Le lendemain du vernissage _ avant-hier jeudi 22 mars _ auquel, invité, j’étais présent, de l’exposition,
et cette fois encore _ je veux dire pourla 3ème des expositions thématiques (la première nous faisait découvrir les photos prises par Isabelle Rozenbaum tout au long de la construction de l’assez extraordinaire bâtiment !), se tenant en cette proprement magique Cité du Vin : après Bistro ! De Baudelaire à Picasso et après La Géorgie, berceau de la viticulture; cf mon article du 27 avril 2017 :Deux merveilleux entretiens avec Nicolas Joly et avec Stéphane Guégan, à l’Auditorium de la Cité du Vin, à Bordeaux, avec Francis Lippa… _, aussi passionnément originale et riche d’informations de toutes sortes que merveilleusement _ à en tomber d’enthousiasme! _ subjuguante et envoûtante de beauté,
qu’est La Musique & le Vin : accords et désaccords_ au titre déjà musical en même temps que woody allenien _,
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et en attendant de disposer sous ses yeux du catalogue _ à lentement déguster et savourer_ de l’exposition,
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voici de quoi se mettre commencer à se mettre _ par nos oreilles _ en appétit,
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avec la visite guidée,
sous la conduite éminemment experte de la commissaire _ de cette exposition _ Florence Gétreau et la directrice culturelle _ de la Cité du Vin_ Laurence Chesneau-Dupin,
accompagnées par l’ami gambiste _ Professeur de viole de gambe au Conservatoire National de Région de Bordeaux-Aquitaine _ Paul Rousseau,
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des différents chapitres et moments de cette magique et enivrante exposition,
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lors de l’émission Classic club, hier soir vendredi 23 mars, de 22 à 23 heures, sur France-Musique, de Lionel Esparza,
En avant-première à la présentation, mercredi prochain 28 mars à la Station Ausone, à 18 heures, par Philippe Sands,
de son Retour à Lemberg paru le 23 août dernier aux Editions Albin Michel,
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voici, pour nous mettre en appétit uneinterview de l’auteur, enregistrée aux Journées du Livre d’Histoire de Blois _ par l’excellent Jean-Marc Bourlard : et cette brève interview de 4′ de Philippe Sands à Blois (pour la librairie Mollat), est tout simplement la meilleure de toutes celles que j’ai pu visionner jusqu’ici !!! Rien que çà ! _,
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qui présente rapidement _ et excellemment, j’insiste ! _ les données et les cheminements _ à incroyables rebondissements (car bien peu probables, au départ ; et c’est là qu’il faut vraiment beaucoup de flair aussi, à la curiosité et à la confiance en les chances de réussite de sa démarche, au chercheur-enquêteur, en plus, forcément, aussi, d’un minimum de chance !!! en la patience et obstination de sa très déterminée recherche…) ;
à incroyables, donc, rebondissements : oui, car il faut compter aussi (avec un fier optimisme !) avec les assez inespérés au départ coups de pousse, à l’occasion, de la merveilleuse sérendipité (et du divin Kairos : pour oser et savoir saisir, sur l’instant et à la volée, ce qui va être croisé, très vite, et pour jamais…) ;
à partir du très remarquable livre de Sylvie Catellin :Sérendipité : du conte au concept(aux Éditions du Seuil, paru le 9 janvier 2014)…
Et toutes ces qualités-là,
Philippe Sands les possède merveilleusement et à un degré rare !!! _
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de sa passionnante merveilleuse enquête de six années (2010-2016),
de son livre :
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Or, il se trouve que cette ville de Lemberg – Lwow – Lviv
est aussi celle où vivait la famille Sprecher,
c’est-à-dire la famille des ascendants maternels _ à commencer par Sara Sprecher (1860 – 1937) : mon arrière grand-mère _ de ma propre grand-mère paternelle Fryderyka…
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Voici aussi un lien vers la remarquable vidéo (de 43 ‘) de l’émission d’Arte « 28 minutes », qui lui a été consacrée le 24 janvier dernier.
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Un livre aussi merveilleux qu’extraordinaire : d’une humanité rare !
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Ce vendredi 23 mars 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa
Du vendredi 23 mars prochain _ après-demain _ au samedi 21 juillet,
la Maison de l’Amérique latine, 217 Boulevard Saint-Germain, à Paris,
nous propose un programme exceptionnel de projections de films tous inspirés du roman extraordinaire d’Adolfo Bioy Casares L’Invention de Morel,
et rarement vus.
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… Parmi ces films,
L’Année dernière à Marienbad d’Alain Resnais,
dont le scénario et le découpage sont d’Alain Robbe-Grillet, lui-même inspiré _ cela se sait peu ! _ de L’Invention de Moreld’Adolfo Bioy Casares, précisément !
Á redécouvrir donc !..
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Et d’autre part, il se trouve qu’Adolfo Bioy (Buenos Aires, 15-9-1914 – Buenos Aires, 8-3-1999) est mon cousin _ ma mère est une Bioy.
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Et l’information de ce cycle de manifestations cinématographiques à la Maison de l’Amérique latine, à Paris, m’a été transmise par Silvia Baron Supervielle, amie très proche d’Adolfo et de son épouse Silvina Ocampo _ à Oloron même, le caveau des Supervielle jouxte celui des Bioy, au cimetière de la rue d’Aspe _ ;
Silvina Ocampo (Buenos Aires, 28-7-1903 – Buenos Aires, 14-12-1993),
dont les Éditions des Femmes viennent de faire paraître tout dernièrement en traduction française deux ouvrages : La Promesse, et Sentinelles de la nuit.
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Adolfo Bioy Casares et Silvina Ocampo le jour de leur mariage à Las Flores, province de Buenos Aires (1940)
Debout : Óscar Pardo, Enrique L. Drago Mitre et Jorge Luis Borges (témoins du couple)
Source : Adolfo Bioy Casares. Una poética de la pasión narrativa, Anthropos, n.º 127, décembre 1991, page 28.
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… Ce passionnant cycle de films aura pour complément la très intéressante exposition L’Invention de Morel ou la Machine à images,
dont le commissaire est Thierry Dufrêne.
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Cette exposition, qui se tiendra à la Maison de l’Amérique latine, 217 Boulevard Saint-Germain,
sera visible du 16 mars au 21 juillet 2018 :
du lundi au vendredi, de 10 h à 20 h,
et le samedi, de 14 h à 18 h.
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La première séance de ce cycle cinématographique original et passionnant
aura lieu vendredi 23 mars, de 14 h 30 à 19 h ;
et comportera les 3 films suivants :
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à 14 h 45 : L’Invention de Morel, de Claude-Jean Bonnardot (1967, 100′)
à 16 h 30 : L’Invention de Morel, d’Emilio Greco (1974, 95′, version originale sous-titrée en français)
à 18 h 30 : A Necessary Music, de Beatrice Gilson (2008, 30′, version originale sous-titrée en français)
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Trois adaptations du roman bien différentes, témoignant au passage de l’évolution du regard sur cette œuvre éminemment singulière et fascinante :
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la première restitue le monologue intérieur du naufragé ;
la seconde, quasiment muette, tournée à Chypre avec Anna Karina, privilégie l’image ;
la troisième transpose l’histoire dans l’île Roosevelt, près de New-York, dont les habitants jouent leur rôle.
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Le mercredi 28 mars à 19 h,
projection de L’Année dernière à Marienbad, d’Alain Resnais (1961, 94′),
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avec la participation de Sylvette Baudrot et Jean Léon.
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Réalisé par Alain Resnais à partir du scénario d’Alain Robbe-Grillet,
qui avait lu L’Invention de Moreloù apparaît _ mais oui ! _ le nom de Marienbad qui précisément lui donne son titre,
et tourné dans des architectures baroques allemandes,
ce film avec _ on s’en souvient ! _ Delphine Seyrig,
a la beauté sidérante d’un labyrinthe de temps.
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Le mercredi 11 avril à 19 h,
projection du film Adolfo Bioy Casares, de Pierre-André Boutang et Dominique Rabourdin (1992, 55′),
issu de la collection des Entretiens d’Océaniques. Mémoires du XXe siècle,
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avec la participation de Dominique Rabourdin et André Gabastou.
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Dans ce film, Adolfo Bioy Casares est interrogé par André Gabastou_ béarnais de Navarrenx, André Gabastou est un des traducteurs de Bioy en français : notamment de Un Photographe à La Plata, en 1998, et de Ceux qui aiment haïssent (de Bioy et Silvina Ocampo), en 1998 aussi.
L’écrivain _ mon cousin, donc : la famille de ma mère, née Marie-France Bioy (elle a 100 ans depuis le 11 février dernier), la famille Bioy, donc, est une très ancienne famille d’Oloron-Sainte-Marie : sa présence à Oloron est attestée tant que demeurent des archives de la ville, c’est-à-dire en remontant jusqu’aux guerres de religion… _ s’y exprime avec la profondeur et l’élégance d’esprit teintées d’humour qui le caractérisent.
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On trouve aussi un superbe et justissime portrait d’Adolfo Bioy, mélancolique,
dans le magnifique très beau roman de René de Ceccatty, Fiction douce, en 2002 ;
René avait rencontré Adolfo chez lui, dans l’appartement estival des Bioy, de Cagnes-sur-mer ;
ainsi qu’à la première parisienne _ à la MC93 de Bobigny _, en septembre 1997, de la pièce de Silvina Ocampo, La Pluie de feu,
traduite en français par leur amie commune et poète Silvia Baron Supervielle _ dont paraît ces jours-ci le recueil de poèmesUn Autre loin.
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Le jeudi 15 mai, à 19 h,
projection de La Jetée, de Chris Marker (1962, 28′)
et de Hombre mirando al Sudeste, d’Eliseo Subiela(1986, 105′, version originale sous-titrée en français),
Les allers-retours à travers le temps de La Jetée, que Marker appelait « photo-roman », rappellent en effet le jeu infiniment troublant de Bioy sur les temporalités.
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De son côté, le cinéaste argentin Eliseo Subiela cite L’Invention de Moreldans son film, où le personnage principal affirme être un hologramme.
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Le mercredi 23 mai, à 19 h,
projection de Les Autres (Los Otros), d’Hugo Santiago (1974, 90 ‘)
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Avec la participation de Jean-Pierre Zarader.
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Adolfo Bioy Casares et Jorge Luis Borges, qui apparaissent à l’écran au début, co-signèrent avec Hugo Santiago ce film proprement vertigineux,
où un père venge son fils mort en remontant dans son passé et en jouant plusieurs personnages.
Film _ important ! _ sur le cinéma,
l’œuvre montre une réalité construite comme un jeu de miroirs aux identités brouillées.
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Le mercredi 6 juin à 19 h,
projection de L’Unique, de Jérôme Diamant-Berger (1986, 85 ‘)
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Avec la participation de Jérôme Diamant-Berger.
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Julia Migenes, Charles Denner, Tchéky Karyo et Sami Frey se donnent la réplique dans un film surprenant par ses effet spéciaux et son questionnement sur les hologrammes.
Peut-on communiquer avec un double, avec son double ?
Quelle médiation « l’image vivante » peut-elle opérer entre les humains ?
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Et aussi, lundi 9 avril à 19 h :
la conférence intitulée Vivre au milieu des images, de Thierry Dufrêne.
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Aujourd’hui nous vivons au milieu des images : Facebook, Instagram, selfies, bases de données, etc.
Nous échangeons avec les images des êtres souvent davantage qu’avec les êtres eux-mêmes…
Mais qui sont vraiment ces êtres d’images, ces entités visuelles, ces extensions de nous-mêmes qui nous font face sur nos écrans et qui s’animent en hologrammes ?
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Il y a environ 80 ans, Adolfo Bioy Casares posait déjà toutes ces questions dans son livre-météore L’Invention de Morel (1940).
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Cette rencontre avec le commissaire de l’exposition reviendra ainsi sur l’actualité proprement fascinante de l’œuvre de l’écrivain argentin qui a tant inspiré, donc, l’art contemporain.
… Elle s’inscrit également dans le cadre du cycle de rencontres mensuelles autour de l’art contemporain latino-américain L’Œil pense à la Maison de l’Amérique latine,
et organisé conjointement avec l’IESA (Ecole Internationale des Métiers de la Culture et du Marché de l’Art).
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Maison de l’Amérique latine
217 Boulevard Saint-Germain 75007 Paris
Tél. : 01 49 54 75 00
www.mal217.org
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Ce mercredi 21 mars, Titus Curiosus – Francis Lippa
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P. s. :
voici le lien à la vidéo de la cérémonie d’entrée des archives d’Adolfo Bioy et Silvina Ocampo à la Bibliothèque Nationale argentine,
communiquée par mon cousin _ désormais bayonnais _ François Bioy,
et que j’ai transmise, le 27 novembre dernier, à mes amis René de Ceccatty (ami d’Alfredo Arias) et Silvia Baron Supervielle ;
qui l’a communiquée à son tour à sa sœur aînée, à Buenos Aires :
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ni Silvia, à Paris, ni sa sœur à Buenos Aires, n’étaient au courant de cette donation d’archives,
si importante pour les Lettres argentines…
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Entretiens
et connexions _ dont ce blog trop discret… _
avec les auteurs d’œuvres vraies _ et non promises à l’obsolence du commerce du tout venant _
est la très ambitieuse _ ou noble, car à fonds perdus _ passion de ma vie.
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« Nous avons été présentés l’un à l’autre en 1991. Patrick est très vite devenu un frère, dont j’ai immédiatement aimé le travail et la philosophie. Petit à petit, je suis allé souvent chez lui, y faisant chaque fois mes meilleures photos. Nos travaux allaient bien ensemble ! D’ailleurs, c’est ensemble que le musée Reattu à Arles et notre galerie commune, La Non-Maison, à Aix-en-Provence nous ont exposés et que la revue Semaine nous a publiés. On se voit souvent, et que dire de plus ? C’est le meilleur ! » (Bernard Plossu )
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