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  • Un très bel Asrael de Josef Suk dirigé par Karel Ancerl

    Un très bel enregistrement de mai 1967

    du chef tchèque Karel Ancerl (11-4-1908 – 3-7-1973)

    dirigeant l’opus 27 de Josef Suk (1874 – 1935), Asrael 

    _ dont la première interprétation eut lieu le 3 février 1907 au Théâtre National, à Prague_,

    avec le Südwestfunk-Orchester Baden-Baden :

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    un CD SWR 19055.

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    Asrael est une œuvre singulièrement poignante-bouleversante

    en double hommage de la part de Josef Suk

    aux récentes disparitions de son beau-père et maître, Antonin Dvorak, en 1904,

    et son épouse Ottilie Suk, en 1905.

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    En complément de ce très beau programme tchèque,

    nous est offerte la Sérénade pour Orchestre (de 1950)

    d’Isa Krejci (1904-1968).
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    Ce vendredi 17 août 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • « Dark », d’Edgardo Cozarinsky, ou comment l’irruption d’un « Hollywood sauvage et sans sous-titres » dans la vie d’un adolescent argentin accouchera d’un écrivain et cinéaste

    Poursuivant ma lecture des récits d’Edgardo Cozarinsky,

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    après Loin d’où

    _ cf mon article du 8 août dernier : Admirable Loin d’où d’Edgardo Cozarinsky  _,

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    je viens de lire Dark (publié en 2016 ; et chez Grasset en traduction française, le 11 janvier 2017) ;

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    et commenterai ici la très juste critique qu’en a donné l’excellent Mathieu Lindon

    dans le Libération du 20 janvier 2017:

    Edgardo Cozarinsky, mineur de bas-fonds…

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    EDGARDO COZARINSKY, MINEUR DE BAS-FONDS

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    Dark est un roman d’aventure et d’apprentissage _ oui, mais qui n’est pas vraiment ni une éducation sentimentale, ni sexuelle : seulement une importante ponctuation, durablement marquante en ses impacts à long terme, de la prime jeunesse _ auquel, indépendamment des faits précis, on _ c’est-à-dire nous, lecteurs _ accorde un caractère si autobiographique _ pour ce qui concerne le lien de l’auteur même à son personnage principal, qui s’auto-prénomme fictivement Victor en la fiction, et qui sera devenu un auteur « soixante ans plus tard« , au présent même du récit, en 2015 ou 16… _ qu’on le lit comme une vaste réponse _ de l’auteur à soi-même, d’abord : mais qui demeure ouverte, béante ; encore non classée… _ à la fameuse question : «Pourquoi écrivez-vous ?» _ oui. L’intrigue _ du passé de jeunesse rapporté _ se déroule dans les plus ou moins bas-fonds de Buenos Aires dans les années 50 _ oui ; un certain nombre de lieux (bars, bouis-bouis, bordels, cinémas, etc.) sont évoqués (et ainsi visités), en divers quartiers et faubourgs de la ville. Il y a deux personnages principaux. L’un apparaît sous deux avatars : âgé, il est dénommé «le vieil écrivain» ; adolescent, «poussé par un désir de fiction» _ l’expression, en effet très significative, se trouve à la page 28 _, il dit s’appeler Victor à l’autre héros, un inconnu _ inquiétant autant que fascinant du début à la fin _ quadra ou quinquagénaire, Andrés _ qu’un autre personnage, Franca (une croate), nommera plus loin, à la page 68, « Fredi« … _, qui lui adresse la parole dans un bar _ « l’Union Bar, aujourd’hui démoli, au coin de la rue Balcarce et de l’avenue Independencia« , à Buenos Aires (page 23, pour être précis dans la localisation)… «L’écrivain ne sait pas _ et ne s’en soucie guère ! _ si la chronologie de ce qu’il essaye _ c’est important : la tentative demeure toujours fragmentaire et partielle, grandement lacunaire _ de raconter _ rétrospectivement _ respecte celle des faits rappelés» _ page 65 ; « En revanche, il sait que la mémoire efface plus qu’elle ne garde. L’imagination, rusée, récupère tout ce que la mémoire a effacé et l’attrape _ très heureusement _ dans les filets de la fiction«  : ce que personnellement je nomme, en lisant bien Marie-José Mondzain, « l’imageance« . Et tel est bien le point (de ce récit) qui me paraît crucial !.. Pour le principal, il n’y a pas trop de doute, s’il s’agit _ pour l’auteur, suggère fortement le critique _ de faire comprendre _ tout en délicatesse, et sans la moindre lourdeur ; avec beaucoup de raccourcis ! et toujours fragmentairement _ comment l’adolescent est devenu _ voilà ! _ l’écrivain. Victor a aussi une cousine _ Cecilia, de trois ans plus âgée que lui. «Et avec ça, comment tu te débrouilles ?» demande-t-elle après quelques regards sur la braguette de son cousin _ page 47. C’est elle qui l’aidera «à atteindre _ in concreto _ la prestance _ purement technique _ nécessaire» _ page 48 _, lui indiquera «les mouvements qu’il trouverait très vite spontanément», et il se souviendra du «parfum de sa cousine, qui imprégnait draps et oreiller, et que de toute sa vie il ne retrouverait en aucun autre» _ pages 48-49. Andrés est au courant, car l’adolescent et l’homme mûr acquièrent vite une intimité _ entre eux deux _ reposant sur la vie _ passablement _ aventureuse _ et c’est peu dire ! _ de celui-ci, sur les découvertes _ à connotations érotiques, bien qu’indirectes, tout particulièrement _ qu’il propose à son jeune ami. Andrés est un homme à femmes, apparemment _ selon ses dires et ce qu’en laissent paraître aussi ses actes _, qui ne déteste rien tant que les hommes à hommes, mais un mystère, quand même _ c’est sûr ! _, pèse sur l’intensité de sa relation _ complexe à qualifier frontalement _ avec l’adolescent _ ce qui pose aussi, forcément, question : que cherche-t-il à ménager, et pour quelles raisons, en le jeune homme ?

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    Edgardo Cozarinsky est né en 1939 à Buenos Aires _ de parents et grands-parents émigrés d’Europe de l’Est _ qu’il quitta en 1974 pour Paris. Enrique Vila-Matas le présente ainsi en 2003 dans Paris ne finit jamais _ page 164 _, après avoir écrit le rencontrer souvent au cinéma : «Cozarinsky, un borgésien tardif selon Susan Sontag _ ?!? _ , était un exilé argentin qui semblait avoir fini par se sentir à l’aise dans son rôle _ un rôle ? ce n’est guère juste !… _ de personne déplacée _ ?!? Cf plutôt, outre les pages qu’il lui consacre en son indispensable Mes Argentins de Paris, l’article de René de Ceccatty Edgardo Cozarinsky, le voyageur sans terre cité en mon article du 8 août dernier : Admirable Loin d’où d’Edgardo Cozarinsky. Ecrivain et cinéaste _ c’est très important ! l’imageance et le fictionnel ne sont pas que littéraires ou romanesques, mais aussi cinématographiques !!! _, il vivait entre Londres et Paris, j’ignore où il vit maintenant, je crois qu’il ne vit plus qu’à Paris _ écrivait alors Vila-Matas, en 2003. Je me souviens que je l’admirais parce qu’il savait concilier _ voilà _ deux villes et deux activités artistiques […], je me souviens aussi que j’avais vu certains de ses films et lu son essai sur Borges et le cinéma, ainsi que son étude sur le ragot comme procédé narratif et d’autres textes, tous très captivants. Dix ans après avoir quitté Paris, j’ai admiré tout particulièrement son livre Vaudou urbain [traduit chez Bourgois, ndlr], un livre d’exilé, un livre transnational dans lequel il utilise une structure hybride […].» A noter aussi cet étonnant dialogue entre l’auteur et un supposé interwiever, au chapitre 3 (pages 20 à 22 de Dark) : Dialogue sur le «kintsugi» dans Dark, avant qu’on en vienne à l’histoire de Victor et Andrés : «C’est l’art japonais qui consiste à remplir les fissures d’un objet brisé, de porcelaine par exemple, avec de la résine où on a dilué de la poudre d’or. Au lieu de dissimuler la fente, on la souligne avec une substance lumineuse, qui a parfois plus de valeur que l’objet même. C’est ainsi qu’on ennoblit l’objet : au lieu de cacher les cicatrices de sa vie _ expression à relever ! _, on les exhibe. – N’est-ce pas ce que fait _ rabouter-repriser et embellir-ennoblir… _ tout romancier avec sa propre vie ? – C’est ce qu’il tente de faire» _ page 22. L’expression « exhiber les cicatrices de sa vie«  est bien sûr à mettre en rapport avec l’expression ultime du texte, page 142 : « surnagent les restes d’un naufrage« …

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    Sexe, politique, exotisme, il s’en passe, dans Dark, et sous diverses perspectives _ plus ou moins intriquées, mais toujours très sobrement traitées. C’est cette multiplicité des points de vue qui fait aussi l’écrivain, qui en fait un privilégié, comme Andrés _ ou Fredi _ le dit à l’adolescent _ pages 98-99. «Ce pays _ l’Argentine des années cinquante _ est un cas désespéré. […] Mais ne te gâche pas la vie avec la politique, toi tu t’en sortiras, tu fais des études, tu auras une profession, qui sait, si ça se trouve tu deviendras un écrivain célèbre, respecté. Moi, en revanche, je suis un type qui n’est que de passage _ à jamais un migrant _, je l’ai toujours été et le serai toujours. Va savoir où je me retrouverai demain. Toi, si l’ordure t’éclabousse, tu t’en débarrasseras rien qu’en secouant les épaules. Moi, elle se colle à moi, elle me marque, si je ne fais pas attention elle m’écrase.» Alors, pour que «surnagent les restes d’un naufrage» _ c’est sur cette expression-ci que se termine justement le livre, page 142 _, il faudra que l’adolescent devienne écrivain _ et s’essaie, à sa façon singulière, tâtonnante, à « retrouver » à raviver-rédimer, tel le Proust de la Recherche, son propre « temps perdu« … _ cet écrivain qui, dans les premières pages du texte, victime d’une crise de panique, résiste à s’en remettre à un psy de quelque obédience que ce soit, «comment confier son âme à quelqu’un qui n’a pas lu Dostoïevski ni saint Augustin» _ page 8 _, prêtant à certains une inculture exagérée. On prétend que chacun se souvient de la première fois où il a dit «je t’aime». Mais la tâche de l’écrivain est à la fois plus simple et compliquée : il s’agit ici de remettre en scène la première fois où il a entendu _ entendu se dire à lui, jeune homme _ ces mots _ ici : « Je t’aime, morveux !« , page 139 _, dans quelles circonstances, avec quelle oreille, et quel autre mot _ « morveux« , donc… _ accompagnait cette très étrange déclaration _ in extremis : Andrès et Victor ne se reverront jamais plus de leur vie.

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    Mathieu Lindon 

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    Edgardo Cozarinsky
    Traduit de l’espagnol (Argentine) par Jean-Marie Saint-Lu. Grasset, 142 pp.
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    Mathieu Lindon, je remarque, n’évoque ni le Vautrin, ni le Lucien de Rubempré, ni le Rastignac, de Balzac

    dans cette genèse de cet écrivain _ et de sa sexualité, aussi… _ qu’est Edgardo Cozarinsky.

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    Il faudrait lire ou relire ici aussi Edmund White, qui lui aussi, a croisé notre auteur,

    et en parle _ un peu…

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    Ce dimanche 12 août 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Philip Roth nous a quittés

    Philip Roth nous a quittés.

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    En un article d’hommage, Mort de Philip Roth : les cinq livres incontournables du romancier,

    Le Monde nous propose un premier choix-repérage de moments jugés importants en son œuvre :

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    Portnoy et son complexe,

    Ma Vie d’homme,

    Le Théâtre de Sabbath,

    La tache,

    et Exit le fantôme.

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    Pour ma part,

    outre le merveilleusement désopilant Ma Vie d’homme (My Life as a man !),

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    je retiendrai aussi 

    Patrimoine

    et Un Homme.

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    Ainsi que

    Les Faits _ autobiographie d’un romancier.

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    Qui m’ont, chacun, beaucoup, beaucoup marqué !

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    Cf aussi cet autre article d’hommage du Monde :

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    Mort de Philip Roth : la presse américaine salue une « figure prééminente de la littérature du XXe siècle »

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    Philip Roth : un auteur libre.

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    Parfaitement politiquement incorrect.

    Et donc non nobelisable : ouf !

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    Jeune _ et non d’jeun !.. _ à jamais : de la jeunesse vraie,

    et véridique,

    celle qui ne sait pas _ et ne saura définitivement jamais _ vieillir…

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    De ceux qui auront su se hisser,

    du plan du temps et de la vie,

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    au plan

    _ temporel et vital, aussi : forcément !

    Merci la vie ! La vie mortelle, celle qui tire au final son chapeau !

    Et avec un grand rire (aux larmes !..) _

    de l’éternité.

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    Merci aussi le merveilleux humour vital…

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    Ce mercredi 23 mai 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Telemann : d’heureuses retombées discographiques au 250ème anniversaire de sa mort (en 1767)

    Georg Philipp Telemann (1681 – 1767) fut un compositeur paticulièrement heureux, ouvert et généreux en sa création musicale,

    à la fois riche, abondante, diverse, et d’une très grande qualité _ humaine.

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    La manie (et la manne) commerciale(s) des commémorations

    nous a valu une année 2017 assez riche en sorties discographiques,

    piochant çà et là dans l’immense création du compositeur,

    dont pas mal de l’œuvre demeure encore inédit et inouï, tant au concert qu’au disque ;

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    par exemple dans le massif _ merveilleusement prolifique _ de ses superbes Suites ou Ouvertures (à la française) ;

    dont pas mal d’entre elles demeurent inouïes…

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    Ces jours de mai 2018,

    poursuivant sur la lancée éditoriale discographique de l’année-anniversaire telemanienne de 2017,

    sortent ainsi, par exemple, des Essercizii Musici,

    sous forme d’un excellent double CD Channel Classics CCS 40118 ;

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    soient 7 Trios Sonatas & 4 Solo Sonatas, pour divers instruments & continuo,

    idéalement interprétées _ comme d’habitude : ils nous y ont accoutumé ! _ par le superlatif ensemble Florilegium,

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    constitué ici de

    Bojan Cicic, violon ;

    Ashley Solomon, flûte traversière & flûte à bec ;

    Alexandra Bellamy, hautbois ;

    Jennifer Morsches, violoncelle baroque ;

    David Miller, archiluth et guitare ;

    Reiko Ichise, viole de gamme ;

    et Pawel Siwczak, clavecin.

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    Un enchantement renouvelé _ onze fois, pour les onze pièces _

    de 120 minutes _ en 2 CDs.

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    Si l’œuvre entier de Bach est à la gloire de Dieu,

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    l’œuvre de son ami _ et parrain de son fils Carl Philipp Emanuel _ Georg Philipp Telemann

    est dédié, lui, à la réjouissance _ plus bonhomme, et infiniment variée dans la « réunion des goûts«  de diverses nations, mais tout aussi éprise d’excellence en la réalisation… _ des hommes ;

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    et tourné, notamment, vers l’élargissement _ souvent quasi pédagogique, mais sans la moindre lourdeur didactique : Telemann sait toujours rester magnifiquement élégant… _ du public,

    tant des amateurs que des connaisseurs.

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    A déguster avec délices…

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    Ce samedi 19 mai 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa