Catégorie : Musiques

  • Et Lars Vogt continue de venir chanter pour nous…

    Lars Vogt, maintenant disparu, continue cependant de venir nous parler et chanter, ici par exemple Mozart,

    pour notre enchantement ;

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    ainsi que vient nous le rappeler cette petite chronique de Jean-Charles Hoffelé, sur son site Discophilia, en date d’hier 28 septembre,

    joliment intitulée « Opéra secret » :

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    OPÉRA SECRET

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    Cela aura été probablement _ peut-être pas… _ l’ultime enregistrement de Lars Vogt (octobre 2021), avec le Schwanengesang bouclant le triptyque entrepris par Ian Bostridge pour Pentatone autour des trois derniers cycles de Schubert. Ici, le label Mirare montre Vogt non au piano, mais baguette en main, dirigeant ses Parisiens qui le pleurent tant, et avec raison.

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    Le pur enchantement de la clarinette melliflue _ voilà _ de Raphaël Sévère, si éduquée, au son si noble, se transforme en Dorabella au long d’un concerto que Lars Vogt pense comme un opéra, récitatif, arioso, rondo, et au centre la nuit emplie d’étoiles d’un des plus surréels Adagios que le disque ait capté, rêve de voie lactée d’une tendresse désarmante _ celle de Lars Vogt lui-même…

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    Après un tel Concerto, vous ne serez pas en reste en écoutant le Quintette si tendre, si joueur, sur le fil de l’émotion, où les archets relancent le discours avec esprit, teintant le giocoso d’une fine mélancolie _ et le sublime Trio des Quilles ?..

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Wolfgang Amadeus Mozart(1756-1791)

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    Concerto pour clarinette et
    orchestre en la majeur, K. 622

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    Quintette pour clarinette et
    cordes en la majeur, K. 581

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    Raphaël Sévère, clarinette
    Quatuor Modigliani
    Orchestre de chambre de Paris
    Lars Vogt, direction

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    Un album du label Mirare MIR6266
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    Photo à la une : le clarinettiste Raphaël Sévère – Photo : © DR

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    Et, en effet, les CDs de musique, y compris ceux qui, encore inédits, nous restent à découvrir, sont bien là afin de nous offrir à poursuivre rncore et encore, à jamais, à chaque nouvelle un peu attentive écoute, le formidablement vivant, plus que jamais même, dialogue, par cette grâce inépuisablement ressourcée ainsi que ressourçante, d’un tel  jeu si intense, si léger et profond à la fois, de la musique, que ce soit par le piano, en soliste, ou aussi dans la connivence joyeuse de la musique de chambre, ou  par l’orchestre qu’il a, pour toujours, l’enthousiasmante joie de diriger ainsi, et faire, à l’infini, et danser et chanter…

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    Ce vendredi 29 septembre 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un riche passionnant commentaire détaillé « John Adams, l’oeuvre en coffret », du coffret de 40 CDs récemment publié par Nonesuch…

    L’excellent blog musical et discographique du magazine belge Crescendo,

    vient de publier, hier lundi 27 septembre 2022, sous la signature de Pierre-Jean Tribot, un riche, passionnant commentaire très détaillé, intitulé « John Adams, l’oeuvre en coffret« , du merveilleux coffret de 40 CDs que le label Nonesuch _ 075597932204 _ vient de faire paraître,

    et un épatant outil de connaissance et/ou accession à l’œuvre de ce magistral compositeur américain contemporain qu’est John Adams, à l’occasion de ses 75 ans _ John Adams est né le 15 février 1947.

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    Cf ce que sur ce blog même j’avais indiqué en mes articles :

     

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    _ le 20 mars 2022 : « « …

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    _ le 27 mars 2022 : « « …

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    _ le 10 juillet 2022 : « « …

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    John Adams, l’œuvre en coffret 

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    LE 26 SEPTEMBRE 2022 par Pierre Jean Tribot
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    John Adams (né en 1947) : Christian Zeal and Activity, China Gates, Phrygian Gates, Shaker Loops, Common Tones in Simple Time, Harmonium, Grand Pianola Music, Harmonielehre, Tromba Lontana, Short Ride in the Fast Machine, The Chairman Dances, Nixon in China, Fearful Symmetries, The Wound-Dresser, Eros Piano, Five Songs, Berceuse élégiaque, The Black Gondola, The Death of Klinghoffer, El Dorado, Chamber Symphony, Hoodoo Zephyr, Violon Concerto, John’s Book of Alleged Dances, I Was Looking at the Ceiling and Then I Saw the Sky, Lollapalooza, Road Movies, Gnarly Buttons, Slominsky’s Earbox, Scratchband, Century Rolls, Hallelujah Junction, Naive and Sentimental Music, El Nino, American Berserk, Guide to Strange Places, On the Transmigration of Souls, The Dharma at Big Sur, My Father Knew Charles Ives, Doctor Atomic, A Flowering Tree, Son of Chamber Symphony, First Quartet, City Noir, The Gospel According to the Other Mary, Saxophone Concerto, Absolute Jet, Roll Over Beethoven, Scheherazade  2, I Still Play, Must the Devil Have All the Good Tunes ? Interprètes divers. 1985-2019. Livrets en anglais. 1 coffret de 40 CD Nonesuch. 075597932294

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    A l’occasion des 75 ans de John Adams, Nonesuch propose un plantureux coffret qui est une quasi intégrale des partitions du génial  compositeur américain. Certes, il n’y a rien de neuf ou d’inédit dans cette superbe boîte, mais ce coffret permet d’avoir une vision panoramique _ voilà _ d’une œuvre qui s’affirme comme une immense référence de notre temps particulièrement adulée des publics à travers le monde _ et assez peu accessible, eu égard à l’indisponibilité de la plupart de ces CDs américains Nonesuch ; il fallait le préciser !

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    Car John Adams, comme ses compères Philip Glass ou Steve Reich, c’est un phénomène de société dans le monde de la musique de notre temps _ ce n’est cependant pas là le plus important ! Les modes passent et trépassent… Chacune de ses créations est attendue, suivie et commentée par les fans et des acteurs du milieu musical. Certaines de ses partitions sont même devenues des tubes, régulièrement programmées, par les orchestres y compris les formations d’étudiants _ et alors ? _ ; on pense à Short Ride in the Fast Machine ou The Chairman Dances, et certaines de ses œuvres sont multi enregistrés comme Harmonielehre (1985), pièce orchestrale fondatrice _  oui _ dont il existe déjà 7 versions différentes ! _ dont celle, excellente, par Simon Rattle… Phénomènes quasi incroyables pour de la musique savante _ ah ! _ de notre temps ! Ce parcours artistique unique d’un jeune compositeur qui s’affirme au soleil de la Californie, leader d’une nouvelle génération de compositeurs américains et consacré compositeur en résidence auprès du Berliner Philharmoniker pour la saison 2016-2017 _ c’est prêter là bien de l’importance à la pauvre écume du buzz… 

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    De cette somme, il faut retenir des axes structurants à commencer par un amour du son _ certes, mais de la musique aussi ! _, que ce soit dans les partitions minimales de ses débuts comme l’envoûtant Harmonium pour chœur et orchestre, sorte de fresque ondoyante, ou dans les créations les plus récentes, à l’image du concerto pour piano  Must the Devil Have All the Good Tunes ?,  coursé échevelée, ébouriffante et endiablée entre le piano et l’orchestre. L’ultra virtuosité _ mais pas gratuite _ est également une marque de fabrique des partitions pour orchestre : la puissance horizontale de Harmonielehre ou la folie straussienne de City Noir, tryptique lyique et explosif, sorte de Vie de Héros des temps contemporains. On peut moins apprécier certaines partitions orchestrales _ ce n’est pas le cas de l’ami Karol Beffa, qui porte cette œuvre-ci aux nues _, comme El Dorado, Guide to Strange Places, ou Naive and Sentimental Music _ que j’apprécie beaucoup personnellement _ qui peuvent manquer de corps _ ah ! _, mais les textures orchestrales sont superbes _ ouf ! _ et taillées avec la plus haute compétence _ et donc… Tout comme il est loisible de trouver un côté démonstratif _ ah ! _ à Lollapalooza pour orchestre, ou au Concerto pour piano Century Rolls, mais comment ne pas admirer la puissance instrumentale _ wow… _ de la symphonie tirée de l’opéra Doctor Atomic. Le sens de la mélodie est aussi une grande qualité _ tiens donc _ de John Adams, équation si rare chez un musicien de notre temps _ de quelles écoles, donc ? _, on peut ainsi fredonner l’air simple de la Grand Pianola Music, l’air de baryton “Batter my heart” de l’opéra Doctor Atomic, ou la ligne chantante de Tromba Lontana, fanfare pour orchestre. On aime aussi l’humour et le second degré _ ouf !  _qui transparaissnt dans des plus petits formats à l’image du John’s Book of Alleged Dances pour quatuor à cordes ou Gnarly Buttons pour clarinette et petit orchestre.

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    L’Histoire _ certes _ est également au centre de la démarche artistique de John Adams. L’Histoire par les évènements comme les sujets d’opéras tirés de drames et d’actions de notre époque : la visite du président Richard Nixon à Mao Zedong dans Nixon in China, la prise d’otage des passagers du navire de croisière l’Achille Lauro pour l’opéra The Death Of Klinghoffer, le tremblement de terre de Los Angeles en 1994 pour le bref  I Was Looking at the Ceiling and Then I Saw the Sky ou la Nativité, histoire universelle pour El Nino, opéra oratorio multilingue, creuset de notre humanité.  Les drames de notre temps rattrapent même le compositeur par son On the Transmigration of  Souls, en hommage aux victimes des attentats du 11 septembre 2001, commande de plusieurs institutions de la ville de New York et créé par le New York Philharmonic sous la direction de Lorin Maazel en 2002. Cette partition pour grand orchestre, chœur mixte, chœur d’enfants et sons fixés sur une bande magnétique valut à John Adams le Prix Pulitzer et plusieurs Grammy Awards. Cette partition fut même une césure dans la notoriété de ce compositeur classé alors à l’avant-garde qui s’institutionnalisa  _ ah ! _ comme l’une des grandes figures de la musique des USA.

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    Mais cette passion de l’histoire est aussi liée à celle de la musique _ enfin !! _ dont Adams est un fin connaisseur _ eh oui ! _ : Beethoven est décuplé et dynamité dans l’incroyable Absolute Jest pour quatuor à cordes et orchestre, Liszt ou Busoni sont orchestrés, Charles Ives, avec  le délicieux pastiche My Father Knew Charles Ives pour orchestre, est au cœur de cet hommage amoureux à ce pionnier de la musique américaine.

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    Le génie créatif de John Adams s’appuie _ aussi _ sur une fidélité _ bien sympathique, en effet _ à des artistes ou des institutions : les chefs d’orchestre Edo de Waart, Kent Nagano, Esa Pekka Salonen _ oui _, la violoniste Leila Josefowicz, le San Francisco Symphony Orchestra, le BBC Symphony Orchestra, le Los Angeles Philharmonic, qui mettent toutes leurs compétences artistiques et techniques au service des partitions du compositeur.

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    Le label Nonesuch, pierre angulaire de ce coffret _ absolument ! une autre fidélité, et cruciale ! _, accompagne John Adams depuis 1985 et le premier album : Harmonielehre sous la direction d’Edo de Waart au pupitre du San Francisco Symphony Orchestra, mais le coffret emprunte également quelques bandes à d’autres labels _ en effet _ DGG, San Francisco Symphony Media et Berliner Philharmoniker.  Certes ce n’est pas une intégrale, car il manque l’avant-dernier opéra The Girls of the Golden West (son dernier opéra Antony & Cleopatra vient _ lui _ juste d’être créé à l’opéra de San Francisco), et le bref I Still Dance, sorte de mouvement perpétuel pour orchestre, mais ce coffret est finalement indispensable _ bien sûr ! _, fenêtre essentielle _ oui, tout simplement ! _ pour l’art de notre temps.

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    L’objet est en lui-même une pièce de collection _ aussi… ; il est en tirage limité… _, complété des 2 généreux livrets, l’un consacré aux informations artistiques, et l’autre à la mise en perspective de l’art de John Adams.   

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    Son : 10  Notice : 10  Répertoire : 10  Interprétation : 10

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    Pierre-Jean Tribot

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    Un parcours d’écoute musicale fascinant autant que parfaitement réjouissant, voire jubilatoire !!!

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    Quel trésor de musique ouverte et festive ainsi accessible !

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    Merci beaucoup !!!

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    Ce mardi 27 septembre 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • A propos de l’opéra « La passagère » de Weinberg : un double CD Capriccio et un DVD Naxos pour une même production réalisée à Graz…

    Crescendo vient, cette année 2022, de consacrer deux articles successifs, et chacun sous la plume de Jean Lacroix, à l’opéra  « La Passagère » de Mieczyslaw Weinberg,

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    le premier, le 15 février, intitulé « La Passagère de Weinberg, un opéra dans l’ombre funeste d’Auschwitz« , pour un double CD C 5455 paru au label Capriccio,

    et le second, le 22 septembre, intitulé « Die Passagierin de Weinberg à Graz : un bouleversant choc émotionnel sur DVD« , pour un DVD Naxos 2. 110713 réalisé pour la même production à Graz…

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    La Passagère de Weinberg, un opéra dans l’ombre funeste d’Auschwitz

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    LE 15 FÉVRIER 2022 par Jean Lacroix
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    Mieczyslaw Weinberg (1919-1996) : La Passagère, opéra en deux actes, huit scènes et un épilogue, op. 97. Dshamilja Kaiser (Lisa), Nadja Stefanoff (Marta), Will Hartmann (Walter), Markus Butter (Tadeusz) et une quinzaine d’autres chanteurs. Chœurs de l’Opéra de Graz ; Orchestre Philharmonique de Graz, direction Roland Kluttig. 2021. Notice en allemand et en anglais. Livret complet en allemand, avec traduction anglaise. 156.00. Un album de deux CD Capriccio C5455.

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    La jeune résistante polonaise Zofia Posmysz, née en 1923, n’a que dix-neuf ans lorsqu’elle est arrêtée par la Gestapo. Après un passage par la prison de Cracovie, elle aboutit à Auschwitz, y subit des expérimentations médicales, mais est sauvée par un médecin du camp. Elle participe aux marches de la mort et se retrouve au camp de Ravensbrück. Elle est libérée par les soldats américains en 1945, devient journaliste et écrivaine. En 1962 _ la date est bien sûr à remarquer _ , elle écrit un texte, La Passagère de la Cabine 45, qui est adapté à la radio puis au cinéma. Dimitri Chostakovitch recommande ce récit au musicologue Alexander Medvedev qui en fait part à Mieczyslaw Weinberg, seul rescapé, rappelons-le, d’une famille décimée dans les camps de concentration nazis. Weinberg termine en 1968 _ voilà _ son opéra qui porte le titre La Passagère.

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    Mais l’œuvre n’est pas appréciée par le régime soviétique qui y voit peut-être un danger d’une dénonciation des goulags, et elle n’est pas jouée. Ce n’est que dix ans après la disparition du compositeur, en 2006 _ toujours ces dates importantes _, qu’une version de concert en est donnée. Une première scénique a lieu en 2010 _ voilà _ au Festival de Bregenz avec les Chœurs de la Philharmonie de Prague et l’Orchestre Symphonique de Vienne menés par Teodor Currentzis, avec Michelle Breedt dans le rôle de Lisa et Elena Kelessidi dans celui de Marta. Le spectacle est filmé sur DVD pour le label Neos, repris par Arthaus en 2015. Il est joué la même année au Grand Théâtre de Varsovie _ voilà _, puis sera donné à Francfort, à Chicago, à Houston ou à Detroit. Un nouvel enregistrement sur CD, une réalisation de l’Opéra de Graz en février 2021, est maintenant disponible. Zofia Posmysz, qui a survécu à l’horreur, est aujourd’hui âgée de 98 ans.

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    L’action débute en 1960, sur un bateau en partance pour le Brésil sur lequel voyagent Lisa et son mari Walter qui est diplomate. Lisa croit reconnaître parmi les passagères une femme qu’elle croyait morte : Marta, qu’elle a connue au camp de concentration d’Auschwitz, où elle était gardienne, ce que son mari _ Walter, donc _ ignore. Pressée de questions, Lisa lui avoue son passé, ce qui crée une tension dans le couple. La suite va se dérouler entre réminiscences du camp et scènes sur le bateau _ voilà. Lisa culpabilise et devient angoissée, ne sachant comment Walter va réagir. Inquiet pour sa carrière _ de diplomate, donc _, ce dernier finira par la calmer en évoquant l’inéluctabilité du passé et la nécessité de l’oublier et de le laisser derrière soi. Parallèlement, l’histoire de la détenue Marta _ survivante d’Auschwitz _ se développe. A son arrivée à Auschwitz, Lisa_ la kapo _ l’a choisie pour confidente. Une liaison naît entre Marta et Tadeusz, un autre détenu. Lisa, dont l’attitude est ambigüe, autorise leur rencontre, mais Tadeusz en refuse une autre. Après une séquence de scènes de la vie quotidienne dans le camp, avec vexations puis sélection finale, marche des SS à l’appui, retour sur le bateau et au salon où dansent Lisa et Walter. La passagère inconnue est présente et réclame que l’on joue la valse favorite du commandant du camp de concentration. Lors de la scène suivante, Tadeusz est sollicité à Auschwitz par l’officier supérieur pour interpréter cette même valse. Il se borne à jouer la Chaconne de Bach, est condamné à mort et exécuté. Dans l’épilogue, Marta se souvient de Tadeusz et de ses codétenues. Elle promet de ne jamais les oublier. Un doute subsistera : est-elle vraiment l’ancienne prisonnière ?

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    Pour ce livret tragique, qui a dû évoquer en lui bien des douleurs liées au destin de ses proches, Weinberg a écrit une partition chargée d’un lyrisme sardonique _ voilà _, à la fois puissante et foisonnante, avec une orchestration abondante, riche en cuivres (six cors, quatre trompettes, trois trombones, un tuba), avec un saxophone, un célesta, une guitare, une batterie jazz et un accordéon. Mais cette abondance est contrôlée par une subtile expressivité, d’où émergent des moments de délicatesse et de mélancolie pleine d’émotion, mais aussi d’ironie. L’audition sur disque ne rend sans doute pas compte de l’impact que la version filmée de Currentzis donnait, avec une scène qui partageait l’action sur le bateau et la vie concentrationnaire. Mais elle reproduit bien la force d’un sujet qui se traduit par une énergie mélodique permanente _ voilà _, dans un discours postromantique et moderne à la fois, avec cette complémentarité populaire que Weinberg a toujours si bien exploitée _ oui ! Si le début de notre siècle rend enfin justice à ce compositeur de premier plan _ majeur ! _, il est certain que le volet opératique de son répertoire (sept oeuvres _ très méconnues _, parmi lesquelles Le Portrait d’après Gogol, L’Idiot d’après Dostoïevski, La Vierge et le Soldat, dont les livrets ont été rédigés aussi par Alexander Medvedev), est à approfondir _ certes…

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    Cette production de l’Opéra de Graz est des plus convaincantes. Dans le rôle de Lisa, la mezzo Dshamilja Kaiser, qui a passé plusieurs années comme membre permanente de cette maison autrichienne, investit avec vérité un personnage assailli par le retour du passé, la crainte de la réaction du mari et la culpabilité qui l’envahit. Le baryton Will Hartmann, qui s’est déjà produit à la Scala de Milan, à l’Opéra de Vienne ou à Covent Garden, campe un époux sidéré par la découverte du passé de son épouse, partagé entre cette nouvelle qui peut mettre en danger sa carrière et un réalisme qu’il juge nécessaire face au passé. Un certain cynisme conduit son action, bien rendue vocalement. La soprano Nadja Stefanoff, qui a été déjà Médée, Tosca et Norma, est émouvante en Marta, rescapée du camp, dont les souvenirs la poursuivent. Quant au baryton autrichien Markus Butter, auquel est attribué le rôle tragique de Tadeusz, il est poignant dans le courage qu’il déploie lors de son affrontement avec le commandant. Les autres protagonistes, nombreux, sont sans reproche. Menés avec conviction par Roland Kluttig, en poste à Graz depuis 2020, les chœurs et l’orchestre soulignent toute la capacité dramatique de cet opéra qui mérite une place de premier plan.

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    Si cette version s’impose sur le plan discographique pour sa dynamique émotionnelle, captée dans une prise de son bien définie, il est préférable, pensons-nous, de considérer que le DVD Arthaus dirigé par Currentzis, cité plus avant, devrait être la première étape pour découvrir une partition forte à laquelle les images apportent un surcroît de tragédie _ voilà ; mais l’opéra est aussi (ou d’abord) fait pour être aussi regardé…

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    Son : 9  Notice : 9  Répertoire : 10  Interprétation : 9

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    Jean Lacroix

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    Die Passagierin de Weinberg à Graz : un bouleversant choc émotionnel sur DVD

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    LE 22 SEPTEMBRE 2022 par Jean Lacroix
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    Mieczyslaw Weinberg (1919-1996) : Die Passagierin, opéra en deux actes, huit tableaux et un épilogue, op. 97. Dshamilja Kaiser (Lisa), Nadja Stefanoff (Marta), Will Hartmann (Walter), Markus Butter (Tadeusz), Tetiana Miyus (Katja), Mareike Jankowski (Hannah), Joanna Motulewicz (Bronka), et une douzaine d’autres chanteurs. Chœurs de l’Opéra de Graz ; Orchestre Philharmonique de Graz, direction Roland Kluttig. 2021. Notice et synopsis en anglais et en allemand. Sous-titres en allemand, en anglais, en japonais et en coréen, mais pas en français. 163.00. Un DVD Naxos 2. 110713. Aussi disponible en Blu Ray.

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    L’année dernière paraissait, en un album de deux CD (Capriccio C5455), l’opéra de Weinberg, Die Passagierin (La Passagère), capté à Graz les 11 et 12 février 2021. Voici maintenant la version en images de cette production, filmée aux mêmes dates _ voilà. Ce diptyque est complémentaire : le texte complet du livret, écrit en plusieurs langues (allemand, polonais, français, anglais, hébreu) n’est pas présent dans la structure DVD/Blu Ray ; il peut par contre être consulté dans l’album Capriccio, en traductions allemande et anglaise.

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    Nous avons consacré un long article, le 15 février dernier, à la version discographique ; nous renvoyons le lecteur à ce texte pour ce qui concerne les circonstances de la composition, son rejet par le régime soviétique et sa première scénique tardive en 2010, quarante-deux ans après sa conception. Nous avions alors conclu : « Si cette version s’impose sur le plan discographique pour sa dynamique émotionnelle, captée dans une prise de son bien définie, il est préférable, pensons-nous, de considérer que le DVD Arthaus dirigé par Currentzis devrait être la première étape pour découvrir une partition forte à laquelle les images apportent un surcroît de tragédie. » Mais voilà que la production filmée de Graz bouleverse les données ! _ ah ! Nous ne pensions pas si bien dire en précisant _ voilà _ que « les images apportent un surcroît de tragédie » : sans rien enlever aux qualités de la version de Teodor Currentzis, qui est la première dans l’ordre chronologique, avant la création russe en 2016, à Ekaterinenbourg (un DVD Dux dont nous n’avons pas eu connaissance _ je le possède _), celle de Graz ne laisse pas le spectateur intact sur le plan émotionnel _ voilà. Le niveau en est remarquable, à tous points de vue, avec une montée en puissance progressive dans l’acte II.

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    C’est en regardant la version, très bien filmée, de cette production styrienne, mise en scène par l’Allemande Nadja Loschky qui a déjà fait ses preuves dans Mozart, Puccini, Dukas ou Britten, que l’on prend vraiment conscience _ je le note _ de l’agitation intérieure de Lisa, en voyage avec Walter, son mari diplomate, sur un bateau en partance pour le Brésil en 1960. Lisa a été gardienne à Auschwitz, ce que son mari ignore. Elle croit reconnaître, parmi les passagères, Marta, qui y fut prisonnière et envers laquelle elle avait eu une attitude ambigüe, la prenant pour confidente et favorisant ses amours pour un autre détenu, Tadeusz, tout en affichant une cruauté sadique ; Lisa croyait Marta morte à Auschwitz _ voilà. Le passé resurgit _ donc ici _, avec tout son poids accusateur. L’action va se dérouler entre réminiscences du camp de concentration et scènes sur le bateau _ voilà _, dans une atmosphère de plus en plus oppressante. Pendant tout le spectacle, il y a _ ici, en cette mise en scène-ci de Nadja Loschky _ la présence récurrente et muette d’une vieille femme qui ira jusqu’à revêtir l’uniforme des gardiennes du camp de la mort. Elle se charge _ là, sur le bateau voguant vers le Brésil _ de déplacements d’objets et de mises en place et assiste, ignorée de tous, au déroulement des faits. Etrange figure fantasmatique _ voilà _, aux mimiques remarquables, dont la signification n’est ni évidente ni expliquée. S’agit-il de Lisa au terme de son existence ? La question est ouverte. L’identité de la comédienne (Isabella Albrecht ?) n’est pas claire pour nous au sein de la copieuse distribution _ tiens, tiens : le livret du DVD mentionne pourtant bien explicitement : « Lisa as an old woman : Isabella Albrecht« … 

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    La production de Graz possède quatre atouts majeurs. La mise en scène, réaliste et sobre à la fois, plante un décor glauque _ voilà. A l’acte I, qui raconte le contexte _ du voyage sur le bateau voguant vers le Brésil _ et entraîne l’aveu du passé de Lisa à Walter, on éprouve l’impression d’être à fond de cale plutôt que dans un restaurant, avec des lumières bleu-vert sombres. Le vaste espace, souvent nu et dépouillé, parfois garni de chaises ou de tables, est constitué de casiers vides et d’armoires fermées, où chaussures et vêtements des condamnées seront consignés, de longs couloirs apparaissant ou disparaissant au fil du récit. Tout cela donne une sensation étouffante d’enfermement _ voilà. Le deuxième atout, c’est la crudité instrumentale _ oui _ instillée par la direction de Roland Kluttig au sein d’une abondante orchestration, puissante et percussive _ voilà. Le chef saisit à bras-le-corps la musique de Weinberg, aussi évocatrice dans le drame que dans la satire. Celle-ci est portée à son comble lors de la séquence de SS ridicules, assis sur des latrines à la scène 2, ou dans la pantomime qui précède la scène 4.

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    Cette direction véhémente offre au jeu scénique, troisième atout _ voilà _, une force expressive accentuée par l’investissement des chanteurs, qui se révèlent de parfaits comédiens _ et c’est évidemment capital. Les qualités vocales des uns et des autres, qu’il s’agisse de l’homogénéité des chœurs ou des prestations individuelles _ oui _, forment le quatrième atout. Les voix sont belles et bien distribuées _ c’est forcément important. La mezzo Dshamilja Kaiser est une Lisa affolée _ voilà _ par le retour de son passé : elle souligne parfaitement son ambivalence de gardienne, nourrie d’une froide cruauté, puis sans remords. Le baryton Will Hartmann est l’époux idéal de Lisa, sidéré _ oui _  par ce qu’il apprend et affolé _ oui _ par la crainte de voir sa carrière gâchée par son mariage avec une ancienne SS, mais cyniquement désireux d’oublier les faits _ voilà. Le couple Marta/Tadeusz, qui va vivre une histoire d’amour à Auschwitz avec l’aide consentante, mais non dépourvue de duplicité, de Lisa, est incarné par la soprano Nadja Stefanoff, extraordinaire de présence _ et c’est nécessaire _, et le baryton Markus Butter. Tous deux sont exemplaires de dignité humaine _ voilà ; cf là-dessus les indispensables récits (« Être sans destin« , « Le Chercheur de traces« …) d‘Imre Kertész _ dans cet univers de folie, mis à nu par les rôles des autres prisonnières dont la destinée n’a pour issue que la mort. Le reste de la distribution est impeccable. Parmi la quinzaine de rôles, qui ne méritent que des éloges, on saluera les prestations de la soprano Tetian Miyus et des mezzos Joanna Motulewicz et Mareike Jankowski. Chaque prisonnière va faire entrer le spectateur dans sa vie personnelle _ en la singularité de son expression, même si brève ici,  de personne _, par le biais d’un air mélancolique, d’un souvenir de jours heureux ou d’une invocation religieuse ; c’est poignant et interpellant _ voilà _, car la conscience de la disparition _ quasi _ inévitable _ avec si peu de chances de réchapper ; surtout pour elles qui n’y ont pas réchappé… _ est palpable à travers le chant, qui peut se concrétiser en un cri de désespoir ou de résignation.

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    La montée en puissance tragique ne cesse de grandir _ voilà, le temps que le met le souvenir tragique à traverser la chappe de plomb de l’oubli de toutes les années qui précèdent l’événement de ce resouvenir putride… _ _ pour trouver son apogée dans l’acte II, à partir de la scène 6, dans le baraquement des femmes _ d’Auschwitz _ où, après humiliations, la sélection impitoyable a lieu. Ironie morbide : les numéros de celles qui vont être exécutées sont annoncés et chaque plaque chiffrée est apportée par un serveur du restaurant du bateau. Le moment est _ proprement _ insoutenable : après les exécutions, les corps sont relégués dans de longs tiroirs d’armoires _ du bateau _, symboles des fours crématoires. Marta ne fait pas partie de l’élimination, un sort différent lui est réservé. Avant de le découvrir, la scène 7 se déroule sur le bateau : Lisa et Walter, décidés à tourner la page, sont dans le salon où des couples dansent. Marta demande à ce que l’on joue la valse préférée du commandant d’Auschwitz. Il n’y a plus d’hésitation à avoir : c’est bien la rescapée ! Lisa veut l’affronter, mais elle se dérobe.

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    La scène 8 est vraiment cruelle : retour à Auschwitz. Tadeusz, presque nu, est placé devant des cadavres alignés dans des casiers et sommé de jouer la fameuse valse au violon, mais il s’y refuse et se lance par défi dans la Chaconne de Bach. Sa mort sous les coups, même si elle est montrée de façon virtuelle, glace le sang. On distingue alors furtivement la présence de Marta, forcée d’y assister. Dans l’épilogue, Marta, qui a survécu, est seule en scène ; elle évoque le souvenir de Tadeusz et de ses amies disparues, et promet _ voilà _ de ne jamais les oublier _ pour annuler cette seconde mort perpétuelle que serait leur définitif oubli, sans noms… Ce désespoir, que l’on vit avec elle, on en mesure la dignité : elle n’a révélé à personne qui était réellement Lisa, préférant le silence et l’éloignement à l’accusation et à la vengeance _ voilà. 

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    Cette production de Graz est une expérience musicale et vocale très forte _ oui _, qui rend justice au génie _ voilà ! _ de Weinberg dont la famille a disparu, elle aussi, dans les camps de la mort. Mais c’est avant tout une aventure humaine qui laisse au fond du cœur et de l’âme du spectateur un goût amer de souffrance partagée _ via l’œuvre musicale, où s’adjoignent ici la force propre des images de la scène, ici captées au DVD. On pense alors avec une infinie émotion à celle qui a vraiment vécu cette épouvantable épreuve, la résistante polonaise Zofia Posmysz, qui n’avait que 19 ans lorsqu’elle fut internée à Auschwitz, puis participa aux marches de la mort. C’est à partir de son histoire, qu’elle a racontée dans un récit _ en 1962 _, que cet opéra _ achevé de composer en 1968 _ a vu le jour. La destinée a voulu qu’elle disparaisse le 8 août dernier, à l’âge de 98 ans, entre la parution de l’album Capriccio et la sortie du DVD _ voilà. Lorsque Marta prononce l’épilogue, une image récente de Zofia Posmysz _ qui vivait encore ces 11 et 12 février 2021, quand furent prises ces images, sur la scène de Graz _ apparaît sur un rideau de fond de scène. Ce témoignage filmé devient dès lors un hommage vibrant à sa mémoire.

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    Note globale : 10

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    Jean Lacroix

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    Mieczyslaw Weinberg est une compositeur essentiel, auquel j’ai consacré de multiples articles enthousiastes de ce blog…

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    Et transmettre l’excellence

    est bien sûr, et à tous niveaux, un devoir culturel primordial et capital : fondamental…

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    Ce dimanche 25 septembre 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Splendeur absolue des « Sonates » pour piano de Mozart, interprétées par le claviériste Robert Levin sur le propre piano de Mozart dans la Grande Salle du Mozarteum de Salzbourg : un sublime cofffret de 7 CDs ECM…

    C’est un événement discographique absolument marquant

    que la parution du coffret de 7 CDs ECM 2710-16 des « Sonates pour piano » de Mozart, interprétées par le merveilleux claviériste américain Robert Levin _ né le 13 octobre 1947 à New-York _,

    dans la Grande Salle du Mozarteum de Salzbourg, sur le propre pianoforte Anton-Gabriel Walter _ d’autour 1782... _, de Mozart ;

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    enregistrées en février 2017 et février 2018, en une prise de son proprement magistrale de Markus Heiland….

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    Le résultat musical _ sans égal _ est tout simplement prodigieux.

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    Ce jeudi 22 septembre 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa