Catégorie : Musiques

  • Musiques de joie : la joie endiablée de l’Intermezzo de la Suite de Hary Janos, op. 15, de Zoltan Kodaly

    Un certain goût pour les musiques d’Europe centrale et orientale

    me porte ce jour vers les Danses endiablées de Zoltán Kodály 

    (Kecskemét, 16 décembre 1882 – Budapest, 6 mars 1967),

    …

    entre lesquelles j’hésite à porter mon choix :

    …

    les Danses de Galánta, de 1933,

    les Danses de Marosszék, de 1930,

    ou bien l’Intermezzo de la Suite pour orchestre, opus 15, de Háry János, de 1927…

    …

    J’en écoute plusieurs interprétations ;

    …

    et je balance, au final, entre les superbes directions _ toutes deux parfaitement idiosyncrasiques _ de

    Ferenc Fricsay (Budapest, 9 août 1914 -Bâle, 20 février 1963),

    à la tête de l’Orchestre Symphonique de la Radio Berlinoise,

    en un enregistrement de novembre 1961,

    sur un CD Kodaly conducts Kodaly, Deutsche Grammophon 427 408 – 2 ;

    …

    et d’István Kertész (Budapest, 28 août 1929 – Herzliya, 16 avril 1972),

    à la tête du London Symphonic Orchestra,

    en un enregistrement de février 1965,

    sur un CD Decca Eloquence 480 4873.

    …

    …

    Voici donc un podcast de l’enthousiasmant Intermezzo de la Suite Háry János,

    par István Kertész ;

    …

    puisque je n’ai pas trouvé sur le web

    de podcast de l’interprétation déchaînée de Ferenc Fricsay…

    …

    …

    Fricsay, Kertész : deux immenses chefs,

    trop précocement disparus,

    l’un par maladie, à l’âge de 48 ans,

    l’autre par noyade en Méditerranée, à l’âge de 42 ans.

    …

    Et Zoltan Kodaly : un magnifique compositeur !

    …

    …

    Ce lundi 15 juin 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Musiques de joie : la joie paradoxale du sombre et incisif Quatuor de Debussy par le Parkanyi Quartet

    Le plutôt ombrageux Claude Debussy (Saint-Germain-en-Laye, 22 août 1862 – Paris, 25 mars 1918)

    _ cf aussi l’encre acerbe de son Monsieur Croche… _

    n’a pas la réputation d’être particulièrement un joyeux,

    y compris, et bien sûr d’abord et surtout, en sa musique…

    …

    Et encore n’ai-je pas lu les 449 pages du récent ouvrage de Benjamin Lassauzet, paru aux Éditions Hermann au mois de juillet 2019, L’Humour de Claude Debussy…

    …
    …

    Pourtant sa musique

    non particulièrement joyeuse, en effet,

    génère beaucoup de joie,

    sinon à l’interpréter, pour le musicien ou chanteur

    qui vient physiquement l’incarner,

    …

    du moins à l’écoute attentive _ et exigeante _ du mélomane…

    …

    …

    J’en veux pour exemple

    ce chef d’œuvre puissant et subtil qu’est son Quatuor à cordes,

    en sol mineur,

    créé le 29 décembre 1893 à la Société Nationale de Musique, à Paris.

    …

    …

    Alors quelle interprétation au disque choisir ici ?

    …

    …

    J’opte, et après écoute de plusieurs CDs,

    _ de même que pour mon choix à propos du Quatuor de Ravel _

    pour l’incarnation, incisive et puissante, du Párkányí Quartet

    _ István Párkányí et Heinz Oberdorfer, violons, Ferdinand Erblich, alto, et Michael Müller, violoncelle _,

    enregistrée à Deventer, aux Pays-Bas, en décembre 2003 ;

    …

    soit, à nouveau, le superbe CD Praga Digitals PRD 250 312.

    …

    …

    Debussy réclame une forte présence d’incarnation.

    …

    …

    Si Debussy n’a pas le charme poli, élégant, soyeux, de Ravel,

    sa musique, tout autant d’esprit français,

    est d’une merveilleuse et constamment inventive _ sans formules à suivre et dérouler, ou répéter _ subtilité

    qui nous comble, elle aussi, d’une enivrante puissante joie musicale.

    …

    …

    De ce Quatuor en sol mineur de Claude Debussy,

    voici aussi un très éloquent podcast, en 1958, par le Budapest String Quartet

    _ Joseph Roisman et Alexander Schneider, violons, Boris Kroyt, alto, et Mischa Schneider, violoncelle.

    …

    …

    Ce dimanche 14 juin 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Musiques de joie : la tendresse superlative (et miraculeuse !) du cher Henri Ledroit dans des Motets à voix seule du merveilleux Henri Dumont (1610 – 1684)

    Pour prolonger et dépasser encore

    la beauté de l’Introït du Requiem d’André Campra

    de mon article hier,

    …

    je vais creuser dans les rangées serrées des CDs de ma discothèque,

    à la pêche _ miraculeuse ! _ d’un CD d’Henri Dumont, au choix.

    …

    Henri Dumont : Looz, 1610 – Paris, 8 mai 1684.

    …

    Le maître de la musique d’église française,

    juste avant la _ sublime, aussi _ pompe versaillaise…

     

    …

    Et voilà que je tombe, parmi une dizaine d’autres CDs,

    sur le CD Motets à voix seule de Henri Dumont,

    par le Ricercar Consort …et Henri Ledroit !!! ;

    …

    soit le CD Ricercar 029004,

    enregistré les 25-26 et 27 juillet 1984, en l’église Saint-Jean, de Beauvais, en Belgique.

    …

    Vite, vite, sur la platine !

    …

    Et là, immédiatement,

    le miracle du charme absolu du timbre de la voix, 

    et plus encore de l’art divin de chanter

    du cher Henri Ledroit,

    vient tout combler !

    …

    C’est sublimissime de la justissime tendresse qu’il faut !

    …

    Et Dumont, et Ledroit !

    …

    …

    Hélas, je n’ai pas trouvé sur le web de podcast de cette performance magique…

    …

    …

    Il n’y a plus qu’à rechercher dans l’empyrée

    cette sublime galette…

    …

    Un art _ sans art _ irremplacé…

    …

    …

    Á défaut,

    mais sans le charme confondant de l’enregistrement avec le Ricercar Consort, en 1984,

    …

    cet autre podcast, d’un Memorare de Dumont, avec Henri Ledroit,

    et avec Philippe Herreweghe et la Chapelle royale,

    enregistré en juillet 1981 en Charente-Maritime :

    …

    mais la tendresse confondante _ de Dumont et de Ledroit _ n’y est hélas pas…

    …

    C’est qu’il faut aussi un miracle pour qu’un enregistrement soit parfait !!!

    …

    …

    Ce samedi 13 juin 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Musiques de joie : l’incroyable tendresse, de goût français, de l’Introït du Requiem de Campra…

    La tendresse est décidément un trait marquant

    et enchanteur,

    de la musique française.

    …

    …

    Pour aujourd’hui,

    j’ai choisi l’incroyablement envoûtante Berceuse

    de l’Introït du Requiem de Campra

    (Aix-en-Provence, décembre 1660 – Versailles, 29 juin 1744)

    …

    en un CD des Arts Flo

    consacré à quelques uns des Grands Motets d’André Campra ;

    …

    le CD Virgin Veritas 7243 5 45555 2 7,

    paru en 2003. 

    …

    …

    Une merveilleuse bienfaisante douceur de paix.

    …

    …

    A défaut du style merveilleusement idoine des Arts Flo,

    en voici un podcast

    dans l’interprétation pas assez versaillaise, du moins à mes oreilles,

    de John Eliot Gardiner.

    …

    Il y faut bien davantage de douceur, tendresse,

    et naturel…

    …

    …

    Ce vendredi 12 juin 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa