Catégorie : Musiques

  • L’enchantement Josquin toujours bien présent ! La Missa Gaudeamus et la Missa L’Ami Baudichon par les Tallis Scholars et Peter Phillips

    En cette fin d’année 2018,

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    les Tallis Scholars et leur chef Peter Phillips

    nous offrent en CD

    une nouvelle fois

    deux des splendides Messes

    des 18 qui nous sont parvenues

    du merveilleux Josquin des Prés (c. 1440 – 1521) :

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    le CD Gimmel CDGIM 050

    comporte en effet

    la Missa Gaudeamus

    et la Missa L’Ami Baudichon…

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    C’est à nouveau sublime !!!

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    Ce lundi 17 décembre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Je préfère un Haendel plus exubérant (et italien)…

    Pour une fois,

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    je ne partage pas trop l’avis

    de Jean-Charles Hoffelé ;

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    à propos de sa chronique de ce jour

    Cecilia

    sur son blog d’Artalinna

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    à propos de l’interprétation

    que donnent John Butt et son Dunedin Cosort

    _ soit le CD Linn Records CKD 578  _

    de l’Ode à Sainte-Cécile de Haendel :

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    pas assez exubérante _ ou italienne, jubilatoire ! _ à mon goût !

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    Voici donc cette chronique :

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    Cecilia

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    CECILIA

    La discographie de l’Ode à Sainte-Cécile où Haendel rend un hommage à peine masqué _ en effet _ au génie de Purcell ; avait-elle besoin d’une nouvelle version ? Même si John Butt ne dispose pas d’une soprano aussi radieuse que Teresa Stich-Randall, Felicity Lott ou Lucy Crowe – Carolyn Sampson y récidive ici, en petite voix hélas (hélas oui ! ) – la réponse est oui _ mais pas pour moi..

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    L’élégance un peu inquiète de l’Ouverture introduit une atmosphère différente, ce sera une vraie ode, lyrique, poétique, et non la célébration solaire _ voilà ! _ que Pinnock _ très heureusement, à mon goût _ proclamait. Le pari était osé, mais comment ne pas entendre que John Butt retrouve les lumières ambigües qu’y peignait Nikolaus Harnoncourt ? _ tiens donc…

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    Même fatigué, Ian Bostridge _ que j’adore _ atteint à une vraie émotion, mais pour l’entendre, il faut oublier les perfections d’Anthony Rolfe Johnson et de Richard Croft, ce ne sera pas en vain.

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    Un chœur ardent et nombreux serait-il l’autre atout de cette lecture plus tendre que festive ? Peut-être, et prenant d’ailleurs à rebours les habitudes du temps. De plage en plage, il y aura beaucoup à glaner dans cette version qui s’éloigne du théâtre _ ce théâtre qu’aime tant Haendel ! _ et à mesure gagne en spiritualité _ mais Haendel n’est pas Bach… L’ajout du Concerto grosso Op. 6 No. 4 lui fait un postlude teinté d’une certaine mélancolie.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Georg Friedrich Haendel(1685-1759)
    Ode for St. Cecilia’s Day, HWV 76
    Concerto grosso, Op. 6 No. 4

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    Carolyn Sampson, soprano
    Ian Bostridge, ténor
    Chœur de la Radio Polonaise
    Dunedin Consort

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    John Butt, direction

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    Un album du label Linn Records CKD 578
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    Photo à la une : Le claviériste et chef d’orchestre John Butt – Photo : © DR

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    Comparer des interprétations est toujours riche de découvertes !

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    Ce vendredi 14 décembre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Ecouter le grand Nelson Goerner : un double album Liszt et un double album Rachmaninov remastérisés

    Nelson Goerner

    est un des plus grands pianistes

    en activité aujourd’hui.

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    Pour preuve,

    la série de ses récents très riches CDs Alpha.

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    Pour compléter l’affinement du regard

    du mélomane

    sur son rare talent d’interprète,

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    ces deux doubles albums

    d’enregistrements remastérisés,

    aux Éditions Cascavelle :

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    l’album VEL 1513-1514

    Nelson Goerner plays Liszt,

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    et l’album VEL 1521-1522

    Nelson Goerner plays Rachmaninov.

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    Ce jeudi 13 décembre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Ecouter Bohuslav Martinu

    Parmi les compositeurs tchèques,

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    Bohuslav Martinu (1890-1959)

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    est des plus intéressants,

    riches, surprenants

    dans le premier XXe siècle _ un peu élargi.

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    Ainsi ai-je beaucoup apprécié le récent CD Supraphon

    comportant de Martinu

    son What men live by (de 1852)

    et sa première symphonie (de 1942),

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    interprétés en live

    par la Philharmonie tchèque

    sous l’éminente direction du regretté Jiri Belohlavek...

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    Voici l’analyse de ce marquant CD Supraphon SU 4233-2

    INÉDIT ET DÉCOUVERTE

    que vient d’en donner hier

    le perspicace Jean-Charles Hoffelé :

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    INÉDIT ET DÉCOUVERTE

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    Le cycle des symphonies de Bohuslav Martinů entrepris par Jiří Bělohlávek et sa chère Philharmonie Tchèque entre 2007 et 2009 resta inachevée : les deux premières symphonies ne furent jamais enregistrées, le chef et son orchestre ayant gravé la Première pour Chandos.

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    Dommage que vient réparer enfin une captation en concert de cette même Première Symphonie en janvier 2016 : quelle inquiétude dans les paysages d’orage du Moderato, quelle tension martiale dans le Scherzo, une vraie symphonie de guerre (1942) qui deviendrait quasiment la plus sombre du cycle avec l’ultime, celle des Fantaisies symphoniques. Le Largo est un tombeau, dont la noirceur s’augmente encore par contraste lorsque paraît le Finale, âpre triomphe. Quelle lecture !, qui si on la compare avec la gravure pour Chandos éclaire l’œuvre de teintes autrement sombres.

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    Cette exhumation vole la vedette à la pastorale théâtrale What Men Live by, enregistrée en première mondiale, récit de la visitation d’un vieux cordonnier par Dieu prenant l’apparence de trois inconnus auquel il porte secours : le récit de Tolstoï (« Là où est l’amour, là est Dieu »), partition modeste dans le ton et la forme des opéras radiophoniques, qui fut créée dans sa version avec orchestre par le Hunter College Opera Festival le 20 mai 1955.

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    La parabole tire un rien à la ligne, Martinů écrivant en mode automatique, il n’y retrouve pas les audaces de La Comédie sur le pont et son opus théâtral suivant, Le Mariage d’après Gogol aura bien plus de sel. Mais voilà, Jiří Bělohlávek, qui réalisa pleinement son art au travers des œuvres de Martinů ne voulait pas oublier cette partition délaissée, acte d’amour qu’on écoutera avec gratitude avant de retourner aux abîmes de cette stupéfiante Première Symphonie. Et maintenant, Supraphon doit nous retrouver la Deuxième Symphonie.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Bohuslav Martinů
    (1890-1959)
    What Men Live By, opéra-pastorale en un acte, H. 336
    Symphonie No. 1, H 289

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    Ivan Kusnjer, baryton (Ivan Avdeitch)
    Petr Svoboda, basse (Le vieux paysan)
    Jan Martiník, basse (Stepanitch)
    Lucie Silkenová, soprano (Une femme avec son enfant)
    Ester Pavlů, contralto (Une vieille femme)
    Jaroslav Březina, ténor (Le narrateur, rôle chanté)
    Josef Špaček (Le narrateur, rôle parlé)
    Lukáš Mareček (Un jeune garcon, role parlé)

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    Ensemble de voix Martinů
    Orchestre Philharmonique Tchèque
    Jiří Bělohlávek, direction

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    Un album du label Supraphon SU 4233-2
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    Photo à la une : © DR

     

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    Ce mardi 11 décembre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa