Catégorie : Musiques

  • Apprécier tout particulièrement Klaus Mäkelä dirigeant l’Orchestre de Paris dans le « Prélude à l’après-midi d’un faune »…

    Dans le tout récent très brillant CD « Stravinsky – Pertrouchka, Debussy – Jeux – Prélude à l’après-midi d’un faune« , le CD Decca 487 0146, de Klaus Mäkelä dirigeant l’Orchestre de Paris,

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    les éloges, voire les dithyrambes, ne manquent pas _ tel celui de Jean-Charles Hoffelé en son bel article « Joueurs de tennis« , en date du 13 avril dernier… _ pour saluer, et leur debussyste « Jeux« , et leur stravinskyen « Petrouchka » ;

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    il n’empêche, c’est leur lumineux, sensualissime _ mais sans le moindre pathos _ « Prélude à l’après-midi d’un faune » qui tout personnellement m’emporte et m’enchante…

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    Quel chef !!!

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    Ce mardi 16 avril 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Approfondir le piano de Florian Noack via sa discographie, en commençant par ses très beaux Lyapunov…

    La parution du beau CD « Florian Noack – I Wanna Be like You – The Piano Transcriptions » du pianiste Florian Noack (Bruxelles, 15 novembre 1991) _ lire l’article « Madeleines » que lui a consacré Jean-Charles Hoffelé le 5 avril dernier _

    est pour moi l’occasion d’un approfondissement du très remarquable travail musical de Florian Noack au travers des 5 très beaux CDs de cet excellent pianiste que je possède à ce jour :

    ..;

    le CD « Lyapunov – Works for Piano vol. 1 » (Ars Produktion ARS 38132, enregistré à Wuppertal au mois de septembre 2012),

    le CD  « Lyapunov – Works for Piano vol. 2 » (Ars Produktion ARS 38209, enregistré à Wuppertal au mois de décembre 2015),

    le CD « Album d’un voyageur » (La  Dolce Volta LDV 43, enregistré à Liège au mois de décembre 2017),

    le CD « Sergei Prokofiev _ visions fugitives » (La  Dolce Volta LDV 74, enregistré à Wuppertal au mois d’avril 2019),

    et le CD « Florian Noack – I Wanna Be like You – The Piano Transcriptions » (La Dolce Volta LDV 121, enregistré à Mons au mois de janvier 2023) ;

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    et qui m’amènent à rechercher les CDs « Transcriptions et Paraphrases » (Ars Produktion ARS 38148) _ lire l’article intitulé « Rentrée à 10 doigts » de Jean-Charles Hoffelé, paru le 14 septembre 2014  _

    et « Lyapunov – 12 Études d’exécution transcendante » (La Dolce Volta LDV 90) _ lire l’article intitulé « Paradis » de Jean-Charles Hoffelé, paru le 9 novembre 2021 _,

    que j’ai laissés passer à leur parution en 2014 et 2021…

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    Et je viens de commencer ma « révision » de rattrapage par l’enchanteur CD « Lyapunov – Works for Piano vol. 1 » (Ars Produktion ARS 38132, enregistré à Liège au mois de septembre 2012), consacré à 14 très belles pièces _ chopiniennes ? dont 8 Mazurkas et 3 Valses-Impromptus… _ de Sergei Lyapunov (Iaroslav, 30 novembre 1859 – Paris, 8 novembre 1924) :

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    écoutez-ici par exemple cette splendide Mazurka n°3 Op. 17 (5′ 32)…

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    À suivre…

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    Ce lundi 15 avril 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • De Ravel en Liszt, un voyage mien, somme toute, de redescente, pour le ravélien que je suis…

    Les bien belles sorties discographiques présentes des CDs « Ravel – The Complete Works for Solo Piano Vol. 1 » (Avie Records AV2623) de Vincent Larderet et « Liszt » (Alpha 1036) de Nelson Goerner _ regarder cette passionnante vidéo (de 5′ 09) de présentation de ce CD « Liszt«  par Nelson Goerner lui-même, formidable interprète, ici à son domicile, à Cologny, au bord du Lac Léman… _,

    m’ont amené à commander dare-dare à mon disquaire préféré le précédent double album « Liszt- Between Light & Darkness » (Piano Classics PCL10201) de Vincent Larderetn que, en dépit d’un article « Deux nuances de sombre » _ le lire ici _ de Jean-Charles Hoffelé, paru en date du 26 janvier 2021, je n’avais pas vu passer _ et que d’ailleurs le magasin n’avait jamais eu non plus… _ ;

    ce qui a fait que ce même jour, hier samedi 13 avril, j’ai pu me procurer et écouter sur ma platine ces trois CDs Liszt par Vincent Larderet et Nelson Goerner…

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    Je dois confesser que, à la différence de Jean-Charles Hoffelé qui a beaucoup apprécié ce double album « Liszt- Between Light & Darkness » de Vincent Larderet, je n’y ai hélas pas du tout accroché…

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    A contrario,

    le jeu de Nelson Goerner, éminemment poétique dans les « 3 Sonetti di Petrarca » S. 270 _ écoutez ceci _, et sensible et nuancé dans la majestueuse grande « Sonate en Si mineur » S. 178, m’a, lui, en revanche, comblé…

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    Et rappelé aussi le plaisir éprouvé aux divers CDs Liszt, tout en subtiles nuances, de Francesco Piemontesi _ cf tout spécialement mon  article « «  en date du 19 septembre 2023,

    avec rappels de précédents articles consacrés à ces divers CDs lisztiens de Francesco Piemontesi…

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    Il n’empêche, le voyage de Ravel en Liszt représente pour moi, très subjectivement, hélas, une forme de redescente musicale, eu égard à mes réticences indurées envers le romantisme _ et son pathos confus souvent, sinon en général ; mais cela dépend aussi, bien sûr, des interprètes et de leurs interprétations : il y a aussi de bienheureuses exceptions !.. _, et surtout ma passion pour la lisibilité-clarté-fluidité du goût français, à son acmé dans Ravel _ en sa filiation assumée avec les Couperin par exemple…

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    Toute écoute de musique, d’un disque ou d’un concert, a lieu en un moment et un contexte nécéssairement particuliers, qui ainsi, forcément, la relativisent, et qui obligent à revenir, ici ou ailleurs, ré-écouter et l’œuvre et l’interprétation de tel ou tel artiste qui nous en donne une médiation sienne, à laquelle nous-mêmes prêterons une plus ou moins ouverte et juste attention, à cet autre moment-là :

    telle est la situation de ce jeu mélomaniaque ouvert à focales croisées et recroisées, indéfiniment in progress…

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    Ce dimanche 14 avril 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Réception ce jour et première audition émerveillée du somptueux nouveau et ravélissime CD du ravélien éminent qu’est Vincent Larderet : « Ravel – The Complete Works for Solo Piano Vol. 1″…

    Réception ce jour du somptueux nouveau CD _ impatiemment attendu de ma part ; cf mon enthousiaste article du 26 avril 2018, « «  consacré à ce musicien hors pair qu’est Vincent Larderet (né en 1976 à Saint-Étienne ; voir cette jolie esquisse de portrait de lui réalisé par le stéphanois, lui aussi, Christian Soleil le 20 décembre 2000, quand Vincent, jeune pianiste, avait à peine 24 ans… ; et regarder surtout cette éloquente vidéo ravélienne, déjà, de 5′ 02, prise en janvier 2014…) ; un article de 2018 dans lequel je rappelais l’immense plaisir pris à ses très marquantes prestations ravéliennes : les CDs « Ravel Orchestral & Virtuoso Piano«  (ARS 38 146, enregistré en novembre 2013), magnifique !, et aussi et peut-être surtout le magistral d’évidence « Ravel / Schmitt Piano Concertos«  (ARS 38 178, enregistré en février 2015, avec l’OSE Symphonic Orchestra dirigé par Daniel Kawka)… _ de Vincent Larderet : « Ravel – The Complete Works for Solo Piano Vol. 1« , le CD Avie Records AV2623,

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    le premier volume _ avec « Miroirs » M.43 (1904-05), « Jeux d’eau«  M.30 (1901), « Valses nobles et sentimentales » M.61 (1911), « Sonatine » M.40 (1903-05) et « Pavane pour une infante défunte » M.19 (1899)… _ d’une intégrale de la musique pour piano seul de Maurice Ravel, qui comportera  _ « in a first-ever exhaustive set of Ravel’s complete works for solo piano, a landmark collection that will embrace world premieres« , et cela « prepared and recorded from personnal scores annotated by pianist and teacher Vlado Perlemuter during his private study and collaboration with the composer (1927-1929) » ; avec encore cette notable précision-ci : « Through his work with Perlemuter’s student Carlos Cebro, Vincent Larderet is a direct inheritor of Ravel’s approach « … _ pas moins de 4 volumes,

    avec de très nombreux inédits _ les Intégrales du Piano seul de Ravel comortant jusqu’ici seulement 2 CDs…

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    Cette fois, et à nouveau, comme très souvent, c’est l’article du très fin Jean-Charles Hoffelé « Nouveau Ravel« , le 2 avril dernier, qui m’as mis en grand appétit:

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    NOUVEAU RAVEL

    Le verso du disque _ mais oui : je l’ai cité un peu plus haut… _ promet : Vincent Larderet, dont la relecture radicale des Concertos avait fait couler beaucoup d’encre (voir et lire ici l’excellent article « Doublé Ravel » de Jean-Charles Hoffelé, en date du 29 octobre 2015…) s’est engagé dans la première intégrale vraiment complète _ voilà ! _ de l’œuvre pour piano seul de Maurice Ravel, annonçant quatre volumes, ce qui suppose _ en effet _ bon nombre d’inédits.

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    Il aura eu à cœur de travailler son Ravel sur les partitions _ voilà ! _ de Vlado Perlemuter. La légende dit que des annotations du compositeur y figurent _ en fait, Ravel, l’esprit toujours très vif et acéré, disait bien plus qu’il ne prenait la peine formelle d’écrire... Carlo Cebro, qui avait étudié son Ravel avec Perlemuter _ qui se souvenait de tout ce que lui avait expressément indiqué Ravel _ aura veillé au travail du pianiste sur ce matériel _ voilà, voilà le départ de cet énorme travail de relecture et révision des partitions de Ravel par Vincent Larderet ; cf aussi ce qu’il disait déjà de ces nécessaires révisions des partitions en sa vidéo de janvier 2014 ; et sur ces nécessaires révisions des partitions ravéliennes, mais cette fois orchestrales, cf aussi mon article du 4 avril dernier : « « …

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    Pour Miroirs, dès Noctuelles, dont le « cravachage » se fait entendre si net jusque dans la brisure du texte, cela tire immédiatement l’oreille _ oui ! La pointe d’hypnose d’Oiseaux tristes reste plus classique, mais réalisée avec une maîtrise des plans sonores que l’on retrouvait dans les Nimbus de Perlemuter _ le double CD NI 7713/4, enregistré à Birmingham en 1973 _, malgré la prise de son hélas façon piscine.

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    Barque subtile, Alborada sans presser, Vallée des cloches sans traîner, assez gamelan relus ainsi _ oui _, les cinq pièces de Miroirs forcent l’écoute _ oui, oui _, le ton très Fauré, débarrassé de Liszt _ voilà ! _ de Jeux d’eau itou, les Valses, sombres à mesure _ mais oui _, ont un côté Gaspard étrange, et tiennent l’écoute en haleine _ elles aussi _, seule la Sonatine, très mesurée, me perd un rien par son excès de pudeur _ autre trait ravélien, mais de fait davantage de sa personne que de sa musique, toujours vive, franche et acérée ; et pas impressionniste du tout… _ , son tempo en dessous de ce qui s’y pratique depuis Gieseking, mais l’interprète est fidèle en cela _ en effet ! _ aux volontés _ un brin classicisantes, oui, ici _  du compositeur, le Menuet un peu trop marqué, le chasse neige du Final avec pas assez d’orchestre, déception relative qui prélude à une impeccable _ mais oui ! _ Pavane _ écoutez-ici ses 6′ 37. Je suis curieux de la suite _ oh que oui !

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Maurice Ravel (1875-1937)

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    L’Œuvre intégrale pour piano, Vol. 1

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    Miroirs, M. 43
    Jeux d’eau, M. 30
    Valses nobles et sentimentales, M. 61
    Sonatine, M. 40
    Pavane pour une Infante défunte, M. 19
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    Vincent Larderet, piano

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    Un album du label Avie Records AV2623
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    Photo à la une : le pianiste Vincent Larderet – Photo : © DR

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    Le choc de la toute première audition de ce CD de 73′ est puissant, ajoutée au jeu d’une lisibilité-limpidité, intensité et profondeur magnifique de Vincent Larderet, la formidable qualité, il faut le souligner, de la prise de son de l’ingénieur Moritz Helmich, à Brême, du 25 au 27 avril 2023, et cela sur un splendide Grand Piano Steinway & Sons D 597020…

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    Une lisibilité-limpidité encore plus essentielle évidemmment chez Ravel, au regard vif si net et incisif _ à la lisière du coupant même parfois, mais sans jamais la moindre brutalité, bien sûr… _, qu’en toute la musique française, dont cette lisibilité constitue une constante donnée de fait absolument fondamentale, et même rédhibitoire…

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    Un travail donc tout à fait marquant et superbe, absolument passionnant, de ce décidément très éminent ravélien _ au-dessus de bien d’autres… _ qu’est Vincent Larderet :

    à suivre, et avec la plus vive impatience…

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    Chapeau bien bas, l’artiste !!!

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    Ce samedi 13 avril 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa