Catégorie : Musiques

  • Découvrir Andrea Luchesi (1741 – 1801), par le pianiste Roberto Plano

    Un superbe CD Brilliant Classics _ le CD 95811 Luchesi Sonatas op. 1 _

    vient tout à fait opportunément

    nous offrir une superbe musique

    d’un musicien italien,

    qui vécut à Bonn, et fut un des premiers maîtres de Beethoven :

    Andrea Luchesi (Motta di Licenza, 23 mai 1741 – Bonn, 21 mars 1801),

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    ses Sonatas opus 1,

    publiées à Bonn en 1772,

    comme « Sonates pour le clavecin avec l’accompagnement du violon« .

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    Ici, le pianiste italien Roberto Plano

    les interprète _ merveilleusement !!! _

    sans cet accompagnement de violon :

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    et le résultat discographique et musical est un pur ravissement !

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    Sur le site de Res Musica,

    le critique Maciej Chiżyński

    en fait une très juste présentation :

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    BELLE DÉCOUVERTE DU COMPOSITEUR ANDREA LUCHESI

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    Andrea Luchesi (1741-1801) : Six sonates pour clavecin avec accompagnement optionnel de violon op. 1.

    Roberto Plano, piano.

    1 CD Brilliant Classics.

    Enregistré les 21 et 22 novembre 2012 à Bernareggio en Italie.

    Textes de présentation en anglais.

    Durée totale : 74:33

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    Andrea Luchesi…
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    Rares, mais aussi belles _ et même mieux que cela ! _ sont parfois les découvertes du répertoire ignoré.

    Tel est le cas du présent disque, réunissant les Six sonates pour clavecin avec accompagnement optionnel de violon op. 1 d’Andrea Luchesi,

    jouées au piano seul par Roberto Plano.

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    Si c’est à Vladimir Horowitz que nous devons la renaissance de l’œuvre de Muzio Clementi _ oui _, c’est à Roberto Plano que nous adressons notre reconnaissance pour avoir sorti de l’oubli ces six pages, des petites merveilles extraordinaires de simplicité et d’élégance _ parfaitement ! C’est même subjuguant ! Nous n’en revenons pas, tellement la prestation proposée est séduisante, et nous ne comprenons pas pourquoi cet enregistrement a dû attendre une publication _ en plus _ pendant plus de six ans. En effet, il s’agit d’une découverte comparable à celle des compositions de Domenico Zipoli _ ou celles de Manuel Blasco de Nebra (1724 – 1784) : à écouter dans l’interprétation éblouissante de Josep Colom, chez Mandala, en 1995.

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    Qui était Andrea Luchesi ? Entre autres, il fut, à partir de 1774, maître de chapelle de la cour à Bonn. Il exerça cette fonction jusqu’en octobre 1794, période marquée par l’invasion des troupes _ révolutionnaires _ françaises qui mit fin à sa carrière professionnelle _ le compositeur avait trente-trois ans. Également, et peut-être avant tout, il fut l’un des premiers enseignants de Ludwig van Beethoven, laissant sans doute une empreinte plus ou moins significative _ probablement… _ sur l’esprit génial du futur auteur des neuf symphonies. Il existe des hypothèses selon lesquelles Luchesi aurait été l’auteur de certaines partitions de Joseph Haydn, Wolfgang Amadeus Mozart et dudit Beethoven.

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    Pour ce qui est des Six sonates op. 1, toutes façonnées dans des tonalités majeures – et publiées pour la première fois à Bonn en 1772 –, il s’agit d’un recueil conçu dans l’air du temps, dans un genre de musique instrumentale né en France, et en vogue sous le règne de Louis XV, dans les années 1740-1760.

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    En ce qui concerne l’interprétation donnée _ ici _ par Roberto Plano sur un piano moderne, nous avons affaire à un modèle de lecture de la musique du siècle des Lumières exemplaire, dénué de pathos et de maniérisme dans le choix des tempi _ en effet _, focalisé particulièrement sur la régularité _ classique _ du pouls _ ou pulsation _et la mise en valeur du caractère chantant et dansant des mélodies, de même que de la beauté harmonique de ces pages. Toute en légèreté, limpidité et cordialité _ oui _, cette exécution jamais précipitée, envoûtante de poésie et éblouissante de noble virtuosité _ voilà _ vise également à nous rendre compte de la vivacité du rythme, se traduisant en un enthousiasme rare de l’expression _ proche de l’Emfindsamkeit contemporaine _, baigné dans la chaleur de phrasés fluides, ainsi que dans une sonorité ronde, charpentée et perlée du piano.

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    Soit une musique et une interprétation de pur plaisir !!!

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    Compositeur _ si existent d’autres œuvres accessibles de lui _

    et interprète

    à suivre…

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    Ce mardi 23 avril 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Découvrir Jan Ladislas Dussek (1760 – 1812) par Viviana Sofronitsky, sur pianoforte

    Jean-Charles Hoffelé nous propose  en son article Son temps est venu

    de prêter une oreille fine au CD Brillant 95598

    des Sonates opus 9  et opus 75 de Jan Ladislas Dussek (1760 – 1812),

    par la pianiste Viviana Sofronitsky, sur un pianoforte de Paul Mc Nulty :

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    SON TEMPS EST VENU

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    Johann Ladislav Dussek ou la métamorphose de la sonate classique en sonate romantique ? Beethoven admirait ses œuvres, il y trouvait certainement ce sens de l’humeur, ces atmosphères capricieuses, ce discours ardent _ héritier de l’Empfindsamkeit ? _ qui à force d’essayer _ c’est le propre de l’esprit de la Fantaisie… _ excédaient les structures classiques, les noyant sous l’affect. Comme pour Beethoven, le pianoforte, instrument en constante mutation, fut le lieu de la libération de son imaginaire. La série initiée par Brilliant m’aura jusque-là échappée _ pas à moi : les musiciens de Bohème m’intéressent… _, elle confie chaque volume à un interprète différent mais les associait jusque-la à un même instrument, un Longman-Clementi.

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    Viviana Sofronitzky lui préfère le pétillant, l’alerte pianoforte de son cher _ époux _ Paul McNulty d’après un Walter de 1792, si vert et si fusant, au clavier irrésistiblement mobile : les trois Sonates de l’Opus 9, charmantes et capricieuses, lui sont à peu près contemporaines, leurs contredanses spirituelles où passe encore le sourire de Mozart, « croquées » avec esprit par la fille _ en effet _ du grand Vladimir, qui a hérité de son père cette fantaisie naturelle, le goût des audaces – écoutez comme tout cela danse et fuse dans la Première Sonate et aussi ce cantabile ombré de tragique qui saisit à l’écoute du Larghetto con espressione de la Deuxième Sonate : Beethoven décidément n’est pas loin.

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    L’instrument de McNulty, avec ses registres contrastés et son clavier naturellement chantant, donne toute son ampleur à la « Grande Sonate » Op. 75. Nous sommes en 1811, Dussek est revenu à Paris et tire le diable par la queue, il écrit cette vaste sonate pour redorer son blason devant le public de l’Odéon.

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    Adieux Beethoven et le franc discours des années passées, l’œuvre est une immense guirlande de thèmes et d’effets à la Weber, d’un lyrisme capiteux, qui devait plaire aux mélomanes parisiens. Mais l’œuvre est complexe, surprend par des audaces inattendues jusque dans l’harmonie qui montre des tensions certaines. Viviana Sofronitzky saisit tous les enjeux de cette partition fascinante, posée entre deux mondes.

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    Quel dommage que le principe de la série n’octroie qu’un disque à chaque interprète !

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Jan Ladislav Dussek
    (1760-1812)

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    3 Sonates pour clavier, Op. 9
    Sonate pour clavier No. 27 en mi bémol majeur, Op. 75

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    Viviana Sofronitsky, pianoforte

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    Un album du label Brilliant Classics 95598
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    Photo à la une : la pianofortiste Viviana Sofronitsky – Photo : © Majka Votavova

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    Un CD passionnant.

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    Ce dimanche 21 avril 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • De Marc-Antoine Charpentier à Giacomo Carissimi : aux fécondes sources de l’oratorio, à Rome

    L’écoute du double CD des Histoires sacrées de Marc-Antoine Charpentier (1643 – 1704)

    par Sébastien Daucé et son Ensemble Correspondances

    _ cf mon article du 15 avril dernier :  _

    m’a donné le désir de remonter à l’œuvre du maître romain de l’oratorio,

    Giacomo Carissimi (1605 – 1674),

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    dont le jeune Charpentier

    a approché au moins certaines des représentations

    lors de son séjour romain de formation.

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    En ce moment même,

    j’écoute avec très un vif plaisir la Jephte de Carissimi,

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    dans l’interprétation de l’Ensemble Seicentonovecento

    de Flavio Colusso,

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    dans le premier CD du coffret de 9

    publié par Musicaimmagine Records, en 1996,

    et re-publié en 2013 par Brilliant Classics.

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    Sans nulle hystérie _ qui serait malvenue _,

    Carissimi ainsi interprété par des Italiens

    _ dont le ténor Francesco Sclaverano (Jephte)

    et la soprano Nunzia Santodirocco (sa fille) _

    présente de plus chaudes couleurs

    que le pudique et sobre Charpentier

    de Sébastien Daucé

    et Correspondances.

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    Carissimi est un compositeur majeur !!!

    Et Jephté un chef d’œuvre d’une extraordinaire intensité.

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    Ce jeudi 18 avril 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La lumière d’Ysaÿe, Franck, Vierne, par le violon d’Alina Ibragimova et le piano de Cédric Tiberghien

    Eugène Ysäye,

    le célèbre violoniste virtuose belge (1858 – 1931)

    fut aussi compositeur ;

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    ainsi que le récipiendaire ou commanditaire

    de deux magnifiques pièces pour violon et piano :

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    la Sonate pour violon et piano n° 1 en la Majeur, de César Franck (1822 – 1890),

    en 1886, pour son mariage ;

    et la Sonate pour violon et piano opus 23 en sol mineur, de Louis Vierne (1870 – 1937),

    en 1905/6.

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    La violoniste Alina Ibagimova et le pianiste Cédric Tiberghien

    ont construit un superbe programme,

    merveilleusement interprété,

    ouvert par le Poème élégiaque opus 12 (en 1892/3) d’Ysaÿe lui-même ;

    et conclu par le très beau Nocturne pour violon et piano (en 1911) de Lili Boulanger (1893 – 1918) :

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    soit le CD Hyperion  CDA 68204.

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    Voici le commentaire qu’en a donné Jean-Charles Hoffelé

    en son blog Discophilia le 3 avril dernier :

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    POUR L’ARCHET D’YSAŸE

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    Susciter des chefs-d’œuvre, Eugène Ysaÿe en fut coutumier, il est le héros du nouvel album qu’Alina Ibragimova et Cédric Tiberghien font paraître après leur grand voyage chez Mozart.

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    Son Poème élégiaque, inspiré par la scène au tombeau de Roméo et Juliette ouvre ce disque et vient rappeler quel compositeur d’importance il fut, avant même d’être l’inspirateur et l’interprète de génie que l’on sait. Il avait le don de créer un univers poétique hypnotique que l’archet de la violoniste saisit dans toutes ses nuances : le paysage qu’elle compose avec le piano éolien de Cédric Tiberghien à la fin de l’œuvre me poursuit de son long trille fuligineux.

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    La Sonate de Franck évite toute hystérie, sans pourtant rien perdre de son pouvoir d’émotion, la sonorité creusée du violon, le piano orchestral mais sans tapage, tout conduit à produire une lecture intériorisée qui suspend le temps dans le Recitativo-Fantasia, aux teintes fauréennes ici : quel art du pianissimo !

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    Vingt ans plus tard, Ysaÿe se tournait vers un autre organiste : Vierne lui écrirait-il une sonate ? Ysaÿe y mit son grain de sel, la partie de violon est étourdissante. Vierne, se prenant au jeu, écrivit une œuvre brillante, capricieuse de rythmes, pleine de surprises harmoniques, avec une magnifique partie de piano – pensée pour Raoul Pugno – que Cédric Tiberghien fait sonner avec des raffinements que peu y auront mis jusque-là alors que le l’archet d’Alina Ibragimova danse avec ivresse ou rêve, nostalgique à souhait. Heureux Vierne dont cette Sonate trop longtemps restée peu courue malgré les efforts de Jean Moulière et de quelques autres, aura suscité récemment deux belles versions, celle-ci et celle d’Elsa Grether et François Dumont.

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    En postlude, quelle jolie idée d’avoir placé la berceuse en train de s’endormir qu’est le tendre Nocturne de la grande Lili, pur instant de poésie, comme tout ce disque !

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Eugène Ysaÿe (1858-1931)
    Poème élégiaque, Op. 12 (version pour violon et piano)

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    César Franck (1822-1890)
    Sonate pour violon et piano en la majeur, FWV 8

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    Louis Vierne (1870-1937)
    Sonate pour violon et piano en sol mineur, Op. 23

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    Lili Boulanger (1893-1918)
    Nocturne pour violon et piano

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    Alina Ibragimova, violon
    Cédric Tiberghien, piano

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    Un album du label Hypérion CDA68204
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    Photo à la une : le pianiste Cédric Tiberghien et la violoniste Alina Ibragimova – Photo : © DR

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    Ce mercredi 17 avril 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa