Catégorie : Musiques

  • Les délices de Chambonnières : les merveilles originales du CD « Chambonnières Overseas » (Alpha 1156) de Louise Acabo

    Ce sont de lumineux et magiques souvenirs musicaux, du mois d’août 1995, en l’abbatiale de Saint-Michel-en-Thiérache où avait lieu l’enregistrement du splendide CD Virgin Veritas »Un Portrait musical de Jean de La Fontaine » de La Simphonie du Marais, que viennent réveiller joliment à ma mémoire le magnifique, et très original, lui aussi, à sa façon, CD Alpha 1156 – enregistré à Schiedam au mois d’octobre 2024 – « Chambonnières Overseas » de la jeune claveciniste Louise Acabo…

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    En effet, pour ce déjà très inventif  « Portrait musical de Jean de La Fontaine« , dont – conseiller artistique de La Simphonie du Marais que j’étais alors, pour Hugo Reyne – , j’avais été pour 90 % l’auteur du programme de ce CD, il se trouve que j’avais eu le grand plaisir de tourner les pages de la partition de la « Pavane en ré mineur » de Jacques Champion de Chambonnières, qu’interprétait, sur un beau clavecin Alain Anselm – d’après des modèles français du XVII siècle – , la chère Elisabeth Joyé :

    un morceau de 4′ 10 que l’on peut écouter – et il sonne merveilleusement bien ! – à la plage 23 de ce mémorable, et formidablement bien accueilli alors par la critique discographique – cf ce qu’en dit, au passage, mon article « De Philis à Psyché, ou la découverte, 24 ans plus tard, d’une licence poétique dans le CD (de 1996) « Un Portrait musical de Jean de La Fontaine », dans l’Air de cour « Tout l’univers obéit à l’amour » de Michel Lambert et Jean de La Fontaine, de 1659 » en date du 3 juillet 2020… – , CD « Un Portrait musical de Jean de La Fontaine« …

    Un Jean de La Fontaine qui aimait tout particulièrement « Hardel, Chambonnières, les Couperins », comme il le déclarait, en 1677, en sa passionnante et très éclairante « Epitre à M. de Nyert« …

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    Et je signale aussi, au passage, l’article que le 23 mai 2024, « Une délicieuse évocation musicale de Marie-Françoise Certain, claveciniste du Grand Siècle, appréciée notamment de Jean de La Fontaine…« , j’ai consacré au très joli CD « Le Salon de la rue du Hasard : Melle Certain, claveciniste du Grand Siècle« , de la jeune Mathilde Mugot, pour le label Seulétoile…

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    Quant à la réalisation, à Schiedam, au mois d’octobre 2024, de ce très original CD « Chambonnières Overseas«  – admirez cette belle vidéo de présentation du CD par Louise Acabo (de 3′ 02)… – , elle nous apprend d’abord combien tant les musiciens eux-mêmes, que leurs musiques, traversaient les frontières des Etats, ici surtout entre France et Angleterre,

    dont nous découvrons avec ravissement des œuvres d’influence française de musiciens anglais tels que John Roberts (autour de 1673), MatthewLocke (c. 1621 – 1677), Albertus Bryne (c. 1621 – 1668), Christopher Preston (autour de 1673),

    marqués par de splendides musiques de Jacques Champion de Chambonnières (c. 1601 – 1672), Johann-Jakob Froberger (1616 – 1667), ou Jean-Henri d’Anglebert (1629 – 1691) ; seul manque ici à ce tableau que brosse avec infiniment de poésie, et une pointe très élégante et émue de mélancolie, très anglaise, le merveilleux et magnifique Louis Couperin (c. 1626 – 1661), particulièrement cher à mon cœur…

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    Un CD magnifique !!!

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    Ce vendredi 22 août 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Quelques avancées concernant mon questionnement sur l’histoire et la généalogie familiales, côté paternel, d’Emmanuel Despax (Suite)…

    Très tôt ce matin, en poursuivant ma recherche, je découvre, sur le site de Crescendo Magazine, un article de Pierre-Jean Tribot en date du 22 juin 2023, intitulé « Emmanuel Despax, après un rêve« , révélant un élément de la généalogie familiale d’Emmanuel Despax qui m’avait jusqu’ici échappé, et qui ne concerne pas son grand-père maternel – et poète – Jacques Charpentreau (Les Sables d’Olonne, 25 décembre 1928 – Paris 13e, 8 mars 2016), mais son arrière-grand oncle – et poète lui aussi – , mais côté paternel Despax, cette fois : Emile Despax (Dax, 14 septembre 1881 – Moussy-Verneuil, 17 janvier 1915)…

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    Je cite donc ici ce qu’Emmanuel Despax, à l’occasion de la publication de son CD  « Après un rêve« , déclare à ce propos :

    « Mon grand-père, Jacques Charpentreau, était poète. Je n’ai jamais possédé son don pour les mots, mais nous partagions un lien fort, forgé entre la poésie de la musique et la musicalité de la poésie. Mon album, Après un rêve, lui est dédié.

    Aussi longtemps que je m’en souvienne, il m’a encouragé sur mon chemin artistique. Lorsque j’étais jeune étudiant, je rendais visite à mes grands-parents à Paris et nous nous asseyons pour prendre un café. Nous parlions pendant des heures de musique, de littérature, de poésie et de politique. J’admirais son intelligence, sa culture, son français exquis, sa mémoire, son esprit. Il m’a fait découvrir les œuvres de grands écrivains tels que Victor Hugo, dont les célèbres mots sur la musique, « Ce qu’on ne peut dire et ce qu’on ne peut taire, la musique l’exprime”, me guident et m’inspirent encore aujourd’hui.

    Il aimait beaucoup le répertoire de la Belle Époque. Ainsi, lorsque j’ai décidé d’enregistrer cette musique, j’ai pensé à lui et à beaucoup de ses propres poèmes inspirés par la nuit. En hommage à lui, j’ai sélectionné certains de ses poèmes, ainsi que des œuvres d’autres poètes qu’il admirait, pour accompagner la musique ; y compris un poème de mon arrière-grand-oncle, Émile Despax, un écrivain talentueux de la Belle Époque.« …

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    C’est donc de cette branche dacquoise des Despax qu’est issu Emmanuel Despax…

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    Emile Despax (Dax, 14 septembre 1881 – Moussy-Verneuil, 17 janvier 1915) a eu deux frères – cf déjà cet arbre généalogique-ci : même incomplet, il est très éclairant ! – qui peuvent donc être l’arrière-grand-père Despax d’Emmanuel : Gabriel-Gustave Despax (Dax, 22 novembre 1878 – Pissos, 9 mars 1922) et Frédéric Despax (Dax, 27 mai 1880 – Roscoff, 6 février 1935) – lire ici le passionnant portrait des 3 frères Despax, en un article détaillé de la Gazette de Bayonne, de Biarritz et du Pays basque du 13 février 1935 intitulé « La mort du capitaine de vaisseau Despax« , réalisé à l’occasion du décès de celui-ci, le capitaine de vaisseau Despax, chef d’Etat-Major du vice-amiral Laurent, préfet maritime de Brest…

    Mais Frédéric Despax semblant n’avoir eu qu’une fille, Jacqueline Despax (La Rochelle, 5 avril 1907 – Dax, 14 novembre 1973), et donc pas un fils dont Emmanuel aurait hérité ce nom de Despax, il nous faut donc nous tourner vers la descendance masculine du frère aîné Gabriel-Gustave Despax  (1878-1922), qui fut maire de Dax de 1913 à 1919, et député des Landes de 1919 à son décès, en 1922.

    Or ce dernier a eu deux fils – constituant deux potentiels grand-pères paternels de notre pianiste Emmanuel Despax – , nés de deux mariages successifs, et qui sont d’une part Jean Despax (Dax, 18 mars 1912  – décédé entre Paris et Amiens, le 18 août 1944, et déclaré victime civile de la guerre), et d’autre part Pierre-Raymond Despax (Dax, 5 janvier 1920 – Avallon, 4 avril 2007). 

    Et il semble que si ce dernier, Pierre-Raymond Despax, bien que marié, n’a pas eu de descendance, il se trouve, en revanche, que Jean Despax, époux à Paris 7e le 6 juin 1936 – furent témoins à ce mariage, excusez du peu !, Charles Maurras et Léon Daudet… – de Simone Louise Léopoldine Nouguès (Paris 17e, 4 janvier 1912 – Ollioules, 30 avril 2006), a eu trois enfants, deux filles, Martine Despax (épouse de Claude Bouthier), Maïlys Despax – née en septembre 1938 – (épouse d’Yves Leclerc), et un garçon, François-Henri Despax – dont j’ignore les lieu et date de naissance – , lequel pourrait bien être le père de notre pianiste Emmanuel Despax (né à Paris en 1984)…

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    Le Journal officiel du 21 novembre 1948 déclare que, par un arrêt de contumace de la cour de justice de la Côte d’Or en date du 22 mai 1946, Jean Despax (…), demeurant en dernier lieu à Mâcon, et actuellement en fuite – on ignorait donc alors qu’il était décédé au mois d’août 1944 entre Paris et Amiens... – , a été condamné à la confiscation de ses biens présents et à venir, meubles et immeubles, divis ou indivis, de quelque sorte qu’ils soient, pour activité anti-francaise…

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    Et puis La Loi du 25 octobre 1950 déclare que par un jugement de divorce en date du 7 juillet 1950 entre Mme Simone Louise Léopoldine Nouguès, épouse de M. Jean Despax, demeurant à Paris 252 rue de Rivoli, et M. Jean Despax, demeurant chez Mme Serveau – il s’agit de la sœur aînée de Jean Despax, Geneviève Despax (Dax, 8 mars 1909 – Draguignan, 15 août 1997), épouse, à Paris 16e le 24 aout 1945, de Marcel Serveau (Makeievka en Russie, 4 juillet 1913 – Draguignan, 19 janvier 2000)… – , 199 rue de Vaugirard, ci-devant et actuellement sans domicile connu – le décès de Jean Despax, le 18 août 1944 quelque part entre Paris et Amiens, continuait ainsi d’être au moins officiellement ignoré en 1950… – , il appert que le divorce a été prononcé à la requête et au profit de la femme, avec toutes les conséquences de droit (Etude de Maître Soubrier).

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    Enfin le numéro 2701 de L’Action française du 18 au 31 mai 2006 consacre une bien intéressante notice nécrologique au décès de « son amie fidèle » Mme Jean Despax – sic – , née Simone Nouguès, survenu le 30 avril 2006 :

    « DECES

    Nous avons appris avec peine le décès de notre amie fidèle Mme Jean DESPAX née Simone Nouguès survenu le 30 avril 2006 – à Ollioules (Var). Ses obsèques ont été célébrées dans l’intimité familiale en la chapelle Sainte-Philomène à Toulon le 4 mai.

    Née en 1912 – le 4 janvier, à Paris 17e – , elle était issue d’un milieu littéraire et artistique (son père – Jean Nouguès (Bordeaux, 25 avril 1875 – Paris 16e, 28 août 1932) – était compositeur d’opéras à succès – sur lesquels Ravel a maintes fois ironisé ; cf cette note de Manuel Cornejo à la page 466 du Tome 1 de son édition de la Correspondance de Maurice Ravel : « Ravel raille à plusieurs reprises le prolifique compositeur bordelais Jean Nouguès (1875 – 1932), qui avait moins de difficultés à faire représenter ses opéras que Ravel n’en eut à l’Opéra-Comique avec son Heure espagnole, laquelle patienta de 1907 à 1911. (…) Les plaisanteries sur Nouguès devint être monnaie courante à l’époque à en juger par une lettre de Caplet à Calvocoressi : « Si vous êtes un homme à poigne, vous pouvez me confectionner le livret en moins de temps qu’il n’en faut pour écrire cinq actes de M. Nouguès »… »… ). Étudiante, elle fut très vite attirée par l’Action française où elle se fit la plupart de ses amitiés et où elle rencontra son futur mari, camelot du Roi – voilà : son père,  était député radical des Landes… Elle tint longtemps dans le journal quotidien, avec Yvonne Fayard et Claire Daudet, la rubrique répondant aux questions des lecteurs. Elle approcha ainsi Charles Maurras et Léon Daudet qui acceptèrent d’être les témoins de son mariage, en juin 1936 – le 6 juin 1936.

    Ayant beaucoup souffert de la division – et c’est bien sûr là un euphémisme – des Français pendant et après la guerre, veuve à 33 ans – au décès de son époux, le 18 août 1944, sa veuve, née le 4 janvier 1912, avait 32 ans : est-ce à dire que celle-ci n’a appris l’effectivité de son veuvage qu’un an plus tard, en 1945 ?.. – , elle fit face avec énergie à l’adversité pour élever ses trois enfants – Martine, Maïlys et François Despax – et travailla dans le milieu médical.

    Elle se rapprocha dans les années soixante-dix de la Fraternité Saint Pie X, à laquelle elle resta fidèle jusqu’à la fin à travers ses engagements à la paroisse de Saint- Nicolas du Chardonnet, puis au prieuré Saint-Maximin à Toulon, où elle habita à partir de l’année 2000.

    Nous prions ses enfants, M. et Mme Claude Bouthier – Martine Despax – , Mme Yves Leclerc – Maïlys Despax – , M. et Mme François Despax – François Despax, peut-être divorcé en 1996, à Aix-en-Provence, de Catherine Charpentreau, la mère d’Emmanuel Despax ; et semble-t-il remarié à Marie Delcroix, dont il a eu 7 enfants…  ; tout cela demeure bien sûr à confirmer ! – , ainsi que ses douze petits-enfants et ses quatorze arrière-petits-enfants de croire à notre profonde sympathie et à l’assurance de nos prières »…

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    Voilà donc où j’en suis de mes recherches ce soir – et demeurent encore d’importantes taches aveugles – sur la généalogie côté Despax de cet excellent pianiste qu’est Emmanuel Despax – écouter ici sa belle interprétation, en le CD Signum SIGCD 937 Resonance, de la très belle « Berceuse«  de Lucien Durosoir, avec Jessie Ann Richardson, la violoncelliste du Piatti Quartet (3′ 40)… – , ce 21 août 2025…

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    Ce jeudi 21 août 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Sur le très beau CD « Northern Light » de l’Ensemble Correspondances, un article ce 20 août de Jean-Charles Hoffelé, trois mois et demi après le mien du 6 mai dernier 2025…

    C’est à nouveau avec un certain retard, de trois mois et demi (10 août versus 6 mai), que sur son excellent site Discophilia le très fin Jean-Charles Hoffelé publie un article, intitulé – pas forcément très justement, pour une fois… –  « Luthérianisme » consacré au CD Harmonia Mundi HMM 905368 « Northern Light- Stockholm 1680 – Music at the Court of Sweden » – comportant de fort belles œuvres de Tunder, Pohle, Peranda, Albrici, Knüpfer, J. Christoph Bach, Ritter Fischer, Geist et Krieger – , auquel j’avais personnellement consacré, le 6 mai 2025, un article intitulé, lui, « Un très admirable CD « Northern Light – Stockholm 1680 : Music at the Court of Sweden » de l’Ensemble Correspondances et Sébastien Daucé, avec une émouvantissime Lucile Richardot…« …

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    Un CD vraiment superbe !

    – à l’égal de ce que nous offrent régulièrement l’Ensemble Correspondances et son chef Sébastien Daucé… – ,

    et qui fait très ardemment désirer que l’on consacre bien d’autres CDs à ce magnifique répertoire conservé à Uppsala, en Suède, dans le fonds de la famille Düben, ces extraordinaires collectionneurs du meilleur des musiques de leur époque dans toute l’Europe – et en France tout particulièrement…

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    Un véritable enchantement de musique…

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    Ce mercredi 20 août 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • A propos du CD « Résonance » comportant 3 œuvres de Lucien Durosoir : avancées et résistances de ma recherche concernant l’histoire et la généalogie familiales du pianiste Emmanuel Despax…

    En son remarquable récit « Conversation avec Emmanuel Despax« , Emmanuel Despax a déclaré ceci :

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    « Il y a beaucoup de raisons pour commencer la musique. Je n’avais pas l’intention de devenir pianiste professionnel. Je ne comprenais pas ce que ça impliquait, jusqu’au divorce de mes parents. J’avais 12 ans et j’ai vu mon monde s’écrouler. J’ai donc trouvé un refuge dans le piano – cela s’est passé à Aix-en-Provence, où Emmanuel Despax fréquentait depuis une année le conservatoire de musique. La seule chose qui me faisait sentir à l’aise était de jouer du piano, ça a été une vraie thérapie pour moi. J’ai alors compris que la musique ferait partie intégrante de ma vie, je me sentais de nouveau entier quand je jouais.  Un interrupteur s’était actionné dans ma tête et j’ai su que je ne pourrais jamais vivre sans le piano, c’était mon oxygène. Je n’étais plus moi-même quand j’étais loin de mon instrument.

    On commence la musique pour différentes raisons, mais tous les musiciens ont un jour eu ce déclic qui leur a fait réaliser que leur vie serait dédiée à la musique. Ce n’est pas forcément ce qu’ils font, c’est surtout ce qu’ils sont »…

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    J’ai donc désiré en savoir un peu plus sur son histoire et sa généalogie familiales – qui sont ses parents ? qui ont été ses grands-parents ?.. – , comme le signalait un peu déjà mon article ‘‘Lucien Durosoir (1878 – 1955), désormais un classique du XXe siècle : parution du CD « Resonance » du pianiste Emmanuel Despax, comportant 3 œuvres (pour violon et piano et pour violoncelle et piano) de Lucien Durosoir… » en date du 15 août dernier

    – écouter ici l’interprétation de la très belle « Berceuse«  de Lucien Durosoir par Jessie Ann Richardson, violoncelle, et Emmanuel Despax, piano (3′ 40)…

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    Or, si Emmanuel Despax, né à Paris en 1984,  parle très volontiers de son grand-père maternel, le poète et éditeur de poésie Jacques Charpentreau (Les Sables d’Olonne, 23 décembre 1928 – Paris 13e, 8 mars 2016), en revanche il garde le silence et sur son père, et sur son grand-père paternel Despax…

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    J’ignore donc à quelle branche des Despax est lié Emmanuel Despax, cet excellent pianiste que je découvre avec ce CD Signum Résonance – en compagnie  de la violoncelliste Jessie Ann Richardson et du violoniste Michael Trainor, de l’excellent Piatti Quartet : ils sont mari et femme, m’a appris Georgie Durosoir, qui les connaît très bien… – , en sachant que le rameau originaire de cette famille Despax semble issu du Gers, Auch – Jean-Baptiste Despax, né à Auch vers 1797, est décédé à Dax le 5 février 1873 : il est le père de Pierre Gabriel Despax (Auch, 6 octobre 1818 – Dax, 5 janvier 1877, qui épousa à Dax, le 6 octobre 1849, la dacquoise Marguerite Ducluzo), et le grand-père d’Hippolyte Despax (Dax, 20 février 1852 – Saïgon, 15 novembre 1900), qui, lui, est le père des 3 frères Gabriel-Gustave Despax (Dax, 22 novembre 1878 – Pissos, 9 mars 1922), Frédéric Despax (Dax, 27 mai 1880 – Roscoff, 6 février 1935) et Emile Despax (Dax, 14 septembre 1881 – Moussy-Verneuil, 15 janvier 1915 )… – , avec des rameaux secondaires dans les départements voisins des Landes, à Dax, donc, et de Haute-Garonne, à Toulouse ;

    mais aussi à Marseille ; ainsi que dans la Drôme : Annonay, La Voulte ; sans oublier Paris et la région parisienne…

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    Et je passe ici sous silence le destin artistique météorique d’Olivier Despax (Neuilly-sur-Seine, 28 février 1939 – Villejuif, 10 avril 1974)…

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    Et j’ignore si le Jean-Luc Despax – né en mai 1968 – , poète, qui a collaboré avec Jacques Charpentreau est ou pas le père de notre Emmanuel Despax, pianiste ;

    c’est à-dire si c’est bien ce Jean-Luc Despax qui aura épousé Catherine (ou Katherine) Charpentreau-Despax, actuellement psychanalyste à Marseille, une des deux filles de Jacques Charpentreau et son épouse Simonne Metzger-Charpentreau (Thiais, 15 mai 1925 – Paris 6e, 17 mars 2025)…

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    Catherine Charpentreau-Despax – j’ignore ses lieu et date de naissance – , dont la sœur Corinne Charpentreau-Coudret (Paris, 18 octobre 1954 – Betcave-Aguin (Gers), 15 mars 2016), musicienne, est décédée hélas dans des circonstances tragiques…

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    Tout n’est donc pas accessible à quiconque s’essaie à des recherches, même un peu patientes et imaginatives, sur Internet : existent des résistances… 

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    Voilà…

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    Mais pour ce qui concerne le principal, je veux dire, pour moi, la musique et ses interprétations telles qu’elles sont au moins pour un moment accessibles par le disque – car là aussi surviennent hélas des obsolescences plus ou moins sciemment programmées…  – , je viens de commander à mon disquaire préféré le précédent CD Signum SGCD 747 – pour piano seul, cette fois – d’Emmanuel Despax, paru le 7 juillet 2023 et toujours disponible deux ans après, qui est joliment intitulé Après un rêve – Belle Epoque : nights at the piano, comportant, entre autres bijoux, de Francis Poulenc, les bien trop rares Soirées de Nazelles.

    …

    Et je m’empresse de citer ici, au passage, la présentation qu’en propose le label Signum sur son site :

    « “Après un rêve” is an ode to the French Belle Époque repertoire, depicting the beauty of dreams and the night. The album is an opportunity to hear and perhaps discover rarely played / rarely recorded wonderful works (Chaminade Nocturne, Duparc Aux étoiles, Poulenc Les soirées de Nazelles), alongside central pillars of the repertoire, and includes a world premiere of Despax’s arrangement of Après un rêve. The album is attributed to his grandfather, Jacques Charpentreau – nous y voici ! – , a French poet who adored this repertoire and frequently drew inspiration from the night in his works. Despax has curated some of his poetry, as well as works by other poets he admired to complement this music, taking the listener on an immersive poetic and musical journey through this nocturnal landscape »…

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    Voilà, voilà où peut donc nous conduire, à l’occasion, cette recherche un peu imaginative et curieuse, à force de détours et liaisons – en un style « ramifié et rhizomatique« , m’a dit l’ami Yves Michaud en un courriel du 11 novembre 2011 : une expression que j’ai évidemment retenue, car c’est bien là ma forme d’esprit (et d’imageance productive, là dans le sillage imaginatif fécond de mon amie Marie-José Mondzain), hors des sentiers un peu trop rebattus… – , en cherchant bien… …

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    Ce mardi 19 août 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa