Catégorie : Rencontres

  • Et la cérémonie de clôture des Jeux Olympiques de Paris 2024, au Stade de France…

    Et en complément à mon article d’avant-hier 12 août « « ,

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    cet article-ci « La cérémonie de clôture des Jeux Olympiques de Paris 2024 : Liberté, Egalité, Universalité« 

    d’hier 13 août 2024,

    de la plume de Jean-Luc Clairet, sur le site de ResMusica :

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    Quinze jours après une cérémonie d’ouverture _ très réussie ! _ qui n’a toujours pas fini de faire couler encre et salive, la cérémonie de clôture, en dépit de quelques aléas, et de quelques longueurs inhérentes au genre, brandit haut rien moins qu’une devise de bientôt deux cents ans d’âge : celle de la France.

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    Quoique l’unisson des commentateurs s’acharne à faire accroire, il y aura bien eu deux types de spectateurs des Jeux Olympiques : ceux qui en auront suivi l’intégralité, friands de performances sportives, et ceux qui se seront contentés de leurs cérémonies d’ouverture et de clôture, curieux de voir ce que , metteur en scène qu’ils avaient apprécié au théâtre, à l’opéra, allait faire de deux soirées destinées à être scrutées dans le monde entier. La première, très voyageuse et d’une audace folle, a fait frissonner jusqu’en France, ce qui ne manque pas d’étonner dans le pays qui a fait du concept de laïcité le maître-mot élémentaire du « Vivre ensemble ». La seconde, quasi-cantonnée dans un seul lieu, sera apparue plus sage même si tout aussi rassembleuse, des 70 000 spectateurs présents dans le Stade de France aux millions d’autres rivés sur leurs écrans trois bonnes heures durant.

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    Depuis le 26 juillet, la barre était de toutes façons placée très haut, ainsi que le rappelle, sur une musique qui n’est pas sans rappeler l’Adagio de Samuel Barber, un prologue alignant les moments hauts en couleur de la cérémonie d’ouverture, dont l’émotion immédiate qu’ils suscitent en dit long sur la place déjà mythique que celle-ci occupe dans la mémoire collective, de cette cavalière nocturne chevauchant la Seine sans dévier de sa route jusqu’à cet embrasement de la vasque olympique qui ne déparerait pas le finale de La Walkyrie !

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    Le Prologue, d’emblée dédié à la jeunesse, séduit avec deux noms encore inconnus du grand public un an plus tôt. La virevoltante Zaho de Sagazan, concentré de grâce _ tristounette, pour ne pas dire funèbre, à mon goût, et manquant singulièrement de voix… _ incarnée en noir et blanc, accompagnée par le Chœur adolescent de l’Académie Hendriks-Haendel dirigé par Jean-Christophe Spinozi, relit _ bien piteusement _ le Sous les ponts de Paris d’Edith Piaf. La nouvelle future « personnalité préférée des Français », le poisson humain Léon Marchand (quadruple médaille d’or) refait faire le parcours inverse à la flamme olympique, du Jardin des Tuileries au Stade de France où il l’éteindra de son souffle.

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    Entre-temps musique et sport se seront épaulés sans relâche. Face à la tribune présidentielle, Zahia Ziouani dirige son Orchestre symphonique Divertimento, né à quelques encablures du stade. La diversité musicale, surtout festive, aura quant à elle été toute relative, avec un répertoire classique clairement à l’arrière-plan _ en effet ! _ : un Fauré inconnu, une pincée des Sirènes de Debussy, une Marseillaise dont l’idéale flamme berliozienne n’a pas été préférée à celle, aux angles plus arrondis, de Victor Le Masne, compositeur de la bande-son de ces JO, notamment de Parade, refrain repris comme un mantra, en signature musicale de ces jeux 2024.

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    Sur le sol du Stade de France, on découvre la pièce maîtresse de la soirée : le planisphère dessiné au sol par la scénographe Emmanuelle Favre, sorte de microcosme du monde, avec ses cinq continents stylisés et reliés par des passerelles. La levée des couleurs du drapeau français donne le la de l’invasion du planisphère par les étendards de tous pays, portés par les athlètes : un moment dont le confraternel coloré réalise le temps d’un soir le rêve d’une seule nation, mais dont le versant micro-trottoir s’avère sur la durée un brin lassant _ ouais _ avec sa pléthore de saluts, de sourires, de cocoricos et de biceps brandis face caméra. On avait entendu France Gall et Philippe Katherine le 26 juillet : le 11 août, on entendra Johnny Hallyday (dont le Que je t’aime semble faire aujourd’hui fonction d’hymne national bis), Michel Polnareff, on s’époumonera avec Charles Aznavour, Joe Dassin, Freddie Mercury au moment du karaoké géant souhaité par un Jolly qui aura même réussi à faire du public une seule nation chantante. On remercie longuement les 45 000 volontaires qui ont joué les bénévoles et sans lesquels l’événement n’aurait tout simplement pas pu avoir vu le jour. Avant que la soirée soit interrompue par un clip (il y en aura d’autres, comme celui consacré au voyage incroyable de la flamme dans les plus beaux sites de France) consacré au Marathon pour tous où chacun aura pu s’élancer dans Paris sur les traces des athlètes, on remet ensuite longuement, très longuement, trop longuement, les dernières médailles de ces JO 2004, celles du marathon féminin. Même la quadruple ceinture de projecteurs implantés aux différents étages du lieu semble frétiller d’impatience…

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    Ce n’est qu’au bout d’une heure quinze, à la tombée de la nuit, que le Stade de France peut enfin entamer sa mue. Le corps cultivé n’est rien si le cerveau ne l’est pas : ce sera la mission des quarante minutes de Records, la partition cosmique de Clément Mirguet, que de parvenir à faire vibrer la fibre culturelle des aficionados.  Doublement bien nommé, Records évoque le record sportif mais aussi, en anglais, Golden Voyager Record, le disque, celui que le monde a envoyé en 1977, via la navette Voyager, aux confins de l’univers, afin de faire connaître le génie humain à d’éventuels extraterrestres. C’est l’un d’eux (très différent de celui dont le réalisateur John Carpenter avait fait en 1984, le héros de son très touchant Starman) que, dans un futur lointain, et dans un foisonnement de lasers qui avait déjà transcendé son récent Starmania, Thomas Jolly fait atterrir du toit du Stade de France sur le planisphère déserté, abandonné aux caprices des seuls quatre éléments : ce Golden Voyager, incarné par le danseur-contorsionniste Arthur Cadre, fascinant insecte d’or immatériel magnifié par la patte du costumier Kévin Germanier, découvre, épars sur les cinq continents, les cinq anneaux olympiques, qu’une armée d’hommes de Vitruve surgis du sol, tombés du ciel (des performeurs du parkour, du street show, du break dance, du cirque et les gymnastes de la Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris), et chorégraphiés par Kévin Vivès, va réunir à nouveau, dans l’esprit qui anima Pierre de Coubertin en 1894 quand il décida de réanimer la flamme allumée dès les premiers jeux à Olympie 28 siècles plus tôt. Les JO, alors synonymes de trêve dans le quotidien _ au moins, voilà _ déjà houleux des hommes et des femmes de la planète, ambitionnaient rien moins que d’ouvrir les âmes au sentiment du respect mutuel, base de l’entente entre les hommes. Le passage obligé de l’Hymne grec fait se lever des sables du Temps la Victoire de Samothrace. met aussi les spectateurs en scène, faisant de ces derniers la toile de fond en mouvement des fresques qui ornent les vases antiques au moyen de bracelets led. Malgré de superbes plans télévisuels vus du ciel, la caméra semble quelque peu débordée par la sombre beauté du moment, ignorant quasiment les volutes des toiles en folie s’agitant à la surface des continents.

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    Cette performance esthétique gravit un cran à l’apparition d’un piano s’élevant à la verticale sous les doigts d’Alain Roche, vêtu pour le second instant classique de la soirée d’une longue houppelande noire tissée avec des bandes de cassettes VHS ! Le pianiste suisse accompagne Benjamin Bernheim, accouru de Salzbourg, deux jours avant la première des Contes d’Hoffmann mis en scène par Mariame Clément, pour faire découvrir à la planète entière l‘Hymne d’Apollon, le plus ancien de la Grèce Antique, daté du IIème siècle avant notre ère, et harmonisé au XIXème par . Dès les premiers mots (Ô Muse de l’Hélicon), on fond à l’écoute _ mais pas assz sonore ! _ du style ardent et gracieux du ténor français que Jolly a mis en scène dans Roméo et Juliette :  ce très prenant oasis intemporel, véritable instant suspendu, apporte au sidéral Records de l’émotion qui fait défaut au caractère mystico-tribal de sa partition.

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    Une fois les anneaux olympiques réunis, la touche française de jadis, Debussy et Fauré, fait place à la French Touch d’aujourd’hui : (la BO de The Virgin Suicides), (le Nightcall de Drive avec une entrée remarquée d’Angèle), le rappeur cambodgien VannDa et le groupe , quelque peu débordé par la ferveur envahissante des athlètes qui franchissent spontanément les limites du plateau avant d’être plusieurs fois rappelés à l’ordre.

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    Parade poursuit son siège au forceps des cerveaux pour annoncer les allocutions vibrantes de Tony Estanguet « On voulait des images fortes… Paris est redevenu une fête… On s’est réveillé dans un pays de supporters déchaînés qui ne veulent plus s’arrêter de chanter… » et fortes de Thomas Bach : « Vous avez vécu ensemble en paix sous un même toit… vous vous êtes embrassés… vous vous êtes respectés malgré les guerres et les conflits qui déchirent vos pays… Vous avez créé une culture de la Paix… Les JO ne peuvent instaurer la Paix mais ils sont une œuvre de paix… Les premiers JO placés sous le signe d’une parfaite parité hommes/femmes… Ce furent des JO d’une nouvelle ère.»

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    Entonné par la Maîtrise de Fontainebleau, l’Hymne Olympique composé par sert de transition vers la dernière partie de la cérémonie : la maire de Paris, Anne Hidalgo, visiblement comblée, passe symboliquement le drapeau olympique à Karen Bass, maire de Los Angeles, où la flamme olympique se rallumera en 2028. Tandis que Her, étoile montante en son pays, fait retentir le Star Sprangled Banner, les projecteurs pivotent vers le sommet du Stade, où les attendait, en chair et en os, prophétisé par de dommageables divulgâchages, Tom Cruise soi-même, se lançant en rappel dans le vide ! Ironie du sort : tandis que le présentateur-télé évoque les missions impossibles qui ont fait la gloire de l’acteur-cascadeur américain, on assiste aux vaines manœuvres de ce dernier pour libérer le drapeau aux 51 étoiles prévu pour rendre plus flamboyante encore sa vertigineuse descente. Un aléa qui ne l’empêche pas de courir à travers la foule des athlètes dont il serre les mains, qu’il embrasse, d’investir la scène, de s’y emparer du drapeau olympique, de s’enfuir avec lui à moto à travers Paris, de monter avec son engin dans la soute d’un avion qui le conduit à Hollywood, de rouler à tombeau ouvert au sommet de la mythique colline où il peut enfin rajouter trois anneaux aux deux O qui dominaient déjà la célèbre cité du cinéma ! Une bande-annonce digne d’un blockbuster pour signifier que c’est bien sur la Côte Ouest des États-Unis que la flamme que Léon Marchand va éteindre se rallumera. Une Côte Ouest où, en attendant, dos au Pacifique, sur une scène beaucoup plus spartiate _ cheap… _ que le planisphère de Thomas Jolly, défilent quelques gloires de la scène musicale du moment : Red Hot Chili Peppers, Billie Eilish, Snopp Dog, Dr Dre.

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    Retour au Stade de France pour un dernier mot français, et non des moindres. Après que l’on a annoncé que la fête allait continuer avec les tout prochains Jeux Paralympiques, voici que, partie du continent australien, s’avance en direction du continent américain, une dernière interprète, , aussi classieusement sanglée de noir que Céline Dion l’était de blanc au finale de la cérémonie d’ouverture. Avant d’être couronnée par le point final d’un feu d’artifice qui n’est pas sans donner au Stade de France des allures de gâteau d’anniversaire, avant un dernier Parade de pour la route, la chanteuse déroule sobrement la chanson que Jacques Revaux composa en 1967 pour Claude François, My Way. Un ultime, très parlant, et très émouvant symbole que de faire chanter cette chanson, par , chanteuse française qui, bien qu’adoubée aux Victoires de la Musique 2021, puis intronisée en Marraine de la Francophonie par Emmanuel Macron soi-même, avait préféré s’exiler en Belgique en raison du passé colonial français, avant de revenir à Paris. De l’ouverture à la clôture des Jeux Olympiques de Paris 2024, Thomas Jolly, décidément l’homme de la situation _ oui _, aura jusqu’au bout fait en sorte que son pays, la France, remporte la plus belle des médailles d’or : celle de l’universalisme.

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    Crédits photographiques :  photos 1 et 3 © Paris Olympics ; photo 2 @ Paris Olympics 2024 PA Media – Alamy

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    Modifié le 14/08/2024 à 10h41

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    Dont acte.

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    Ce mercredi 14 août 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Composer, interpréter, enregistrer, éditer, écouter, se réjouir, célébrer et partager les joies de la musique : un échange de courriels avec Eric Rouyer, le très probe et généreux éditeur des CDs du « Palais des Dégustateurs », à l’occasion de la réception enthousiaste de son splendide et fabuleux CD « Carlos Païta – Moussorgski/Ravel – Berlioz »…

    Simplement cet échange de courriels avec Éric Rouyer entre hier lundi 22 juillet à 6h 09 et ce petit matin du mardi 23 juillet à 5h 39 :
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    _ de Francis Lippa à Éric Rouyer, lundi 22 juillet à 6h 09 :

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    Á propos du tout simplement merveilleux CD « Franz Schubert – Leonid Desyatnikov » de Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy,

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    _ de Francis Lippa à Éric Rouyer, lundi 22 juillet à 16h 38 :

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    Force et clarté pour ces 2 chefs d’œuvre symphoniques de Moussorgski/Ravel et Berlioz sous la direction intense et juste de Carlos Païta !

    Bravo ! C’est splendide !
    Quelle direction d’orchestre superlative !
    Grand merci pour ce magnifique CD…
    Francis, à Bordeaux

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    _ d’Éric Rouyer à Francis Lippa, mardi 23 juillet à 4h 41 :

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    Merci pour ces belles pensées envers le Maestro qui fut souvent dénigré. Cela me réjouit .

    Je vais me pencher sur le Schubert qui vous a dernièrement exalté …
    Meilleures pensées
    Éric en Ardèche

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    _ de Francis Lippa à Éric Rouyer, mardi 23 juillet à 5h 39 :

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    En effet, ce qui me frappe dans ce CD « Moussorgski/Ravel – Berlioz « Le Palais des Dégustateurs PDD 039 de Carlos Paita _ Buenos-Aires, 10 mars 1932 – Genève, 19 décembre 2015) _ comme dans celui Harmonia Mundi HMM 902716 de Pavel Kolesnikov – Samson Troy, c’est, les deux fois, la justesse et la vie profonde de l’interprétation de chefs d’œuvre déjà bien connus de nous, mais qui nous sont ici donnés en leur vie la plus  essentielle.

    Oui, Carlos Paira est un immense chef !
    de même que je me réjouis d’avoir su repérer, le 5 avril 2018, à l’écoute de son CD « Louis Couperin « , un des compositeurs (1626 – 1661) qui me touchent le plus, le génie interprétatif du jeune Pavel Kolesnikov _ né à Novossibirsk le 25 février 1989 _, au piano, pour une musique composée pour un clavecin très proche du luth…
    Une impression de justesse confirmée par l’écoute des autres CDs Hyperion de Pavel Kolesnikov.
    Et magnifiée encore  par ce CD Harmonia Mundi de ces deux chefs d’œuvre si touchants et merveilleux de Schubert, la Fantaisie Op. 103 et le Divertissement à la hongroise Op. 54 _ un CD enregistré à Dobbiaco en novembre 2023…
    J’ai repris l’écoute de mon CD Lupu-Perahia de la Fantaisie _ enregistré à Snape, en 1985 _, et de mon CD Staier-Lubimov du Divertissement à la hongroise _ enregistré à Cologne en 1997 _ ; dans les deux cas Kolesnikov-Tsoy vont _ et ce n’est pas là un mince compliment ! _ plus loin et plus profond, avec plus encore de légèreté et tendresse de jeu  !
    ! Bravissimo les artistes !
    Carlos  Paita, très grand, immense, est lui aussi fabuleux !
    Merci donc de lui rendre ainsi justice en le ré-éditant…
    Et merci à ces merveilleux interprètes passeurs profonds de ces chefs d’œuvre de musique…
    Bonne journée, en cette période trouble…
    Francis, à Bordeaux
    Mon épouse et moi-même venons d’assister aux obsèques des épouses de nos deux plus proches amis, mercredi à Andernos, et jeudi à Biarritz…
    La musique a aussi le pouvoir de nous accompagner un peu…
    …
    …
    Ce mardi 23 juillet 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Et pour faire un tout petit peu mieux connaissance aussi avec Samson Tsoy…

    Dans la continuité de mes articles de vendredi 19 et dimanche 21 juillet à propos du tout simplement merveilleux CD Harmonia Mundi HMM 902716 « Franz Schubert – Leonid Desyatnikov » de Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy,

    «  »

    et «  »  ;

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    et en découvrant ce lundi matin sur le site du Monde ce commentaire louangeur-ci de Pierre Gervasoni :

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    • Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy
      Franz Schubert – Leonid Desyatnikov
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    • Franz Schubert : Divertissement à la hongroise, Fantaisie en fa mineur. Leonid Desyatnikov : Trompe-l’œil. Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy (piano)
    Pochette de l’album « Franz Schubert – Leonid Desyatnikov », de Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy. oui !
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    Pochette de l’album « Franz Schubert – Leonid Desyatnikov », de Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy. HARMONIA MUNDI

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    Clé de voûte de ce programme aux subtiles correspondances, la célèbre Fantaisie en fa mineur, de Franz Schubert, est naturellement placée en dernière position. Avouons toutefois que l’on n’a pas respecté l’ordre choisi par les interprètes pour ce CD aux allures d’escape game, et que l’on a commencé _ à l’audition première de ce CD, déclare ici Pierre Gervasoni _ par la Fantaisie à quatre mains pour apprécier au mieux le duo londonien constitué par ces deux Russes de 35 ans. Sublime ! _ c’est dit ! Leur version est incomparable _ oui ! _, quoique la discographie de l’œuvre soit _ en effet _ d’une grande richesse. Sur le ton de la confidence comme sur celui de la déclamation, les musiciens offrent à chaque note un modelé idéal, entre verre et velours _ oui. C’est en effet fabuleux ! La plénitude de leur interprétation _ oui _ apparaît jusque dans les silences, espaces de réflexion _ méditation _ plutôt qu’éléments de séparation _ c’est très juste. Le _ génial ! _ Divertissement à la hongroise ouvre le parcours avec une suprême élégance _ voilà ! _, et le Trompe-l’œil, de Leonid Desyatnikov _ d’après une commande ad hoc des deux interprètes  qui l’ont créé à Aldeburgh _ , extension prismatique de la Fantaisie de Schubert, s’impose dans un magistral dépassement des notions de consonance et de dissonance.

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    Pierre Gervasoni

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    je désire ce jour faire un peu mieux connaissance aussi avec le partenaire du magnifique Pavel Kolesnikov au sein de ce splendide Duo Kolesnikov & Tsoy :

    Samson Tsoy

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    _ regardez pour commencer cette brève vidéo de présentation de Samson Tsoy (d’une durée de 4′ 59) ;

    ainsi que celle-ci, très intéressante, avec Pavel Kolesnikov à la recherche de lieux atypiques de concerts, à Amsterdam, en mars 2022 (d’une durée de 4′ 23) ;

    et aussi celle-ci, encore plus brève, et très poétique, avec leurs voix, à Gand, au mois de mars 2024 (de 1′ 00)…

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    À propos de ce Duo Kolesnikov & Tsoy, en mon article de samedi,

    j’avais placé, en une modeste et trop rapide incise, ces quelques précisions-ci _ en anglais _ glanées sur le web :

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    « Praised for the “electrifying intimacy” _ belle et ô combien juste formulation ! _ of their playing (The Guardian), pianists Pavel Kolesnikov and Samson Tsoy have been performing as a duo since 2009 _ voilà ! _ in addition to their flourishing solo careers « , lit-on en présentation d’un concert _ dont voici, je l’ajoute ce lundi, le détail du programme : STRAVINSKY The Rite of Spring for Piano Four Hands ; LEONID DESYATNIKOV Trompe-l’œil (US Premiere) ; SCHUBERT Fantasie in F Minor, D. 940 ; et Encores : RAVEL « Le jardin féerique » from Ma mère l’oye ;  J. S. BACH Sonatina from Gottes Zeit ist die allerbeste Zeit, BWV 106 (transcr. for piano four hands by Kurtág) _ ayant eu lieu le 13 février dernier au Carnegie Hall à New-York, sur le site du Carnegie Hall _ qui ajoute aussi ceci, de passionnant :

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    Bios

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    Pavel Kolesnikov and Samson Tsoy

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    In their 2023–2024 season, pianists Pavel Kolesnikovand Samson Tsoy make their duo debut _ voilà ! _ at New York’s Carnegie Hall, Rotterdam’s De Doelen, Ghent’s De Bijloke _ à Gand, en Belgique _, and Konzerthaus Berlin, as well as their return to Wigmore Hall _ à Londres.

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    et le 10 février précédent, un article du New-York Times intitulé « Two Pianists Make a Life Out of an Intimate Art Form« , déclarait aussi :

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    « Pavel Kolesnikov and Samson Tsoy, partners onstage and off, began to play as a duo in school _ à Moscou. Now, they are dedicating their careers to it «  ;

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    mais surtout le site Interartists consacrant une notice au Duo « Kolesnikov Tsoy Ensemble« nous apprend plus précisément que « Pavel Kolesnikov and Samson Tsoy, partners onstage and off, began to play as a duo at the Moscow Conservatoire _ voilà ! en 2009… They came to London in 2011 _ voilà !  _, to continue their studies at the Royal College of Music » ; et développe ce qu’a été à partir de là leur carrière internationale…

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    Et voici donc maintenant le détail de ce que je me contentais alors seulement d’annoncer :

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    « The duo often dreamed of a stripped down and candid environment for genuine music making. They tried several spots in London _ voilà ! _ and in 2019 they found the Ragged School Museum _ c’est bien sûr à noter… _ ; and the first Ragged Music Festival was born. Together with their music friends they have established 3 editions of the festival in London _ voilà _, and the concept became quite popular. While the museum was closed for renovation, they brought the spirit and the concept to Muziekgebouw aan het IJ in Amsterdam _ voilà ! _ in the spring 2023. Not trying to replicate they made it in a site-specific way – something that could only really happen there, at that moment.

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    For the Aldeburgh Festival 2023, the duo created several new duo productions for specific festival sites. Other 2023 highlights took place at Wigmore Hall _ cf ici la vidéo (de 17′ 40) de leur interprétation sur cette scène londonienne de la « Fantaisie en Fa mineur » D. 940, Op. 103 de Franz Schubert… _ and London’s Southbank and Barbican Centres – the latter in Poulenc’s Concerto for Two Pianos with the City of Birmingham Orchestra as part of Europe’s first Classical Pride Concert. 2024 Duo dates included their Carnegie Hall debut _ le 13 février 2024 _ and recitals at Konzerthaus Berlin, Rotterdam’s De Doelen, Ghent’s De Bijloke and Brussels’ BOZAR. They recorded Schubert’s Fantasie as part of a digital installation at the MoMu in Antwerp.

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    June 2024 Harmonia Mundi will release their first album _ HMM 902716 _, including Schubert’s Fantasie. »

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    Voilà.

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    Et maintenant c’est sur le parcours musical personnel de Samson Tsoy _ né au Kazakhstan le 24 octobre 1988 _ que je désire me pencher…

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    Voici d’abord, sur le site du Wigmore Hall, à Londres, un lien permettant d’accéder à une série de concerts donnés en ce lieu, sur cette scène, du 2 décembre 2019 au 14 mars 2024, par Samson Tsoy _ avec aussi, à plusieurs reprises, en Duo avec Pavel Kolesnikov, mais aussi d’autres musiciens amis invités…

    Et on pourra en rechercher des vidéos.

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    Voici aussi un tout premier aperçu _ datant de février 2017 _ sur la carrière personnelle de Samson Tsoy, découvert sur le site du Château Mercier, à Sierre, en Suisse, à l’occasion d’un concert que celui-ci y donnait : 

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    Samson Tsoy, piano

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    12 février 2017 – 11:00

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    Au programme

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    Œuvres de Schubert et Schumann

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    « Son jeu est très naturel et raffiné. Sous ses mains, le piano a une sonorité merveilleuse et obéit à toutes les sollicitations de l’interprète. » Elisabeth Leonskaja

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    Né en 1988 _ le 24 octobre _ au Kazakhstan _ j’ignore en quelle ville _, Samson Tsoy _ qui a vécu en Russie à partir de 1996, avant de gagner Bruxelles, puis Londres, où il s’est installé en 2011… _ a étudié au Conservatoire Tchaikovsky de Moscou, puis auprès de Maria Joao Pires à Bruxelles, ainsi que de Norma Fisher au Royal College of Music (RCM) à Londres. En 2016 il a obtenu un Master de soliste sous la houlette de Vanessa Latarche. Actuellement _ en 2017, donc _, Samson Tsoy parfait sa formation à Bâle avec le prof. Filippo Gamba. Il jouit également du soutien important de ses mentors Elisabeth Leonskaja et Imogen Cooper.

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    En 2012 Tsoy était demi-finaliste au concours international de piano de Santander Paloma O’Shea. Une année plus tard il fut lauréat du concours «Società Umanitaria» de Milan et fut nommé pour le prix Vendôme au Festival de Verbier.

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    En 2015 il gagnait le Premier Prix au concours international de piano de Campillo (Espagne).

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    Samson Tsoy fut désigné par un jury de prestigieux musiciens pour recevoir le soutien de la „City Music Foundation“ ce qui lui procure de nombreux concerts dans les plus grandes salles.

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    Il s’est produit dernièrement au Wigmore Hall à Londres sur invitation d’Elisabeth Leonskaja. D’autres concerts l’ont conduit à Paris (Salle Gaveau), Berlin (Konzerthaus) etc.

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    À côté de son activité solistique, Tsoy forme depuis 2009 un duo pianistique avec Pavel Kolesnikov, duo qui se produit internationalement avec grand succès.

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    Et forcément, bien sûr, à suivre……

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    Ce lundi 22 juillet 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le tout simple bonheur de la surprise de la joie de la musique à son meilleur : des enthousiasmes purs à partager à ressentir…

    Ici, et ce lundi matin, je désire simplement mettre en exergue la petite conclusion de mon article d’hier «  » , en l’isolant de ce qui l’a amenée, afin de la mettre bien valeur, rien que pour elle-même :

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    Oui, la musique _ tout simplement fredonnée spontanément sous la douche, tout comme enregistrée au concert ou sur CD, et surprise au vol à la radio (et je repense ici à l’épisode magnifique (!) de ces morceaux enchanteurs, des Sonatas en deux mouvements, de Manuel Blasco de Nebra (Séville, 2 mai 1750 – Séville, 12 septembre 1784) interprétés par Josep Colom entendus au vol sur mon auto-radio (sur France-Musique) en 1995 quand je me rendais au petit matin à mon travail sans avoir pu percevoir-identifier alors le nom de ce compositeur singulier, à nul autre semblable (ni Scarlatti, ni Boccherini, ni CPE Bach, ni Mozart, ni Haydn, ni Mendelssohn…) … ; des extraits, et je ne l’ai découvert, après recherche un peu difficile, qu’ensuite, du CD Mandala MAN 4847 « M. Blasco de Nebra – Pièces pour clavier « , enregistré à Paris en 1995 par le toujours parfait Josep Colom : écoutez cette merveille ici ! ; un CD qui, une fois commandé, reçu et adoré (!), est devenu ensuite, après le partage de mon enthousiasme avec Vincent Dourthe, le disquaire à l’oreille si fine et si mélomane, un des CDs best-sellers du rayon Musique de ma chère librairie Mollat, à Bordeaux ! quelle aventure !.. ; cf le détail du récit jubilatoire de mon article en temps de Covid, le 10 avril 2020 : «  « …), ou bien passée et repassée infiniment sans jamais se lasser sur sa platine… _ peut accompagner en beauté immédiate et profonde le moindre chapitre et le plus simple moment de nos diverses vies, pour nous faire à notre tour recevoir et ressentir à partager _ quelle chance ! _ un peu ou beaucoup de sa foncière et parfois sublime joie…

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    Merci l’artiste !

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    Ce lundi 15 juillet 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa