Avec Enfance, dernier chapitre, aux Éditions Gallimard, René de Ceccatty nous offre un extraordinaire chef d’œuvre de recherche passionnée de son enfance, en sa singularité, et à l’aune des très hautes exigences de vérité et authenticité de sa mère, alors se mourant…
On ne dira jamais assez de bien de Dominique Noguez,
si magnifiquement juste,
avec l’humilité, toujours, de la brièveté,
en ce qu’il nous offre généreusement à _ joyeusement _ partager et lire de lui.
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Cette fois, ce mois de mai 2017, pour ce cadeau inespéré, que constitue ce bref et tellement délicieux florilège (d’articles la plupart déjà publiés, ici ou là, à quelque occasion assez spécifique, mais soigneusement conservés, ensemble, en un dossier à portée de sa main, parce que bien aimés de lui, leur auteur) qu’il nous propose maintenant _ et, bien sûr, rien de cela n’a d’un seul moindre poil vieilli : la sublime fraîcheur (de vérité !) de toute cette petite musique-là est demeurée intacte, pure, vierge : à jamais tout simplement juste !!! _, sous le titre de Causes joyeuses ou désespérées, qui paraît aux Éditions Flammarion.
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Je me permets ici de simplement reproduire le courrielà l’ami Pierre Bergounioux _ auquel l’ouvrage est dédié, je m’en suis avisé en terminant ma lecture _ que j’ai adressé hier, afin de tâcher de joindre _ par courriel, ou au téléphone _ Dominique Noguez lui-même :
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Cher Pierre,
à chaque parution d’un ouvrage de Dominique Noguez, je m’en saisis et m’en délecte !
Ainsi de ce brillant et plus encore merveilleusement juste ! « Causes joyeuses ou désespérées », dont je m’avise, venant d’en terminer la lecture, qu’il vous est dédié _ sans davantage d’explication…
J’ai rencontré une seule fois Dominique Noguez : aux obsèques (en décembre 2006) de notre ami commun Hervé Brevière ; qui me parlait souvent de lui, et de leur amitié nouée en khâgne au lycée Montaigne à Bordeaux.
Je me demandais si c’était là, en ces classes, que vous avez fait, vous aussi, la connaissance de Dominique Noguez ; mais en y réfléchissant, Hervé est passé au lycée Montaigne un peu avant moi (qui suis né en 1947) ; alors que vous, y êtes passé un peu après.
J’ai eu l’adresse électronique de Dominique Noguez, mais l’ai égarée… Et j’aimerais lui proposer de venir présenter son livre _ tant de justesse en si peu de mots et avec cet humour détonnant en même temps que humble _ chez Mollat…
En tout cas, je suis ravi d’apprendre ainsi l’estime que vous porte Dominique Noguez…
Bien à vous, Pierre,
Francis
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Voilà.
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C’est en effet un bonheur rare de lecteur que d’admirer et se réjouir si vivement de tant de justesse de penser, en telle grâce de légèreté grave _ à la Mozart ? à la Domenico Scarlatti ? Je me délecte aussi depuis samedi dernier de l’écoute en boucle du 5 éme volume de Sonates de Domenico Scarlatti que vient de nous donner le génial Pierre Hantaï : mêmes qualités de justesse, de vivacité, d’esprit, d’humour, de légèreté grave, ainsi que de politesse de la brièveté, que dans l’alacrité d’écriture, si intensément merveilleuse, de Dominique Noguez ! _ d’écriture, avec tant d’esprit ainsi que de culture _ aussi large que profondément faite sienne, et avec une aussi sublime pertinence ! _,
avec ce merveilleux humour, aussi incisif et mordant que tendre, doux et apaisé…
qu’il doit être à faire rembourser de toute urgence par la Sécurité sociale…
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… Titus Curiosus, ce lundi 29 mai 2017
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P. s. : le terme de « Causes » se justifie ici par la nécessité _ au moins pour l’auteur _ d’un si peu que ce soit d’argumentation ou plaidoyer à dérouler, a minima, et en toute modestie _ sans guère d’illusion, de sa part, de réussir à convaincre surtout ceux qui ne le liront pas !!! _, face à tant de cécité d’esprit jointe à tant d’inculture galopante, parmi les opinions arrêtées de beaucoup trop nombreux de nos frères humains ; là-dessus, et sur cela, revenir au lucidissime portrait du « dernier homme » dans le génial Prologue d’Ainsi parlait Zarathoustra de Nietzsche…
Ce Causes joyeuses ou désespérées_ à son tour « un livre pour tous et pour personne« … _ de Dominique Noguez, étant, bien sûr, lui aussi une petite bouteille à la mer : des lecteurs potentiels…
Et au final, c’est bien toujours la joie qui doit l’emporter… Nous n’en démordrons décidément pas !
et le second entretien (de 96′), le mardi 28 mars 2017,
avec le passionnant Stéphane Guégan, historien d’art, Conservateur au Musée d’Orsay, et commissaire de l’exposition Bistrot ! de Baudelaire à Picasso,
sur le sujet de « La vie de café : entre désirs et bohème« ,
permettant un magnifique survol, nourri d’une grande richesse de précisions_ et sur un ton très heureusement enjoué _, de cette richissime exposition, qui achève de faire de la Cité du Vin, à Bordeaux, un rendez-vous désormais incontournable des amateurs d’expositions de très grande classe… :
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Excellentes écoutes !
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Francis Lippa, ce jeudi 27 avril 2017
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Avec un grand merci à Laurence Chesneau-Dupin, directrice de la Culture à la Cité du Vin, pour son si beau travail,
ainsi qu’à toute l’équipe de l’organisation de l’exposition…
et de la « confiscation » du mot « radical » selon Marie-José Mondzain _ en son passionnantConfiscation des mots, des images, du temps(aux Éditions Les Liens qui libèrent) _,
voici le texte du courriel que je viens d’adresser à Michel Deguy et Marie-José Mondzain,
suite à un échange de courriels avec mon ami et collègue Mathias Arnault, présent à la Station Ausone lors du magnifique entretien avec Michel Deguy à propos de La Vie subite _ poèmes, biographèmes, théorèmes :
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Chers amis,
en sa lettre hebdomadaire, intitulée, hier, « Mille façons de raconter », la librairie Mollat cite, à propos de son «podcast de la semaine » (!), l’entretien que j’ai eu _ mais cette lettre ne va toutefois pas jusqu’à citer mon nom, cependant… _ avec Michel Deguy, en utilisant l’expression forte _ merci !! _ de « Retrouvez aussi en podcast la belle et profonde rencontre avec Michel Deguy », accessible à l’écoute (en 75′) par ce lien même…
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L’expression « belle et profonde rencontre » me touche, forcément,
en tant que source de proposition de cette rencontre,
et plus encore acteur _ sur le vif de nos échanges : on peut y percevoir le rythme très parlant, lui aussi, des respirations et des silences, en même temps que la vivacité ou la sérénité des prises de parole, et aussi le merveilleux humour… _ sur le plateau de la Station Ausone…
… J’ajoute qu’ à ce jour j’ignore si la vidéo qui a été réalisée de cet entretien sera prochainement accessible et diffusée, ou pas _ ce sera le podcast…
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Voici donc ce que je viens de répondre à l’instant à l’ami Mathias Arnault, qui a assisté avec le plus vif intérêt, à l’entretien du jeudi 9 mars dernier, et qui me donne quelques réflexions _ stimulantes _ de sa part,
notamment sur les rapports entre poésie et philosophie selon Michel Deguy :
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… Ecouter parler-penser Deguy, et, mieux encore, s’entretenir-dialoguer avec lui, est en effet très enrichissant.
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Il faut revenir regarder de plus près ce que Michel Deguy nomme son « nominalisme radical » : expression cruciale
à relier à la magnifique méditation de Marie José Mondzain sur la confiscation du mot « radicalisation » en son très important (et urgent) Confiscation des mots, des images et du tempsqui vient de paraître aux Éditions des Liens qui libèrent, qu’elle m’a adressé, et pour laquelle je suis, et en train d’écrire un article sur mon blog En cherchant bien, et de proposer à la librairie Mollat d’inviter son auteur, Marie-José Mondzain, à venir en parler in vivo en un entretien à la Station Ausone _ce sera au Théâtre du Port-de-la-Lune, le 7 novembre 2017 ; et en voici lavidéo(de 65′)…
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Ainsi qu’il faut revenir-regarder-étudier de plus près la poétique du « comme si comme ça » de Michel Deguy ; ainsi que sa pratique (poétique) _ active et créatrice _ de la « semblance » _ à oser penser, avec audace autant que justessedes rapprochements vraiment pertinents entre choses _ envers une « identité éclatée, multipliée », ouverte, tant des concepts que des choses ainsi rapproché(e)s. Car c’est via nos usages des concepts et via nos usages des mots (de la langue) que les choses, en leur étrangèreté de départ, nous sont (ou deviennent) humainement accessibles et (un peu) plus aisément formulables, y compris et surtout en leur fondamentale complexité et singularité : sans amalgame grossier qui les trahirait…
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Tout cela mérite explicitation, bien sûr.
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À ré-écouter _ grâce au podcast _ parler-penser in vivo _ rien ne remplace cela ! _ Michel Deguy,
nous constatons que son humour très fin et magnifiquement subtil, nous éclate (de rire) à la figure ; et l’on comprend sa position-thèse de penser, de penser vraiment, en poète et poèmes, et pas seulement par concepts philosophiques: à la Deleuze, pour le dire un peu vite, selon sa caractérisation-formule fameuse du philosopher.
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Cf ainsi de Michel Deguy la thèse de l’identité profonde, radicale _ ou plutôt que d’identité, il vaut mieux parler de « semblance » ; celle-ci étant, à chaque fois, sur le champ, à établir ! à tenter, s’y risquer, au coup par coup… ; soit une fondamentale et radicale métaphoricité ! commune à tous les signes vraiment humains, y compris lesauthentiquesœuvres d’art _ entre mots ; ou plutôt entre phrases, comme je l’ai un peu repris là-dessus, en m’appuyant, en pensée du moins, sur la générativité de la parole _ toujours nécessairement articulées en phrases à créer _ selon Chomsky.
Soit la thèse de la fondamentale et radicale semblance entre mots, concepts, et choses : à faire conjointer ! Sans non plus les séparer artificiellement _ par l’analyse, par exemple linguistique, à la Saussure _, puisque mots, concepts et choses se renvoient dynamiquement les uns aux autres.
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Sur cet accès aux choses mêmes (et à ce que Michel Deguy nomme plus largement « le terrestre« ), ré-écouter déjà ce qu’en dit dans l’entretien, Michel Deguy.
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Et il faudrait, en effet, appliquer cette correction-ci appliquée aux mots, à la fois aux concepts et aux choses : tous (générativement) ouverts, dans les usages et/ou approches qu’en permanence nous, humains _ pas encore trop inhumains _, en faisons, tentons _ hors des clichés, lieux-communs éculés et slogans…
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Et il me semble qu’il y a de cela quand Michel Deguy se réfère, comme modèle de méthode de son penser, aux « mythèmes » de Lévi-Strauss, à propos à la fois de ses « biographèmes », « théorèmes »,mais aussi, et d’abord, « poèmes »,
Prendre le temps de ré-écouter le podcast, est, déjà, plus que jubilatoire !
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La lettre de Mollat, intitulée « Mille façons de raconter », quant à elle, dit simplement, mais c’est beaucoup ! : « Retrouvez aussi en podcast la belle et profonde rencontre avec Michel Deguy » :rencontre, voilà : entre nous deux, interlocuteurs improvisant sur le vif nos phrases sur le plateau éclairé_ et même éblouissant pour l’occasion : par l’intensité des projecteurs (destinés à la prise vidéo) _ de la Station Ausone…
Ce nouvel opus portant sa focale sur la conduite mouvementée et complexe des Résistances intérieures européennes par les Anglo-Américains, depuis Londres (et aussi Washington) ; alors que le précédent opus portait sur les Résistances intérieures de la France seulement.
Voici un lien vers ce podcast (de 54′) de mon entretien avec Olivier Wieviorka