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  • Leonardo Garcia Alarcon, Artiste ICMA 2025 : faire, construire, créer : un prix venant couronner un superbe parcours…

    « Leonardo Garcia Alarcon, Artiste ICMA 2025 : faire, construire, créer...« , tel est l’article –  sous forme d’un entretien très riche et passionnant de Luis Suñen avec le récipiendaire – que consacre ce mardi 24 juin 2025 la rédaction de ResMusica à cet artiste qui m’a si favorablement impressionné, que dis-je ? enthousiasmé, vendredi soir dernier, 29 juin, à l’Auditorium de Bordeaux pour sa flamboyante autant que clarissime stupéfiante et magnifique direction des « Indes galantes » de Jean-Philippe Rameau,

    ainsi qu’en a très modestement témoigné – sous forme de courriel de remerciement très ému à mon gendre Sébastien pour m’avoir donné sa place… – le lendemain mon article « « …

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    Voici donc cet article signé ICMA retrancrit par ResMusica :

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    a reçu le prix 2025 « Artiste de l’année ». Chef d’orchestre, expert du répertoire baroque, compositeur d’une Passion selon Jésus, fondateur de , chef du et responsable du théâtre La Cité Bleue à Genève, le maestro argentin s’est entretenu avec Luis Suñen du magazine Scherzo, membre du jury des .

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    : Que représente ce prix pour vous ?

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    : Face à un prix de cette importance, et à 48 ans, j’ai un peu de mal à regarder en arrière. Je suppose que c’est normal parce que je suis dans l’action, à faire, construire, créer. Au début, cela a été une très, très grande surprise, mais ensuite j’ai commencé à regarder autour de moi et à me sentir très reconnaissant pour tout ce que j’ai reçu de la part de tant de personnes tout au long de ma carrière – débutée en Argentine, son pays natal : il est né à La Plata le 5 août 1976. Cela m’a également permis d’évaluer le chemin parcouru entre l’Argentine et l’Europe, qui a été très difficile au début, même si je ne m’en rendais pas compte parce que je n’avais que 19 ans. Et de me permettre un flash-back : ce que j’ai pu réaliser dans ma relation avec le public, dans le domaine de l’enregistrement, dans la découverte d’œuvres anciennes et en tant que compositeur, de m’être lancé il y a deux ans avec ma Passion, inspirée de l’Evangile de Judas. Ce fut une surprise, mais aujourd’hui je la regarde avec plus de tranquillité et presque avec acceptation.

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    ICMA : Ce voyage de l’Argentine vers l’Europe a également été effectué par d’autres artistes spécialisés comme vous dans ce que nous appelons la musique ancienne (Manfredo Kremer, María Cristina Kiehr, Pedro Memelsdorff, Gabriel Garrido, Eduardo Egüez, Mariana Flores…) Un « casting » vraiment exceptionnel – en effet !

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    LGA : Je crois que si l’on écoute le folklore argentin, un folklore si nostalgique, également si mélancolique dirons-nous, on se rend compte que, d’une certaine manière, en Amérique latine, il n’y a jamais eu d’indépendance culturelle par rapport au baroque. Je veux dire qu’à l’époque où nos pays ont obtenu leur indépendance de l’Espagne, en Argentine entre 1810 et 1820, le baroque continuait d’exister – pleinement – à tous les stades de la composition : l’utilisation des instruments que les jésuites nous avaient laissés, les mélodies, le madrigal, les tons humains, les tonadas comme nous les appelons.

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    Tout cela a continué à se développer, et il n’y a pas vraiment eu de pause. Nous sommes nés avec le baroque inscrit dans notre folklore. Il y a des claves, il y a des harpes. Les plus grands virtuoses de la harpe sont au Paraguay ou dans le nord de l’Argentine tout simplement parce que ce sont des harpistes de l’époque qui ont évolué avec leurs techniques traditionnelles. Le charango est une ancienne vihuela espagnole. Ainsi, lorsque nous écoutons de la musique baroque en tant qu’enfants, nous la ressentons comme de la musique actuelle, comme de la musique composée au même moment. Ce n’est pas du tout de la musique ancienne – voilà ! La relation est donc directe, immédiate. Lorsque nous devons mettre en musique un madrigal de Gesualdo ou de Monteverdi, nous essayons de faire en sorte que cette mise en musique corresponde plus ou moins à ce que nous avons entendu depuis notre enfance. En d’autres termes, je n’ai pas seulement un amour fou pour l’ancien et pour les musées, mais j’imagine constamment comment c’était à l’époque.

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    ICMA : Et cela est-il bien compris par ceux qui doivent en juger ?

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    LGA : Quand je vois qu’il y a des critiques qui se mettent parfois en colère contre le mouvement – merveilleux : tout danse ! – que nous donnons à notre musique, je me souviens des réactions à la restauration de la chapelle Sixtine avec les couleurs d’origine. Et tant de critiques nostalgiques qui disaient que ce n’étaient pas les couleurs que nous connaissions. Bien sûr. Tout comme il y a des nostalgiques d’un baroque qui finalement était romantique – eh oui ! – dans les années 1970 ou 1980. Alors quand ils regardent à une autre vitesse, poussés par le texte, un Mariage d’Orphée et qu’ils estiment que c’est forcément une musique lente, presque religieuse, je me demande où ils ont vu un mariage comme ça. C’est ce qui me guide en quelque sorte, pour être capable de faire le mélange entre le sacré et le profane. Monteverdi, lorsqu’il faisait les Vêpres à l’église, composait – au même moment – l’Orfeo. Et lorsqu’il composait l’Orfeo, il jouait les Vêpres. Comment cela se fait-il ? Eh bien, avec les mêmes musiciens qu’il avait et avec la même technique. Et tout était mélangé dans le même univers.

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    ICMA : Si ces mêmes critiques et vous-même me le permettez, je dirais que votre Orfeo – cf le CD Alpha 720 paru en 2021 – a marqué un avant et un après.

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    LGA : Eh bien, merci beaucoup. Monteverdi se considère comme l’inventeur de la seconde pratique, qui consiste simplement à pouvoir utiliser la dissonance d’une manière différente, et dans l’Orfeo il en est très conscient. Aujourd’hui, cela ne nous touche pas tellement, car nous avons vécu avec le jazz ou la musique dodécaphonique. Mais, à son époque, cette seconde pratique, où il a décidé qu’un personnage pouvait attaquer une dissonance sans la préparer, lui a valu de nombreux ennemis. Et ce fut la grande révolution de l’histoire de la musique. Le pouvoir de déroger aux lois classiques du contrepoint par une émotion exacerbée : les noces, les lamentations des bergers, la douleur de la mort et la mort elle-même, le royaume des ténèbres, l’espoir. Voyez l’émotion, la douceur indicible de ces quatorze nymphes de Proserpine que Lully utilisera plus tard – en 1680. Et en même temps, Monteverdi est très rationnel, il y a toujours un nombre associé à une émotion. Et je devais aussi en tenir compte.

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    « La et le se complètent parfaitement »

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    ICMA : Qu’est-ce que la fondation de la et son installation à Namur ont apporté au traitement de votre répertoire ?

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    LGA : Le avait une grande expérience de la musique de la Renaissance. D’une certaine manière, j’ai senti – en la musique – ce que Michel-Ange – en son art – pouvait faire avec une figure de Raphaël. Raphaël est absolument apollinien, et Michel-Ange le transforme – le transcende. Avec les voix belges que j’ai toujours admirées dans les disques de Philippe Herreweghe, absolument exceptionnelles, expérimentées dans la polyphonie franco-flamande, et avec la Cappella Mediterranea, qui était plus proche du baroque italien, espagnol ou latino-américain, on pouvait obtenir la combinaison parfaite. Et je l’ai vu avec la première œuvre que nous avons faite – le CD est paru en 2011 – , El diluvio universale de Michelangelo Falvetti, de 1682, qui a été une révolution au Festival d’Ambronay et que nous avons jouée dans le monde entier. Ensuite, nous avons joué beaucoup de Haendel, beaucoup de Bach, beaucoup de Monteverdi, et beaucoup de polyphonie. Ainsi que d’aller à l’Opéra de Paris avec L’Eliogabalo de Cavalli avec Thomas Jolly à la mise en scène en 2016, puis en 2019 avec Les Indes galantes, où le chœur a non seulement chanté mais aussi dansé – et c’est absolument merveilleux !

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    ICMA : Vos deux derniers disques – je les possède – sont de véritables redécouvertes : Philippe d’Orléans et Giovanni Paolo Colonna. Commençons par Philippe d’Orléans.

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    LGA : Je dois dire la vérité. Plusieurs musicologues m’ont proposé de ressusciter des partitions du XIXe siècle et après les avoir lues pendant une demi-heure, j’ai dit : désolé, non. Au XIXe siècle, il y a beaucoup de musique qui ne m’inspire pas, et aussi, souvent, peu de génie. Je veux dire qu’au XVIe siècle, la technique est tellement extraordinaire qu’il est très difficile d’être un mauvais musicien – tiens, tiens ! Au XVIIe siècle, il y a plus de personnalisation, mais la musique est toujours bonne. Bien sûr, j’ai décidé de faire les grands motets ou Atys de Lully, Médée de Charpentier, les grandes œuvres de Rameau… Mais, parmi les inconnus, celui qui m’a impressionné, c’est cette Armide ou Jérusalem délivrée de Philippe d’Orléans – 1674 – 1723, le futur Régent. On le sait : un chrétien tombe amoureux de Clorinda, une Palestinienne, et se jette par terre en lui disant « je t’ouvre mon sein, j’oublie même qui est Jésus-Christ ». J’ai toujours admiré qu’un poète italien – Torquato Tasso – ait écrit quelque chose comme ça, parce que ça va au-delà de l’amour, de la politique et de la religion. Et je me suis dit qu’il fallait faire cette pièce où l’imagination des Français va si loin, qui est vraiment une grande fantaisie sur la Jérusalem libérée de Tasso, où les personnages ressuscitent, revivent, changent de sentiments. Je n’ai jamais vu cette imagination dans un livret français – tiens, tiens !

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    ICMA : Comment situer Philippe d’Orléans dans son époque ?…

    LGA : Quand j’ai commencé à lire sa musique, je me suis dit : quelle grande personnalité a cet homme, avec un style déjà très XVIIIe siècle, avec des prouesses harmoniques extraordinaires ! On a des moments funèbres de personnages avec deux violes de gambe, avec deux flûtes à bec comme dans la Cantate BWV 106 de Bach – Actus tragicus… C’est la même instrumentation, mais avec des harmonies encore plus éloignées de ce que Bach a proposé dans ses cantates. Il y a des couleurs d’orchestration que je n’ai pas retrouvées avant Rameau – voilà ! C’est un musicien qui a aussi traité la forme des récitatifs de manière très originale, qui a réformé la théorie de Lully. Il était doué pour presque tout, y compris comme peintre, comme poète, dans les arts de la guerre, en équitation.

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    ICMA : Et avec une vie privée – libertine ! – étonnante.

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    LGA : Impossible à décrire. Les dilettantes – épris du plaisir… – , comme on disait, avaient de nombreux talents, mais lorsqu’ils se consacraient à les cultiver, ils le faisaient à deux cents pour cent. Il est dommage que cet homme ne nous ait pas laissé un plus grand héritage musical. Lorsque les musiciens avec lesquels nous l’avons enregistré découvraient tout cela, je les ai vus pleurer, c’était ce miracle de la révélation d’une intelligence, d’un esprit qui nous touche presque épidermiquement, qui nous envahit. Nous l’avons ressenti, je l’ai ressenti dans cet album – Château de Versailles Spectacles CVS 125. C’est pour cela que je ne peux pas réécouter mes disques plusieurs fois par la suite, parce qu’il me reste l’émotion pure de ce que j’ai ressenti à un moment précis.

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    Il est clair que Colonna – Giovanni Paolo Colonna, 1637 – 1695- devait être placé à côté de Haendel, en l’occurrence la Missa concertata avec le Dixit Dominus. Cela doit être lié à sa passion de chercheur pour les bibliothèques européennes, comme il le dit à Jean-Marie Marchal dans son livre Leonardo García Alarcón. Une vie de musiques, publié aux Presses Universitaires de Louvain.

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    À La Plata, alors qu’il avait dix-sept ans, il avait lu une nécrologie de Haendel parue en 1769, dix ans après sa mort, qui parlait des influences, de la Gran Colonna et des partitions qu’il possédait. Quelque temps plus tard, je cherchais à la bibliothèque Leopoldina de Vienne le troisième acte du El Prometeo d’Antonio Draghi, un opéra en espagnol que j’ai enregistré – Alpha 582, paru en 2020 –  et que nous avons fait à l’Opéra de Dijon avec les idées de Gustavo Tambascio, décédé quatre mois auparavant. Eh bien, je n’ai jamais trouvé ce troisième acte, et je l’ai finalement composé moi-même dans le style de Draghi. Le fait est que, en cherchant, comme je le disais, soudain, par pur hasard, je suis tombé sur de la musique que je pensais être de Bach : des manuscrits, des motets, une messe… et il s’est avéré que c’était de Giovanni Paolo Colonna. Je n’ai cessé de penser à cette musique jusqu’à ce que je trouve cette Messe en mi mineur, qui commence presque exactement comme la Messe en si mineur de Bach, et qui a été écrite un an avant la naissance de Bach lui-même. Sébastien de Brossard qualifie Colonna de maître des maîtres.

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    ICMA : Il était donc normal de l’associer à Haendel ?

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    LGA : Haendel se rend à Rome en 1707 et veut montrer qu’il connaît le contrepoint et qu’il connaît aussi Colonna, il écrit donc le Dixit Dominus en s’inspirant de son extraordinaire virtuosité. Les réunir sur un même disque était tout à fait naturel – je possède bien sûr aussi ce CD, le CD Ricercar RIC 470, paru en 2025.

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    ICMA : Parlez-nous de I Grotteschi.

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    LGA : Il s’agit du développement d’une idée de Peter de Caluwe, directeur de La Monnaie, qui a décidé de réunir différentes œuvres d’un même compositeur en une seule représentation. Il l’a fait avec Verdi, avec Wagner, avec Donizetti et maintenant avec Monteverdi : Orfeo, Ritorno et Incoronazione. Je dois avouer que j’ai d’abord hésité à me lancer dans une telle entreprise, bien que j’aie déjà enregistré un disque dans ce sens, Monteverdi et Les Sept péchés capitaux  – soit le CD 249, paru en 2016. Le texte est très important pour Monteverdi, mais c’est aussi presque un prétexte pour transformer une émotion particulière en musique, pour montrer que c’est possible. Par exemple, il se croit l’inventeur, et il le dit en 1638, d’une colère qui n’existait pas en musique auparavant. Avec , nous démontrons qu’il existe des caractéristiques de personnages associées à chacun de ses opéras, tandis que tout au long des deux nuits, l’un de ces personnages en incarne d’autres, mais avec un nouveau nom. Et ce nouveau nom caractérise une personnalité presque freudienne. D’une certaine manière, nous entrons dans un univers analytique, presque psychanalytique dans ce cas.

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    ICMA : Et ils vous ont appelé.

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    LGA : En Argentine, pays le plus psychanalysé de tous – c’est vrai – , on dit que celui qui ne fait pas de thérapie est malade. Buenos Aires et New York sont les villes les plus psychanalysées de la planète. Alors… Oui, on m’a appelé… Il ne pouvait en être autrement. Il fallait que ce soit un Argentin, même si on n’a pas voulu me le dire.

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    ICMA : Que pensez-vous de la proposition de Villalobos, un metteur en scène qui suscite une certaine controverse en Espagne ?

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    LGA : D’une certaine manière, je suis attiré par ce type de projets, et je me sens très conservateur à leur égard. Lorsque j’analyse ces œuvres, je suis en quelque sorte un défenseur de la tradition, car je défends le compositeur Monteverdi, mais lorsque je vois comment I Grotteschi a été interprété avec beaucoup d’intelligence par , je constate qu’il y a une cohérence, une évidence dans ce qu’il propose. Monteverdi sourirait, je ne dis pas qu’il approuverait, mais il sourirait, il dirait « comme mes petits-enfants s’amusent à mes dépens ». C’est comme les grands-parents, ils les laissent faire. Mais c’est surtout un grand hommage. C’est pourquoi j’ai suggéré à Rafael que dans une pièce comme celle-ci il y ait des chœurs, des madrigaux, par exemple Hor che ‘l cielo e la terra de Pétrarque. Il ne faut pas oublier que nous voyageons dans le temps. La distance entre Pétrarque et Monteverdi dans le temps est presque la distance entre Monteverdi et nous. Je veux dire que l’on a toujours voyagé et réinterprété le passé. Si Pétrarque entendait le Hor che ‘l cielo de Monteverdi, il pourrait avoir un choc. Mais cette réinterprétation a toujours existé….

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    ICMA : Qu’en est-il de votre Passion ?

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    LGA : La Passione di Gesù est écrite à partir d’un évangile – selon Judas – trouvé en Égypte en 1978, dont l’histoire a été mouvementée jusqu’à aujourd’hui, avec des allers-retours depuis lors. Elle a été créée en 2022 et sera publiée sur disque en 2026. Elle est écrite pour solistes, double chœur et grand orchestre, et je commence déjà à être invité à diriger non seulement la Passion selon saint Matthieu de Bach, mais aussi la mienne. La vidéo qui l’accompagne a été enregistrée par la télévision française à Saint-Denis.

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    ICMA : Envisagez-vous d’aller plus loin dans votre répertoire de chef d’orchestre, comme l’ont fait d’autres maestros spécialisés ?

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    LGA : J’ai déjà fait du bel canto, du Donizetti. Je continue avec le Requiem allemand de Brahms, et en 2028 je dirigerai le Cinquième de Mahler. Je n’ai pas voulu faire ces répertoires auparavant parce que je suis très attaché à la Cappella Mediterranea. C’est pourquoi je préfère accepter des invitations de courte durée, et non, comme pour les opéras, pour de longues périodes, car pendant ce temps, mon ensemble n’a plus de travail.

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    Crédits photographiques :

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    Leonardo García Alarcón©Tashko Tasheff ;

    Leonardo Garcia Alarcon & Luis Sunen at the ICMA Gala 2025 © Susanne Diesner ;

    I Grotteschi © Matthias Baus / La Monnaie

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    Entretien publié en anglais sur le site des ICMA en avril 2025

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    Et en plus, Leonardo Garcia Alarcon est très sympathique !

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    Ce mardi 24 juin 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un admirable « Tombeau de Couperin » par Anshel Brusilow (Philadelphie, 1928 – Dallas, 2018) dirigeant le Chamber Symphony of Philadelphia en 1967, en un extraordinaire coffret de 6 CDs RCA paru en 2023…

    Ma passion pour le ravélien « Tombeau de Couperin » m’a fait chercher à me procurer au plus vite le coffret « Anshel Brusilow conducts the Chamber Symphony of Philadelphia » _ un coffret de 6 CDs RCA 19658792072 paru en 2023 _,

    sur la foi de ma lecture de l’article « Ephémère » paru sur l’excellent site Discophilia de Jean-Charles Hoffelé à la date du 4 février 2024…

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    Anshel Brusilow (Philadelphie, 14 août 1928 – Dallas, 15 janvier 2018) est un musicien bien peu ordinaire, et réellement magnifique !

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    Et le CD « Ravel – Françaix – Ibert » qui comporte ce stupéfiant « Tombeau de Couperin » est magistral de puissance poétique _ comme de prise de son…

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    Mais, avec ce sublime « Tombeau de Couperin » de Maurice Ravel (1875 – 1937), sont présents sur ce magistral CD paru en juin 1969, d’aussi stupéfiants « Sérénade » de Jean Françaix (1912 – 1997), et « Suite symphonique Paris » de Jacques Ibert (1890 – 1962) _ eux aussi en de titanesques prises de son _, rendant à leur tour pleine justice aux extraordinaires instrumentistes de ce Chamber Symphony of Philadelphia, qu’Anshel Brusilow avair su réunir auprès de lui…

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    EPHÉMÈRE

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    Lorsque Anshel Brusilow forma au printemps de 1961 son orchestre de chambre avec ses amis _ voilà : et cela se ressent : quelle formidable cohésion de cet ensemble ! _ de l’Orchestre de Philadelphie, dont il était alors le « concertmaster », se doutait-il des difficultés successives qui allaient mettre un terme prématuré à sa belle entreprise ?

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    Eugene Ormandy ne regardait pas avec toute la bienveillance nécessaire la création d’un orchestre _ autre que le sien, à Philadelphie _ qui, même de format Mozart, proposait une autre saison de concerts symphoniques (même modeste en nombre de soirées, au début cinq par saison durant l’été). Puis les syndicats de musiciens eux-mêmes s’en mêlèrent, interdisant, par un édit, à tout membre du Philadelphia Orchestra de participer à la nouvelle formation.

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    En signe de protestation, Brusilow quitta le pupitre du premier violon, conserva _ auprès de lui _ quelques musiciens frondeurs de l’orchestre, dont le premier violoncelliste William Stokking, Ormandy dans l’immédiat n’allant pas jusqu’à les licencier (ils ne perdaient rien pour attendre), invita quelques solistes freelance et des instrumentistes chevronnés du Curtis, composant un orchestre étoffé qui, à compter de 1966, proposera des saisons complètes.

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    La virtuosité de l’ensemble, son ouverture vers des répertoires que l’Orchestre de Philadelphie maintenait à la marge, le charisme _ voilà ; et comme il se ressent ! _ de leur directeur musical : en une saison le public répondit présent, mais aussi le disque. La RCA, en signant l’Orchestre de chambre de Philadelphie, reprenait pied dans la capitale culturelle de la Pennsylvanie où elle avait régné sans partage durant le magister de Leopold Stokowski.

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    La label au sceau rouge accompagnera le Chamber Symphony jusqu’en 1968, année où l’Orchestre de Philadelphie quitta la Columbia pour revenir dans le giron de RCA, coup d’arrêt brutal alors même que Brusilow sortait rayonnant des sessions d’un fastueux Bourgeois gentilhomme où il avait repris son violon. La formation survivra deux saisons encore, avant de se débander en 1972.

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    Six disques seulement _ mais quels ! Dès les deux premiers la philosophie de l’ensemble et de son directeur était clairement exposée : remettre en évidence des partitions oubliées du grand répertoire (dans ce cas une lecture fabuleuse de poésie et d’élan de la Première Sérénade de Brahms) et illustrer la musique du XXe siècle (créations comprises, pour l’heure la Messe « Come, Creator Spirit » de Richard Yardumian, gloire locale, certes, mais d’abord compositeur inspiré qui répondait ici à une commande de l’orchestre).

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    Suivront un disque Tchaikovski/Arenski d’un fini, d’une élégance, un doublé Cherubini Haydn, vert, enlevé (quel « Il distratto »), un album français ouvert par un ineffable _ oui, oui ! _ Tombeau de Couperin (avec le hautbois de James Caldwell) poursuivi par la rare Sérénade de Jean Françaix avant le Capriccio d’Ibert, et surtout _ oui, oui ! _ sa Suite « Paris », d’une poésie élégante et canaille à la fois _ et c’est absolument merveilleux de vie… Cet album français est une merveille  _ tout simplement ! _ qui n’aurait jamais dû quitter les catalogues, assez dans la veine de ceux que Vladimir Golschmann gravait pour Capitol avec son Orchestre de Saint-Louis.

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    Coda brillantissime chez Richard Strauss (Le Bourgeois gentilhomme, déjà cité) et Wolf pour une Sérénade italienne fouettée.

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    Ai-je jamais pu espérer revoir en CD ces microsillons que je cherchais chez Griffon à Manhattan, souvent en vain ? Les voici, je me frotte les yeux. Non, je ne rêve pas _ et nous non plus…

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Anshel Brusilow conducts the Chamber Symphony
    of Philadelphia

    The Complete RCA Album Collection

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    CD 1
    Johannes Brahms
    0404(1833-1897)
    Sérénade pour orchestre No. 1 en ré majeur, Op. 11

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    CD 2
    Richard Yardumian (1917-1985)
    Come, Creator Spirit
    Lili Chookasian, contralto – Chamber Symphony of Philadelphia Chorale – Members of the Fordham University Glee Club – Members of the Thomas More College Women’s Chorale

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    CD 3
    Piotr Ilyitch Tchaikovski (1840-1893)
    Suite pour orchestre No. 4 en sol majeur, Op. 61, TH 34 « Mozartiana »
    Quatuor à cordes No. 1 en ré majeur, Op. 11, TH 111 (extrait : II. Andante cantabile, version pour orchestre à cordes)
    Anton Arenski (1861-1906)
    Variations sur un thème de Tchaikovski, Op. 35a

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    CD 4
    Luigi Cherubini (1760-1842)
    Symphonie en ré majeur
    Joseph Haydn (1732-1809)
    Symphonie No. 60 en ut majeur, Hob. I:60 « Il distratto »

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    CD 5
    Maurice Ravel (1875-1937)
    Le tombeau de Couperin, M. 68a
    Jean Françaix (1912-1997)
    Sérénade pour petit orchestre
    Jacques Ibert (1890-1962)
    Suite symphonique, « Paris »
    Capriccio

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    CD 6
    Richard Strauss (1864-1949)
    Der Bürger als Edelmann (Le bourgeois gentilhomme) – Suite, Op. 60b, TrV 228c
    Hugo Wolf (1860-1903)
    Sérénade italienne (version orchestrale)

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    Chamber Symphony of Philadelphia
    Anshel Brusilow, direction

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    Un coffret de 6 CD du label Sony Classical 19658792072
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    Photo à la une : le chef d’orchestre Anshel Brusilow –
    Photo : © Texas University Photography Collection

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    Des interprétations splendidissimes !

    Une fête des sens…

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    Ce samedi 1er février 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Essai de répertoire de mentions dans des actes d’état-civil de maisons indiquées par un nom, et pas un numéro, situées en divers quartiers de Ciboure (Pocalette, Bordagain, La Place…), maisons de naissance ou de décès de membres des lignées issues de Gratien Delouart (Ciboure, 1748 – Ciboure, 1798), ou apparentés par mariage aux descendants de celui-ci…

    En forme de complément à mon article d’hier intitulé « « ,

    je procède aujourd’hui à une recension des maisons de divers quartiers de Ciboure _ le Quai, la Place, la rue Pocalette, le quartier de Pocalette, Bordagain et Achotarreta _ en commençant par celles mentionnées par un nom de maison, et pas seulement par un numéro, dans les actes d’état-civil (naissances, décès) des membres de la descendance du cibourien Gratien Delouart (1748 – 1798), et des personnes alliées à ceux-ci par mariage, et qui se trouvent être par là des apparentés – cousins – cibouriens à Maurice Ravel (né à Ciboure le 7 mars 1875) par sa mère la cibourienne Marie Delouart (1840 – 1917)…

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    Et je commence par les maisons les plus notables, celles qui portent un nom _ et pas seulement un numéro _ qui sont situées dans le quartier de Pocalette ainsi que rue Pocalette _ car c’est la majorité d’entre celles-ci : 6 sur un total recensé de 12 maisons mentionnées par un nom portent mention du nom de Pocalette (le quartier ou bien la rue : il faut les distinguer !)… _, en procédant par ordre chronologique d’apparition de ces mentions des noms des maisons dans les actes d’état-civil (naissances, décès) des personnes descendant de l’ancêtre commun Gratien Delouart, ou apparentées avec celles-là par mariage.

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    Voici ce que cela donne :

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    _ la Maison Bourbouillonbaita, dans le quartier de Pocalette :

    numérotée n° 163 pour le décès le 10 mars 1839 de Jacques Billac, âgé de 57 ans (1772 – 1839) _ qui épousa le 14 septembre 1814 à Ciboure Marie Delouart n° 1 (1782 – 1855) _ ;

    et puis n° 118 pour la naissance le 24 mars 1840 de Marie Delouart (1840 – 1917) _ fille de Sabine Delouart (1809 – 1874), et mère de Maurice Ravel (1875 – 1937) _ :

    c’est bien, ainsi, en cette maison Bourbouillonbaita du quartier de Pocalette que demeurait la famille de Jacques Billac et son épouse Marie Delouart n°1, dont font partie leurs filles Engrace-Gachucha Billac (1819-1902), née à Ciboure le 2 juin 1819, dans la maison n°  rue Pocalette, et Gracieuse Billac (1824 – 1897), née à Ciboure le 15 mai 1824, dans la maison n° 118 rue Pocalette, et la sœur aînée de celles-ci, Sabine Delouart (1809 – 1874), née à Ciboure le 11 mars 1809, dans la maison n° 17, quartier de Bordagain, de père inconnu… _ je relève ici au passage que c’est en une maison n° 17 rue Bordagain (s’agit-il, ou pas, de la même maison ? Je me le demande…) qu’est née à Ciboure le 9 octobre 1832 Catherine Larrea (1832 – 1893), la future épouse, à Ciboure le 23 avril 1858, de Jacques Goyenague (1823 – 1886)… _ ; et on sait la proximité qui demeurera leurs vies durant entre les deux sœurs Sabine Delouart (1809 – 1874) et Gracieuse Billac (1824 – 1897), ainsi que, pour Engrace-Gachucha Billac, avec sa nièce Marie Delouart (1840 – 1917), née donc en cette Maison Bourbouillonbaita le 24 mars 1840, et son petit-neveu Maurice Ravel (1875 – 1937) _ né, lui, le 7 mars 1875 en la Maison San Estebania, au 12 de la rue du Quai…

    Quant à l’ancêtre Gratien Delouart, né à Ciboure le 1er mai 1748, ion peut relever qu’il est décédé à Ciboure, 21 août 1798, dans son domicile situé quartier du Nord, Maison de Churaenea…

    …

    Et dans mon article «  » du 14 avril 2019, j’ai relevé que le très précieux  document du recensement de la rue Pocalette en date du 1er janvier 1806, indiquait que la veuve de Gratien Delouart, Sabine Laxague (1745 – 27 février 1845), comptait en son logement de la Maison Moutanearguinenia 8 personnes, dont voici la liste _ source de bien de questions de chronologie familiale quant à ce couple de Jacques Billac et Marie Delouart, et leurs enfants !.. _ des indicationss qui en sont données :

    Billac Jacques, 40 ans, marein

    Deloirte Marie, épouse, 24 ans

    Lasaga Chabadin, tante, 64 ans

    Marie, fille, 32 ans,

    Marie, fille, 25 ans,

    Deloirte Jean, fils, 28 ans,

    Chabadin, sœur, 8 ans

    Deloirte Marie-Baptiste, fille, 1 an

    …

    En cette même Maison Moutanearguinenia résidait aussi la famille de Jean Alsuet, marein, 32 ans, comportant son épouse, Marie Larrea, 35 ans, leurs deux filles Estonta, 2 ans, et Marie, 2 mois, ainsi que leur servante Jeanne Soule, 17 ans.

    …

    …

    _ la Maison Pilarbaita, dans le quartier de Pocalette :

    numérotée n° 175 pour le décès le 30 septembre 1844 de Marguerite Larrea, âgée de 45 ans (1798 – 1844) _ qui épousa Le 30 avril 1823 à Ciboure Jean Delouart (1788 – 1872) _

    de même n° 175 pour la naissance le 20 septembre 1854 de Jean-Baptiste Cerciat _ fils de Bernard Cerciat (1824 – 1867) et son épouse Sabine Delouart (1825 – ?), elle-même fille de Jean Delouart (1788 – 1872) et son épouse Marguerite Larrea (1798 – 1847)  _,

    sans numéro pour la naissance le 28 février 1857 de Marie Cerciat _ fille elle aussi de Bernard Cerciat (1824 – 1867) et son épouse Sabine Delouart (1825 – ?) ; et j’ignore le lieu et la date de son décès…  _,

    et à nouveau n° 175 le 19 avril 1859 pour la naissance de Jean Cerciat _ fils de lui aussi Bernard Cerciat (1824 – 1867) et son épouse Sabine Delouart (1825 – ?) ; parti s’installer en Nouvelle-Calédonie, où il épousera à Nouméa le 24 juillet 1893 Marie-Eudoxie Alllard (1872 – ?) et en aura au moins 3 enfants Elina, Raymond et André Cerciat, nés respectivement en 1894, 1897 et 1899, et fit carrière dans l’aviation…  _ ;

    …

    …

    _ la Maison Petimentenia, dans le quartier de Pocalette :

    numérotée n° 153 pour le décès le 20 novembre 1849 de Michel Goyenague, âgé de 59 ans (1790 – 1849) _ qui épousa le 28 février 1821 Marie Delouart n° 3 (1786 – 1872), et père de Simon Goyenague (1821 – 1890), Jacques Goyenague (1823 – 1886) et Marie Goyenague (1827 – après 1898, probablement à Buenos Aires, veuve de Martin Passicot (Urrugne, 1824 – 1898, à Buenos-Aires) _ ;

    …

    …

    _ la Maison Miguelenia, dans le quartier de Pocalette :

    numérotée n° 183 pour la naissance le 17 mai 1851 de Jean-Martin Passicot _ fils de Marie Goyenague (1827 – après 1898) et son époux Martin Passicot (1824 – 1898) _ ;

    …

    …

    _ la Maison Sopitenia, dans le quartier de Pocalette :

    numérotée n° 38 pour la naissance le 31 juillet 1862 de Jean-Baptiste Goyenague _ fils de Jacques Goyenague (1823 – 1886) et son épouse Catherine Larrea (1832 – 1895) ;

    voir à propos de cette Maison Sopitenia n°38 au quartier de Pocalette, les questions que je me pose plus bas concernant la Maison Callebaita n° 38 au quartier de Bordagain… _ ; 

    …

    …

    _ et la Maison Etchepare, rue Pocalette :

    sans numéro pour le décès le 25 novembre 1888 de Jean-Savin Delouart, âgé de 55 ans (1833 – 1888) _ fils de Jean Delouart (1788 – 1872) et son épouse Marguerite Larrea (1798 – 1844).

    …

    …

    Pour les maisons dont le nom est mentionné et situées dans le quartier de la Place :

    …

    …

    _ la Maison Lamacenia, citée avec le numéro 177, au quartier de la Place,

    pour le décès le 27 février 1845, à l’âge de 100 ans, de Sabine Laxague (1745 ou 1752... – 1845) _ l’épouse, puis veuve, de Gratien Delouart, et ancêtre des 4 lignées issues de ce couple qui s’est marié à Ciboure le 27 janvier 1778 _,

    et citée sans numéro, 

    pour le décès le 23 août 1855, à l’âge de 73 ans, de Marie Delouart n° 1 (1782 – 1855) _ la fille aînée de Sabine Laxague (1745 – 1845) et l’arrière-grand-mère maternelle, via sa fille Sabine Delouart (1809 – 1874) et sa petite-fille Marie Delouart (1840 – 1917), de Maurice Ravel, né à Ciboure le 7 mars 1875 ;

    Marie Delouart n°1 (1782 – 1855) et sa mère Sabine Laxague (1745 – 1845) ont donc demeuré ensemble en cette Maison Lamacenia, du quartier de la Place, après avoir vécu en 1839 et 1840, au moins, aux moments du décès de Jacques Billac (le 10 mars 1839), le mari de Marie Delouart n°1, et de la naissance de Marie Delouart (le 24 mars 1840), la fille de Sabine Delouart (1809 – 1874) et la mère  Maurice Ravel (1875 – 1937), à la Maison Bourbouillonbaita du quartier de Pocalette… 

    …

    …

    _ et la Maison Ganichicarrenia n° 139 au quartier de la Place :

    pour la naissance le 18 août 1854 de Pierre-Paul Goyenague (1854 – 1929) _ fils de Simon Goyenague (1821 – 1890) et son épouse Josèphe Joachine Albistur (Fontarabie 1828 – ?) _ ;

     

    …

    …

    Pour les maisons situées rue du Quai :

    …

    …

    _ la Maison St Esteven, n°12 rue du Quai,

    pour le décès le 22 décembre 1874, à l’âge de 65 ans, de Sabine Delouart (1809 – 1874) _ la grand-mère maternelle de Maurice Ravel _ ;

    …

    …

    _ et la Maison Custorrenea, située au n° 6 rue du Quai, mais mentionnée sans son nom,

    pour le décès le 6 mars 1929, à l’âge de 74 ans, de Pierre-Paul Goyenague (1854 – 1829) _ celui qui fit fonction de parrain pour le petit Joseph-Maurice Ravel lors de son baptême à l’église Saint-Vincent, le 23 mars 1875.

    …

    …

    Pour les maisons situées dans le quartier de Bordagain – Achotarreta :

    …

    …

    _ la Maison d’Urdin ? _ ce nom est peu lisible, et donc mal déchiffrable, sur l’acte.. _,

    pour la naissance le 18 octobre 1824 de Bernard Cerciat (1824 – 1862) _ l’époux à Ciboure le 12 août 1852 de Sabine Delouart (1825 – ?), et qui décèdera en mer, sur le trois-mâts Suffren le 9 mars 1868 ; Bernard Cerciat se trouve, via son mariage avec Sabine Delouart (1825 – ?), fille de Jean Delouart (1788 – 1872), être devenu le père de la descendance Cerciat de Gratien Delouart (1748 – 1798)… _ ;

    …

    …

    _ et la Maison Callebaita, mentionnée plusieurs fois sans numéro

    pour la naissance le 18 juin 1856 de Simon Goyenague (1856 – 1874) _ qui décèdera en cette même maison Callebaita le 14 janvier 1874, à l’âge de 17 ans ; fils de Jacques Goyenague (1823 – 1886) et son épouse Catherine Larrea (1832 – 1895) _,

    pour la naissance le 16 avril 1857 de Marie Goyenague (1857 – 1861) _ qui décèdera en cette même maison Callebaita le 18 décembre 1861, à l’âge de 4 ans ; fille de Jacques Goyenague (1823 – 1886) et son épouse Catherine Larrea (1832 – 1895) _,

    pour le décès le 18 décembre 1861 de Marie Goyenague, âgée de 4 ans (1857 – 1861),

    pour le décès le 14 janvier 1874, à l’âge de 17 ans, de Simon Goyenague (1856 – 1874) _ mais je note qu’à cette date le nom de cette partie du quartier de Bordagain est devenu désormais Achotarreta _,

    pour le décès le 22 novembre 1886 de Jacques Goyenague, âgé de 63 ans (1823 – 1886) _ le père de cette branche cadette des Goyenague de Ciboure _,

    et pour le décès le 8 novembre 1895 de Catherine Larréa, âgée de 73 ans (1832 – 1895) _ Jacques Goyenague et Catherine Larréa s’étaient mariés à Ciboure le 23 avril 1856 ; et la maison Callebaita (de Bordagain – Achotareta) fut ainsi à partir de 1856 leur domicile familial, où sont nés au moins les deux premiers de leurs 7 enfants :

    Simon Goyenague (Ciboure le 18 juin 1856, maison Callebaita, 38, à Bordagain), et qui décèdera à Ciboure le 14 janvier 1874, au quartier Chotarreta, maison Calebaita),

    et puis Marie Goyenague (Ciboure le 16 avril 1857, maison Calebayta, n° 38, au quartier de Bordagain), et qui décèdera à Ciboure le 18 décembre 1861, maison Calebayta, n° 38, au quartier de Bordagain) ;

    …

    pour leurs 5 enfants suivants, Jean-Baptiste (1862 – ?), Nicolasse (1864 – 1945), Gracieuse (1866 – 1950), Josèphe (1868 – ?) et Alexandrine (1872 – 1872),

    j’ai relevé que le domicile de leur naissance est mentionné autrement et ne porte plus cette mention de Maison Callebaita , mais comporte toujours bien la même mention d’un n° 38 :

    Jean-Baptiste Goyenague (Ciboure le 31 juillet 1862, maison Sopitenia n° 38 au quartier de Pocalette) : qu’en conclure ?.. ;

    Nicolasse Goyenague (Ciboure le 11 juillet 1864, maison n° 38 à Bordagain) ;

    Gracieuse Goyenague (Ciboure le 14 juillet 1866, au quartier Bordagain, n° 38) ;

    Josèphe Goyenague (Ciboure le 12 juin 1868, au quartier de Bordagain, 38) ;

    Alexandrine Goyenague (Ciboure le 5 juin 1872, au quartier de Bordagain, 38 ; elle est décédée à Ciboure le 19 juillet 1872 au quartier de Bordagain, 38).. 

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    Voilà, pour commencer ce passage en revue par ces maisons dont les noms, et pas forcément les numéros, sont mentionnés dans les actes d’état-civil des cousins cibouriens de Maurice Ravel, issus, comme lui, de Gratien Delouart (Ciboure, 1748 – Ciboure, 1798).

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    À suivre…

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    Ce mercredi 6 novembre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Et pour continuer avec l’excellent legs discographique Wolfgang Sawallisch, le coffret « Complete Opera Recordings »…

    La parution avant-hier 27 octobre, sur son site Discophilia, de l’article « Le maître du théâtre » que Jean-Charles Hoffelé consacre à un troisième coffret _ de 32 CDs Warner Classics : 5054197949463 _ du legs discographique de l’excellent Wolfgang Sawallisch « Wolfgang Sawallisch – The Warner Classics Edition – Complete Opera Recordings« ,

    me donne l’occasion de saluer bien bas, une nouvelle fois, l’honnêteté profonde et constante de ce très grand probe chef d’orchestre, en rien m’as-tu vu, et toujours au seul vrai service de la musique…

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    Voici donc cet article du toujours excellemment avisé et ultra-compétent Jean-Charles Hoffelé,

    une fois de plus d’excellent conseil… :

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    LE MAÎTRE DU THÉÂTRE

    Toutes les gravures lyriques engrangées par Wolfgang Sawallisch pour EMI ? Certains s’étonneront de ne pas trouver Arabella, repris par Orfeo, et Friedenstag, demeuré propriété de la Radio Bavaroise, elles manquent _ en effet _ à cet ensemble commencé et bouclé chez Richard Strauss.

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    Walter Legge, voulant graver la première version discographique de Capriccio afin d’y fixer le fascinant portrait de Madeleine selon son épouse, se doutait-il que Sawallisch en serait à ce point le Pygmalion ? Certes, le cast _ déjà _ est resté inégalé, mais _ mieux encore _ l’élégance de la direction, la finesse de l’orchestre qui se glisse dans l’esprit de conversation, la fluidité de l’ensemble et son brio teinté de nostalgie demeurent _ en effet _ irremplaçables. Ne manque à la scène finale que le cor de Dennis Brain, disparu peu avant les sessions dans l’accident de la route que l’on sait.

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    Vif argent, Intermezzo, l’autre perle _ straussienne _ avec Arabella de ces années munichoises, surprend toujours par ses subtilités, son piquant, la virtuosité de sa comédie emportée par une étourdissante Lucia Popp _ magnifique _ dont la Christine n’aura pour vraie rivale qu’Elisabeth Söderström, mais en anglais ! Plus tard suivront Die Frau ohne Schatten, fantasque, mystique, irrésistible, très sombre, et une Elektra incandescente qu’il faut réévaluer (les grandes orgues de Marton qui se rappelle de Nilsson, la Klytämnestra vampirique de Marjana Lipovšek ! _ autre grès grande ! _), Sawallisch faisant dans l’une et l’autre jeu égal, mais si différent, avec Karl Böhm. Avantage majeur, pas une coupure dans la Frau, pas une même dans Elektra donnée si souvent avec pléthore de minuscules coups de ciseaux.

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    Le grand voyage Wagner souffre parfois de bémols vocaux surtout au long d’un Ring qui est d’abord œuvre d’équipe, et comme tel plausible, culminant dans un Götterdämmerung épique, mais la Brünnhilde d’Hildegard Behrens, la Sieglinde de Julia Varady, le Hundingde Kurt Moll, le Hagen des Matti Salminen, le Mime d’Helmut Pampuch comment les ignorer ? Leste, argenté, fabuleusement spirituel, Die Meistersinger von Nürnberg reste un bijou dont la direction sur les pointes inspire à Bernd Weikl sa meilleure composition, Hans Sachs inattendu mais diablement convaincant, et les trognes des maîtres, l’élégance mutine de l’Elisabeth de Studer, que de plaisirs, où une fois encore l’axiome de la troupe _ voilà… _ se vérifie.

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    Le doublé Orff rappelle que le jeune Sawallisch fut adoubé par le compositeur, les deux petits opéras de Schubert et de Weber (trio imbattable pour Abu Hassan, Moser, Gedda, Moll !) documentent sa curiosité, mais si vous ne savez rien de cette somme, commencez par la Zauberflöte de Munich et sa terrible Reine de la Nuit. Si Edda Moser _ encore une immense ! _ ne vous fait pas trembler…

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    LE DISQUE DU JOUR

    Wolfgang Sawallisch
    The Warner Classics Edition Complete Opera Recordings

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    CDs 1-2

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    Wolfgang Amadeus Mozart(1756-1791)
    Die Zauberflöte, KV 620

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    CD 3

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    Carl Maria von Weber (1786-1826)

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    Abu Hassan, J. 106

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    CD 4

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    Franz Schubert (1797-1828)

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    Die Zwillingsbrüder, D. 647

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    CDs 5-6

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    Richard Wagner (1813-1883)

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    Das Rheingold, WWV 86A

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    CDs 7-9

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    Richard Wagner (1813-1883)

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    Die Walküre, WWV 86B

    …

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    CDs 10-12

    …
    Richard Wagner (1813-1883)

    …
    Siegfried, WWV 86C

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    …

    CDs 13-16

    …
    Richard Wagner (1813-1883)

    …
    Götterdämmerung, WWV 86D

    …

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    CDs 17-20

    …
    Richard Wagner (1813-1883)

    …
    Die Meistersinger von Nürnberg, WWV 96

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    …

    CDs 21-22

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    Richard Strauss (1864-1949)

    …
    Capriccio, Op. 85, TrV 279

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    …

    CDs 23-24

    …
    Richard Strauss (1864-1949)

    …
    Intermezzo, Op. 72, TrV 246

    …

    …

    CDs 25-27

    …
    Richard Strauss (1864-1949)

    …
    Die Frau ohne Schatten, Op. 65, TrV 234

    …

    …

    CDs 28-29

    …

    …
    Richard Strauss (1864-1949)

    …
    Elektra, Op. 58, TrV 223

    …

    …

    CDs 30-31

    …
    Carl Orff (1895-1982)

    …
    Die Kluge
    Der Mond

    …

    …

    Philharmonia Orchestra
    Orchester der Bayerischen Staatsoper
    Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks
    Bayerisches Staatsorchester
    Wolfgang Sawallisch, direction

    ..;

    .

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    Un coffret de 31 CD du label Warner Classics 5054197949463
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    Photo à la une : le chef d’orchestre Wolfgang Sawallisch – Photo : © DR

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    Un vrai régal d’opéras…

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    Ce mardi 29 octobre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa