeleine Hiriart Gaudin « Tante Madelon », mais je n’ai jamais su comment nous étions parents ..ils n’apparaissent dans aucune généalogie !! 
    J’étais désolée de ne pas pouvoir vous rencontrer le week-end dernier, et j’espère que ce ne sera que partie remise, recevez cher Monsieur mes meilleures salutations »
    …
    D’où les 4 articles que j’ai pu rédiger en suivant :
    …
    …
    …
    Nous nous éloignons certes un peu de Ravel et des Delouart,
    mais la famille Hiriart me paraît centrale (bien qu’un peu escamotée, me semble-t-il) dans la configuration familiale des Gaudin :
    …
    avec la personne-pivot de Dominique Hiriart (né le 28 janvier 1849), le père de Magdeleine Hiriart-Gaudin et beau-père de Charles Gaudin,
    fils de Marie Etcheverry n° 1 et petit-fils de Marie-Baptiste Delouart n° 2,
    et donc cousin au second degré avec Marie Delouart (née le 24 mars 1840), la mère de Maurice Ravel.
    …
    …
    Il me faudra demeurer un peu longtemps à Saint-Jean-de-Luz
    afin d’explorer beaucoup plus systématiquement les archives municipales de Ciboure _ je n’y ai passé que deux heures le 9 août dernier _ et celles de Saint-Jean-de-Luz.
    …
    À suivre,
    et bien à vous,
    …
    Francis
    …
    …
    Ce lundi 19 août 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Pour éclairer les noms présents sur le faire-part de décès de Charles Gaudin en 1910 : Andourandéguy, Elissalt, Mesnard, Saint-Lanne…

    Poursuivant mon élucidation des liens de parenté avec les Gaudin, Bibal, Hiriart

    de certaines familles dont les noms sont présents sur le faire-part de décès de Charles Gaudin, le 13 septembre 1910,

    j’ai en effet découvert de nouveaux liens de parenté :

    …

    avec les familles Andourandéguy _ via les Harispe (et donc les Hiriart) _,

    Elissalt _ via les Harispe encore _,

    Mesnard _ via les Decaup (et donc les Hiriart) et d’autres Gaudin _,

    Saint-Lanne _ via les Hiriart, à nouveau…

    …

    …

    Ce qui confirme et la pertinence de mon intuition de l’importance des Hiriart au sein de la constellation familiale des Bibal-Gaudin luziens ;

    et la justesse de mon étonnement du relatif effacement de la mémoire des ancêtres Hiriart au sein des descendants au XXe siècle de la famille Gaudin.

    …
    …

    Le 13 mai 1857, eut lieu à Saint-Jean-de-Luz

    le mariage de Raimond Andouréguy, 36 ans, charpentier, né à Saint-Pée-sur-Nivelle le 2 novembre 1820,

    et de Gracieuse Harispe, 21 ans, née le 25 Septembre 1835,

    fille de Samson Harispe, laboureur _ qui décèdera à Saint-Jean-de-Luz le 15 août 1870 _, et de feu Jeanne Issosta, décédée à Saint-Jean-de-Luz le 22 novembre 1837 _ Samson Harispe et Jeanne Issosta s’étaient mariés à Saint-Jean-de-Luz le 26 novembre 1834.

    …

    Sur les liens de parenté entre les Harispe _ et les Larroulet… _ et les Hiriart,

    cf mon article du 20 juillet dernier : …

    …

    …

    Les liens de parenté entre les Elissalt et Hiriart-Gaudin _ et je ne parle pas ici de l’association industrielle entre Pascal Elissalt (Saint-Jean-de-Luz, 19 juillet 1878 – Ciboure, 14 janvier 1941) et Pascal Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 31 août 1883 – Oulches-Hurtebise, 12 novembre 1914) _ passent aussi par les Harispe :

    …

    Le 18 février 1857, eut lieu à Saint-Jean-de-Luz

    le mariage de Jean Elissalt, 30 ans, tisserand, né à Saint-Jean-de-Luz, le 21 juillet 1826, fils de Pierre Elissalt, tisserand, et de Marie Darrigol,

    et de Marie Harispe, 28 ans, née à Saint-Jean-de-Luz le 15 avril 1828, fille d’Augier Harispe et de Gracieuse Douat ;

    étaient témoins, Jean-Joseph Harispe, 31 ans, laboureur, frère de l’épouse ;

    Michel Elissalt, 27 ans, tisserand, frère de l’époux ;

    et Samson Harispe, 23 ans _ né le 26 novembre 1834 _, laboureur, cousin de l’épouse.

    …

    …

    Les liens de parenté entre les Mesnard et les Hiriart et les Gaudin, passent cette fois par les Decaup _ les Decaup, les Hiriart et les Bibal-Gaudin étaient déjà très proches voisins de la Grand’Rue (maintenant rue Gambetta) de Saint-Jean-de-Luz… _ :

    …

    Le 10 octobre 1882, eut lieu à Saint-Jean-de-Luz

    le mariage de Henri Mesnard, 34 ans, boucher, né à Bayonne le 3 septembre 1838, fils de Pierre Mesnard, 63 boucher _ à Bayonne _, et de feue Jeanne Carrère, décédée à Bayonne le 27 septembre 1865,

    et de Anne-Louise (dite Céleste) Decaup, 35 ans, née à Saint-Jean-de-Luz le 25 août 1847, fille d’Etienne Decaup, 60 ans, boulanger, et de feue Marie Ablast (?), décédée à Saint-Jean-de-Luz le 30 septembre 1855 ;

    étaient témoins de ce mariage, Hippolyte Decaup, 29 ans, boulanger ;

    Léon Bibal, 33 ans, peintre ;

    Edmond Gaudin, 36 ans, rentier ;

    et François Barnèche, 27 ans, négociant.

    …

    Le 13 mai 1857, eut lieu à Saint-Jean-de-Luz

    le mariage de Etienne Decaup, 34 ans, boulanger, né à Habas (Landes) le 5 juillet 1822, fils de feu Pierre Decaup, propriétaire jardinier, décédé à Habas le 7 avril 1846 et de feue Marie Gassiat, décédée à Habas le 2 avril 1837 ;

    le marié étant veuf de Marie Uot, décédée à Saint-Jean-de-Luz le 30 septembre 1855 ;

     et de Marie Hiriart, 23 ans, née à Urrugne le 8 avril 1834, fille de Martin Hiriart, laboureur, et de Marie-Angélique Darhampé.

    …

    Et le 11 février 1885, eut lieu à Saint-Jean-de-Luz

    le mariage de Gustave-Martin Decaup, 27 ans, pâtissier, né à Saint-Jean-de-Luz le 4 février 1858, fils de feu Etienne Decaup, décédé à Saint-Jean-de-Luz le 1er mai 1884, et de Marie Hiriart, 51 ans,

    et de Marie-Magdeleine-Isabelle Gaudin, 28 ans, née à l’Île Saint-Pierre de Terre-Neuve le 16 août 1857, fille de Martin Gaudin, menuisier, 56  ans, et de Marie-Martine Larronde, 46 ans.

    …
    …

    Enfin, le lien entre les Saint-Lanne _ et non Saint-Glan _ et les Hiriart et les Gaudin passe par Marthe Hiriart.

    …

    Le 17 novembre 1846, eut lieu à Saint-Jean-de-Luz

    le mariage de Baptiste Saint-Lanne, 30 ans, laboureur, né à Saint-Jean-de-Luz le 20 novembre 1816, fils de François Saint-Lanne, laboureur, et de Gana Berrouet

    et Marthe Hiriart, 29 ans, née à Saint-Jean-de-Luz, le 16 décembre 1826, fille de Jean Hiriart, laboureur, et de feue Jeanne Barnètche, décédée à Saint-Jean-de-Luz le 4 mai 1843.

    …

    Et je passe ici sur les liens des Camicas et des Barnètche avec les Hiriart et les Berduqueu.

    …

    …

    Pour le moment, je bute sur les liens des Capdepon et des Mathieu

    avec les Hiriart-Gaudin-Bibal…

    …

    …
    Ce dimanche 18 août 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Les Bordes : à Saint-Béat, à Bayonne, à Tartas…

    Parmi les noms présents sur les actes de décès des familles Hiriart et Gaudin,

    sont présents le nom de Bordes, et celui de Laborde.

    …

    La famille Bordes _ originaire de Saint-Béat (Haute-Garonne) _,

    dont un des membres, Jean Bordes, peintre vitrier (Bayonne, 10 mars 1817 – Bayonne, 17 septembre 1862), est l’époux _ à Bayonne le 27 novembre 1840 _ de Marie Aguerregaray (Bayonne, 27 juin 1819 _ Bayonne,22 février 1882),

    et dont la fille, Marie Bordes (Bayonne, 24 juin 1841 – j’ignore le lieu et la date de son décès) épouse à Bayonne, le 14 avril 1863, Jean-Baptiste Dougier, entrepreneur de travailaux publics (Magnac-Laval, Haute-Vienne, 29 octobre 1825 – Soustons, Landes, 14 septembre 1866),

    comporte aussi une branche qui a résidé à Tartas (Landes) :

    …

    Jean Bordes, le peintre vitrier bayonnais et mari de Marie Aguerregaray,  a eu en effet pour frère un Bernard Bordes, lui aussi peintre vitrier, né le 12 juin 1827 à Bayonne, et décédé à Madrid le 21 août 1855, qui a épousé à Tartas _ voilà ! _, le 25 mai 1844, Jeanne-Dorothée Lalanne, tailleuse (née à Tartas le 6 septembre 1820, et décédée à Madrid le 7 janvier 1851).

    Ils ont eu au moins deux filles, Jeanne-Marie « Amélie » Bordes (née à Tartas le 10 novembre 1843 et décédée à Tartas le 29 novembre 1919), et sa sœur Marie Bordes (née à Tartas le 9 août 1844 et décédée à Tartas le 3  février 1874).

    A Tartas _ toujours _, les deux sœurs ont épousé successivement le même mari, Louis « Léon » Bordes (Tartas, 19 février 1841 – Tartas, 14 août 1903),

    la cadette, Marie, le 28 avril 1870,

    et l’aînée, Jeanne-Marie « Amélie », le 28 avril 1874.

    …

    Or, il est possible que ces deux sœurs Bordes aient eu aussi un frère, Louis Bordes, tonnelier à Tartas ;

    et dont la fille Marie Bordes, née _ elle aussi _ à Tartas le 2 décembre 1864 _ sa mère était Catherine Rosine Bellegarde _, a épousé, à Tartas _ encore _ le 17 mai 1890 un nommé Jean-Baptiste Laborde, sellier, né à Hagetmau le 10 mars 1853, et domicilié à Mont-de-Marsan, fils de Pierre Laborde, décédé à Hagetmau le 14 avril 1870, et de Catherine Busquet.

    …

    Je me demande si ce n’est pas de ce Pierre Laborde que le nom de Laborde apparaît dans les faire-part de décès de Charles Gaudin, en 1910, et d’Edmond Gaudin, en 1920.

    En 1936, pour le décès d’Annette Bibal-Gaudin, le nom de Laborde n’est plus présent dans le faire-part.

    …

    …

    Ce samedi 17 août 2019, Titus Suriosus – Francis Lippa

  • D’admirables sonates en trio à la française : le CD « Opus 1 » consacré aux Sonates opus 1 de Dandrieu par Le Consort (CD Alpha 542)

    Comme pour illustrer-prolonger _ en plus français encore ; je veux dire un peu moins italien ; plus doux et  plus tendre… _

    le programme du concert de l’Ensemble Diderot à Saint-Pée-sur-Nivelle de samedi dernier 10 août

    _ cf mon article tout récent du 11 août :  … _,

    …

    voici un admirable CD _ le CE Alpha 542 _ de l’Opus 1 _ soit six sonates en trio _ (de 1705) de Jean-François Dandrieu (1682 – 1738),

    par le magnifique ensemble Le Consort

    _ cf leur précédent CD, le CD Alpha 439, avec la mezzo-soprano Eva Zaïcik, « Venez, chère ombre« … ;

    et mon article du 20 février dernier : … _,

    …

    composé de Timothée Langlois de Swarte et Sophie de Bardonnèche, violons,

    Louise Pierrard, viole de gambe,

    Hanna Salzenstein, violoncelle,

    et Justin Taylor, clavecin.

    …

    …

    Le programme de ce merveilleux et enchanteur CD

    _ qui sert au plus haut la merveilleuse finesse-tendresse-délicatesse de l’art français à son plus haut _

    comprend aussi trois Sonates (da camera) d’Arcangelo Corelli (1653 – 1713),

    le maître romain (et initiateur) de la sonate en trio,

    des Sonates de chambre de 1685 et 1694 :

    …

    les Sonates en do Majeur, Op. 4, n° 1 ;

    en si mineur Op. 2, n°8 ;

    et en sol Majeur, Op. 2, n° 12 ;

    …

    ainsi que, de Jean-François Dandrieu, la transcription _ par Justin Taylor _ de la Corelli, extraite du Deuxième Livre de Pièces de clavecin (de 1728)…

    …
    …

    Dès 1787, Jean-François Dandrieu est protégé à la Cour par la Princesse Palatine, la mère du futur Régent ;

    et se trouve immergé dans le cercle _ parisien _ des italianisants,

    qui pratiquent ce que François Couperin nommera bientôt « les Goûts réunis« …

    …

    …

    Un CD idéal !

    …

    …

    Ce vendredi 16 août 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa