Catégorie : Non classé

  • Découvrir une nouvelle interprétation, en CD, des « Fêtes d’Hébé » (1739), de Jean-Philippe Rameau, sous la direction de György Vashegyi

    C’est toujours avec un très grand appétit que je m’apprête à découvrir une nouvelle interprétation, au disque _ même si j’en possède déjà d’autres interprétations _, d’une œuvre du grand Jean-Philippe Rameau (1683 – 1764),

    ici le ballet en un prologue et trois actes, « Les Fêtes d’Hébé« , créé à Paris en 1739.

    …

    Il s’agit cette fois d’un triple album Glossa GCD 924012,

    et sous la direction du toujours très intéressant chef baroque hongrois György Vashegyi :

    …

    …

     

    …

    …

    Ce lundi 30 mai 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Penser une révolution qualitariste : une étape du très sagace cheminement du penser philosophique de Pascal Chabot, et son très bienvenu « Discours de la Méthode » pour le XXIe siècle…

    Avec le « Traité des libres qualités » de Pascal Chabot, un ouvrage paru aux PUF le 4 septembre 2019,

    …

    nous tenons un passionnant très riche « Discours de la méthode«  _ « pour bien conduire sa raison et chercher la vérité dans les sciences« , et même un peu plus loin que « dans les sciences«  : pour comprendre aussi, voire surtout, en la finesse des liens qui la marquent, voire la constituent, la vie contemporaine en toute la très riche complexité de sa plus quotidienne quotidienneté… _ de notre XXIème siècle…

    …

    …

    Déjà,

    afin d’entrer un peu précisément dans le propos de ce livre majeur,

    …

    et, en plus de lire attentivement, bien sûr, les 9 pages de l’ « Introduction » de ce livre (aux pages 15 à 23) _ constituée d’un très éclairant important avant-propos méthodologique intitulé « Puissances de l’abstrait« , suivi du programme de ce travail, baptisé, lui, « Carte de navigation » : au sein de la profuse complexité qualitative dont il faut démêler les entrelacs (de divers enchevêtrements de liens) encore bien trop confus pour nos esprits… _,

    …

    on peut également commencer par accéder à  la vidéo (de 32′ 46) du passionnant entretien, pour France-Culture, le 11 septembre 2019, de Pascal Chabot avec Olivia Gesbert : « Pour une révolution qualitariste » ;

    …

    ainsi qu’au texte de l’entretien qu’a eu Pascal Chabot avec Nicolas Celnik (publié dans le Libération du 15 septembre 2019) : « Il faut penser la qualité comme une nouvelle figure du bien« …

    …

    …

     

    …

    …

    Ce vendredi 27 mai 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Comparer diverses interprétations profondément émouvantes de chefs d’oeuvre _ bouleversants _ de Mieczyslaw Weinberg, à partir du tout récent CD de l’Ensemble Les Métamorphoses, sous la direction de Raphaël Feye, avec le violoncelle intensément « tragique et pudique » de Pieter Wispelwey…

    En quelque sorte en complément de mon article du mercredi 4 mai dernier, « « ,

    …

    voici que ce  dimanche 15 mai ResMusica publie, sous la plume de Jean-Christophe Le Toquin, un très intéressant article consacré lui aussi au tout récent superbe CD Evil Penguin Classic 2022 EPRC0045

    consacré à 3 chefs d’œuvre de ce compositeur tout à fait essentiel du XXe siècle, qu’est le si émouvant Mieczyslaw Weinberg :

    …

    le Concertino pour violoncelle Op. 43bis (de 1948),

    la Fantaisie pour Violoncelle et Orchestre Op. 52 (de 1951-53),

    et la Symphonie de chambre n°4 Op. 153 (de 1992) ;

    …

    en un article intitulé, lui, « Pieter Wispelwey et Les Métamorphoses investissent Weinberg« …

    …

    …

    Un CD dans lequel _ je suis en train de le ré-écouter avec un très vif plaisir : j’adore ce compositeur et sa musique si déchirante… _, je dois souligner que je remarque, à nouveau, à cette ré-écoute, la splendide clarinette klezmérisante de Jean-Michel Charlier…

    …

    …

    Le voici donc _ avec, en forme de dialogue avec, mes farcissures en vert… _, cet article paru ce dimanche :

    …

    …

    Pieter Wispelwey et les Métamorphoses investissent Weinberg

    …
    …

    Pieter Wispelwey et l’ensemble Les Métamorphoses signent un album Weinberg remarquable de couleurs et d’investissement dans la profondeur du son _ oui, et c’est fort juste de bien le souligner ainsi. 

    …

    …

    Les trois œuvres de Mieczysław Weinberg réunies dans cet album ne doivent rien au hasard, puisqu’elles avaient constitué le couronnement d’un grand week-end consacré fin 2019 à Bruxelles par la biennale Chamber Music for Europe à l’occasion du centenaire de la naissance du compositeur _ né à Varsovie le 8 décembre 1919. Si l’interprétation en concert avait reçu tous les éloges de notre collègue, la captation en studio réalisée _ à Gand _ à l’été 2021 _ du 28 juin au 1er juillet _ et proposée dans cet album combine la vitalité et l’unité que donne l’expérience de l’interprétation en public, avec le soin intense apporté à chaque note et inflexion que permet le temps long de l’enregistrement_ en effet.

    …

    Le Concertino pour violoncelle op. 43 bis, composé en 1948 (_ soit une toute première approche du futur _ Concerto pour violoncelle op. 43, qui fut créé par Rostropovitch en 1957) avait été oublié de tous, et ne fut découvert qu’en 2016, 20 ans après la disparition du compositeur. Il fut alors enregistré rapidement _ en 2018 _ par la violoncelliste Marina Tarasova, qui a connu Weinberg, et publié dès 2018 par le courageux label de Saint-Pétersbourg Northern Flowers _ je possède aussi ce CD NF/PMA 99131, enregistré à Moscou en 2018. La comparaison des deux enregistrements est éclairante : là où les musiciens russes – à l’instar d’un Rostropovitch – tiennent l’émotion et les accents klezmer à distance _ mais oui _ pour mieux faire ressortir le classicisme de cette musique et la rattacher à toute la musique russe, Pieter Wispelwey et les musiciens des Métamorphoses vont plus profondément dans l’exploration psychologique _ de l’idiosyncrasie de Weinberg _ et travaillent à restituer – sans sentimentalisme – le substrat tragique _ voilà _ de la vie du compositeur (la fuite du nazisme _ en 1939 _, mais pour subir ensuite l’antisémitisme de l’État soviétique). Le résultat de ce choix interprétatif est un impact émotionnel plus fort, bien que pudique _ oui, sans le moindre pathos parasite. C’est comme si on rendait à la musique de Weinberg une identité plus riche, plus complexe _ oui : la sienne ! _, on oserait dire plus présente dans le double sens de présence et d’actualité. De quelques années plus tardives _ 1951-53 _, la Fantaisie pour violoncelle et orchestre op. 52 est moins lyrique et moins immédiatement prenante que le Concertino _ de 1948 _, mais elle garde ses accents polonais et populaires  _ oui, et c’est très important… _ et cette finesse d’écriture _ tout à fait _ qui retiennent _ et marquent _ l’attention.

    …

    L’album se conclut par la dernière œuvre _ voilà ! en quelque sorte testamentaire _ de Weinberg, la Symphonie de chambre n°4 op. 153 _ composée, elle, en 1992. Comme toutes les pièces de maturité, l’heure n’est plus – et depuis longtemps – à l’immédiateté et à la facilité _ de l’expressivité du compositeur. Mais placée ainsi _ sur ce CD _ après le Concertino et la Fantaisie, il n’y a pas de rupture, simplement une évolution _ oui. Cette continuité s’explique aussi par le fait que ces quatre symphonies de chambre sont elles-mêmes _ oui _ des retours en arrière, reprenant _ et enrichissant, un peu testamentairement : pour l’éternité de sa singularité de créateur _ des compositions de jeunesse. Elles ont fait l’objet d’un enregistrement intégral _ des Concertos de chambre n°1 à 4 _ par Gidon Kremer et la Kremerata Baltica (ECM, 2017) _ soit le double CD ECM 2538/39  4814604, paru en 2017 ; un double album que je possède et admire _, et par Rostislav Krimer et l’East-West Chamber Orchestra (_ soit le CD Naxos 8.574063, paru en 2019, pour les Concertos de chambre n° 1 et 3 ; je le possède aussi _, et _ le CD Naxos 8.574210, paru, lui, en 2021 _ pour les n° 2 et 4) ; le second _ Rostislav Krimer _ défendant une approche plus raffinée et poétique. Face à ces concurrents letton _ Gidon Kremer _ et biélorusse _ Rostislav Krimer _ qui ont pour eux l’avantage de l’ancrage culturel originel _ en effet, de Weinberg _, les musiciens des Métamorphoses _ dirigés ici par Raphaël Feye _ investissent la musique de Weinberg avec une approche d’Europe de l’Ouest qui se nourrit d’un travail _ de fond _ sur la mémoire et sur l’histoire _ voilà. Là où les versions occidentales de la musique de Chostakovitch dans les années 1950 à 80 pouvaient paraitre moins habitées que celles de l’autre côté du rideau de fer, cette caractéristique ne se retrouve pas avec Weinberg, pourtant si proche. Weinberg est un musicien polonais, slave, juif, et d’Europe centrale _ oui ! et c’est là un trait tout à fait essentiel et fondamental pour l’idiosyncrasie de sa musique… _, et s’il a passé sa vie d’adulte _ depuis 1939, et ses vingt ans… _ en URSS _ à Moscou, puis Tachkent, Moscou, etc. _, il n’a jamais oublié ses origines _ juives, d’Europe centrale et orientale ; et c’est probablement aussi pour cela que sa musique me touche, personnellement, si profondément autant ! Dès lors, un violoncelliste néerlandais, un chef et un ensemble belges développant une approche sensible (l’orchestre _ les Métamorphoses _ avait enregistré le beau disque Destins juifs dirigé par Amaury de Closel en 2018, KMI) peuvent apporter une vision différente et au moins aussi pertinente _ oui ! _ de ce répertoire _ de Weinberg.

    …

    Espérons que cette réussite – doublée d’une édition luxueuse _ oui _ façon livre, avec couverture rigide et épais livret richement illustré – donnera à ces interprètes l’envie de continuer à s’approprier la musique de Weinberg, car ils lui apportent un relief et une attraction particulières _ en effet, particulièrement idoines…

    …
    …

    Mieczysław Weinberg (1919-1996) :

    …

    Concertino pour violoncelle op. 43bis ;

    Fantaisie pour violoncelle et orchestre op. 52 ;

    Symphonie de chambre n° 4 op. 153.

    …

    Pieter Wispelwey, violoncelle ;

    Jean-Michel Charlier, clarinette ;

    Les Métamorphoses, direction : Raphaël Feye.

    …

    1 CD Evil Penguin Classic.

    …

    Album couverture cartonnée rigide, livret quadrilingue richement illustré de photographies des séances d’enregistrement et d’illustration poétique de Peter de Bruyne.

    Contenu numérique supplémentaire (vidéo d’enregistrement) accessible par QR code.

    Enregistré du 28 juin au 1er juillet 2021 au MC De Bijloke, Gand (Belgique).

    Durée : 68:27

    …

    …

    Un CD tout à fait remarquable, donc,

    pour des chefs d’œuvre déchirants et pudiques de cet immense compositeur qu’est Mieczyslaw Weinberg…

    …

    …

    Ce dimanche 15 mai 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La rayonnante présence musicale de Johannes Pramsohler et Philippe Grisvard dans un puissant coffret de 3 CDs « A Cembalo concerto e Violine Solo » des Sonates pour Clavecin et Violon BWV 1014-1019, 1020, 1022 de Johann-Sebastian Bach (et quelques autres : CPE Bach, G-P Telemann, J-A Scheibe, C. Schaffrath, J-G Graun)…

    C’est avec un vif intérêt que je suis de près, et depuis pas mal de temps déjà, les successives parutions discographiques du label Audax que dirige avec brio et inventivité le violoniste virtuose Johannes Pramsohler.

    …

    …

    Et voici que le label Audax publie ces jours-ci un très brillant coffret de 3 CDS _ Audax ADX 13783 _ intitulé « A Cembalo certato e Violino solo« 

    consacré aux Sonates pour Violon et Clavecin obligé _ BWV 1014-1019, 1020 et 1022 _ de Johann-Sebastian Bach (1685-1750)  ;

    …

    accompagnées ici de Sonates en trio similaires

    de compositeurs du cercle de Bach :

     

    son fils Carl-Philipp-Emanuel Bach (1714-1788)  _ la Sonate en B mineur, Wq 76 _,

    son ami Georg-Philipp Telemann (1681-1767) _ le Concerto de D majeur, TWV 42:D6 _,

    son ancien élève, puis critique, Johann-Adolf Scheibe (1708-1776) _ la Sonate I en D majeur, la Sonate II en B mineur et la Sonate III en en A majeur _,

    son admirateur Christoph Schaffrath (1709-1763) _ le Duetto en A mineur, CSWV F:30 _,

    et, collègue de son fils Carl-Philipp-Emanuel, Johann-Gottlieb Graun (1703-1771) _ la Sonate en B-flat majeur, GraunWV Av:XV:46.

    …

    …

    Parmi les précédentes belles versions discographiques de ces Sonates présentes en ma discothèque personnelle,

    je retiens aussi celle de Victoria Mullova et Ottavio Dantone _ soit le double CD Onyx Classics 4020, en mai 2007 _,

    et celle de Leila Schayegh et Jörg Halubek _ soit le double CD Glossa GCD 923507, en janvier 2016.

    …

    …

    Mais un des mérites très appréciables de cette nouvelle version de Johannes Pramsohler et Philippe Grisvard pour le label Audax,

    est de confronter ces 8 Sonates de Johann-Sebastian Bach à 7 autres Sonates en trio _ également « pour Violon et Clavecin«  en quelque sorte « obligé »… _ de l’ »Entourage » _ familial, amical, etc. _ de Bach,

    dont 3 de Johann-Adolf Scheibe,

    d’abord élève et disciple de Bach, avant de devenir, en 1737, dans le Critischer Musicus, son virulent critique ;

    …

    et c’est bien intéressant…

    …

    …

    Ce mercredi 11 mai 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa