Catégorie : Musiques

  • La découverte du très grande charme des cantatilles françaises, et la magnifique Eva Zaïcik !

    Ce 20 février,

    l’excellent Jean-Charles Hoffelé

    consacre sa chronique toujours intéressante de Discophilia

    à un CD qui m’a très positivement marqué

    _ cf mon article du 29 janvier dernier : … _,

    le charmantissime CD Alpha 439 Venez chère ombre,

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    par la merveilleuse _ quelle révélation !!! _ Eva Zaïcik,

    et Le Consort, dirigé par Justin Taylor.

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    La chronique de Jean Charles Hoffelé

    s’intitule tout simplement « Venez, chère ombre« .

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    VENEZ, CHÈRE OMBRE

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    VENEZ, CHÈRE OMBRE

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    Louis Antoine Lefebvre, un inconnu aujourd’hui. Pourtant, ses « cantatilles », sœurs des cantates mythologiques qui, contrairement à leurs glorieuses ainées, se consacraient au tendre et aux passions du cœur exclusivement, passionnèrent _ eh oui ! _ ses contemporains.

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    On comprend pourquoi dès « Venez, chère ombre » qui ouvre le nouvel album de Justin Taylor et de ses amis : harmonies étranges, déclamation lullyste, une musique du sentiment et de l’émotion qui vous saisit illico, si moderne dans son dénuement savant. Il faut avouer que le mezzo subtil, la ligne de chant racée, les mots sensibles d’Eva Zaïcik donnent toutes leurs chances à ces musiques si étreignantes _ voilà. Et quelle fantaisie, quelles audaces descriptives dans Le Lever de l’aurore, quel brio dans cet Andromède où les styles français et italiens se mêlent pour mieux surprendre l’oreille.

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    Le Consort paysage ce trop peu de Lefebvre avec la délicieuse Bergère et surtout Le dépit généreux de Pignolet de Montéclair, le Léandre et Hero de Clérambault, la sombre Ariane de Courbois (voilà encore un compositeur à réévaluer), autre merveille absolue, lamento en clair obscur de ce disque unique  _ mais oui ! _ où la sensibilité et l’élégance de Justin Taylor et de ses amis embellissent un répertoire trop peu couru.

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    Maintenant que ce si beau mezzo _ absolument ! _ s’est joint au groupe, il faut vraiment poursuivre chez Lefebvre surtout, mais aussi chez Courbois. Vite, une suite !

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Venez, chère ombre

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    Louis Antoine Lefebvre(1700?-1763)
    Les regrets (extrait : « Venez, chère ombre »)
    Le lever de l’aurore (extrait : « L’astre que le silence suit »)
    Andromède

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    Michel Pignolet de Montéclair (1667-1737)
    La Bergère
    Le dépît généreux
    Plainte en dialogue

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    Philippe Courbois (1705?-1730?)
    Ariane (extrait : « Ne vous réveillez pas encore »

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    Louis-Nicolas Clérambault (1676-1749)
    Simphonia IVa
    Simphonia II “La Félicité” (extrait)
    Léandre et Héro

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    Eva Zaïcik, mezzo-soprano
    Le Consort
    Justin Taylor, direction, clavecin

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    Un album du label Alpha Classics 439
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    Photo à la une : l’ensemble Le Consort – Photo : © Victor Toussaint

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    Ce mercredi 20 février 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • « Les Nuits d’été » (suite) : un tout premier aperçu de la version de Ian Bostridge, le Seattle Symphony et Ludovic Morlot

    Ce matin,

    et en avant-première sur France-Musique,

    Absence (des Nuits d’été, de Berlioz),

    par Ian Bostridge,

    et The Seattle Symphony,

    sous la direction de Ludovic Morlot.

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    Bien sûr, ce n’est là qu’une toute première écoute _ et unique _,

    et d’une seule des six Mélodies

    de ce sublime recueil de Berlioz !

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    Mais, pour cette première écoute cursive,

    ma déception est vive :

    …

    lent, trop lent, beaucoup trop lent : sans élan !!!

    pour cette si sublime mélodie, qui fend l’âme…

    …

    On dirait un plutôt pénible exercice d’épelage,

    syllabe par syllabe

    _ même pas mot à mot ;

    ni encore moins phrase par phrase, ou vers par vers !

    de remise en bouche du français…

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    Alors que j’ai toujours, désormais, dans l’oreille,

    la sublime version, toute récente, et tellement enchanteresse !!!

    de Stéphane Degout

    _ parfait, lui, en ses élans

    si clairement portés et assumés ! _

    avec les Siècles

    et l’élan magnifique et somptueux donné par François-Xavier Roth…

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    On dirait ici une toute première épreuve de simple mise en voix _ ou en bouche-gosier _

    du chanteur,

    redécouvrant la mélodie,

    et d’abord son français _ syllabique…

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    Étrange !

    Il me faudra écouter le CD en son entier.

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    Et je suis un fan de Ian Bostridge _ un chanteur si intelligent…

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    A revoir, donc !

    Et espérer corriger…

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    Ce mardi 19 février 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Une perfection de récital Haendel : le CD « Mio caro Händel » de Simone Kermes

    Haendel brille magnifiquement

    tout particulièrement en ses opéras et oratorios.
    …

    Et il est très aisé aux gosiers les plus véloces

    de faire leur miel (et marché)

    parmi les dizaines et dizaines d’airs plus superbes et séduisants les uns que les autres.

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    Mais avec son récital

    de onze airs d’opéra (en italien), trois airs d’oratorio (en anglais) et un air de mélodie allemande (en allemand)

    de son CD Mio Caro Händel

    _ le CD Sony 19075861772 _,

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    avec « ses » musiciens de l’ensemble Amici Veneziani,

    dirigés par Boris Begelman, maître de concert,

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    la soprano virtuosissime Simone Kermes atteint

    rien moins qu’au sublime !

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    et dans la plus grande justesse, toujours, de son jeu !

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    Parfaitement !

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    Ce récital

    _ et avec quelques tubes :

    « Piangero la sorte mia« , « Ombra mai fu« , « Moriro, ma vendicata« , « Se ‘l mio dol non e si forte« , « Scherza in mar la navicella« , « Lascia ch’io pianga« , tous merveilleusement donnés ! _

    est un enchantement

    extraordinaire

    du début jusqu’à la fin,

    sans la moindre chute de tension.

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    Brava !

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    Absolument recommandable

    pour s’enivrer du plus beau Händel…

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    Ce lundi 18 février 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Toute la théâtralité haydnienne merveilleusement redécouverte dans « Gli Impresari », le parfait volume 7 de l’intégrale « Haydn 2032 », de Giovanni Antonini

    CD après CD,

    en sa généreuse et magnifique entreprise Haydn 2032,

    d’enregistrement à nouveaux frais des 104 symphonies de Joseph Haydn (1732 – 1809),

    …

    le chef Giovanni Antonini nous fait génialement percevoir,

    avec une merveilleuse acuité

    _ et c’est proprement une re-découverte musicale (merveilleusement dépoussiérée) !!! _,

    les diverses et infiniment variées facettes

    de la très riche et magnifiquement colorée _ infiniment vivante et zébrée d’humour ! _ palette musicale

    de ces 104 Symphonies de Joseph Haydn ;

    …

    et en l’occurrence pour ce volume-ci, n° 7,

    intitulé Gli Impresari

    _ « c’est-à-dire les directeurs de ces troupes de théâtre que Nicolas Ier Esterhazy _ le très mélomane patron de Haydn ! _ engageait pour jouer dans ses théâtres d’opéra« … _,

    consacré à trois Symphonies de Haydn :

    …

    la n° 9 (en 1762, pour une cantate profane, très vraisemblablement donnée par une troupe de « comédiens romands« , dont l’impresario était Girolamo Bon),

    …

    la n°65 (en 1769, pour la comédie du poète dramatique autrichien Cornelius von Ayrenhoff, L’Attelage en poste, ou les nobles passions, dont les impresarios étaient Joseph Hellmann & Friedrich Koberwein),

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    et la n° 67 (en 1772, pour la comédie de Charles Collé, La Partie de chasse de Henri IV, dont l’impresario était Carl Whar) ;

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    ainsi qu’à la musique de scène de Mozart (en 1776, pour le drame héroïque du baron Tobias von Gebler, Thamos, König in Egypten, et dont l’impresario s’est trouvé être à nouveau Carl Whar).

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    Ce formidable travail musical de Giovanni Antonini

    s’appuie sur le travail de recherche musicologique, à la Fondation Haydn, de Bâle,

    et sous la direction de Wolgang Fuhrmann,

    de Christian Moritz-Bauer,

    « consacré à la redécouverte et à l’importance des musiques de scène pour le développement de l’œuvre symphonique de Joseph Haydn« .

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    Le résultat musical, prodigieusement vivant,

    est une réussite majeure

    pour la re-découverte de ce si riche pan de l’œuvre de Haydn !!!

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    Et Johannes Brahms avait parfaitement su le percevoir, lui qui affirmait si bien :

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    « De nos jours, les gens ne comprennent plus rien à Haydn. Nul ne pense plus (…) que nous vivons précisément à une époque  où _ il y a exactement cent ans _ Haydn créa toute notre musique (…). Ça c’était un homme ! Comme nous sommes misérables à côté de lui « …

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    Et Giovanni Antonini de commenter tout aussitôt :

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    « Il avait saisi la grandeur de Haydn en comprenant son esthétique, ainsi peut-être qu’une pratique d’exécution qui, un siècle plus tard, dans un monde historiquement et culturellement changé, avait désormais disparu« .

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    A chaque époque, ses tâches…

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    Ce samedi 16 février 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa