Catégorie : Histoire

  • Le gros bateau dans Venise, et le plaisir jouissif de Philippe Sollers aux Zattere

    L’accident

    du bateau-mastodonte

    venant lentement s’écraser contre le quai des Zattere,

    à hauteur du ponton de vaporetto de San Basilio,

    à Venise

    _ cf ceci ; et ceci ; et cela _
    …

    me rappelle que

    le plaisir quasi exclusif de Philippe Sollers,

    logeant chaque année deux semaines à la pension La Calcina,

    au bord du Canal de la Giudecca,

    …

    était d’assister,

    quelques moments par jour,

    sinon à l’accostage,

    du moins au passage,

    dans ce large Canal spectaculaire _ il existe assez peu de vedute à Venise _ de la Giudecca,

    des bateaux de croisière les plus énormes,

    en s’amusant à déchiffrer leur port d’attache

    dans le monde entier.

    …

    Cf mon article du 31 octobre 2012 : 

    …

    …

    Tout cela

    est à la fois assez ahurissant,

    mais aussi passablement significatif 

    de l’actuelle balance des valeurs

    dans le monde

    d’à-présent !

    …
    …

    Ce dimanche 2 juin 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

     

  • Qui donc est la tante Bibi des lettres de Maurice Ravel à Marie Gaudin ? Voici la réponse…

    Poursuivant plus que jamais, ce samedi 1er juin, mes recherches

    sur les cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel,

    …

    voici que,

    après mes découvertes _ déjà surprenantes _

    de l’existence des trois sœurs cibouriennes Delouart toutes les trois nommées Marie Delouart,

    filles de Gratien Delouart et Sabine Laxague

    _ j’ai un moment résisté à reconnaître qu’il s’agissait bien là de trois personnes distinctes

    possédant le même nom... _,

    …

    puis de l’existence des deux sœurs luziennes nommées toutes les deux Marie Etcheverry,

    filles de la seconde Marie Delouart et Jean Etcheverry

    _ je suis venu un peu plus vite à reconnaître le fait _,

    …

    puis, tout récemment _ le 25 mai dernier, il y a juste une semaine _,

    du faire-part de décès (daté du 9 juillet 1932) de Marianne Imatz  _ née à Saint-Jean-de-Luz le 28 octobre 1845, et décédée à Saint-Jean-de-Luz le 9 juillet 1932 _,

    l’épouse-veuve de Dominique Hiriart,

    me révélant le maillon qui manquait encore entre les ascendants cibouriens Delouart-Etcheverry et les descendants luziens Hiriart-Gaudin _ c’est-à-dire la personne même de Dominique Hiriart, comme étant et le fils de la première Marie Etcheverry-Hiriart (née de la seconde Marie Delouart), en remontant en l’amont du temps ; et le père de Magdeleine Hiriart-Gaudin (la mère à venir du second Edmond Gaudin), en descendant en l’aval des années ; et il fallait absolument pouvoir relier effectivement tout cela : l’aval avec l’amont _,

    …

    …

    voici que je viens de découvrir aussi, cet après-midi,

    grâce au faire-part de Remerciements (daté du lundi 23 novembre 1936, et publié par la Gazette de Biarritz-Bayonne et Saint-Jean-de-Luz)

    consécutif aux obsèques, à Saint-Jean-de-Luz _ le jour précis du décès n’y est pas indiqué… _, de Madame Edmond Gaudin _ née Annette Bibal, le 29 avril 1845, à Saint-Jean-de-Luz _,

    faire-part que voici,

    …

    qui était bien, en fait, la _ mystérieuse _ « Tante Bibi« 

    des lettres _ en octobre 1921, août 1930 et janvier 1933 _ de Maurice Ravel à Marie Gaudin ! :

    …

    …

    Mademoiselle Marie GAUDIN ;

    Monsieur et Madame Henri COURTEAULT ;

    Mademoiselle BIBAL ;

    Madame Charles GAUDIN ;

    Monsieur et Madame Edmond GAUDIN :

    Monsieur et Madame Pierre COURTEAULT ;

    Mademoiselle Annie COURTEAULT ;

    Parents et alliés ;

    Remercient bien sincèrement toutes les personnes qui leur ont fait l’honneur d’assister aux obsèques de

    Madame Edmond GAUDIN.

    …

    …

    Précisons ici qui est qui

    en ce très éclairant faire-part :

    …
    …

    Mademoiselle Marie GAUDIN (Saint-Jean-de-Luz, 3 mars 1879 – Saint-Jean-de-Luz, 8 décembre 1976)

    est la fille aînée survivante de la défunte,

    Madame Edmond Gaudin, née Annette Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 29 avril 1845 – Saint-Jean-de-Luz, novembre 1936),

    …

    et la grande amie (luzienne) _ avec sa sœur Jane (parisienne, elle) : voir ci-après _ de Maurice Ravel ;

    …

    Madame Henri COURTEAULT

    est Jane Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 1er octobre 1880 – Paris 17e, 28 mars 1979), épouse _ à Saint-Jean-de-Luz le 22 avril 1908 ; et veuve à venir, l’année qui suit : le 2 novembre 1937 _ de Henri Courteault,

    et, sœur cadette de la précédente, l’autre fille survivante de la défunte ;

    de même que Monsieur Henri COURTEAULT (Pau, 26 août 1869 – Saint-Jean-de-Luz, 2 novembre 1937)

    _ Henri Courteault, frère de Paul Courteault, couronna sa brillante carrière d’archiviste aux Archives Nationales, à Paris, au poste de Directeur, de 1929 à 1936) _

    est le gendre _ unique _ de la défunte ;

    …

    Mademoiselle BIBAL _ dont j’ignorais jusqu’ici l’existence _

    est la sœur cadette _ ici sans prénom _ de la défunte, Annette Bibal-Gaudin

    _ celle-ci et Annette sont en effet les deux filles survivantes des enfants de Pierre Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 5 septembre 1810 – Saint-Jean-de-Luz, 12 septembre 1855) et son épouse Victoire Dupous (Saint-Jean-de-Luz, 9 juin 1822 – ?  _ j’ignore la date de son décès _) ; Pierre Bibal, maître au cabotage, et Victoire Dupous, qui se sont mariés à Saint-Jean-de-Luz le 26 avril 1843, eurent de nombreux enfants (au moins huit), tous nés à Saint-Jean-de-Luz et dont pas mal sont décédés précocement : Jean-Baptiste (1844 – Rochefort, 18 février 1871, matelot) ; Annette (29 avril 1845 – novembre 1936, l’épouse, puis veuve, en 1920, du premier Edmond Gaudin) ; Pascal (1846 ou 47 – ? _ j’ignore la date de son décès : avant 1910 _, le peintre, mari de Dorotea Iburuzqueta, et père du peintre François-Ignace Bibal) ; Marie (1847) ; Léon-Pierre (1849 – 28 avril 1884, peintre lui aussi) ; Justine (1850 – 31 mars 1854) ; Marie (1852 – 13 septembre 1855) ; Marie-Martine (1853 – 15 octobre 1870) ;

    j’ignore le rang (et l’année de naissance : 1851 ? 1854 ? 1855 ?) de cette demoiselle Bibal (et « Tante Bibi« ), la seconde et maintenant ultime survivante, en ce mois de novembre 1936, au sein de cette très resserrée fratrie des enfants Bibal-Dupous… _ ;

    …

    soit _ et voici l’énigme résolue ! _ la fameuse « Tante Bibi«  _ son prénom n’est pas indiqué ici : elle doit être très âgée (née au plus tard, en 1855, elle a donc autour de 81 ans ; et peut-être est-elle à traiter avec des pincettes : en conclusion de sa lettre à Marie Gaudin, du 20 octobre 1921, Maurice Ravel n’écrit-il pas ceci :

    « Je vous embrasse goxoki _ tendrement, en basque _ toutes les trois _ Marie Gaudin (née en 1879), la destinataire de cette lettre ; puis la mère de Marie, Annette Bibal-Gaudin (née en 1845) ; et enfin sa nièce Annie Courteault (née en 1913), qui vivent toutes les trois à Saint-Jean-de-Luz : Annie est en effet élève au cours Sainte-Odile à Saint-Jean-de-Luz… _, ainsi que la tante Bibi, si elle s’y prête » (= se laisse embrasser !)… _

    que ne manquait pas de saluer, chaque fois un peu malicieusement, dans ses lettres à son amie Marie Gaudin _ cf outre cette lettre du 20 octobre 1921 (page 764 de la Correspondance), celles du 15 août 1930 (page 1250) et du 3 janvier 1933 (page 1300) ; ainsi que les remarques là-dessus en mon article du 27 mars 2019 : … _, Maurice Ravel

    _ et que j’avais pris, à tort, pour la tante _ certes côté Bibal, et non pas côté Gaudin, ni encore moins côté Ravel-Billac ! _ Dorotea Ibuzurqueta-Bibal, l’épouse de Pascal Bibal, et donc la belle-sœur d’Annette : j’ignore les dates des décès de Pascal Bibal (peintre important, pourtant !) et Dorotea Iburuzqueta-Bibal ; de même que j’ignore celle du décès de cette vieille demoiselle Bibal _ ; mais en un cas comme celui de la belle-sœur Dorotea Iburuzqueta-Bibal, le faire part aurait dit « Madame Bibal« , ou « Madame Pascal Bibal« , ou « Madame veuve Bibal« , et pas « Mademoiselle Bibal« , comme c’est mentionné ici ! ; cette formulation-ci est donc décisive !

    …

    et celle-ci pouvait encore moins (!!) être la tante Billac, la chère « tante Gachucha«  de Maurice, née le 15 mai 1824, et décédée avant 1916 (cf la lettre à Marie Gaudin du 20 septembre 1916, page 537 de la Correspondance, qui parle d’elle au passé : l’imparfait) : quel âge aurait donc atteint la tante Gachucha Billac en 1921, 1930 et 1933 ?! : 97 ans, 106 ans, 109 ans… Que ne s’en est-on donc pas rendu compte !

    Fin de l’incise.

    Et je reprends le commentaire-identification des personnes présentes sur ce faire-part de Remerciements consécutif aux obsèques de novembre 1936… _ ;

    …

    Madame Charles GAUDIN

    veuve du fils aîné de la défunte, Charles Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 19 novembre 1875 – disparu dans le fleuve Congo, 13 septembre 1910)

    est Magdeleine Hiriart-Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 15 juin 1968),

    la bru _ unique _ de la défunte ;

    …

    Monsieur Edmond GAUDIN (Saint-Jean-de Luz, 3 octobre 1903 – Saint-Jean-de Luz, 28 décembre 1988),

    fils _ unique _ de Charles Gaudin, l’aîné (Saint-Jean-de-Luz, 1875 – Bimbo, fleuve Congo, 1910) des enfants de la défunte,

    et de son épouse Magdeleine Hiriart-Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 1968)

    est le premier petit-fils de la défunte ;

    et Madame Edmond GAUDIN est Angela Rossi-Gaudin (Trivia, en Ligurie, 12 septembre 1905 – Saint-Jean-de-Luz, 18 décembre 1999), l’épouse _ en 1935 _ de celui-ci ; 

    …

    Monsieur Pierre COURTEAULT (Paris 17e, 21 avril 1910 – Ascain, 15 décembre 2006),

    fils de Jane Gaudin et son époux Henri Courteault,

    est le second petit-fils de la défunte ;

    et Madame Pierre COURTEAULT, née Jeannine Mérigeault (Chamalières, 8 septembre 1917), est l’épouse, à Paris 3e, le 15 juillet 1936, de celui-ci ; 

    …

    et Mademoiselle Annie COURTEAULT (Paris 17e, 26 septembre 1913 – Saint-Jean-de-Luz, 21 août 1994)

    est la petite-fille _ unique _ de la défunte

    _ Maurice Ravel ne manquait jamais de lui faire des cadeaux à l’occasion de fêtes telles que Noël, le jour de l’an, ou son anniversaire. Et le 2 mai 1947, à Neuilly-sur-Seine, Annie Courteault épousera Monsieur Edouard Vidal. Je remarque aussi, au passage, que c’est à Saint-Jean-de-Luz que décèdera Annie Courteault le 21 août 1994…

    …
    …

    Avancer dans la recherche

    demande de la constance, persévérance et patience,

    ainsi qu’un minimum de chance _ et sérendipité _ dans la quête de documents,

    ou de témoignages…

    …

    …

    Mais on ne trouvera rien

    si on se décide pas à se mettre à chercher !!!

    avec un bon angle et une bonne envergure de prise…

    …

    Et une intuition juste _ et féconde à terme… _  de départ…

    …
    …

    Ce samedi 1er juin 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un petit éclairage sur les incroyables avancées de mon enquête ravelienne

    A titre d’éclairage en passant

    sur les avancées de mon enquête ravelienne,

    ce petit courriel, ce soir, à une amie :

    …
    …
    Chère N.,

    …
    en ce moment, j’avance incroyablement _ j’en suis le premier subjugué ! _ en mon enquête sur les cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel !!!

    …
    …
    Au point qu’un livre, qui en fasse l’historique détaillé, peut même s’envisager !
    Ne serait-ce que pour Les Amis de Maurice Ravel…
    …
    Alors que bien sûr je ne cherche en rien cela ; et même le fuis comme la peste !
    …
    …
    À preuve ce courriel-ci que j’ai adressé hier à quelques amis
    pour les tenir au courant _ à charge pour eux de lire ces 3 articles cités,
    voire, aussi, la synthèse de mon article d’hier 29 mai :
    …
    …
    Même si non directement musicales,
    mes recherches
    _ suite à la parution récente de la Correspondance de Maurice Ravel par les soins de Manuel Cornejo _,

    peuvent intéresser la curiosité
    à propos de l’histoire personnelle d’un compositeur aussi discret sur lui-même que Maurice Ravel.
    …
    …
    …
    …
    Voici aussi, très indicativement, le message de réception
    de mon amie Georgie Durosoir, professeur émérite de musicologie à la Sorbonne.
    …
    …
    Incroyable recherche, impressionnant bilan !
    Cher Francis, vous êtes époustouflant et je me sens privilégiée d’être tenue au courant de l’avancée de vos investigations et trouvailles.
    Bon courage pour la suite. N’oubliez pas que Bélus vous attend pour un moment d’amitié, quand vous le voudrez !
    Georgie
    …
    …
    Ce soir, je viens d’intégrer à mon article d’avant hier 28 mai 
    la découverte, cet après-midi même (30 mai), d’un important document,
    que voici :
    …
    …
    Et en relisant mes articles précédents, ainsi que la documentation afférente,
    je découvre ceci,
    concernant le mariage à Ciboure, le 20 août 1890, de Pierre-Paul-Bernard Goyenague avec sa cousine _ fille de son frère Jacques _ Nicolasse Goyenague,
    que figure parmi les quatre témoins de ce mariage,
    le cousin luzien Dominique Hiriart :
    …
    …
    « Dominique Hiriart, commerçant _ il n’est plus dit « menuisier « , et pas encore « directeur de la succursale de Saint-Jean-de-Luz de la Caisse d’Epargne de Bayonne « … _, âgé de 41 ans_ il est né en effet le 28 janvier 1849 à Saint-Jean-de-Luz _, domicilié à Saint-Jean-de-Luz « .
    …
    …
    Ce document
    qui m’était totalement passé inaperçu à la première lecture,
    tout simplement parce que le nom de Dominique Hiriart ne me disait alors rien _ toute intelligence d’un texte (ou d’un réel) est nécessairement contextuelle : sans référence aucune, certains noms (ou certaines formes) ne nous parlent pas… _,
    vient tout simplement donner maintenant une magnifique confirmation à mon intuition (et piste de recherche) de départ de toute mon enquête généalogique : l’importance des cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel !!!
    …
    Oui, ces cousinages existaient,
    et nul ne s’y intéressait…
    …
    …
    Voici aussi le message reçu hier
    de l’arrière-petite-fille de ce Dominique Hiriart, 
    qui est le chaînon manquant de toute cette configuration ravelienne de 1748 à aujourd’hui :
    …
    « Cher Monsieur,
    Merci de votre mail que j’ai lu avec beaucoup d’attention et de plaisir.
    Vous m’apprenez beaucoup de choses sur ma famille,
    j’ignorais absolument ces liens familiaux avec Maurice Ravel et j’en suis d’ailleurs très étonnée.
    En effet mon père nous avait toujours dit qu’il appelait ma grand-mère « cousine » parce qu’il l’aimait bien !! C’était une forme amicale …
    Je serai ravie de vous rencontrer lors d’un de vos prochains voyages à Saint Jean de Luz, je suis très curieuse de savoir comment vous avez pu trouver toutes ces informations.
    Encore merci,
    Recevez, cher Monsieur mes meilleures salutations ».
    …
    Cette dame a aussi pu mettre enfin un nom sur celle qui était nommée dans sa famille la «tante Clotilde» : 
    soit Marie-Clotide Dargaignaratz-Zozaya, la cousine germaine de ce Dominique Hiriart,
    lui-même père de la grand-mère Magdeleine de cette dame luzienne…
    …
    …
    Cf aussi ma découverte _ vendredi 24 mai dernier _ du faire-part de décès de Marianne Imatz, la veuve de ce Dominique Hiriart,
    en date du 9 juillet 1932 ;
    soit le pivot de mon article du 26 mai :
    …
    …
    Madame Veuve GAUDIN, née Hiriart ;
    Mademoiselle Marie HIRIART ;
    Monsieur Edmond GAUDIN ;
    Madame Veuve ZOZAYA, née Dargaignaratz ;
    Les parents et alliés
    Ont la douleur de vous faire part de la perte cruelle qu’ils viennent d’éprouver en la personne de
    Mme Dominique HIRIART
    née Marianne IMATZ
    Leur mère, grand-mère et cousine, décédée, munie des sacrements de l’Eglise, le 9 juillet 1932, dans sa 88éme année, en son domicile, 30 rue Gambetta, à Saint-Jean-de-Luz.
    En vous priant de bien vouloir leur faire l’honneur d’assister aux Obsèques qui auront lieu le Lundi 11 courant, à 10 heures très précises, à l’église de Saint-Jean-de-Luz.
    On se réunira à la maison mortuaire à 9 heures trois-quart.
    …
    …
    Il faut beaucoup chercher
    et beaucoup relier _ avec constance et patience ; et passion.
    Et un minimum de chance aussi.
    …
    Et j’aime ça !
    …
    Bonne soirée,
    …
    …
    Ce jeudi 30 mai 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Pour faire un point un peu clair sur ma présente recherche sur les cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel

    C’est la lecture de la passionnante Correspondance de Maurice Ravel
    _ homme éminemment discret et pudique, au delà du génial compositeur qu’il est d’abord pour nous, par la présence intense, sobre et noble de sa musique _
    telle que vient de la publier, superbement, Manuel Cornejo,
    qui m’a fait entreprendre des recherches sur les cousinages de Maurice Ravel à Ciboure ;
    …
    mais aussi à Saint-Jean-de-Luz,
    une fois que j’ai pris conscience du cousinage _ au troisième degré _ de Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937)
    avec la luzienne Magdeleine Hiriart-Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 15 juin 1968) ;
    …
    et cela à partir des qualifificatifs de « cousine » et « cousin »
    que j’ai découvert employés dans leurs lettres respectives
    de 1910 _ à propos de condoléances de Maurice Ravel à Magdeleine Hiriart-Gaudin pour le décès de son mari Charles Gaudin, disparu le 13 septembre 1910 sur le fleuve Congo _
    et 1914 _ à propos de l’annonce par Magdeleine à Maurice du double décès (au front) de ses deux beaux-frères, frères de son mari Charles : Pierre (Saint-Jean-de-Luz, 7 février 1878 – Oulches-Hurtebise, 12 novembre 1914) et Pascal Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 31 mars 1883 – Oulches-Hurtebise, 12 novembre 1914).
    …
    …
    J’ai désiré comprendre sur quoi ces qualificatifs _ que j’ai pris au sérieux _ pouvaient bien se fonder….
    …
    …
    D’autant que j’avais commencé à établir la généalogie
    _ complexe, du fait de ses ombres et « trous«  ; et bien méconnue, même depuis les travaux pionniers de Jean-Noël Darrobers _
    de la famille cibourienne des Delouart,
    depuis Gratien Delouart (1748 – 1798) jusqu’à aujourd’hui.
    …
    Inutile de préciser que bien des données continuent de me manquer…
    …
    …
    Mais j’ai compris qu’avaient existé, né(e)s à Ciboure, trois Marie _ ou Marie-Baptiste, au moins pour les deux premières d’entre elles _ Delouart (plus un frère : Jean Delouart)
    issu(e)s du mariage (le 28 janvier 1778, à Ciboure) de Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798) et son épouse Sabine Laxague (c. 1758 – après 1823 _ sans plus de précision _) :
    les racines communes à ces divers cousins.
    …
    …
    La première de ces trois Marie Delouart (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 28 août 1855), 
    est l’arrière-grand-mère de Maurice Ravel 
    et la mère, aussi, de Gachucha Billac (15 mai 1824 – avant 1916 _  sans plus de précision ; et j’ignore à ce jour la date de son décès _), la chère grand-tante (et marraine) du compositeur ;
    …
    la seconde de ces trois Marie Delouart (Ciboure, 17 juin 1784 – Saint-Jean-de-Luz, 3 janvier 1842), 
    est la mère des deux _ sœurs _ Marie Etcheverry :
    la première Marie Etcheverry (Saint- Jean-de-Luz, 21 juin 1817 – Saint-Jean-de-Luz, 27 décembre 1850), couturière, épouse (à Saint-Jean-de-Luz le 10 novembre 1846) de Jean-Baptiste Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 10 avril 1816 – Saint-Jean-de-Luz, 24 septembre 1859), tonnelier ; 
    et la seconde Marie Etcheverry (Saint-Jean-de-Luz, 20 novembre 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 30 novembre 1900), modiste, épouse (à Saint-Jean-de-Luz, le 27 août 1851) de Bernard Dargaignaratz (Saint-Jean-de-Luz, 17 juin 1815 – Le Hâvre, 29 janvier 1862), maître au cabotage ;
    …
    ainsi qu’elle est _ cette seconde Marie Delouart-là _ l’arrière-grand-mère de la grand-mère paternelle de Maylen Gaudin-Lenoir : Magdeleine Hiriart-Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 15 juin 1968) ;
    …
    et aussi la grand-mère maternelle de la « tante Clotilde » Dargaignaratz-Zozaya (Saint-Jean-de-Luz, 6 mars 1860 – Urrugne, 26 février 1943) _ l’amatrice de piano et collectionneuse de pianos ; qui, à sa mort, prit soin de léguer l’un de ses pianos au petit-fils de son cousin Dominique Hiriart, Edmond Gaudin et son épouse Angela _,
    …
    qui était, elle, la cousine germaine de l’arrière-grand-père de Maylen Gaudin-Lenoir : Dominique Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 28 janvier 1849 – entre 1926 et 1929
    _ j’ignore jusqu’ici la date de son décès : entre avril 1925 (une médaille lui est alors décernée) et juillet 1932 (il est décédé lors du décès de son épouse-veuve, Marianne Imatz-Hiriart, le 9 juillet 1932, ou plus probablement, juillet 1929… ;
    je note aussi que lors de son mariage avec Marianne Imatz, le 3 juin 1874, à Saint-Jean-de-Luz, Dominique Hiriart est indiqué comme de profession « menuisier«  ;
    alors qu’au mariage, à Ciboure le 20 août 1890, de ses cousins Paul et Nicolasse Goyenague, pour lequel fait partie des quatre témoins, l’acte d’état civil le mentionne cette fois comme « commerçant« , à Saint-Jean-de-Luz ;
    plus tard, en 1925, quand lui est décernée une médaille d’or pour services rendus aux œuvres de prévoyance sociale, le Journal officiel de la République du 9 avril 1925 (page 3605), le mentionne comme « administrateur«  de la succursale à Saint-Jean-de-Luz de la Caisse d’Épargne de Bayonne ; et quatre ans auparavant (Journal officiel du 26 juillet 1921), lui avait été décernée une médaille de bronze pour services rendus à la mutualité, au titre de vice-président de la société de secours mutuel Saint-Jean, à Saint-Jean-de-Luz ;
    je note cependant qu’au mois de juillet 1929, aux cérémonies d’un mariage un peu mondain à Saint-Jean-de-Luz (celui de Mayi Elissague et Louis Lebrun), une « Madame Hiriart«  est citée par la Gazette locale comme figurant parmi l’assistance, sans un « Monsieur Hiriart«  qui l’aurait accompagnée : Marianne Imatz-Hiriart était-elle alors déjà veuve  ?.. Probablement… ;
    …
    je me permets de mettre ici l’accent sur la personne de Dominique Hiriart, car c’est bien lui qui, par son ascendance (les Delouart, via le mariage de sa mère la seconde Marie Delouart avec son père Jean Etcheverry) et sa descendance (les Gaudin, via le mariage de sa fille Magdeleine Hiriart avec Charles Gaudin), nous offre le maillon décisif (et non reconnu jusqu’ici par les rares auteurs qui se sont un peu intéressés aux liens familiaux de Maurice Ravel) permettant de justifier la parenté effective des actuels descendants Gaudin et Lenoir à Saint-Jean-de-Luz avec les ancêtres Delouart de Ciboure, dont descend aussi, et là c’est très clairement connu, Maurice Ravel... _) ;
    …
    et la troisième de ces trois Marie Delouart (Ciboure, 17 août 1786 – ? _ elle vivait encore en 1856 ; et est peut-être décédée en 1872 _), 
    est la mère de Simon Goyenague (Ciboure, 22 novembre 1821 – Ciboure, 18 novembre 1890), marin ;
    lequel est le presque parrain _ le 13 mars 1875, à l’église Saint-Vincent, de Ciboure _ de Maurice Ravel ;
    ainsi que la grand-mère paternelle de Paul Goyenague (Ciboure, le 19 août 1859 – Ciboure, le 8 mars 1929), capitaine au long cours, qui fut _ durablement : au moins du 10 mai 1908 au 17 mai 1925 _ conseiller municipal de Ciboure ; et qui fut aussi capitaine de port de Saint-Jean-de-Luz-Ciboure _ poste pour lequel il put faire valoir ses droits à la retraite le 1er décembre 1925 _ : une personnalité cibourienne _ que Maurice Ravel a pu rencontrer à Ciboure…
    …
    D’ailleurs, dans sa lettre _ un document singulièrement important pour nous ! _ à son amie Marie Gaudin, du 22 juin 1911 (à la page 266 de la Correspondance), Maurice Ravel songe, parmi les divers propriétaires de logements possibles, à Ciboure, c’est spécifié (et pas à Saint-Jean-de-Luz !), pour sa mère, son frère Edouard et lui-même, les trois mois d’été qui viennent, à choisir plutôt divers parents cibouriens siens, dont, précisément « les Goyenague«  (au pluriel) ;
    et cela pour des raisons de commodité, surtout pour sa cibourienne de mère… :
    « Nous préférerions _ voilà ! _ que ce soit chez des parents. Les repas pris en commun seraient moins embêtants que chez des étrangers.
    Cherchez donc pour commencer chez Sabadin _ Sabine _ Quinior, si elle vit encore ; chez Eslonta _ Etiennette _ Maicourné (c’est comme ça que ça s’écrit ?) _ qui peuvent-elles donc être ?.. Le mystère résiste pour le moment…  _, chez Marie-Dominique Anchochoury ; chez les Goyenague… _ voilà ! _ ou bien autre part« .
    Marie Delouart-Ravel n’oublie certes pas ses parents-cousins cibouriens…
    Au final, ce sera chez les Anchochoury, sur le Quai.
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    Quant au dernier né de Gratien Delouart et son épouse Sabine Laxague, 
    Jean Delouart (Ciboure, le 27 août 1788 – Ciboure, 1872), marin lui aussi,
    il eut de son épouse Marguerite Larrea (Ciboure, le 18 décembre 1798 – Ciboure, le 30 septembre 1844) au moins trois enfants :
    Sabine Delouart (née à Ciboure le 24 juin 1825), épouse (à Ciboure, le 12 août 1852) de Bernard Cerciat (Ciboure, le 18 octobre 1824 – Ciboure, le 9 mars 1868) ;
    Marie Delouart (née à Ciboure, le 30 juin 1827), épouse (à Ciboure, le 21 décembre 1853) de Guilhen Etchepare (né à Ciboure le 8 juillet 1826) _ à ce jour j’ignore s’ils eurent une descendance, et, si oui, quelle elle est _  ;
    et Jean Delouart (né à Ciboure en 1833), époux (à Ciboure, le 13 novembre 1861) de Dominique Etchepare (née à Ciboure en 1831), et marin, lui encore _ à ce jour j’ignore également si ce couple eut une descendance, et, si oui, quelle elle est.
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    …
    Bien sûr, il est délicat de venir jeter ainsi un œil sur la généalogie d’une famille qui n’est pas la sienne.
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    Mon but est simplement de connaître et éclairer un peu mieux les cousinages (basques) de Maurice Ravel, 
    lui qui aimait tant les paysages de sa terre natale ; et dont j’aime tant la musique.
    …
    Découvrir un peu mieux l’ancrage familial
    _ même un peu lointain, pour lui, qui consacrait le plus clair de son temps, ici, à la musique (mais aussi à la baignade et à des promenades) _,
    d’un génie aussi singulier que Maurice Ravel,
    me paraît passionnant…
    …
    …
    Voilà.
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    …
    Ce mercredi 29 mai 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa