Catégorie : Musiques

  • Ecouter le passionnant et très sympathique Benjamin Alard présenter son projet d’intégrale Bach aux divers claviers

    Vendredi matin dernier, l’invité de Saskia Deville à 8 heures 10 sur France-Musique était le passionnant et très sympathique Benjamin Alard, présentant le premier coffret (de 3 CDs) _ il y en aura 14, en environ 10 ans… _ d’une intégrale de la musique pour claviers _ clavecin, orgue, clavicorde, etc. _ de Johann Sebastian Bach (1685 – 1750), pour la maison Harmonia Mundi.

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    Ce premier coffret _ intitulé « le jeune héritier » (CDs HMM 902450.52)… _ présente les dix premières années _ d’apprentissage et créations : à Ohrdruf, Lüneburg et Arnstadt _ du compositeur, soit les années 1695 – 1705, est absolument passionnant ;

    et il faut dire que Benjamin Alard est un interprète prodigieux.

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    Normand,

    Benjamin Alard a lui-même fait ses premières classes sur l’orgue d’Arques-la-Bataille _ près de Dieppe _, très vite reconnu et encouragé par le créateur de l’Académie Bach, ainsi que des disques Alpha, mon ami Jean-Paul Combet.

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    Je tiens aussi à mentionner ici que le 2 août 2014 Benjamin Alard s’est rendu à Bordeaux afin de tenir _ magnifiquement _ l’orgue Dom Bedos de l’abbatiale Sainte-Croix pour les obsèques de Jacques Merlet, qu’avait organisées Marcel Pérès ;

    cf mon article du 31 août 2014 : 

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    Ecouter cet entretien (de 30′ environ),

    ainsi que quelques extraits de ce premier coffret Bach de Benjamin Alard,

    est un très grand plaisir…

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    Ce dimanche 22 avril 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Et un Monteverdi in San Marco de toute beauté, par Odhecaton

    Et, en forme de série de chefs d’œuvre dans des interprétations, au disque, fabuleuses,

    se poursuivant pour le ravissement de notre écoute,

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    voici, ce jour, le CD Monteverdi in San Marco, par le merveilleux ensemble Odhecaton, dirigé par Paolo Da Col,

    un miraculeux CD Arcana A 447.

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    Au programme,

    l’assez peu fréquente au disque Messa a quattro voci da capella,

    et les Lætaniæ della Beata Vergine,

    publiées à Venise après la mort de Monteverdi (advenue en 1643), par Alessandro Vincenti en 1650 ;

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    ainsi que _ un peu mieux connus, et de toute beauté ! Rien que des chefs d’œuvre !!! _ le Gloria a 7 voci concertati con due violini ,

    et le Pianto della Madonna a voce sola sopra al Lamento d’Arianna,

    publiées à Venise au sein du magnifique recueuil de la Selva morale e spirituale de Monteverdi, par Bartolomeo Magni, en 1641.

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    Un programme somptueux,

    interprété avec une douceur de recueillement et une vérité d’expression extraordinaires,

    par l’ensemble Odhecaton, et la soprano Alena Dantcheva…

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    Un disque proprement magique !!!

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    Ce vendredi 20 avril 2018, Titus -Curiosus – Francis Lippa`

  • Un superbe Requiem de Mozart, interprété par the Dunedin Consort tel qu’il le fut la première fois, le 10 décembre 1791

    Ce qui m’amène à la recension, ici, de ce sublime CD Mozart Requiem (le CD Linn Records CKR 449),

     

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    c’est moins la performance du musicologue David Black ayant identifié la date et le lieu _ le 10 décembre 1791, soit cinq jours après le décès de Mozart, et en l’église Saint-Michel, à Vienne, et en grande partie à l’initiative de son ami Emanuel Schikaneder _ de la toute première interprétation du Requiem en ré mineur (K. 626) de Mozart,

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    que la magistrale interprétation qu’en donnent le Dunedin Consort sous la direction de son chef, John Butt,

    avec les parfaits solistes que sont Joanne Lunn, soprano, Rowan Hellier, alto, Thomas Hobbs, tenor, et Matthew Brook, basse.

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    Quelle œuvre !

    Et quelle magnifique interprétation ici…

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    Ce jeudi 19 avril 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

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    04 April 2014
    Le Parnasse Musical
    4 Stars

    Le Dunedin Consort est connu pour ses exécutions d’œuvres musicales à leur état d’origine. L’ensemble écossais a enregistré, entre autres, le Messie de Handel selon la première exécution publique de 1742. Ils ont tenté, avec le Requiem de Mozart, de respecter les premières intentions du compositeur, et surtout celles de Frans Xavier Süssmayr (1766-1803) son assistant de la dernière heure.

    On est à peu près certain que Süssmayr a composé en entier le Sanctus et l’Agnus Dei. Suivant les indications de Mozart, il a orchestré plusieurs parties manquantes, dont le très beau Lacrimosa. Plus d’un an après la mort de Mozart, on organisa un concert-bénéfice pour sa veuve, Constance Weber. C’est le manuscrit complété par Süssmayr qui fut utilisé le 2 janvier 1793 et qui est considéré comme la « first public performance » du Requiem.

    Les musicologues ont toujours vu dans le travail de Süssmayr des erreurs et quelques maladresses d’orchestrations dans l’ultime œuvre de Mozart. C’est pourquoi, il y a eu depuis plusieurs éditions « nouvelles » qui tentent de corriger ces irrégularités. L’édition de David Black tente un retour aux sources, en respectant tel quel le travail de Süssmayr et en tenant compte des pratiques courantes des exécutions de cette époque.

    En premier lieu, l’effectif du chœur est réduit à 16 voix. Les solistes vocaux sont placés à même le chœur. Ils chantent à la fois les parties chorales et leurs solos, ce qui donne une belle lisibilité à l’ensemble. On est loin des grandes masses chorales souvent entendues dans le passé. Bien entendu, l’utilisation des instruments anciens est plus qu’approprié. Ils offrent une palette de couleurs et de timbres sonores beaucoup plus séduisants. Notons enfin, l’utilisation du pianoforte dans le continuo, car les dernières recherches ont prouvé qu’il n’y avait pas d’orgue dans la salle viennoise de 1793!

    Toutes ces considérations demeurent plutôt sans intérêt pour le commun des mortels. Mais pour le directeur John Butt et ses musiciens, il semble que le retour à la genèse de cette œuvre mythique les a grandement inspirés! En effet, le chœur est vibrant et pleinement convaincant. Les solistes sont particulièrement beaux, tant dans leur esthétique que dans leur expression fervente et émouvante. L’orchestre est riche de musicalité et d’élan dynamique, parfois dramatique, parfois tendre et prenant. (merveilleux cors de basset!)

    Nous avons ici une réussite exemplaire, et la musique de Mozart nous touche à nouveau. Véritable chant du cygne d’un génie, cet adieu au monde est bouleversant et unique. Prise de son extraordinaire, l’une des meilleures de tout le catalogue discographique.

     

  • Un merveilleux « Magnificat » de Jean-Sébastien Bach par Arcangelo et Jonathan Cohen

    J’aime beaucoup le Magnificat de Jean-Sébastien Bach

    _ que j’ai pu apprécier à diverses reprises au concert ;

    et dont j’aime écouter (et comparer) diverses versions au disque :

    la dernière fois, il s’agissait d’une très belle version de John Eliot Gardiner dirigeant, pour ce Magnificat en sa version originale du 2 juillet 1723, à saint-Thomas de Leipzig, en mi bémol majeur (BWV 243a), ses troupes du  Monteverdi Choir et des English Baroque Soloists (le CD Soli Deo Gloria SDG 728). 

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    Ce jour,

    voici le CD Bach Magnificats d’Arcangelo, que dirige Jonathan Cohen (le CD Hyperion CDA 68157) ;

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    avec au _ superbe ! _ programme,

     

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    en plus du resplendissant Magnificat de Jean-Sébastien Bach (1685 – 1750), cette fois en sa version révisée de la fin des années 20 ou du début des années 30, car « beaucoup plus facile pour les trompettes« , en ré majeur, BWV 243,

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    un Magnificat en ré majeur, lui aussi, composé en 1749, mais ici en sa version révisée de 1779, avec ajoût de trompettes et timbales,  (H 772) _ qui a choisi de conserver cependant le très émouvant Et misericordia de 1749 _, de Carl Philipp Emanuel Bach (1714 – 1788),

    et un autre _ son troisième, en 1760 _, en do majeur (E 22), lui, de Jean-Chrétien Bach (1735 – 1782).

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    Un CD brillantissime.

    Et qui permet de faire une sorte de point sur la postérité bachienne _ révisions des œuvres comprises _ au long du XVIIIème siècle : 1723 – ca 1729 ; 1760 ; et 1749 – 1779…

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    Ce mercredi 18 avril 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa