Catégorie : Rencontres

  • Pour les 10 ans du décès de la pianiste Tatiana Shebanova (1953 – 2011), ré-édition de ses sublimes 14 CDs Chopin !

    Ce fut avec un profond émerveillement que j’ai découvert l’année 2010 précédant son décès _ dont j’ignorais tout alors : nul n’en ayant jamais parlé jusqu’alors en une revue musicale française !.. _ les enregistrements Chopin de cette extraordinaire (et trop discrète) interprète de Chopin qu’a été la sublime Tatiana Shebanova (Moscou, 12 janvier 1953 – Varsovie, 1er mars 2011).

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    Mon article du samedi 30 juin 2012

    fit le récit enthousiaste _ et très détaillé, en même temps qu’un peu rétrospectif _ de cette découverte infiniment reconnaissante :

    quelle parfaite interprète de Chopin nous avons eue là !..

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    Le sublime Chopin « en vérité » de Tatiana Shebanova _ in memoriam

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    — Ecrit le samedi 30 juin 2012 dans la rubrique “Musiques”.
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    C’est un peu par hasard, l’été 2011, que j’ai découvert, d’abord la collection merveilleuse « The Real Chopin« , en son œuvre complète sur instruments anciens _ un piano Pleyel de 1848 et un piano Érard de 1849, pour commencer ; vient de s’y adjoindre (en novembre 2010) un piano Érard de 1838 pour un CD de Janusz Olejniczak, le CD NIFCCD 030, comportant des Mazurkas (6), des Polonaises (2), des Valses (4), des Nocturnes (3) et la Ballade opus 23 : tous instruments admirables ! _, du Narodowy Institut Fryderyka Chopina, de Varsovie, éditée pour le deux-centième anniversaire de la naissance de Frédéric Chopin (Varsovie, 1er mars 1810 – Paris, 17 octobre 1849)  ;

    puis que, en approfondissant ma recherche, CD après CD, j’ai admiré et aimé considérablement les doigts proprement magiques de Tatiana Shebanova (Moscou, 12 janvier 1953 – Varsovie, 1er mars 2011), en de sublimes cadeaux, l’un après l’autre de 5 CDs _ les CDs NIFCCD 005, 007, parus en 2007, 017 et 018, parus en 2010, puis, cette année-ci, 2012, le CD « in memoriam«  021, comportant les 24 Préludes opus 28 (ainsi que le Prélude opus 45), enregistrés le 30 juin 2009, et la Sonate en si bémol majeur opus 35, dite « funèbre« , enregistrée le 20 avril 2010… _, de cette musique de Chopin sublimement donnée ici en sa rayonnante toute simple mais sidérante chaleureuse vérité et beauté : sur le piano Érard de 1849 de l’Institut…

    …

    L’Institut Frédéric Chopin de Varsovie a, en effet, publié en novembre 2010 un coffret de 21 CDs

    (numérotés de 000 _ pour un enregistrement de Raul Koczalski (1884-1948) sur un piano Pleyel de 1847, le 21 février 1948 _ à 020 _ les enregistrements des 20 CDs 001 à 020 se sont déroulés de mars 2005 à décembre 2009 (et même le 19 janvier 2010 pour quelque(s) pièce(s) du CD 0018, par Tatiana Shebanova, justement… : probablement la Sonate « funèbre » opus 35 de 1839 _),

    donnant à écouter l’œuvre intégral de Frédéric Chopin sur ces pianos Pleyel (de 1848) et Érard (de 1849) aux sonorités chaleureuses confondantes… Et c’est un élément décisif de leur si réjouissante réussite !!!

    …

    J’avais bien relevé, auparavant, une excellente critique d’un enregistrement Chopin de cette collection par Nelson Goerner, mais je devais alors avoir d’autres centres d’intérêt que la musique de Chopin pour ne pas demander à l’écouter, ni me le procurer… Et c’est probablement le nom du pianiste Howard Shelley qui, en ce début d’été 2010, m’a incité à écouter, puis m’a fait découvrir, CD après CD, avec une jouissance immédiate ! passionnément mêlée à une non moins hyper-jouissive curiosité à profusion comblée !, cette merveilleuse collection d’enregistrements sur instruments anciens de l’œuvre du « real Chopin » !

    …

    Si bien que j’ai demandé à en écouter, après ce tout premier CD Shelley de la collection de l’Institut Frédéric Chopin de Varsovie, d’autres,

    à commencer par les enregistrements de Nelson Goerner, tous mieux qu’excellents, proprement enthousiasmants ! :

    les CDs 003 (les 4 Ballades ainsi que 3 Nocturnes),

    009 (les œuvres pour piano et orchestre autres que les 2 concertos pour piano : les justement fameuses Variations opus 2 sur Là ci darem la mano de Don Giovanni de Mozart, fameuses par le mot d’enthousiasme pur de Robert Schumann pour la musique d’un musicien parfaitement inconnu de lui jusque là et dont il découvrait, à la seule lecture, la partition : « Chapeau bas, Messieurs, un génie ! » ; la Fantaisie sur des Airs polonais opus 13 ; le Rondo de Concert à la Krakowiak opus 14 ; et l’Andante spianato et Grande Polonaise brillante opus 22)

    et 016 (les Mélodies opus 74, Nelson Goerner accompagnant la soprano Aleksandra Kurzak et le baryton Mariusz Kwiecien) ;

    et plus tard le CD 023 (les 9 Mélodies de l’opus 74 pour voix de soprano, Nelson Goerner accompagnant cette fois la délicieuse Dorothee Mields, les chantant une fois en polonais et l’autre en allemand).

    …

    Puis j’ai écouté (et beaucoup aimé aussi) les CDs de Janusz Olejniczak de cette collection :

    le CD 008 (5 Mazurkas, la Sonate opus 35, etc.),

    et le CD 011 (3 Polonaises, 2 Nocturnes, 5 Mazurkas et 1 Valse) ;

    et plus tard, tout récemment, le CD 030, sur un piano Pleyel de 1838, cette fois (6 Mazurkas, 2 Polonaises, 4 Valses, 3 Nocturnes et la Ballade opus 23).

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    De même que j’ai extrêmement apprécié le CD 010 de Kevin Kenner (les 4 Impromptus, le Scherzo opus 39, etc.).

    …

    Au total, j’ai acheté ainsi, un par un, 14 de ces 20 CDs, par des artistes divers…

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    Mais ma découverte fondamentale _ voilà !!! _ fut le jeu magique proprement stupéfiant de grâce et de justesse chopinienne de la magnifique Tatiana Shebanova !

    …

    J’ignorais tout de cette interprète, à l’exception de ce dont m’informaient, au fil de mon écoute de ces quatre premiers CDs _ 005, 007, 017 et 018 _, les notices de ces disques de cette collection de l’Institut Frédéric Chopin de Varsovie ; et ne fus guère récompensé, non plus, par ma recherche sur Google : l’indication, sur un site en anglais, que la musicienne « passes away » _ mais sans mention de date ! _ me troubla profondément, cet été 2011-là, mais je ne réussis ni à la confirmer, ni l’infirmer, nulle part, alors… J’en restais donc à cette hypothétique disparition dont nul media n’avait fait, à ma connaissance, ni mention, ni a fortiori commentaire !..

    …
    Bien sûr, je communiquais _ et fit partager ! _ mon enthousiasme musical à mes disquaires préférés, au fil de mes écoutes (enchantées !) successives ; et je leur commandais illico presto 2 des CDs de Tatiana Shebanova sur lesquels je n’étais pas parvenu à mettre la main…

    …
    Je ne me souviens plus aujourd’hui quel avait été l’ordre de ces écoutes-découvertes progressives miennes de ces CDs Chopin de Tatiana Shebanova ; mais l’enthousiasme ne se démentit certes pas, bien au contraire ! j’étais de plus en plus stupéfait d’enthousiasme pour cette justesse absolue d’interprétation du « real Chopin » !!! de Tatiana Shebanova ; et je remarquais au passage combien les Mazurkas, moins célèbres que les Etudes ou les Polonaises, constituaient sans doute le cœur battant de la création la plus intime et vibrante de sens _ et chaleureuse ! _ de Frédéric Chopin !.. Et les réalisations de Shebanova constituaient le summum de cette magnifique collection : bientôt je me procurais l’intégrale de ces enregistrements en mettant la main sur le coffret des 21 CDs !

    …
    Bref, je proclamais partout haut et fort cette jubilatoire _ et chaleureuse _ admiration…

    …

    Si bien que, quand parut au printemps 2012 _ car la collection d’enregistrements anciens de l’Institut Frédéric Chopin de Varsovie se poursuit : et toujours magnifiquement ! même sans Shebanova désormais : nous en sommes à ce jour au numéro 023… _, en mars ou en avril, un nouveau CD _ proprement sublime ! _, intitulé « in memoriam Tatiana Shebanova« , des 24 Préludes opus 28 (+ le prélude opus 45) et la Sonate dite « funèbre » opus 35, je fus au comble et de la jouissance pour ce CD miraculeux (NIFC CD 021) de justesse de beauté,

    et de la détresse, pour la perte prématurée (hélas confirmée ainsi !) de cette musicienne magicienne qu’avait été Tatiana Shebanova (Moscou, 12-1-1953 – Varsovie, 1-3-2011) :

    …

    je note au passage que Tatiana Shebanova est morte (d’un cancer) 201 ans jour pour jour après la naissance de Frédéric Chopin, le 1er mars 1810 !

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    Voici deux messages adressés à mon amie la Fée Morgane pour lui donner à partager cet enthousiasme musical :

    …

    De :   Titus Curiosus
    Objet : Chopin/Shebanova au Fryderyk Chopin Institute de Varsovie
    Date : 19 mai 2012 18:32:19 HAEC
    À :   Fata Morgana

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    Voici les 5 CDs Chopin/Shebatova existant
    dans l’édition du Fryderyk Chopin Institute de Varsovie…

    Pour moi,
    la quintessence de Chopin
    se trouve dans les Mazurkas…

    …

    Vient de paraître aussi, mais sans Shebatova hélas, un excellent DVD (Glossa GVD 921114)
    retransmettant un des concerts de l’anniversaire Chopin à Varsovie,
    sur le même piano Érard de 1849,
    avec Nelson Goerner, Kevin Kenner et Janusz Olejniczak (tous très bons !!!)
    et l’orchestre du XVIIIe siècle dirigé par Frans Bruggen,
    pour les œuvres de Chopin avec piano et orchestre : un Chopin mozartien…

    Titus
    …

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    Chopin: 24 Preludes, Op. 28

    Chopin:

    24 Preludes, Op. 28

    Prelude Op. 45 in C sharp minor (No. 25)

    Piano Sonata No. 2 in B flat minor, Op. 35 ‘Marche funèbre’

    Tatiana Shebanova (piano)

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    This CD has been released in memory of Tatiana Shebanova, who died last year, not long after these recordings were made _ 10 mois et 10 jours très exactement. It shows the exceptional relationship _ voilà ! _ which she had with the historic Erard piano heard here. She fell in love with the instrument the very first time she played it.

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    Frederick Chopin Institute The Real Chopin – NIFCCD021

    (CD)

    €16,75

    In stock – usually despatched within 1 working day.

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    Chopin: Polonaises, Rondo in C major & Mazurkas

    Chopin:

    Rondo in C major, Op. 73

    working version

    Polonaise No. 10 in F minor, Op. 71 No. 3

    Polonaise No. 1 in C sharp minor, Op. 26 No. 1

    Mazurka No. 41 in C sharp minor, Op. 63 No. 3

    Mazurka No. 20 in D flat major, Op. 30 No. 3

    Mazurka No. 40 in F minor, Op. 63 No. 2

    Mazurka No. 34 in C major, Op. 56 No. 2

    Mazurka in A minor, Op..posth.

    Mazurka No. 46 in C major, Op. 68 No. 1

    Nocturne No. 6 in G minor, Op. 15 No. 3

    Mazurka No. 33 in B major, Op. 56 No. 1

    Mazurka No. 39 in B major, Op. 63 No. 1

    Introduction & Variations ‘Der Schweizerbub’ KKIVa/4

    Polonaise No. 15 in B flat minor B13/KKIVa:5

    Polonaise No. 14 in G sharp minor B6/KKIVa:3

    Galop in A flat major ‘Marquis’, WN 59

    Tatiana Shebanova (piano)

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    …

    Shebanova interprets further works by Chopin. She is more than qualified to do so, as she did Postgraduate studies at the Warsaw Fryderyck Chopin Music Academy and since 1983 has given annual lectures at the Chopin Master Classes in Duszniki-Zdrój. She performs on an Erard 1849 fortepiano.

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    Frederick Chopin Institute The Real Chopin – NIFCCD018

    (CD)

    €16,75

    In stock – usually despatched within 1 working day.

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    Chopin: Walzes, Barcarolle, Berceuse & Ecossaises

    Chopin:

    3 Écossaises, Op. 72 No. 3

    Barcarolle in F sharp major, Op. 60

    Berceuse in D flat major, Op. 57

    Waltzes Nos. 1-14

    Tatiana Shebanova (piano)

    …

    …

    Tatiana Shebanova is one of the most eminent pianists performing today. She is the winner of international competitions in Prague (1969), Geneva (1976) and Brussels (1990), among others. Polish audiences remember her performances during the Tenth International Fryderyk Chopin Piano Competition in Warsaw in 1980, when she received Second Prize and the special prizes for the best performances of a polonaise and a concerto _ c’est à noter !

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    The disc features new recordings of the Waltzes, Ecossaises, Op. 72, Barcarolle in F sharp major, Op. 60, Berceuse in D flat major, Op. 57.

    Recordings made on an Erard piano from 1849.

    Recorded in Witold Lutoslawski Polish Radio Concert Studio, Warsaw, 19-20 May 2007.

    Frederick Chopin Institute The Real Chopin – NIFCCD005

    (CD)

    €16,75

    In stock – usually despatched within 1 working day.

    …

    …

    Chopin: Études, Opp. 10 & 25

    Chopin:

    12 Études, Op. 10

    12 Études, Op. 25

    Tatiana Shebanova (piano)

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    …

    Tatiana Shebanova is one of the most eminent pianists performing today. She is the winner of international competitions in Prague (1969), Geneva (1976) and Brussels (1990), among others. Polish audiences remember her performances during the Tenth International Fryderyk Chopin Piano Competition in Warsaw in 1980, when she received Second Prize and the special prizes for the best performances of a polonaise and a concerto.

    The disc features new recordings of the Fryderyk Chopin 12 Etudes Op. 10 (1829–1832) and 12 Etudes Op. 25 (before 1837) Erard piano from 1849.

    Recorded in Witold Lutoslwski Polish Radio Concert Studio, Warsaw, 29 September 2007.

    Frederick Chopin Institute The Real Chopin – NIFCCD007

    (CD)

    €16,75

    In stock – usually despatched within 1 working day.

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    Chopin: Variations, Mazurkas & Rondos

    Chopin:

    Largo in E flat major, BI 109

    Variations brilliantes in B flat major on ‘Je Vends des Scapulaires’, Op. 12

    Rondo a la Mazurka, Op. 5

    Rondo in C major for two pianos, Op. 73

    _ à deux pianos (l’autre étant le Pleyel de 1848), avec _ Jaroslaw Drzewiecki _ le mari de Tatiana Shebanova _

    Marche Funebre, Op. 72 No. 2

    Fugue in A minor

    Mazurka No. 56 in B flat major, K.IIa/3

    Mazurka No. 58 in A flat major

    Mazurka No. 57 in C major

    Mazurka No. 55 in G major, K.IIa/2

    Moderato in E, KKIVb/12

    Variations in D major for 2 pianos

    Stanislaw Drzewiecki _ le fils de Tatiana Shebanova et Jaroslaw Drzewiecky _

    Variations in A – Souvenír de Paganini

    Variations on a March from Bellini’s I Puritani

    Polonaise No. 16 in G flat major B36/KKIVa:8

    Allegretto in F sharp major

    Waltz No. 17 in E flat major, Op. post., KKIVa:14, B 46

    Wiosna B117

    Tatiana Shebanova (piano)

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    Tatiana Shebanova graduated from the Pyotr Tchaikovsky Conservatory in Moscow with a Gold Medal and is a Grand Prix winner of international music competitions in Prague, Geneva and Brussels. She has led an intensely musical life and, as well as being a soloist, has performed piano duets with her husband and son. She is performing on an Erard 1849 fortepiano.

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    Frederick Chopin Institute The Real Chopin – NIFCCD017

    (CD)

    €16,75

    Usually despatched in 2 – 3 working days.

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    Et cet autre message-ci,

    en réponse à une demande adjacente de conseil de priorité d’écoute :

    …

    …

    De :   Titus Curiosus
    Objet : Les CDs Shebanova sur piano Erard
    Date : 21 mai 2012 06:25:33 HAEC
    À :   Fata Morgana

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    …

    Après ré-écoute des 4 CDs du coffret anniversaire,
    et après celle du nouveau CD des Préludes (CD 021),
    voici mon ordre de priorité :

    1) Les Préludes et la Sonate « funèbre » (CD 021)
    2) Les Études (CD 007)
    3) Les Valses (CD 005)
    4) Les Polonaises, Mazurkas, etc. (CD 018)
    5) Les Variations, Mazurkas, etc. (CD 017).

    Les Mazurkas sont le plus intime de Chopin.
    La chaleur des Etudes, et des Valses, est exceptionnelle
    avec cet Érard de 1849 sous les doigts parfaits de Shebanova.
    Quelle perte !

    Titus

    …

    …

    Dossier auquel je me fais un plaisir de joindre encore cette superbe (!!) chronique d’Alain Lompech à la page 94 du numéro de Diapason de mai 2012, à propos de ce même CD « In memoriam Tatiana Shebatova« ,

    auquel le magazine Diapason a attribué un « Diapason d’or » ce mois de mai :

    …

    …

    « On doit à Tatiana Shebanova ce qui me semble être la meilleure intégrale _ rien moins !!!! _ de l’œuvre pour piano de Chopin _ parue chez Dux _, loin devant celles de Vladimir Ashkenazy (Decca), d’Idil Biret (Naxox). Seul Nikita Magaloff (Philips) pourrait s’approcher de cette réussite exemplaire. Hélas !, Shebanova est morte en 2011, à l’âge de cinquante-sept ans. L’Institut Frédéric Chopin lui rend hommage _ « in memoriam« … _ avec la publication d’un récital _ en fait en deux prises : l’une (les Préludes ?..), le 30 juin 2009, l’autre (la Sonate « funèbre » ?..), le 20 avril 2010 _enregistré, admirablement, sur un Érard de 1849, dont cette grande artiste tire des sonorités ensorcelantes _ oui ! _ de rondeurs sombres, d’éclats feutrés, d’aigus translucides mais pleins et chantants _ tous ces oxymores sont mieux que justissimes ! Ce pianisme somptueux n’est pas mis au service du culte du beau son, il est la logique d’une assimilation du style chopinien _ oui ! jusqu’à l’incarnation ! _ par une musicienne qui en avait pénétré l’essence _ rien moins ! On sent dans ces interprétations une telle intimité _ oui ! _ avec les Préludes et avec la Sonate « funèbre » que toute barre de mesure, toute idée même d’interprétation s’envolent : Shebanova recrée dans l’instant ce qu’elle joue _ voilà ! _ avec une incertitude apparente _ celle du compositeur lui-même improvisant et créant _, qui n’a d’égale que la détermination _ en radieuse jubilation ! _ d’aller au bout de chaque phrase _ avec l’autorité de la justesse la plus rayonnante : formidablement chaleureuse.
    C’est bouleversant. » 

    …

    On ne saurait mieux dire la perfection de justesse de beauté

    de ce travail admirable

    d’une vie

    de Tatiana Shebatova au service _ éminemment chaleureux ! _ du génie même de Chopin

    en sa plus éminente vitalité.

    …

    …

    Si « tout ce qui est beau est difficile autant que rare »  (Spinoza),

    « a thing of beauty is a joy for ever » (Keats)…

    C’est bien à ce degré d’éternité-là qu’ici de plain-pied parfaitement nous sommes !

    …

    …

    Merci Madame !

    …

    …

    Titus Curiosus, ce 30 juin 2012

     

    …

    …

    Et lors de ma récapitulation de 100 « Musiques de joie«  lors du premier confinement (mars-juin 2020),

    en mon article  du samedi 20 juin 2020,

    j’y suis bien sûr revenu !

    …

    …

    Et voici que ce jour du 6 septembre 2021,

    je découvre,

    à la page 80 du numéro 703 de la Revue Diapson de ce mois de septembre 2021,

    un article développé de  Loïc Chahine faisant un très vibrant éloge d’un coffret de 14 CDs, muni d’un archi-mérité Diapason d’Or,

    que, pour l’anniversaire des 10 ans _ c’était le 1er mars 2011, à Varsovie _ de la disparition de Tatiana Shebanova,

    le label NIFC (Narodowy Institut Fryderyka Chopina) consacre à l’intégralité des enregistrements chopiniens que nous a laissés _ pour l’éternité _ cette sublime interprète.

    …

    …

    Qu’on se le dise…

    Le plaisir sera ainsi partagé…

    …
    …
    Ce lundi 6 septembre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • L’esprit des Jeux Olympiques vraiment vivant aux Jeux Paralympiques…

    La cérémonie de clôture, ce dimanche 5 septembre, à Tokyo,

    et probablement plus _ et mieux encore _ le très joyeux plateau de France-Télévision, qui a suivi, cet après-midi, sur France 3, cette conclusion des Jeux Paralympiques,

    ont superbement mis en valeur et servi ces deux semaines de retransmission des magnifiques _ humainement et sportivement _ Jeux Paralympiques de Tokyo 2020, cette fin août et début septembre 2021 ;

    au service de l’idéal olympique de Pierre de Coubertin…

    …

    …

    Car, à la fois par leur dépassement d’eux-mêmes, et par ce qu’ils en témoignent,

    ces athlètes font merveilleusement partager leur fulminante joie de vivre, qui est d’abord une joie de surmonter leur « situation de handicap » ;

    …

    une « situation » qui affecte rien moins que 15% de la population humaine _ voilà ;

    et il nous faut en prendre bien conscience…

    …

    …

    Car c’est moins avec des concurrents adversaires que, à ces Jeux, ces athlètes « luttent« , « se battent« ,

    …

    qu’avec, en eux, chevillée au corps et l’âme la plus profonde,

    la ferme et constante _ tenace _ volonté _ en acte, et ô combien !, jour après jour, mois après mois, année après année _ de dépasser et vaincre, par leurs performances sportives, le défi que leur proposent les lourdes difficultés physiques ou mentales qu’ils subissent, à leur corps défendant, ou bien depuis quelque accident,  ou bien depuis une malformation congénitale…

    …

    …

    Leur amour quasi inconditionnel de la vie fait vraiment un immense plaisir à ressentir…

    …

    …

    Ainsi, ai-je admiré,

    tout au long de ces deux semaines de retransmission télévisée,

    le très remarquable travail de présentation _ formidablement compétent d’abord, et plus encore enthousiasmant, avec une très profonde et constante justesse… _ de Sami El Gueddari,

    qui fut lui-même présent _ atteint d’une agénésie congénitale à la jambe gauche, celle-ci s’arrêtant au niveau du tibia _ en compétition de natation aux Jeux Paralympiques de Pékin, en 2008, et Londres, en 2012 ;

    …

    et qui est aussi, actuellement dirigeant du pôle performance de la Fédération française handisport _ voilà ! _,

    ainsi que _ parfait _ consultant sportif pour France Télévision _ depuis les Jeux Paralympiques de Rio, en 2016.

    …

    …

    Ainsi, ai-je été particulièrement touché par les bouleversants témoignages, en interviews _ et parmi bien d’autres athlètes magnifiques… _,

    de Dimitri Pavadé, sauteur en longueur, âgé de 32 ans,

    et Rémy Boullé, paracanoëtiste, âgé de 33 ans…

    …

    …

    Merci !!!

    …

    …

    L’esprit de Pierre de Coubertin est bien vivant ici…

    Et la télévision a su excellemment nous le faire ressentir et partager, ici.

    …

    …

    Ce dimanche 5 septembre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Admirer les performances des athlètes paralympiques : Florian Jouanny, fils de Franck Jouanny…

    En regardant à la télévision les Jeux paralympiques de Tokyo 2020,

    j’ai souvent l’impression que ces athlètes réalisent, mieux que ceux des Jeux olympiques de nos jours, l’idéal _ fondamentalement ludique (et désintéressé)… _ de Pierre de Coubertin.

    …

    …

    Aujourd’hui, j’ai ainsi particulièrement admiré la performance de Florian Jouanny _ né en 1992 _,

    em me demandant si son père, Franck Jouanny,

    n’était pas le Franck Jouanny, né à Bordeaux le 18 août 1959, que j’ai eu comme élève _ en section Sports-Etudes _ au lycée Victor Louis de Talence, pour sa classe de seconde ; puis au lycée Camille Jullian, à Bordeaux, en classe Terminale,

    quand j’ai découvert que le père de Florian, très proche de son fils, se prénommait Franck…

    …

    …

    Cependant, Florian Jouanny _ devenu tétraplégique lors d’un grave accident de ski survenu le 2 avril 2011 _ vit en Isère, à Bourg d’Oisans ;

    …

    alors que le Franck Jouanny que j’ai connu à la fin des années 70,

    est toujours, ai-je découvert en cherchant un peu, girondin…

    …

    …

    J’ai découvert aussi que ce Franck Jouanny bordelais et très sportif lui-même,

    avait participé à un Décathlon en 1983 ;

    puis a fait partie de l’équipage de Marc Pajot lors de l’America Cup, en 1987…

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    Voilà…

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    Toutefois il semble que ces deux Franck Jouanny _ l’isérois et le girondin _ ont des ancrages familiaux géographiques différents… 

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    Ce mercredi 1er septembre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Stéphane Degout : élégantissime Comte Almaviva des Noces de Figaro de Mozart ; et chanteur merveilleux d’intelligence…

    Hier soir, retransmission à la télévision des Noces de Figaro de Mozart dans la mise en scène de James Gray et sous la direction musicale de Jérémie Rohrer, au Théâtre des Champs Elysées, en novembre 2019.

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    Mon impression d’ensemble est hélas très mitigée,

    alors que les représentations sur la scène de ces Noces de Mozart m’ont _ et à la différence des deux autres chefs d’oeuvre de Mozart et Da Ponte : à la merci de faiblesses d’interprétation, tant musicales que dramaturgiques… _ très rarement déçues, tant l’œuvre est splendidement enlevée…

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    A part les incarnations du Comte et de la Comtesse

    _ par Vanessa Vannoni et Stéphane Degout _,

    je trouve la plupart des autres incarnations des personnages bien trop lourdes et dénuées, ici, de l’indispensable charme mozartien (et da pontien)…

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    Je suis aussi déçu de la mise en scène bien trop lourdaude du cinéaste _ que j’apprécie pourtant beaucoup au cinéma ; cf les articles que j’ai consacrés à ses films : The Yards, Two Lovers, etc…. _ James Gray.

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    Je ne partage donc pas du tout le point de vue d’un spectateur, Bruno Serrou,

    exprimé sur le Net : Les Noces de Figaro fébriles de Jérémy Rohrer dans une mise en scène élégante et fébrile du cinéaste James Gray…

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    VENDREDI 29 NOVEMBRE 2019

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    Les Noces de Figaro fébriles de Jérémy Rohrer dans une mise en scène élégante et classique du cinéaste James Gray

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    Paris. Théâtre des Champs-Elysées. Mardi 26 novembre 2019

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    Après Cosi fan tutte en 2012 et Don Giovanni en 2016, le Théâtre des Champs-Elysées confie à Jérémie Rohrer le premier volet de la trilogie Mozart/Da Ponte, Les Noces deFigaro, animé par un troisième metteur en scène, le célèbre réalisateur américain James Gray.

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    En effet, après les metteurs en scène de théâtre français Eric Genovèse (Cosi fan tutte) et Stéphane Braunschweig (Don Giovanni), c’est au cinéaste new-yorkais James Gray, auteur notamment de Two Lovers (2008), The Immigrant (2013), The Lost City of Z (2016) et Ad Astra (2019), qu’a été confié Les Noces de Figaro. C’est avec cet ouvrage que le réalisateur américain fait ses débuts à l’opéra. C’est donc l’esprit vierge qu’il propose une mise en scène traditionnelle, un peu trop littérale mais sobre et fidèle au texte. La scénographie évocatrice de Santo Loquasto et les beaux costumes du couturier Christian Lacroix situent l’action dans la Séville du début du XVIIIe siècle de la pièce de Beaumarchais dont s’est inspiré Da Ponte et qui répond aux attentes du public du théâtre de l’avenue Montaigne, qui, pourtant, a été témoin de quelques huées peu audibles il est vrai qui manifestaient le dépit d’inconditionnels du cinéaste qu’ils ont jugés moins moderne que dans ses films.

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    Abondant dans le sens de la mise en scène, la direction nerveuse et vive de Jérémie Rohrer à la tête de son Cercle de l’Harmonie, ne laisse aucun répit, et l’on ne s’ennuie pas une seconde à l’écoute du chef-d’œuvre de Mozart. L’effectif des cordes donne ici une chair sonore onctueuse, qui instille sensualité et fluidité (le pianofortiste est en costume XVIIIe et emperruqué). La fébrilité instaurée par le chef dès les premières mesures de l’ouverture ne réprime pas pour auant un nuancier particulièrement large au sein de l’orchestre.

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    Mue par la direction d’acteur au cordeau de James Gray, qui fait de chacun des personnages des êtres de chair et de sang aux sentiments authentiques et spontanés, cette production est servie par une distribution homogène qui se fond sans restriction au sein de la dramaturgie. La soprano corse Vannina Santoni campe une Comtesse mélancolique et solitaire singulièrement humaine et complexe, s’appuyant sur une voix lumineuse et brûlante. Face à elle, un Comte de grande classe, à la fois noble, fragile et impulsif du baryton lyonnais Stéphane Dégout, suprêmement chantant, doué d’un timbre rutilant et noir. Le baryton-basse canadien Robert Gleadow, voix sombre et pleine, est un Figaro jaillissant et impulsif, et la soprano russe Anna Aglatova, Suzanne à la voix large et charnue, s’échauffe peu à peu pour atteindre sa plénitude vocale dans Deh veni. Eléonore Pancrazi est un Chérubin un peu éteint, mais elle finit par s’imposer dans l’acte final. La production est également marquée par la Marceline joviale de Jennifer Larmore, et par la pimpante Barberine de Florie Valiquette.

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    Mais plutôt celui de Steeve Boscardin, en un article de ResMusica : Des Noces de Figaro déjà routinières au Théâtre des Champs-Élysées…

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    Des Noces de Figaro déjà routinières au Théâtre des Champs-Élysées

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    En faisant appel à James Gray pour mettre en scène les Noces de Figaro de Mozart, le Théâtre des Champs-Élysées a sans conteste fait une belle prise tant les talents du cinéaste américain sont incontestables. De fait, le spectacle constitue le point d’orgue de la programmation mais les attentes n’étaient-elles pas trop grandes ?

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    À la sortie de la salle, le public semble ravi de sa soirée et l’accueil est enthousiaste. Pourtant, qu’il nous soit permis d’émettre ici des réserves importantes sur ce qui nous est proposé. Des réserves qui concernent tous les éléments du spectacle : une mise en scène professionnelle, « jolie » mais qui aurait pu être faite à moindre frais par n’importe quel metteur en scène un tant soit peu professionnel, une fosse très contestable et une distribution intéressante mais d’où émergent surtout les protagonistes masculins.

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    James Gray signe donc sa première mise en scène d’opéra. Contrairement à ce que l’on pouvait attendre ou craindre (c’est selon) il a décidé d’éloigner toute actualisation et de rester dans une forme de réalisme historique. Cette approche pourrait être révolutionnaire dans un monde lyrique dominé par les néons, structure métalliques et autres robes en lamé, mais les choix opérés par James Gray ne cessent d’illustrer une évidence : si la laideur coutumière du Regietheater ne garantit pas une relecture intelligente, la joliesse ne peut quant à elle suffire à faire le théâtre, à livrer une vision, à donner de la chair à des personnages _ voilà.

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    Beaucoup de choses interpellent ici. D’abord les moyens considérables pour les décors et les costumes aboutissent à un joli livre d’images mais à y regarder de plus près, tout est finalement plus hétéroclite qu’historique. Les décors évoluent entre des atmosphères hispanique, française, vénitienne (etc…) – au milieu de charpentes et de poulies théâtrales pour signifier que nous sommes dans une œuvre du déguisement et du travestissement – et les costumes chatoyants de Christian Lacroix offrent des robes à panier Louis XV à la comtesse, un ensemble Directoire façon « Incroyable » à Chérubin et des livrées très XVIIᵉ pour Bartolo et Basilio. Tout cela semble sans ligne directrice, sans époque, sans puissance évocatrice, sans vision ou éclairage marquant sur un livret pourtant historiquement chargé, mais c’est « joli ».

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    L’historicisme, on le trouvera davantage du côté d’une direction d’acteur dont on peine à croire qu’elle est l’œuvre d’un Américain du XXIᵉ siècle. Tout _ ou presque tout… _ semble artificiel, des pauses et mimiques convenues et dix mille fois vues aux gags les plus éculés, des mouvements du chœur (par ailleurs excellent) bien symétriques aux entrées et sorties latérales des protagonistes. On ne peut nier qu’un charme aimable et suranné émane de cette production « à l’ancienne » qui a par ailleurs le mérite de rendre lisible le fait que les Noces illustrent tout autant l’alliance des femmes contre le patriarcat que celui des serviteurs contre leurs maîtres, mais l’ennui serait souvent en embuscade sans le talent et la présence scénique des chanteurs. Bref tout cela est neuf et sent pourtant déjà terriblement la routine.

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    L’autre mauvaise surprise vient de la fosse. Après avoir tant fréquenté Mozart ces dernières années, comment le Cercle de l’Harmonie peut-il sonner aussi aigre, aussi raide, aussi sec avec des vents aussi discordants et faux ? Pourtant, au milieu, émerge comme une pépite le pianoforte d’une délicatesse inouïe de Paolo Zanzu _ certes _, mais cela saurait-il suffire ? Jérémie Rhorer sait nuancer, donner des coups de fouets mais les tempi sont souvent trop rapides et occasionnent des décalages récurrents et une absence très préjudiciable de respiration, essentielle chez Mozart _ en effet : c’est tout à fait fondamental… Si la deuxième partie est apparue plus en place, on a cherché en vain l’émotion, la profondeur, totalement absentes d’une lecture terrorisée par le sentiment.

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    Heureusement, la distribution a des choses à proposer. Le Figaro de Robert Gleadow est étourdissant de naturel et d’aisance physique _ bof… Après quelques minutes de chauffe, la voix trouve ses couleurs et la ligne de chant s’affermit. Les grands tubes qu’offre le rôle, sont ici assumés avec autorité et panache et le jeu de scène bondissant est impeccable. Anna Aglatova défend le rôle de Susanna avec beaucoup de charme _ ce n’est pas mon avis… Si le medium est parfois couvert par l’orchestre, la voix est pulpeuse, bien conduite et suffisamment veloutée pour donner du relief à un personnage qui s’avère finalement assez ingrat et difficile à défendre _ en cette maladroite incarnation-ci, du moins…. Vannina Santoni remporte un beau succès public en proposant une comtesse jeune, aux aigus rayonnant. Assurément marquante dans les scènes de confrontations avec le comte où la soprano apparaît à son aise dans la puissance, les deux airs plus intimistes (« Porgi amor » et « Dove sono ») déçoivent un peu en exposant un legato assez limité et une voix trop blanche et neutre pour donner de la chair, de l’épaisseur et de l’émotion au personnage.

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    Éléonore Pancrazi est doté d’un délicieux vibratello qui confère beaucoup de juvénilité et de charme _ non… _ à ce chérubin maladroit et outrancier, et les courtes apparitions de Florie Valiquette en Barberine _ pas assez juvénile, ni fragile _ font regretter que la soprano n’ait pas été plus avantageusement distribuée.

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    Le Bartolo de Carlo Lepore impressionne par un bronze d’une grande beauté, magnifiquement projeté, et un tempérament comique naturel. Il en va de même pour la Marcelina de Jennifer Larmore dont on retrouve avec plaisir le timbre noir et corsé dans un rôle où elle prend manifestement beaucoup de plaisir _ oui : elle, au moins, s’amuse… Que dire également du Basilio de Mathias Vidal, belle surprise de la soirée dans un rôle bouffe où la veulerie côtoie la sournoiserie pathétique par un jeu de voix assez inédit et franchement réussi. Les belles interventions de Matthieu Lécroart et Rodolphe Briand complètent avantageusement le plateau.

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    Mais c’est surtout la prestation de Stéphane Degout que l’on retiendra _ oui ! _, passionnante de bout en bout _ absolument ! De plus en plus à l’aise scéniquement avec les années, il impose une belle voix cuivrée avec une autorité confondante _ oui. Maniant avec raffinement l’art du récitatif et de la coloration, il dessine un personnage aussi aristocratique que pathétique, aussi noble que tragique. Chacune de ses interventions est captivante _ oui _ par le mordant d’un chant naturel qui coule simplement avec un sens des mots et des intentions qui le rattache définitivement à ce que l’école du chant français fait de mieux _ absolument. Beaucoup du plaisir ressenti en cette soirée lui revient _ tout à fait.

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    Crédits photographiques : © Vincent Pontet

     

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    Cet article de Steeve Boscardin est suivi, sur le site de ResMusica, d’une excellente interview du magnifique Stéphane Degout _ auquel j’ai déjà consacré plusieurs articles ; j’apprécie énormément ce chanteur :  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ; …  _ par Vincent Guillemin, intitulée « Stéphane Degout, baryton lyrique mature« …

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    Stéphane Degout, baryton lyrique mature

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    Comte Almaviva sur scène pour la septième fois de sa carrière, Stéphane Degout participe à la nouvelle production de James Gray des Noces de Figaro. L’occasion de revenir avec lui sur ses grands rôles et d’évoquer ses projets pour l’avenir.

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    stéphane_degout cc jean-baptiste_millot…

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    ResMusica : Vous reprenez dans une nouvelle production de James Gray le Comte Almaviva des Noces de Figaro au Théâtre des Champs-Élysées, que recherchez vous avec ce personnage ?

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    Stéphane Degout : Le Comte est l’un des rares personnages de Mozart qui n’a pas d’âge. Dans la pièce de Beaumarchais, il est plus jeune que Figaro et on peut lui donner vingt-trois ou vingt-cinq ans, mais pour moi, cela n’a pas beaucoup de sens de jouer le jeune homme avec lui. Je l’ai abordé pour la première fois en 2003, à 28 ans, pour le chanter régulièrement depuis, et maintenant à Paris alors que j’ai 44 ans. A chaque fois, j’y ai trouvé des résonances avec ce que j’étais sur le moment. Aujourd’hui, il est plus mûr et porte un regard différent sur la vie que celui qu’il avait il y a seize ans. C’est un rôle dans lequel on peut projeter énormément d’idées, en cela, il peut devenir un miroir de soi-même. C’est aussi le seul dont je me sente véritablement proche chez Mozart, car comme tous les jeunes barytons, j’ai chanté Guglielmo, Papageno et une fois Don Giovanni, en 2002, mais pour moi, ce dernier souffre trop d’une image d’Epinal à laquelle je ne corresponds pas du tout.

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    RM : Par rapport à la dernière production amstellodamoise de David Bösch, que donnez-vous, en plus ou en moins, à ce Comte par votre maturité et la proposition de James Gray ?

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    SD : David Bösch avait transposé l’histoire à aujourd’hui. Il n’y avait donc plus d’aristocratie, mais toujours une notion de richesse et de classes, des gens très riches entourés de leurs serviteurs. La différence aujourd’hui est que l’on revient au temps de la pièce avec des costumes et décors très classiques sans rechercher pour autant à penser comme des personnages du XVIIIe siècle. Nous gardons nos réflexes contemporains, avec des sentiments et des questionnements actuels. James Gray va très loin là-dedans. Il essaie toujours de savoir comment cela résonne en nous et ce que l’on ferait dans une situation similaire.

    Contrairement aux metteurs en scène habitués à l’opéra, James Gray est confronté pour la première fois à cette problématique, et contrairement au cinéma, il ne peut monter les scènes comme il veut et doit respecter toutes les parties. Lors des répétitions, on sentait son incertitude dans le traitement des moments moins dramatiques, à l’exemple du final, qui est une pure convention d’opéra et avec lequel on ne peut pas raconter beaucoup.

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    RM : Est-ce que cela change votre rapport au metteur en scène de travailler avec quelqu’un comme Gray, à la fois très respecté pour son œuvre cinématographique, et en même temps nouveau dans le monde de l’opéra ?

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    SD : Pour ces raisons, il y a justement eu un besoin d’échange très fort. Très souvent, un metteur en scène a une vision de la scène et nous essayons d’y rentrer. Mais depuis trois semaines, nous travaillons avant tout sur les personnages, et la géographie de la scène vient après, en fonction de ce que l’on donne. Pour un chanteur, c’est assez perturbant car c’est d’une certaine façon l’opposé des répétitions habituelles : comme au cinéma, on fait plusieurs prises sans essayer de fixer les choses, on essaie de voir ce qui est bon, ce qui l’était dans la précédente, et ensuite on tente de refaire ce qui a le mieux fonctionné. C’est un processus de travail plus lent, mais que j’apprécie beaucoup.

    Il ne faut pas oublier que dans Les Noces, déroger à ce qui est écrit est très compliqué. C’est d’ailleurs pour cela que beaucoup de metteurs en scène ont toujours refusé de s’y atteler, Chéreau par exemple, ou Haneke, qui s’est arrêté aux deux autres volets de la trilogie Da Ponte. A Vienne au Theater an der Wien, il y a quatre ans, le metteur en scène Felix Breisach, qui vient de la télévision, a voulu prendre le contre-pied du sujet, et la production a été très compliquée.

    Pour revenir à James Gray, il lui arrive en plein milieu d’une répétition de nous prendre à part et de nous donner des indications que les autres n’ont pas besoin de savoir, afin d’affiner le personnage et de lui développer des traits de caractère. Car souvent, lorsqu’on connaît le cheminement psychologique des autres personnages, sans le vouloir, on anticipe leurs réactions. Alors qu’avec cette méthode, on a cette fraction de seconde d’incertitude qui donne un vrai naturel à la scène _ oui. La complexité sera de reproduire ce naturel tous les soirs lors des représentations _ certes.

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    RM : Concernant vos autres rôles, vous avez quitté Pelléas mais gardez des personnages forts, Hamlet par exemple, ou encore Golaud vers lequel vous semblez vouloir aller?

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    SD : Pelléas est peut-être le seul rôle de mon répertoire que j’ai abordé avant tout sur le plan musical et vocal. De mon point de vue, Golaud est le personnage dramatique de l’opéra, le seul qui a un cheminement psychologique profond et déterminant. Mais globalement, j’aime les personnages torturés, avec quelque chose de cassé à l’intérieur, avec lesquels la tragédie appelle une grande part de « vécu ». Je suis toujours particulièrement intéressé à exploiter la fébrilité ou la fragilité d’un rôle _ voilà. Pelléas n’a pas la même épaisseur que Golaud, Hamlet ne bénéficie malheureusement pas d’une partition aussi géniale, même si la musique est belle. Mais dans les deux cas, il y a une véritable puissance théâtrale, le sentiment d’être chez Maeterlinck ou chez Shakespeare. Les rôles détiennent une texture, une épaisseur _ oui _, avant même qu’on y ajoute sa propre part d’interprétation _ en effet.

    Je ne reviendrai plus à Pelléas car j’ai senti un tournant autour de mes quarante ans, lorsque ma voix s’est installée plus dans le corps _ voilà. D’un coup, j’ai dû faire l’effort pour aller dans sa vocalité qui était pourtant naturelle pour moi. Cependant, je n’ai abordé Golaud qu’en concert avec piano l’an passé à l’Opéra Comique, concert pendant lequel j’étais tellement malade que l’on ne peut en tirer aucune conclusion sur l’avenir. J’ai finalement décidé de repousser ma prise de rôle pour me laisser le temps d’y penser, car me frotter à Golaud tout de suite risquerait d’être un trop grand écart avec les rôles lyriques et plus légers que je porte dans les trois prochaines années.

    Et puis j’ai beaucoup échangé sur le sujet avec plusieurs personnes, dont Laurent Naouri qui a été souvent mon Golaud, et c’est José van Dam qui m’a dit la chose la plus pertinente et la plus directe : « Si les bons Pelléas faisaient des bons Golaud, ça se saurait ». Je crois qu’il n’a pas tort, donc rien ne presse pour que je prenne ce rôle, d’autant que j’ai toujours aimé avoir des barytons-basses à mes côtés, ce qui n’est pas ma couleur. Si je le chantais, je ressemblerais plus à un Dietrich Henschel, qui était mon premier Golaud, en 2008, et qui est sur une tessiture assez proche de la mienne. Mais dans ce cas, il faudrait un Pelléas plus clair, pourquoi pas même en version ténor _ tout cela est bien sûr passionnant.

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    RM : Votre répertoire va du baroque au contemporain, comment sélectionnez-vous les rôles ?

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    SD : Certains viennent naturellement, par exemple Yeletski de la Dame de Pique, que je chanterai en mai à Bruxelles, suivi d’Oneguine et Ford (Falstaff) la saison prochaine. Ce sont des rôles sur la route d’un baryton lyrique et le moment est venu pour moi de les aborder. Mais encore une fois, même si l’aspect vocal est primordial, je suis vraiment guidé et attiré par la puissance théâtrale des rôles _ et c’est fondamental !

    Wozzeck en est un exemple évident : j’ai toujours aimé la pièce de Büchner et quand j’ai découvert l’opéra de Berg, je pensais que je ne chanterai jamais le rôle. J’y entendais toujours des barytons-basses sombres et puissants. Mais quand j’ai entendu Simon Keenlyside le chanter à Bastille en 2006, j’ai compris que ce rôle pouvait être porté par une voix plus claire, plus aigüe, comme celle par exemple de Christian Gerharer qui l’a chanté dernièrement et dont la voix est assez proche de la mienne, alors j’ai gardé l’espoir de le chanter un jour et je devrais aborder le rôle dans deux ans.

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    RM : En plus de Wozzeck, vers quoi souhaitez-vous faire évoluer votre carrière dans les prochaines années?

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    SD : J’ai compris que ma voix changeait et que je pouvais maintenant m’orienter vers des rôles plus bas _ voilà _, comme Rodrigue, pris récemment dans le Don Carlos de Lyon. Je me suis rendu compte que cela nécessitait un fort engagement physique _ oui _, que je pouvais assumer, notamment dans une salle convenant bien à mes moyens _ et c’est aussi crucial, bien sûr. En revanche, je ne voudrais pas descendre sur des rôles trop lourds, comme chez Wagner par exemple, où à part Wolfram, que j’aimerais vraiment rechanter dans les prochaines années, je vois assez peu de rôles pour moi _ probablement…

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    Lannion. Voce Degout-Planès 4 (2)
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    J’aimerais aussi faire plus de récitals _ oui _, car je trouve que c’est vital pour ma propre santé vocale et artistique _ oui. Mais c’est toujours difficile à vendre _ hélas ! _, surtout en France _ pas assez mélomane… Je pensais que c’était une question d’époque, mais lorsque j’ai évoqué le sujet avec François Le Roux, il m’a surpris en me disant que dans ses grandes années de récitaliste, il en donnait relativement peu, parce que l’opéra prend toute la place. José van Dam est aussi célèbre pour ses récitals, mais il y est venu assez tard dans sa carrière, ce qu’il a regretté _ Stéphane Degout sait aussi excellemment écouter ses confrères…

    Je fais aussi très peu de concerts avec orchestre, alors que le répertoire est très riche et m’intéresse beaucoup, par exemple les Scènes de Faust de Schumann, les cycles de Mahler, etc. Mais dans ce domaine comme partout, on pense à vous pour ce que vous avez au répertoire, pour ce que vous savez faire. Vous faites partie d’un réseau, opéra ou concert, rarement les deux ! _ hélas… Et tout particulièrement dans le cloisonnement d’esprit de beaucoup de Français… Les chanteurs d’opéra sont rarement invités par les orchestres, et les chanteurs qui ne chantent qu’en concert se produisent rarement à l’opéra, ce qui est dommage _ vraiment ! Il y a peut-être un manque de curiosité _ oui !!! _ou de prise de risque _ aussi… _ de ce côté de la part de certains directeurs de casting. Mais c’est aussi à nous _ oui ! _ d’oser proposer _ oui _ et de faire part de nos envies, et par exemple c’est moi qui ai suggéré à l’Orchestre de Paris les Lieder eines fahrenden Gesellen de Mahler que je chanterai en mars à la Philharmonie. Il faut donc aussi, en tant qu’artiste, proposer les ouvrages que l’on souhaite chanter _ voilà.

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    Crédits Photographiques : Portrait © Jean-Baptiste Millot ; Hamlet Mulhouse © Alain Kaiser ; Récital avec Alain Planès © Alain Le Bourdonnec

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    Cette interview est vraiment passionnante _ je l’avais déjà donnée le 26 novembre 2019 : …

    Et elle nous permet d’apprécier une nouvelle fois la très remarquable qualité d’intelligence humaine de Stéphane Degout, au-delà de ses qualités de chanteur et d’acteur…

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    Ce mercredi 25 août 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa