Catégorie : Musiques

  • Une très étonnante réussite discographique : le « Suite Case _ Violin Duos from Vivaldi to Sollima », par Chiara Zanisi et Stefano Barneschi…

    Une excellente et magnifique surprise que ce CD Arcana A 448,

    intitulé Suite case,

    et sous-titré Violin Duos from Vivaldi to Sollima…

    …

    Une réalisation extrêmement virtuose,

    qui en dépit de la très grande diversité des compositeurs interprétés ici, et de leurs styles (!!!) :

    Giovanni Sollima (1962),

    Georg Philipp Telemann (1681 _ 1767),

    Bela Bartok (1881- 1945) _ nous avons déjà le vertige !!! _,

    Carlo Tessarini (1690 – 1766),

    Luciano Berio (1925 – 2003),

    Jean-Marie Leclair (1697 – 1764),

    Ignaz-Joseph Pleyel (1757 – 1831),

    Joseph Haydn (1732 – 1809)

    et Antonio Vivaldi (1678 – 1741),

    …

    est parfaitement cohérent !!!

    et plus encore merveilleux à suivre et écouter !

    …

    …

    Il serait malheureux que cette étrange suite _ au tout premier abord, sans avoir commencé d’y prêter si peu que ce soit une oreille… _ de compositeurs de styles aussi différents,

    freine la curiosité du mélomane !

    …

    L’écoute emportera notre adhésion ;

    et encore mieux :

    …

    notre enthousiasme

    chaleureux !!!

    …

    …

    Ce mardi 3 avril, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Dans la discothèque

    C’est assurément un plaisir que de retrouver, en les recherchant dans le désordre des piles de sa discothèque _ faute de prendre le temps qu’il faudrait afin de procéder enfin à son rangement systématique… _, des CDs qu’on n’a pas trop l’habitude d’écouter, mais qu’on se souvient bien d’avoir eus dans ses mains ; et de les avoir écoutés et appréciés…

    …

    Ainsi, hier soir

    et cet après-midi même.

    …

    Hier soir,

    en creusant autour des émouvants concerts que Philippe Sands organise avec ses amis, en l’occurrence le baryton-basse Laurent Naouri et le pianiste (de jazz) Guillaume de Chassy,

    puis en surfant un peu sur le web _ il était tard _,

    je tombe sur la vidéo d’une superbe interprétation d’une chanson, en russe, qui ressemble à une comptine, avec onomatopées, par Laurent Naouri et Guillaume de Chassy.

    …

    De fait, la vidéo mentionneun titre générique : Imaginary Songs,

    ainsi que le nom de Prokofiev ;

    et plus précisément, en anglais, encore ceci :

    …

    « Guillaume de Chassy, Laurent Naouri, Thomas Savy, Arnault Cuisinier. Sergei Prokofiev : transcriptions & improvisations _ au pluriel, donc _ from : piano sonata N°6 (2d mvt) / violin concerto N°1 (1st mvt) / piano concerto N°2 (1st mvt). Texts from : Russian nursery rhyme/Alexander Pushkin /Sergei Esenin. Excerpts from the album BRIDGES (Alpha-Classics, 2015) ».

    …

    …

    Creusant un peu plus avant,

    je repère de quel CD Alpha il s’agit là :

    …

    le CD Alpha 210 (paru en 2015) Eisler Prokofiev intitulé _ en effet _ Bridges,

    avec de, ou d’après, Hanns Eisler,

    deux chansons extraites de son Hollywood Songbook (L’Automne californien et An den Kleinen Radioapparat),

    mais aussi cinq Improvised Variations _ avec intervention de Guillaume de Chassy ? _, intitulées Bridges,

    et numérotées de 1 à 5

    (sur, successivement, An den Kleinen Radioapparat, Die Landschaft des Exils, Frühling, Hollywood Elegie II et Speisekammer 1942) ;

    …

    puis, d’après Sergei Prokofiev, cinq Transcriptions & Improvised Variations _ dues, toujours à Guillaume de Chassy ? _, et intitulées à nouveau Bridges,

    et numérotées cette fois de 6 à 10.

    …

    …

    Les trois extraits de la vidéo regardée_ et admirée ! _ hier soir sur youtube,

    concernent trois de ces Bridges-là, d’après Prokofiev,

    celles numérotées 8, 7 et 10, par Guillaume de Chassy ;

    …

    et donc,

    si l’on suit l’ordre d’interprétation de la vidéo de ces transcriptions et improvisations,

    celle intitulée par Guillaume de Chassy Bridge 8 Nursery Rhyme, d’après le second mouvement de la sonate pour piano n°6 de Prokofiev ; et avec des paroles d’une nursery rhyme russe ;

    celle intitulée Bridge 7 Evening Star, d’après le premier mouvement du premier concerto pour violon de Prokofiev ; et avec des paroles d’après Alexandre Pouchkine ;

    et enfin celle intitulée Bridge 10 Autumn, d’après le premier mouvement du second concerto pour piano de Prokofiev ; et avec des paroles d’après Serge Essenine.

    …

    Ainsi Guillaume de Chassy a-t-il transcrit (puis improvisé sur) ces pièces instrumentales de Prokofiev, pour la voix,

    en y adaptant des poèmes russes…

    …

    …

    Mon second exemple, lui, concerne, cet après-midi, l’écoute de 16 h à 18 h, de l’émission La Tribune des Critiques de disques,

    consacrée aujourdhui aux Comptines (Rikadla) de Leos Janacek.

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    …

    Et il se trouve que sur les six interprétations (entre 1972 et 2015) proposées au disque,

    ma préférée _ et de loin ! _, et qui l’a emporté _ haut-la-main _, tant auprès des trois critiques que du public,

    est celle du CD Alpha 219 : Leos Janacek, Rikadla, par le Collegium Vocale Gent, le Het Collectief, dirigés par Reinbert de Leeuw,

    un CD publié en 2015 également.

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    Retrouver au sein de sa discothèque ses CDs il y quelque temps écoutés,

    est, pour le mélomane passionné, un plaisir supplémentaire !

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    Ce dimanche 1er avril 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • A song of good and evil : un événement musical de Philips Sands, avec Laurent Naouri, Guillaume de Chassy et Katja Riemann

    Afin de donner un retentissement théâtral et musical _ et de toute beauté ! _ à ce que donne à ressentir, à la lecture, son très impressionnant _ déjà _ Retour à Lemberg,

    …

    l’auteur de cet admirable (!!!) livre, Philippe Sands,

    a conçu aussi un spectacle

    qu’il a choisi _ en un emploi de son temps professionnel chargé ! comme avocat pour des affaires de droit international concernant les droits de l’homme et les génocides ! _ de donner quatre fois par an,

    et de par le monde entier _ par exemple en Australie, comme il l’a donné d’abord à Nuremberg, sur le lieu même (la salle 600 du palais de justice de Nuremberg) du procès des hiérarques nazis (20 novembre 1945 – 1er octobre 1946) _,

    intitulé A song of Good and Evil,

    …

    et qu’interprètent, superbement _ l’émotion est extraordinairement palpable ! _, avec lui,

    les magnifiques Laurent Naouri _ baryton-basse _, Guillaume de Chassy _ pianiste de jazz _, Katja Riemann _ comédienne.

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    Une de ces quatre fois-là, vient y participer aussi le merveilleux pianiste _ à l’emploi du temps lui aussi assez chargé ! _ qu’est Emanuel Ax :

    il est né à Lviv _ Lemberg, Lwow _ le 8 juin 1949…

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    Voici le petit texte de présentation

    qui accompagne ici même une courte _ mais très belle ! _ séquence vidéo d’extraits de ce spectacle, de 4′ 40,

    comportant le sublime aria de la Passion selon Saint-Matthieu, de Johann-Sebastian Bach, Erbarme dich, Mein Gott :
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    Philippe Sands’ A Song of Good and Evil offers new insights into the conflict and connections between three men at the heart of the Nuremberg trial – Cambridge academic Hersch Lauterpacht, Polish prosecutor Raphael Lemkin, and Hitler’s lawyer Hans Frank – who had a shared passion for music. Together with renowned German actress Katja Riemann, acclaimed bass-baritone Laurent Naouri and jazz pianist Guillaume de Chassy, Philippe Sands performed the work last November in Courtroom 600 in Nuremberg, where the trial took place 70 years ago.

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    Ce samedi 31 mars 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

     

  • Découvrir l’entame merveilleuse de l’oeuvre de clavier de Jean-Sébastien Bach par le prodigieux Benjamin Alard

    Benjamin Alard publie ces jours-ci le volume 1, en 3 CDs,

    intitulé The Young Heir / Le Jeune Héritier (1699 – 1705),

    de The Complete Words for Keyboard de Johann-Sebastian Bach (1685 – 1750),

    une intégrale de 14 coffrets…

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    …

    Ces plus de 4 heures de sublime musique

    nous transportent dès maintenant très, très, très haut…

    …

    …

    Le 1er CD du ce 1er coffret concerne Ohrdruf _ soit la toute première formation du jeune Johann-Sebastian (1685-1750) auprès de son frère aîné Johann-Christoph (1660-1721), qui le recueille là entre 1695  et 1700, suite à la perte successive de la mère, Elisabeth, en 1694, et du père, Johann-Ambrosius, en 1695 ; et se frottant à des œuvres de Johann-Michaël Bach (1648-1694), Frescobaldi (1583-1643), Kuhnau (1660-1722), Böhm, déjà (1661-1733), Froberger (1616-1667), Pachelbel (1653-1706), Marchand (1669-1732), Grigny (1672-1703), ainsi que de Johann-Christoph Bach (1642-1703) _ ;

    le second, Lüneburg _ l’apprentissage méthodique tout autant qu’inspiré, auprès d’un immense maître, Georg Böhm, entre 1700 et 1703 ; tout en permettant au très audacieux et fougueux jeune homme de pouvoir gagner assez aisément, de là, et à pied, Hambourg et Lübeck, où officiaient les merveilleux Reincken, à Hambourg, et Buxtehude, à Lübeck… _ ;

    et le troisième, Arnstadt _ lieu du tout premier poste du jeune organiste et compositeur, à partir de juillet 1703 ; et c’est somptueux…

    …

    …

    Bien sûr,

    la musique du jeune Johann-Sebastian Bach vient trancher très tôt avec les compositions des maîtres de son temps.

    …

    Le texte au dos de ce premier coffret _ des 14 au total, qui formeront cette intégrale des œuvres pour claviers de Bach ! _ est tout à fait éloquent :

    …

    « On ne naît pas génie, on le devient _ en effet ! La jeunesse de Bach a été un vaste champ _ et chantier : chantant ! _ d’observation _ intense et intensive. Depuis les années d’apprentissage à Ohrdruf, où sa sensibilité artistique précoce se manifeste de façon éclatante _ oui ! _, jusqu’au premier grand poste d’organiste à Arnstadt _ où son génie s’emballe et se donne très libre cours _, Bach n’a cessé d’enrichir _ oui _ sa _ phénoménale _ culture musicale, porté par une _ déjà _ puissante tradition familiale, animé par le respect iconique _ … _ des maîtres anciens, des affinités _ en effet _ décisives et une _ infinie _ curiosité _ gourmande, boulimique et de très grand goût _ constamment en éveil… En prélude à une intégrale _ de 14 coffrets _ d’un nouveau genre _ mêlant tous les claviers, et intégrant aussi, à l’occasion quelques voix de chanteurs _  il fallait l’éloquence _ parfaite _ et l’intelligence vigilante _ sans défaut _ du jeu de l’excellent _ et c’est là, encore, un euphémisme, tant il est prodigieux ! _ Benjamin Alard pour révéler la maîtrise technique _ aussitôt, mais c’est loin d’être le principal ! _ des premières œuvres pour clavier de Bach et traduire l’essence même _ mais oui… _ du discours musical d’un jeune compositeur qui se mesure déjà _ avec une totale réussite, couronnant son audace et la générosité et très haute inspiration de ses élans _ à l’aune de ses prédécesseurs comme de ses contemporains« .

    …

    …

    Mais il faut aussi, et encore plus, rendre pleine justice au miraculeux talent _ révélé depuis bien longtemps déjà  : merci, merci !, à l’ami Jean-Paul Combet, pour cela, et d’abord sur l’orgue d’Arques-la-Bataille !!! _ de Benjamin Alard _ né à Rouen le 13 juillet 1985 _

    de savoir si bien d’abord écouter chacun de ses instruments _ tant, ici, l’orgue de Sainte-Aurélie de Strasbourg, que le clavecin que lui a construit, d’après des modèles flamands de Ruckers et Dulken, le maître-facteur Emile Jobin _, en les moindres de leurs sonorités singulières,

    et de si bien savoir mettre celles-ci au service de son interprétation, aussi puissante que souple, délicate, fluide, et merveilleusement chantante, aussi vive et brillante que toujours parfaitement juste, de ces merveilleux chants de gloire, de la plume inspirée à foison, telle une inépuisable source de lum!ère, de notre génial compositeur… 

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    …

    Et ici je me souviens de la profondeur, douceur, noblesse et gravité, de l’hommage que, le 7 août 2014, Benjamin Alard, accouru aussitôt de sa Normandie, est venu rendre à Jacques Merlet, à l’orgue Dom Bedos de l’abbatiale Sainte-Croix de Bordeaux,

    pour les obsèques de cet incomparable défenseur de la musique ancienne _ et des meilleurs de ses servants _, qu’était notre facétieux, aussi, maître Jacques…

    _ cf mon article du 31 août 2014 : Tombeau de Jacques Merlet en son idiosyncrasie _ à un grand bordelais… ; ainsi que cet autre, du 11 décembre 2015 : «  ; ainsi que le podcast de mon entretien du 12 décembre 2015 avec Marcel Pérès : Les Muses en dialogue _ hommage à Jacques Merlet…

    …

    Et ce n’est pas un hasard si dans l’entretien présent dans le livret, Benjamin Alard sait, aussi, rendre hommage

    à ce qu’il doit à Pierre Hantaï,

    et à Elisabeth Joyé.

    …

    …

    Ce tout premier coffret de trois CDs de l’intégrale à venir de la musique pour clavier de Johann-Sebastian Bach

    est, déjà, un merveilleux et très épanoui juvénile monument de vie.

    …

    Pourvoyeur à ce degré de joie,

    il n’est pas près de quitter ma platine…

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    Ce vendredi 30 mars 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa