Catégorie : Musiques

  • La parfaite réussite du CD Schumann – Liszt de Jean-Claude Vanden Eynden, au Palais des Dégustateurs : une évidence splendide de travail d’orfèvre à l’admirable fluidité…

    Le plus récent CD (PDD 024) du Palais des Dégustateurs,

    le CD Schumann -Liszt _ de Schumann, la Fantaisie op. 17 ; de Liszt, la Sonate pour piano _ par Jean-Claude Vanden Eyden,

    est une réussite merveilleuse,

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    pour deux œuvres particulièrement difficiles à saisir dans leur assez étrange complexité, qui réclame infiniment de précision, finesse et justesse d’interprétation ;

    comme le signale tout à fait opportunément l’excellente présentation de ces deux œuvres, dans le livret, par Stéphane Friédérich.

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    Le jeu pianistique de Jean-Claude Vanden Eynden est de la délicatesse et équilibre parfait qui leur convient, sans jamais nulle outrance, en une admirable fluidité

    _ ce qui est assez rare pour ces deux œuvres si singulières dans le parcours même de création de ces deux compositeurs assez audacieux dans leur démarche inventive, que sont Robert Schumann et Franz Liszt….

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    Une parfaite réalisation artistique et discographique, donc,

    dont il faut remercier tous les responsables, au premier chef desquels, bien sûr, le premier maître d’œuvre de ce CD, Eric Rouyer.

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    Ce mercredi 11 août 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un splendide Don Giovanni de Mozart au Festival de Salzbourg 2021

    Et comme en complément _ inespéré ! _ à mon article d’hier

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    la surprise à la télévision, sur Arte,

    d’un absolument splendide Don Giovanni _ dramma giocoso _ au Festival de Salzbourg 2021,

    sous la direction musicale de Theodor Currentzis, et dans une mise-en-scène _ lumineuse _ de Romeo Castellucci…

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    La vidéo _ extraordinairement délicieuse ! _ a une durée de 3h 41’…

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    C’est un événement !

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    Ce dimanche 8 août 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La fécondité merveilleuse du génie dramatique de Mozart…

    Le génie dramatique de Mozart est merveilleusement perceptible dans toute sa musique : les concertos pour piano, ou les airs de concert, par exemple…

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    J’ai déjà évoqué _ parmi mes « Musiques de joie« … _ l’enchantement que j’éprouve à écouter, par exemple, l’air Vorrei spiegarvi, o Dio ! (K. 418)…

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    J’y repense en lisant ce jour l’article que Jean-Charles Hoffelé en son site Discophilia consacre, sous l’intitulé « Flamboyance« , à un CD tout récent d’Airs de concert de Mozart, interprétés par la soprano Lisette Oropesa, le CD Pentatone PC5186885.

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    Voici cet article :

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    FLAMBOYANCE

    Les airs de concert de Mozart, redoutables particulièrement pour les sopranos, ont quasiment déserté le disque _ hélas ! _ depuis les grandes intégrales initiées par Philips et Decca à l’occasion du bicentenaire de la disparition du compositeur. Qui désormais oserait se confronter à celles-ci, et plus encore à l’album parfait _ oui _ de Margaret Price, sommet d’une discographie où la seule à briller d’un feu plus placide fut peut-être Gundula Janowitz. Les amoureux du genre chercheront tout de même l’anthologie d’Edita Gruberova et glaneront quelques perles comme les Ah se in ciel, benigne stelle de Teresa Stich-Randall ou de Jennifer Vyvyan.

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    C’est justement par cet air de pur feu que Lisette Oropesa conclut son album historiquement informé : si sa voix entend bien le décor baroque que lui offre les musiciens d’Antonello Manacorda, elle s’en démarque par le classicisme de sa technique trempée et un sacré tempérament qui fait paraître les personnages, fureur ou pamoison (la première partie de Vorrei spiegarvi _ cet air sublime !, en effet… ; cf mon article du 21 mai 2020 : … _ ne pâlit pas devant celle de Margaret Price), son soprano dramatique avec colorature est exactement, de registre, de couleur, d’élan, ce que demandent ces pièces qui ne sont pas seulement brillantes.

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    Dans cette voix si volontaire, d’un élan sciant, tout un théâtre éclate _ oui ! _ qui ne la trouvera jamais en défaut d’incarnation. Dommage qu’elle n’ait pas tenté Popolo di Tessaglia, elle le pourrait sans pâlir face à Edda Moser, mais il reste encore assez d’airs pour un second volume, patientons !

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Wolfgang Amadeus Mozart(1756-1791)

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    A Berenice, K. 70/61c
    Alcandro, lo confesso, K. 294
    Bella mia fiamma, K. 528
    Vorrei spiegarvi, o Dio!, K. 418
    Chi sà, chi sà, qual sia, K. 582
    Misera, dove son!, K. 369
    Voi avete un cor fedele, K. 217
    Ah, lo previdi, K. 272
    Vado ma dove?, K. 583
    Ah se in ciel, K. 538

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    Lisette Oropesa, soprano
    il pomo d’oro
    Antonello Manacorda, direction

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    Un album du label Pentatone PTC5186885
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    Photo à la une : la soprano Lisette Oropesa – Photo : © Jason Homa

     

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    Ce samedi 7 août 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Ecouter au disque un récital de Marjana Lipovsek et Elisabeth Leonskaja au Festival de Salzbourg en 1987

    Ecouter chanter Marjana Lipovsek est très souvent enchanteur…

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    Opportunément, un article de Jean-Charles Hoffelé, de ce jour, sur son site Discophilia, et intitulé « Les Deux mondes« , vient nous signaler la parution, chez le label Orfeo, d’un double CD d’un récital de Marjana Lipovsek et Elisabeth Leonskaja au Festival de Salzbourg de 1987 :

    le double CD Orfeo C776082B…

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    Voici donc cet article, Les Deux mondes :

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    LES DEUX MONDES

    Marjana Lipovšek, diva des scènes lyriques, fut un peu à la manière des anciens monstres sacrés – je pense à Jennie Tourel, Mascia Predit – une récitaliste impénitente. Moins polyglotte que Tourel, elle _ slovène _ était chez elle à égale aisance dans les langues de Goethe et de Pouchkine. Son récital pour l’édition 1987 du Festival de Salzbourg m’étonne sur un point : elle incarne avec une imagination assez insensée les Enfantines de Moussorgski, mais les donne en langue allemande, dans la traduction d’Hans Schmidt. C’est qu’elle met tant d’exactitude au sens des mots qu’elle aura voulu les rendre audibles à un public d’abord germanophone.

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    En russe, six Tchaïkovski sont simplement irrésistibles, et pas seulement la Sérénade de Romanov, trop peu pour le versant slave dont Lipovšek fut une interprète du calibre d’Arkhipova.

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    On se consolera en allemand avec toute la première partie du récital, transcendante par l’ampleur du chant et le choix des œuvres : chez Schubert, seulement Goethe, et quels !, Suleika, Mignon, lignes sculptés, mots de prophétesse, comme le lied peut être grand dans une grande voix qui ose le murmure (Nur wer die Sehnsucht kennt). Chez Brahms, les deux Berceuses où son timbre se love et se mordore dans l’alto de Thomas Riebl avant d’enflammer les Zigeunerlieder les lançant sur le piano altier d’Elisabeth Leonskaja, y mettant un élan plus trouvé depuis Jurinac, c’est dire !

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    Quatre bis qu’elle annonce entraînant fou rire du public et applaudissements, ouverts par Die Nacht où le timbre vole, terminé par Seligkeit pour revenir à Schubert, et conclure sur un sourire. La femme n’a jamais cessé d’être espiègle et heureuse, la chanteuse, toute mezzo, absolument solaire _ voilà. Prodigieux récital d’une artiste qu’il ne faut _ certes _ pas oublier !

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Franz Schubert (1797-1828)

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    Suleika I, D. 720
    Suleika II, D. 717
    Mignon I, D. 726
    Sehnsucht, D. 310b
    Mignon II, D. 727
    Mignon, D. 321
    Seligkeit, D. 433

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    Johannes Brahms
    (1833-1897)

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    2 Gesänge, Op. 91
    11 Zigeunerlieder, Op. 103 (8 extraits : Nos. 1-7, 11)
    Meine Liebe ist grün, Op. 63 No. 5
    Slowenisches Volkslied

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    Modeste Moussorgski (1839-1881)

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    Enfantines (6 extraits : Nos. 1-5, 7)

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    Piotr Illitch Tchaïkovski (1840-1893)

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    6 Romances, Op. 28, TH 99 (2 extraits : Nos. 3 & 4)
    Serenada, Op. 63/TH 107 No. 6
    Kak nad gorjacheju zoloj, Op. 25/TH 97 No. 2
    Nur wer die Sehnsucht kennt, Op. 6/TH 93 No. 6
    Den’ li carit, tishina li nochnaja, Op. 47/TH 103 No. 6

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    Richard Strauss (1864-1949)

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    Die Nacht, Op. 10/TrV 141 No. 3

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    Marjana Lipovšek, mezzo-soprano
    Thomas Riebl, alto
    Elisabeth Leonskaja, piano

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    Un album de 2 CD du label Orfeo C776082B
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    Photo à la une : la mezzo-soprano Marjana Lipovšek – Photo : © DR

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    Ce vendredi 6 août 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa