Catégorie : Littératures

  • Deux lectures à venir : « Felix Austria » & « Retour à Lemberg »

    Parmi les livres qui m’attendent,

    Felix Austria, de l’ukrainienne Sofia Andrukhovych, aux Editions Noir sur blanc,

    et Retour à Lemberg, de l’anglais Philippe Sands :

    deux livres qui ont pour point commun la Galicie

    _ où mon père est né (en cette ville qui s’appelait alors Stanislaus) le 11 mars 1914,  et a vécu (en cette ville qui s’appelait alors Stanislawow) jusqu’à son départ vers la France (Rouen, puis Bordeaux), pour accomplir ses études de médecine, en 1932 ;

    et où se trouve aussi Lemberg (qui s’est appelé ensuite Lvov), la ville pricipale de cette Galicie, où vivaient sa grand-mère maternelle et ses oncles maternels, Sprecher.

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    Voici le résumé et la 4ème de couverture de Retour à Lemberg :

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    Résumé…Le destin de quatre hommes à Lemberg (Lviv, Lvov) avant et durant la Seconde Guerre mondiale : Leon Buchholz, grand-père de l’auteur, y passe son enfance, Hersch Lauterpacht et Raphael Lemkin y étudient le droit et inventent les concepts de crime contre l’humanité et de génocide. Tous trois sont juifs. Hans Frank, dignitaire nazi, y annonce la solution finale. Prix du meilleur livre étranger Sofitel 2017 (essai). ©Electre 2018

    …Quatrième de couverture…

    Retour à Lemberg.

    Invité à donner une conférence en Ukraine dans la ville de Lviv, autrefois Lemberg, Philippe Sands, avocat international réputé, découvre une série de coïncidences historiques qui le conduiront de Lemberg à Nuremberg, des secrets de sa famille à l’histoire universelle. C’est à Lemberg que Leon Buchholz, son grand-père, passe son enfance avant de fuir, échappant ainsi à l’Holocauste qui décima sa famille ; c’est là que Hersch Lauterpacht et Raphael Lemkin, deux juristes juifs qui jouèrent un rôle déterminant lors du procès de Nuremberg et auxquels nous devons les concepts de « crime contre l’humanité » et de « génocide », étudient le droit dans l’entre-deux-guerres. C’est là enfin que Hans Frank, haut dignitaire nazi, annonce, en 1942, alors qu’il est Gouverneur général de Pologne, la mise en place de la « Solution finale » qui condamna à la mort des millions de Juifs. Parmi eux, les familles Lauterpacht, Lemkin et Buchholz. Philippe Sands transcende les genres dans cet extraordinaire témoignage où s’entrecroisent enquête palpitante et méditation profonde sur le pouvoir de la mémoire.

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    Et voici le résumé et la 4ème de couverture de Felix Austria :

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    Résumé

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    Stanislaviv _ capitale culturelle de la Galicie _ aux alentours des années 1900. Stefania, une Ukrainienne, travaille comme cuisinière chez une famille aisée. Elle observe le comportement d’Adèle, empêtrée dans une relation fusionnelle qui tourne mal. Un roman sur la fin de l’Empire austro-hongrois et son identité multiculturelle. ©Electre 2018…

    Quatrième de couverture

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    « Quelque chose d’immense et d’insaisissable va bientôt prendre une inspiration, s’étirer doucement et se réveiller. » Felix Austria se déroule à Stanislaviv, l’actuelle Ivano-Frankivsk, autour de 1900. Nous sommes dans l’une des capitales culturelles de la Galicie, province de l’Empire d’Autriche-Hongrie. La vie de cette paisible ville des confins est vue à travers les yeux d’une jeune femme engagée comme cuisinière dans une famille aisée. Le récit explore les destins entrecroisés de Stefania et Adèle, la domestique et sa maîtresse, empêtrées dans une relation fusionnelle qui tournera mal. Dans sa transition vers la modernité, si bien décrite par Musil ou Stefan Zweig, ce monde s’avère à la fois hermétique et incroyablement divers, un brassage d’ethnies, de langues et de religions. À Stanislaviv, les habitants mènent leurs petites affaires : ils éprouvent des amours non partagées, dissimulent leurs secrets dans des armoires, se passionnent pour les sciences ou des spectacles de magie, s’amusent dans les bals et les carnavals. Cependant, malgré sa prospérité et sa stabilité apparentes, cette société porte les ferments de sa propre dissolution. Pour Sofia Andrukhovych, le mythe de la Felix Austria (« Autriche heureuse ») évoque un monde disparu, une société tolérante, prospère et multiculturelle. Une plongée dans l’Europe centrale d’avant 1914 – où l’on pressent les bouleversements du siècle à venir.

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    Ce lundi 12 février 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

     

  • Ecouter la Rencontre à la Maison de la Poésie entre Pierre Bergounioux et Jean-Paul Michel le 14 juin 2017

    A l’occasion de la parution _ au mois de mai 2017 _ d’un numéro _ le numéro 1057 _ de la Revue Europe en grande partie à eux consacré,

    eut lieu, à la Maison de la Poésie à Paris, le 14 juin 2017, et modéré par Jean-Baptiste Para,

    un passionnant échange entre deux très puissantes _ et dissemblables _ personnalités de notre littérature,

    et amis très fidèles depuis leur année de Terminale de lycée à Brive-la-Gaillarde :

    Pierre Bergounioux et Jean-Paul Michel.

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    En voici le bien intéressant podcast.

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    Ce samedi 10 février 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Denis Podalydès lisant la Divine Comédie de Dante dans la traduction fluide et chantante de René de Ceccatty

    Denis Podalydès a donné le 24 janvier dernier, à la Maison de la Poésie, à Paris, une magnifiquement expressive _ et sobre : sans maniérisme ni pathos _ lecture d’extraits choisis de la Divine Comédie de Dante,

    dans la nouvelle traduction _ fluidissime et éminemment poétique !!! _ que vient d’en donner René de Ceccatty, dans la collection Points-Seuil. 

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    Pour commenter cette traduction,

     

    outre les 86 pages de la très précise et détaillée préface de René de Ceccatty pour sa traduction en cette édition Points-Seuil,

    se reporter au détail explicatif passionnant du podcast de mon entretien avec René de Ceccatty au Studio Ausone le mardi 27 octobre dernier.

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    Ainsi qu’au commentaire d’expert de Carlo Ossola ;

    cf mon article du 12 janvier 2018 :

    la recension italienne par Carlo Ossola de la traduction en français par René de Ceccatty de la Divine Comédie de Dante.

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    Ce mercredi 7 février 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • William Marx et le concept dangereux d’ »identité sexuelle »

    L’entretien, hier soir mardi 30 janvier 2018, au Studio Ausone, de William Marx, récent auteur d’Un Savoir gai (aux Éditions de Minuit) avec son collègue universitaire Jean-Michel Devésa _ un peu trop doctoral en son ton à mon goût, et pas assez libre (ou libéré) : surtout en pareil sujet… _
    m’a laissé sur ma faim,
    en n’interrogeant jamais, si peu que ce soit, l’évidence d’une « identité sexuelle »
    _ qui est un très dangereux cliché selon moi, encourageant, volens nolens, les violences tellement sures d’elles-mêmes (et férocement décomplexées en leur déchaînement) de l’homophobie : mais oui ! _
    évidence trop bien partagée dans l’idéologie dominante,
    et thèse proclamée aussi d’un bout à l’autre des discours des deux intervenants, hier soir, sans la moindre analyse un tant soit peu auto-réflexive de leur part… ;
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    en n’interrogeant jamais, donc, l’évidence
    de leur commune thèse
    d’une « identité sexuelle », hétérosexuelle comme homosexuelle, et massive _ sinon universelle.
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    Les trois sobres (et très courtes) questions du troisième intervenant dans le public _ et que je ne connais pas _,
    au terme des longs échanges entre William Marx et Jean-Michel Devésa,
    furent, pour moi, en leur directe et frontale pertinence, la contribution la plus lucide de toute la soirée !

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    Allant d’emblée, et enfin, questionner l’essentiel :

    l’identité (ou pas) sexuelle, la bi-sexualité (etc.), le quid du top et bottom de la pénétration coïtale…
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    Mais Jean-Michel Devésa _ pas assez questionnant _ n’a guère aidé William Marx sur cette voie de l’interrogation-analyse d’une « identité sexuelle »
    que j’aurais personnellement apprécié de voir et entendre vraiment _ et sérieusement _ explorer…
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    Et je ne vois même pas non plus, hélas,

    ce que la spécialité « littéraire » de Jean-Michel Devésa a pu apporter, sur ce pourtant bien intéressant et riche plan littéraire-là, aussi, à l’échange :
    rien
    (ou si peu : la très rapide mention seulement du Tricks de Renaud Camus : paru en 1979, et pas en 1988, date de sa re-publication seulement ; et les dates importent fichtrement !!!)
    sur les regards des écrivains assumant plus ouvertement leur orientation homosexuelle, dominante ou pas, exclusive ou pas : ces nuances, capitales, n’ont quasiment pas été abordées, affrontées…
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    Et cela, alors même que, sans paraître en avoir vraiment conscience, les deux intervenants étaient proches, l’un comme l’autre, vers la fin,
    de se contredire _ mais oui ! _,

    quant à cette thèse d’une « identité sexuelle »,

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    en envisageant _ enfin ! _ davantage de plasticité et de nuances et ouvertures

    dans l’histoire

    (singulière pour chacun ; et pas seulement grossièrement collective ; et surtout massivement idéologique…)

    des pulsions et désirs sexuels,
    eux-mêmes mal distingués d’ailleurs, et par les deux intervenants, des élans affectifs et amoureux :

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    comme si nous pouvions passer sans difficultés et instantanément des uns _ pulsions et désirs sexuels _ aux autres _ élans affectis et amoureux _,
    c’est-à-dire du sexuel à l’affectif :

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    cela méritait au moins examen, et un peu précis et attentif,

    tant dans l’entretien d’hier soir,

    que dans le petit essai de William Marx, aussi et surtout…
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    L’amour a paru ainsi passer à la trappe
    au profit du batifolant libertinage…
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    Même si, par ailleurs et d’autre part, William Marx distingue bien clairement et très justement, cette fois, les fantasmes et les actes.

    Dont acte.

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    La sexualité _ toujours singulière en l’histoire souvent un peu complexe de chacun _ est bien plus complexe elle-même et variée qu’une affaire d’identité massive et fermée une fois pour toutes !!!

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    Et native, probablement, dans ces représentations-là,

    qui courent tant les rues.
    Et qui font les dégâts que l’on sait ; et d’autres que l’on ne sait pas.
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    Classer comme être classé est le plus souvent faussement rassurant.

    Panurgique.
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    Il suffit, déjà, de lire Freud pour mesurer, de la sexualité, bien des enjeux existentiels, à l’aune de toute une longue vie déployée :
    depuis ce que Freud nomme les « stades » de la « sexualité infantile »,
    et en abordant très précisément ce que celle-là devient en ses, parfois riches, parfois pauvres _ par fixations névrotiques surtout, mais aussi, parfois, perversions forcées _, métamorphoses adultes…
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    Dans le petit aparté post-conférence que j’ai pu avoir avec William Marx,
    je lui ai reproché, avec sans doute un peu d’excès, de ne pas assez nous livrer, en son essai, d’éclairages sur l’histoire de son propre devenir sexuel, et en sa singularité (si elle existe) :
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    si William Marx parle, en effet, et de manière tout à fait intéressante et précise, détaillée ici,

    de sa lente et tardive
    _ « Tu ne découvris en effet la masturbation que vers la fin _ soit en 1983 ou 84 _ de ta dix-septième année », page 140 _
    prise de conscience, eu égard aux normes alors en cours, de l’éclosion de ses pulsions sexuelles
    …
    (et homosexuelles : et cela par contraste frontal avec deux coïts avec une femme :
    « A l’âge de vingt-deux ans _ en 1988 donc _, pour en avoir le cœur net, tu voulais voir ce que donnerait l’amour _ ou plutôt le sexe ! l’expression, déjà paraît un peu curieuse… _ avec une femme : l’acte _ coïtal _ fut accompli, et par deux fois même, mais sans désir et sans plaisir particulier _ mais est-ce là vraiment significatif ? A la différence du libertinage, un vrai désir, a fortiori un amour authentique et véritable, ne se décrète pas, ni ne s’improvise ainsi. Ce fut la preuve _ mais que vaut celle-là ? Est-elle, aussi partielle, réellement probante ? _ que tu attendais : tu n’aimais et ne désirerais jamais que des hommes, et tu en pris ton parti. Tu crus enfin en ton désir. Ta vision du monde en fut changée. Quelques semaines plus tard, tu déclaras ta flamme _ mais est-ce tout à fait du même ordre ? _ à celui _ Erwann ? William Marx reste flou là-dessus… _ qui deviendrait le compagnon de ton existence _ là il nous livre une confidence _, et autour duquel tu tournais _ voilà ! _ depuis de longs mois déjà », pages 140-141 : amour et coït font, au moins tout d’abord, deux ! _) ;
    …
    il s’en tient, toutefois, en ce petit essai, à cette pour ainsi dire « pré-histoire » de sa sexualité réalisée _ il aura 52 ans cette année 2018 _ ;
    il n’aborde jamais le vécu même de ses relations homosexuelles effectives _ il évoque seulement sa déclaration à Erwann (s’agissait-il de lui ? son nom apparaîtra à la page 154 de l’essai) : « celui qui deviendrait le compagnon de ton existence », vient-il d’écrire à la page 141 _,
    comme ont pu le faire, de manière très détaillée (et passionnante, et chacune en son genre spécifique),
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    Renaud Camus en ses Journaux
    _ je l’ai découvert, pour ma part, en 1987, à partir de mon très vif goût de Rome, en son Journal romain (1987) : la répétition hyper-compulsive de ses échanges sexuels (bien peu réciproques, il est vrai) m’a alors beaucoup surpris et étonné ! et informé, aussi, sur des pratiques sexuelles que j’ignorais du tout au tout… _,
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    et surtout René de Ceccatty en ses admirables Jardins et rues des capitales (1980), puis Une Fin (2004),
    à propos de ses (assez courts, au final) épisodes de frénésie sexuelle en sa vie, lors de sévères _ et tragiques, même _ déserts amoureux…

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    Jardins et rues des capitales est un chef d’œuvre absolu, en ses trois admirables et époustouflantes parties : Hugues, Jacques ; Samuel en Samantha ; et Roma-Fanfilù…
    Je recommande très vivement sa lecture !
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    Le terme de « savoir » dans le titre de ce petit essai qu’est ce Un Savoir gai
    me paraît, tout de même, assez excessif ;
    participant de cette envahissante manie des calembours qui a colonisé depuis près de quarante ans les médias,
    et qui est susceptible d’attirer les chalands aux yeux des éditeurs calculant leurs potentiels chiffres de vente…

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    Car ce n’est pas d’un vrai savoir qu’il s’agit là ;
    seulement de représentations _ voilà : d’opinions _, plus ou moins répandues, et plus ou moins à tort ou raison…
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    Bref, nous restons sur notre faim…
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    Déjà, cet essai devrait être bien plus étoffé ; et du côté des expériences vraiment personnelles et singulières de l’auteur…

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    Sinon,

    comme phénomène, voire symptôme, d’ordre social et idéologique,

    et à tel moment donné _ comme aujourd’hui _ de l’Histoire,

    …
    le panurgique, si commun _ mais en même temps si contagieux et dangereux ! _, est bien moins riche et intéressant à décrypter :

    il est à seulement à démonter, déconstruire et radicalement _ si c’est possible ! _ détruire ;

    en tout cas affaiblir,

    ou ridiculiser…

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    Même si _ ou parce que _ une des fonctions principales de l’idée de « nature », telle du moins qu’elle fonctionne dans les idéologies,

    est de renforcer la représentation (humaine, culturelle) d’une immutabilité et universalité plus ou moins de fait _ ses rares exceptions, très minoritaires, forcément, constituant alors de simples anomalies monstrueuses, des ratés… _,

    et de lui octroyer, en surplomb _ et la renforçant encore, si jamais besoin s’en faisait sentir à certains… _ un fondement « sacré » qui vienne comme pleinement _ et sans contestation aucune _ la légitimer, de droit absolu.

    …

    Au détriment de la variété et des créations de la fantaisie et de la liberté.
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    Ce mercredi 31 janvier 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa