Catégorie : Littératures

  • La riche vidéo d’un lumineux entretien de René de Ceccatty sur son « Avec Pier-Paolo Pasolini » : un regard lucidissime sur l’oeuvre entier de ce créateur polyforme visionnaire

    Voici la très remarquable riche vidéo, tout juste mise en ligne hier, d’un lumineux entretien de René de Ceccatty sur son « Avec Pier-Paolo Pasolini » (aux Éditions du Rocher) :

     

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    soit un regard lucidissime sur l’œuvre entier de ce créateur polyforme visionnaire qu’a été Pasolini…

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    Et qu’il me soit permis d’ajouter ici qu’alors que j’avais vivement incité _ depuis début janvier 2022 _ la Librairie Mollat à procéder à un tel entretien avec René de Ceccatty à propos de l’œuvre, si riche et complexe, polyforme, de ce foncièrement poète qu’est Pasolini, nul ne connaissant mieux, et de si près, cet œuvre si vaste, et en toutes ses facettes, de Pier-Paolo Pasolini, que René de Ceccatty,

    voici que cet entretien, enfin obtenu, a été excellemment préparé et réalisé _ le 19 avril dernier  _ par Jérémy Gadras, posant de très pertinentes questions, suscitant de lucidissimes très éclairantes réponses détaillées, de René de Ceccatty.

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    Dont nous espérons de nouvelles explorations : à suivre…

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    Ce mercredi 27 avril 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

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    P. s. :

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    Mais René de Ceccatty est aussi, il faut le rappeler, l’auteur d’un troisième volume de sa propre autobiographie _ passionnante, magnifique ! _, après les superbes « Enfance, dernier chapitre« , paru le 2 février 2017 aux Éditions Gallimard, et « Mes Années japonaises« , paru le 2 mai 2019 au Mercure de France :

    le très intéressant « Le Soldat indien« , paru le 4 février 2022 aux Éditions Le Canoë _ cf mes articles des 25 janvier : « «  et 3 février derniers : « « …

    René de Ceccatty mérite assurément que l’on porte aussi attention à cette autre facette, plus personnelle, de son si remarquable travail d’écrivain.

  • Ecouter, à nouveau, la voix voilée et vibrante de François Mauriac célébrer la cathédrale de Bazas : « Les cathédrales sont vivantes… », en un enregistrement du 16 septembre 1960

    Voici que la voix voilée et vibrante, reconnaissable entre mille, de François Mauriac, enregistrée le 16 septembre 1960, et diffusée deux jours plus tard à Bazas, en ouverture d’un spectacle Son et Lumières, pour célébrer la Cathédrale de Bazas, sur sa Grand Place, et conservée ici,

    retentit à jamais pour nous :

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    « Les cathédrales sont vivantes. Nous passons et elles demeurent. La cathédrale de Bazas est vivante elle aussi, vivante comme ses sœurs illustres de Paris, d’Amiens ou de Chartres. Écoutez-la ce soir, cette aïeule. Elle a une histoire à vous raconter, son histoire et votre histoire que vous ne connaissez pas.

    En ce temps-là, la France était aussi grande que l’est aujourd’hui la planète : il fallait plus de temps pour aller de Bazas à Bordeaux qu’aujourd’hui de Paris à New-York. Aussi les Bazadais de ces époques-là demeuraient-ils à Bazas. Ce que leurs descendants vont rechercher au loin, ils le trouvaient à l’ombre de leur cathédrale et dans cette campagne bazadaise si diverse et qui a des visages contrastés. Dans mon enfance, quand je quittais la grande lande d’où ma famille est venue du côté de Villandraut et de Saint-Symphorien et qu’après des heures de chaos sur les routes défoncées je pénétrais dans le bazadais riant,  un autre pays se révélait à moi. Mais même le langage différait d’un coin du Bazadais à l’autre. Que de mots du patois landais qu’on parlait chez nous, à Saint-Symphorien, demeuraient incompris à Langon.

    Votre cathédrale est le témoin vivant de ce petit monde provincial disparu, plus cultivé, plus vraiment civilisé que le nôtre s’il n’était pas meilleur. Ô! non. Il n’était pas meilleur. La férocité humaine, cela seul ne change pas. Votre cathédrale vous dira, peut-être, tout ce qu’elle a souffert de la part des hommes au cours des siècles: Dieu sait si elle a été insultée, mutilée. Mais peut-être vous dira-t-elle aussi qu’aux pires injures des hommes et du temps, elle a survécu, comme elle survit, comme elle survivra à notre abandon. Ce qu’elle va vous raconter ce soir, elle continuera de le raconter aux étoiles si jamais les derniers Bazadais l’abandonnaient, si elle demeurait seule à rêver au-dessus des maisons mortes.

    Mais cela n’arrivera pas. Et même il me plaît d’imaginer qu’un jour viendra, où les hommes mourront de tristesse dans les alvéoles de béton des grandes villes où ils s’entassent aujourd’hui, où ils n’en pourront plus de respirer les relents de mazout, d’être assourdis par les moteurs qui auront envahi peu à peu, non seulement tous les chemins de terre, mais toutes les routes du ciel. Alors ils se souviendront des maisons abandonnées autour de la cathédrale éternellement vivante. Ce sera le retour des enfants prodigues, et les vieilles provinces ressusciteront. La cathédrale de Bazas attendra cette heure sans impatience car un siècle est pour elle comme un jour. Mais la fête de ce soir lui donne l’avant-goût de la joie qui fera tressaillir ses vieilles pierres, quand le temps sera venu du grand retour, et que, chassés des banlieues empestées, tous ses enfants embarqueront de nouveau sur l’antique vaisseau ancré depuis tant de siècles dans les douces collines du Bazadais. »

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    Un bien beau texte enregistré par François Mauriac le 16 septembre 1960 pour être diffusé le 18 au soir, en introduction à un spectacle Son et Lumières donné ce soir-là à Bazas ;

    et publié en 1985, dans le N° 70 des Cahiers du Bazadais, 25e année 3e trimestre 1985.

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    Ce mercredi 13 avril 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La lucidité humble et ouverte et libre de René de Ceccatty, passeur d’essentiel : un très remarquable portrait de ses activités plurivoques en un entretien avec Aymen Hacen pour le site tunisien Souffle inédit…

    Les très remarquables qualités d’analyse ainsi que de synthèse de René de Ceccatty,

    sa lucidité humble et ouverte et formidablement libre et honnête,

    ne sont plus à démontrer…

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    Ainsi, voici, à partager, un magnifique, vaste et profond entretien que René de Ceccatty vient d’avoir avec un très compétent interlocuteur tunisien, Aymen Hacen,

    pour un site tunisien joliment intitulé « Souffle inédit » :

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    Une vérité essentielle de la personne s’exprime excellemment dans cet entretien libre, où souffle l’esprit…

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    Ce lundi 7 mars 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Pasolini par Pasolini : ses entretiens sur son cinéma avec Jon Halliday, traduits, annotés et postfacés par René de Ceccatty

    Les Éditions du Seuil publient, demain 4 mars, un magnifique album de 240 pages, « Pasolini par Pasolini – entretiens avec Jon Halliday« ,

    qui nous font pénétrer au cœur même de la création cinématographique _ surtout, mais pas seulement… _ de Pier-Paolo Pasolini,

    qui avait accepté, dix jours durant, en avril 1968, « entre deux heures et quatre heures de l’après-midi, dans le salon spacieux de son appartement » de la via Eufrate, à Rome, de s’entretenir avec le journaliste irlandais Jon Halliday, afin de pénétrer dans le détail de sa carrière littéraire et cinématographique, de ses positions politiques et de sa théorie du cinéma.

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    De très nombreux photogrammes, photographies de plateau et archives viennent abondamment illustrer cette passionnante conversation, demeurée, jusqu’à cette traduction de René de Ceccatty, inédite en français…

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    Spécialement pour cette édition française, Jon Halliday a bien voulu rédiger un bref Avant-Propos de 8 pages, daté du 26 avril 2021 ;

    et le traducteur, René de Ceccatty, une Postface de 18 pages, intitulée « Dernières années« , dont voici le tout début :

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    « Entre l’automne 1971 où eut lieu le dernier entretien de Jon Halliday avec Pier Paolo Pasolini et l’automne 1975 où le poète cinéaste fut assassiné, une fébrile activité créatrice _ voilà ! _ l’occupa : films majeurs (« Les Mille et une Nuits«  et « Salò ou les 120 journées de Sodome« ), un recueil de poèmes (« La nuova gioventù« ), de nombreux articles réunis dans sept volumes (deux de  son vivant, « Empirismo eretico«  et « Scritti corsari« , et cinq après sa mort : « Le belle bandiere« , « Lettere luterane« , « Il Caos« , « Descrizio di descrizioni« , « Il Portico della morte« ) et un roman inachevé, « Petrolio« , paru en 1992. Les traductions françaises suivirent. Il consacra également des sonnets à Ninetto Davoli, en pensant que le mariage de son jeune ami les séparerait, ce qui ne fut pas le cas. Il reprit également un ancien projet, « La Divina Mimesis« , qu’il eut le temps de publier« .

    Etc.

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    Ce jeudi 3 mars 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa