Catégorie : Musiques

  • Découvrir et goûter le CD « Amy Beach – Joseph Bastian » : un splendide programme splendidement interprété au service d’une splendide compositrice, Amy Beach (1867 – 1944), très injustement contrariée en son activité de création…

    C’est l’article « Amy Beach : l’intensité dramatique au service de l’inspiration« , de Jean Lacroix, sur le site du Magazine Crescendo paru le 20 mai dernier, qui m’a fait désirer en savoir – et en goûter bien davantage ! – , en me procurant, chez mon disquaire préféré, ce jour ce CD Solo Musica SM 488 « Amy Beach – Joseph Bastian« , du Münchner Sÿmphoniker – et avec les chanteuses Angela Brower et Camille Schnoor – sous la direction du chef Joseph Bastian, consacré  à 5 œuvres de la compositrice américaine Amy Beach (Henniker, 5 septembre 1867 – New-York, 27 décembre 1944).

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    D’Amy Beach,

    le programme de ce passionnant CD comporte en effet la « Symphonie gaélique » Op. 32, la scène et aria Op 18 « Marie Stuart« , l’aria pour soprano « La Fille de Jephté » Op. 53, la mélodie pour soprano et orchestre « Extase » Op. 21 n°2, et le « Bal masqué » Op. 22.

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    Voici aussi cet article « Amy Beach : l’intensité dramatique au service de l’inspiration » de Jean Lacroix :

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    Amy Beach : l’intensité dramatique au service de l’inspiration

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    LE 20 MAI 2025 par Jean Lacroix
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    Amy Beach (1867-1944) : Symphonie « gaélique » en mi mineur op. 32 ; Maria Stuart, scène et aria op. 18 ; La Fille de Jephté, aria pour soprano op. 53 ; Extase, mélodie pour soprano et orchestre ; Bal Masqué, version pour orchestre op. 22. Camille Schnoor, soprano ; Angela Brower, mezzo soprano ; Orchestre symphonique de Munich, direction Joseph Bastian. 2024. Notice en allemand et en anglais. 78’ 52’’. Solo Musica SM488.

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    Après avoir croisé la route pianistique de l’Américaine Amy Beach grâce à un album Hortus, un autre label autorise un approfondissement de son œuvre symphonique et vocale. Rappelons que née Amy Marcy Cheney dans le New Hampshire, ce talent précoce apprit quelque peu le piano avec Johann Ernst Perabo (1845-120), qui avait étudié à Leipzig avec Carl Reinecke et Ignaz Moscheles. Mais la jeune femme fut surtout une autodidacte, qui donna avec succès des récitals dès 1883, avant d’être mariée deux ans plus tard au docteur Henry Beach, son aîné de vingt ans. Elle ne se produisit plus – dès lors – en public, dut se contenter de composer et de signer ses partitions du patronyme de son époux – voilà ! – , jusqu’au décès de ce dernier en 1910. Elle put alors voyager pendant quelques années en Europe, avec des concerts à Dresde, Leipzig ou Munich, avant de regagner les USA. Elle a laissé un catalogue varié, où voisinent œuvres symphoniques et concertantes (en petit nombre), piano, musique de chambre, pages vocales et chorales, ainsi qu’un opéra, Cabildo (1932), qui ne fut pas représenté de son vivant. Le présent album offre un bel éventail – oui – de sa production.

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    Créée triomphalement à Boston le 30 octobre 1896, la seule symphonie d’Amy Beach, qui porte le sous-titre « gaélique », s’inspire d’airs irlandais et écossais, mais aussi anglais. Cinq ans auparavant, une messe qui portait sa signature l’avait déjà fait remarquer, au point de la comparer audacieusement à Cherubini et même à Bach, comme le précise un texte de la musicologue Susanne Wosnitzka. On est séduit par la beauté de l’inspiration qui traverse cette symphonie, dont une version par l’Orchestre symphonique de Nashville, placé sous la direction de Kenneth Schermerhorn (Naxos, 2003), n’avait pas dévoilé toutes les richesses. Vaste partition en quatre mouvements d’une durée globale proche des trois quarts d’heure, la Symphonie « gaélique », traversée par des élans romantiques et servie par une orchestration riche et haute en couleurs, fait souvent penser à l’univers de Dvořák, dont la création newyorkaise de la Symphonie du Nouveau-Monde date de fin 1893. Le troisième mouvement d’Amy Beach, Lento con molto espressione, est un superbe moment de lyrisme de treize minutes, au sein duquel un violon épanoui fait, dans un climat chatoyant, un éloge éperdu de la nature – à la Walt Whitman, dirais-je. La variété des thèmes (évocation d’un voyage maritime tourmenté dans l’Allegro con fuoco initial) et la splendeur des développements séduisent l’auditeur de bout en bout et permettent de poser une évidente question : pourquoi une telle symphonie ne fait-elle pas l’objet de programmations régulières ? On qualifiera la version qu’en propose le Symphonique de Munich, que dirige le chef franco-suisse John Bastian (°1980), de visionnaire, dans une atmosphère gorgée de sève et de vitalité dynamique. Une magistrale leçon orchestrale !

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    Les compléments de programme révèlent d’autres qualités d’Amy Beach. Sur le texte Eilende Wolken, Segler der Lüfte de Schiller, Maria Stuart (1892) affronte la prison, scène à laquelle la mezzosoprano américaine Angela Brower, spécialiste de Richard Strauss, insuffle une poignante intensité dramatique.  L’air pour soprano et orchestre La Fille de Jephté (1903), évoque le personnage biblique du Livre des Juges, qui, suite à un vœu imprudent, doit sacrifier son enfant à Dieu. Sur un texte du poète et traducteur nancéien Charles-Louis Mollevaut (1776-1844), toute l’infortune de la malheureuse héroïne est confiée à la soprano franco-allemande Camille Schnoor, une habituée de Mozart, Puccini, Tchaïkowsky ou Offenbach, qui souligne de façon très émouvante, avec des aigus perçants, le tragique de la funeste situation. La même cantatrice dessine avec une exquise finesse et un sentiment éthéré la mélodie Extase (1893), d’après le poème de Victor Hugo, paru en 1829 dans Les Orientales. Le programme s’achève par un langoureux et élégant Bal masqué, orchestration par Amy Beach de sa pièce de salon pour piano du même titre.

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    Cet album, enregistré avec fougue et engagement par l’Orchestre symphonique de Munich et son chef Joseph Bastian, qui a pris ses fonctions depuis la saison 2023/24, est une belle découverte, celle de l’indiscutable talent d’une compositrice, dont l’exploration du catalogue mérite un élargissement. On notera que les trois pages vocales sont des premières mondiales au disque.

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    Son : 9    Notice : 10    Répertoire : 10    Interprétation : 10

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    Jean Lacroix

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    Une très bienvenue découverte musicale – et pas seulement discographique – à la fois émouvante et rafraîchissante, d’une compositrice entravée en sa vie de création…

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    Ce mardi 27 mai 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Une nouvelle découverte ce jour, concernant les cibouriennes sœurs Billac : Engrace Billac (1819 – 1902) et Gratieuse Billac (1824 – 1897) : la marraine de Maurice Ravel, à l’église saint-Vincent de Ciboure le 10 mars 1875, n’est pas sa chère grand-tante Gachucha (= Engrace Billac), mais la plus jeune sœur d’Engrace : Gratieuse Billac !

    En cherchant à préciser et vérifier la généalogie des cibouriens Billac,

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    je viens de découvrir ce matin que la chère grand-tante Gachucha Billac, domestique chez les Gaudin 41 rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz – elle habitait déjà à Saint-Jean-de-Luz en 1862, au moment du décès à Ciboure, le 2 décembre 1862, à l’âge de 18 ans, de son fils naturel Romain Billac (1844 – 1862) – n’est pas celle qui fut la marraine de Maurice Ravel le 13 mars 1875 à l’église saint-Vincent de Ciboure ;
    parce que celle qui fut la marraine du petit Maurice Ravel est en fait sa plus jeune sœur Gratieuse Billac (Ciboure, 15 mai 1824, Maison 118 rue Pocalette – Ciboure, 14 décembre 1897, rue Pocalette n°43).
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    La chère grand-tante Gachucha de Maurice Ravel est Engrace Billac :  Ciboure, 2 juin 1819, Maison n° ?, rue de Pocalette – Saint-Jean-de Luz, 17 décembre 1902, 41 rue Gambetta).
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    Et Engrace Billac est aussi la mère d’un enfant naturel, Romain Billac  (Ciboure, 9 août 1844, Maison Bourbouillonbayta n° 180  – Ciboure, 2 décembre 1862 Maison n°146 quartier de Pocalette), décédé à Ciboure à l’âge de 18 ans, charpentier.
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    Le mariage de Marie-Baptiste Delouart (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 26 août 1855, Maison Lamacenia n°137, quartier de la place) avec Jacques Billac (Ciboure, 5 septembre 1872 – Ciboure, 10 mars 1839, Maison Bourbouillonbaita n° 163), a eu lieu à Ciboure le 14 septembre 1814.
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    Le cibourien Jacques Billac est fils des cibouriens Pierre Billac et son épouse Sabine Errecalde (décédée à Ciboure le 4 septembre 1808 en son domicile, Maison Harisbondonea n° 143, section B, quartier de Pocalette), qui se sont mariés à Ciboure le 17 janvier 1769
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    Pierre Bilac (sic) est décédé à Ciboure le 5 octobre 1792, et a été enterré le lendemain, 6 octobre, dans la sépulture de Touliconbaita (?).
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    Marie Delouart a eu sa fille aînée – née de père inconnu – Sabine Delouart (Ciboure, 11 mars 1809, Maison n° 17 quartier de Bordagain – Ciboure, 22 décembre 1874, Maison San Esteven, rue du Quai), cinq années avant d’épouser Jacques Billac à Ciboure le 14 septembre 1814.
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    Mais il se trouve que dans le très préciseux document du recensement de la rue Pocalette à Ciboure en 1806 (ou 1816 ?), Marie Deloirte (sic) est dite domiciliée, ainsi que sa mère, veuve Deloirte, Sabine Laxague (Chabadin Lasaga), chez Jacques Billac, en la maison dite Moutanearguinenia, qui jouxte la maison Petitmentenia, rue Pocalette.
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    Jacques Billac et Marie Delouart son épouse ont eu 4 enfants portant le nom de Billac :
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    _ Marie-Baptiste Delouart (Ciboure, 17 novembre 1815, Maison 118 rue Pocalet – Ciboure, 17 août 1855, Maison Lamacenia n° 139, quartier de la place)
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    _ Engrace Billac (Ciboure, 2 juin 1819, Maison n° ? rue de Pocalette – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902, 41 rue Gambetta)
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    _ Pierre-Jacques Billac (Ciboure, 25 juillet 1821, Maison 118 rue de Pocalette – ? : lieu et date de décès inconnus…)
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    Voilà donc mes découvertes de ce jour, lundi 26 mai 2025,
    en tâchant de revoir d’un peu près les données concernant la famille cibourienne des Billac, issus du mariage de Pierre Billac et Sabine Errecalde à Ciboure le 17 janvier 1869, ainsi que du mariage de leur fils Jacques Billac avec Marie Delouart, à Ciboure le 14 septembre 1814 ;
    en corrigeant les erreurs de mon article précoce en date du 16 avril 2019 : « Autres petites questions factuelles sur l’ascendance cibourienne au XIXéme siècle de Maurice Ravel « …
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    La marraine de Maurice Ravel n’est donc pas sa chère grand-tante  Gachucha, Engrace Billac (Ciboure, 2 juin 1819 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902),
    mais bien la sœur cadette de celle-ci Gratieuse Billac (Ciboure, 15 mai 1824 – Ciboure, 24 décembre 1897)…
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    Ce lundi 26 mai 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

     

  • La vidéo de l’entretien avec Manuel Cornejo à propos de l’édition de la Correspondance de Maurice Ravel par les soins de Manuel Cornejo, regardée sur youtube plus de 2000 fois en 4 semaines…

    Ce dimanche soir 25 mai,

    la vidéo de mon entretien – abordé et mené tout du long sous l’angle précis des attaches basquaises de Maurice Ravel (à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz), sur lesquelles je mène mes recherches personnelles depuis le mois de mars 2019… – , à la Station Ausone de la librairie Mollat à Bordeaux, avec Manuel Cornejo, à propos de sa magnifique et passionnante édition de la Correspondance de Maurice Ravel par ses soins – aux Editions Gallimard, collection Tel, en 2 volumes – ,

    a été regardée plus de 2000 fois – au nombre de 2023 à 21h50 ce dimanche soir, pour être très précis… – ces 4 dernières semaines, depuis sa mise en ligne sur youtube le dimanche 27 avril dernier…

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    A raison d’un rythme d’à peu près une centaine de vues par jour, ces derniers temps…

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    Ce dimanche 25 mai 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le Chopin assez tragique de Benjamin Grosvenor : composer, interpréter, écouter, admirer…

    Après plusieurs divers CDs Chopin – par Rafal Blechacz (enregistré à Berin en 2021), Justin Taylor (enregistréé à Bever en 2024), Alessandro Deljevan (enregistré en 2024) – qui ont récemment retenu mon attention et rencontré ma satisfaction à leur écoute,

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    voici que vient de paraître aussi un très intéressant, à nouveau, CD Chopin par ce passionnant pianiste britannique qu’est Benjamin Grosvenor :

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    il s’agit du CD Decca 487 0958 « Benjamin Grosvenor – Chopin – Sonatas 2 & 3 – Ballade n° 1 – Berceuse – Nocturnes » – enregistré au Garsington Opera (Buckinghamshire) du 23 au 26 octobre 2024  – ,

    un CD à la tonalité tragique marquée ;

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    presque trop peut-être – mais c’est seulement à la toute première écoute que je le ressens ainsi ; et la première écoute n’est jamais vraiment fiable, trop dépendante qu’elle est de la culture et des expériences acquises, et pas assez ouverte à la singularité frappante à laquelle notre oreille et notre goût ont à se confronter au présent de la découverte de ce nouveau CD qui paraît… – , en cet enregistrement presque trop parfait, en effet, de ce splendide interprète – et tout particulièrement de Chopin… – qu’est Benjamin Grosvenor – né à Southend-on-Sea (Essex) le 8 juillet 1992…

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    En ma discothèque personnelle, je dispose déjà de 3 autres vraiment très beaux CDs de Benjamin Grosvenor comportant des œuvres de Frédéric Chopin – son compositeur à l’évidence fétiche, par conséquent… – , respectivement enregistrés en 2011, 2013 et 2015 :

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    le CD Decca 478 3206 « Benjamin Grosvenor – Chopin – Listz – Ravel  » – avec de Chopin les 4 Scherzos 0p. 20; Op. 31, Op. 39 et Op. 54, et 3 Nocturnes : Op. 15 n°2, Op. posthume 72 n°1 et en do majeur (1830)…  – ,

    le CD Decca 478 5334″Dances – Benjamin Grosvenor » –  avec de Chopin l’Andante spianato et Grande Polonaise brillante Op. 22 –

    et le CD Decca 483 0255 « Benjamin Grosvenor – Homages – Bach-Busoni – Mendelssohn – Franck – Chopin – Liszt » – avec de Chopin la Barcarolle 0p. 60…

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    En effet, Chopin est un compositeur de l’intimité et des proches, et pas du concert public – à la Franz Liszt  – , en plus d’avoir été aussi un homme fragile et modeste, timide dans le monde, ailleurs et tout au contraire qu’à son piano face à son œuvre, vis-à-vis de laquelle il était impitoyablement exigeant,

    ainsi qu’en témoigne, donné dans le texte du livret de ce CD sous la plume de Paul Kildea, ce très intéressant témoignage de George Sand, rapporté par elle en sa passionnante « Histoire de ma vie« , en 1854 :

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    « Alors – au retour d’une promenade dans la campagne – commençait le travail le plus navrant auquel j’ai jamais assistée. C’était une suite d’efforts, d’irrésolutions et d’impatiences pour ressaisir certains détails du thème de son audition – telle qu’éprouvée par lui, Chopin, au cours de leur promenade dans la campagne – : ce qu’il avait conçu tout d’une pièce, il l’analysait trop en voulant l’écrire, et son regret de ne pas le retrouver net, selon lui, le jetait dans une sorte de désespoir. Il s’enfermait dans sa chambre des journées entières, pleurant, marchant, brisant ses plumes, répétant ou changeant cent fois une mesure, l’écrivant et l’effaçant autant de fois et recommençant le lendemain avec une persévérance minutieuse et désespérée. IL passait six semaines sur une page pour en revenir à l’écrire telle qu’il l’avait tracée du premier jet« …

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    Mais dès ma seconde écoute de ce nouveau CD tout entier consacré à Chopin par Benjamin Grosvenor,

    je succombe – et rends tout simplement mes armes de simple écouteur-mélomane qui aime beaucoup, beaucoup, Chopin, et recherche toujours et encore, inlassablement, à mon tour, en bout de chaine, de simple écouteur, sa vérité, à lui, Chopin, de compositeur jetant sur le papier son œuvre telle qu’elle lui vient, en son inspiration, maintenant, et grâce au CD défilant sur ma platine, dans le jeu probe et au vif de son interprète, au seul service, comme je le désire, du compositeur et de l’œuvre elle-même, et le plus loin possiblr de l’ego trop souvent narcissique (à la Volodos…) du virtuose, en concert comme au CD… – à la parfaite justesse et vérité de ce splendide et très émouvant CD Chopin sous ces doigts-là de ce merveilleux pianiste qu’est décidément, oui, oui, Benjamin Grosvenor – écouter-regarder cette vidéo de 53′ d’un extrait de la Berceuse Op. 57 ..

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    Ce samedi 24 mai 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa