Catégorie : Rencontres

  • Pour poursuivre le cheminement de mon regard sur les sublimes « Tirages Fresson » de mon ami Bernard Plossu, deux autres propositions de lecture : deux livres de Bernard Plossu et François Carrassan…

    Dans ma bibliothèque,

    riche de plus d’une soixantaine d’ouvrages (de photo) de Bernard Plossu,

    deux manquent me dérangent un peu :

    …

    …

    il s’agit de 2 livres de Bernard Plossu avec le hyérois _ amoureux de Port-Cros _ François Carrassan  :

    …

    tout d’abord,

    aux Cahiers de l’Égaré (en 2012),

    « L’Incertaine apparence de l’île de Port-Cros« ,

     

    …

    L'incertaine apparence de l'île de Port-Cros

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    dans lequel parut pour la première fois, du moins à ce que suppose, la sublime image légendée « Port-Cros, France, 2011« , de la page 53 des admirables « Tirages Fresson » de Bernard Plossu (aux Éditions Textuel, cet automne 2020) ;

    …

    …

    et ensuite,

    aux Éditions Images en manœuvre (en 2007),

    « L’Étrange beauté de la ville d’Hyères« …

    …

    L'étrange beauté de la ville d'Hyères

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    M’intéresse aussi, toujours de François Carrassan, mais  cette fois sans Plossu,

    l’assez récent « Heureusement qu’on meurt _ sur une parole de Marcel Conche« ,

    à nouveau aux Cahiers de l’Égaré,

    que dirige Jean-Claude Grosse,

    avec lequel je viens d’avoir une riche conversation téléphonique de 30 minutes

    _ François Carrassan, Jean-Claude Grosse, et moi-même étant des philosophes de formation, et tous très vifs admirateurs de Marcel Conche,

    toujours très actif philosophiquement, et dont on fêtera les 100 ans le 27 mars 2022…

    …

    …

     

    Heureusement qu'on meurt : sur une parole de Marcel Conche

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    À suivre…

    …

    …
    Ce mercredi 25 novembre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • L’enchantement du réalisme légèrement décalé des merveilleux « Tirages Fresson » en couleur de Bernard Plossu ; ou le miracle de saisir l’aura la plus vraiment poétique du réel d’apparence le plus prosaïque

    Ce midi, le facteur sonne et me donne un paquet :

    il s’agit d’un livre de dimension 23,5 x 31, 6.

    …

    Je l’ouvre : il s’agit du « Tirages Plossu« , aux Éditions Textuel,

    dont j’avais annoncé la parution le 22 octobre dernier :

    …

    …

    …

    J’en parcours une première fois les 100 pages et 80 images,

    sans commencer par lire les deux textes de présentation :

    …

    « Sentir le vent et la pluie qui circule« , par Bernard Perrine ;

    et « Du noir et blanc en couleur« , par Jeanne Fouchet-Nahas ;

    que je viens juste maintenant de regarder : ils sont parfaitement justes !..

    …

    Parce qu’immédiatement je rédige un fervent courriel d’admiration

    à l’ami Bernard Plossu , que je lui adresse à 12h 50.

    …

    Je l’intitule (a posteriori, et en m’étant relu) :

    « le réalisme légèrement décalé de tes « Tirages Fresson » : un pur enchantement, de la part d’un Plossu un tout petit peu différent…« 

    …

    Le voici tel quel :

    …

    …

    Pour moi, tes « Fresson » sont un pur enchantement !

     
    …

     
    Je peux comprendre ce que je ressens parfois, à écouter ou lire ce qu’il t’arrive d’en laisser échapper (à la volée), comme une sorte de très légère réticence , de ta part, à leur égard ;
    ou du moins un souci de les considérer _ et plus encore faire considérer _ comme tout de même un peu « en marge » de ton travail principal…
    Comme une sorte de « fantaisie » que tu t’accorderais…
     
    Cela, d’ailleurs, au moins de la part de ceux qui les critiquent, me rend ces « tirages Fresson » encore plus chers ;
    car une « aura » de très intense et surtout formidablement délicate vraie « poésie » vient les nimber à mes yeux…
     
    Nous sommes alors certes assez loin du « réalisme » photographique le plus courant.
    Alors que c’est pourtant une autre vraie réalité (dans les couleurs plutôt estompées qui sourdent de ces « tirages ») qui se révèle vraiment à nous qui les regardons, ici…
     
    Il n’y a là absolument rien du tout d’artificiel, de fabriqué, ou de truqué…
    Et tu me sembles alors, en ton regard photographique, assez proche du regard (tout à fait « réaliste » ! et pas du tout « surréaliste »…) de peintres si attentivement regardeurs tels que Monet, ou Corot…
    Regardeurs si fidèles au réel qui leur fait face
    qu’ils font sourdre de leurs regards, via le medium de leurs pinceaux, le pur merveilleux du réel le plus prosaïque _ à mille lieues du rêve et de l’imaginaire, que je n’apprécie pas.
     
    Bravo !!!
    Et merci !
     
    Francis
     
    P. s. :
    il me semble que le moment (de cette terrible pandémie tueuse, qui nous confine entre nos murs)
    devrait pouvoir aider à faire trouver à ces « Tirages Fresson » un accueil favorable et même enthousiaste
    de la part du public qui pourra, via le livre (ou via quelques expos autorisées), y accéder…

    …

    …

    Voilà.

    …

    …

    Ce nouvel opus de l’œuvre Plossu

    est tout simplement un cadeau magnifique que nous fait

    ce passionnément attentif au réel qu’il arpente, qu’est Bernard Plossu.

    …

    …

    Ce vendredi 30 octobre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Lettre d’hommage à un dépôt de deux roses de son jardin…

    Voici le courriel que je viens d’adresser ce jour, 27 octobre, à G. et V. B., domiciliés à V.,

    puisque continuent de me hanter la personne et le regard _ sur deux photos conservées _ de S. P.,

    ce professeur dont la vie a été ôtée le vendredi 16 octobre dernier, peu avant 17 heures, sur un trottoir de la rue du B.-M., à E.

    …

    Et cela, d’après un très simple témoignage factuel, de G. B.,

    rapporté dans l’entame d’un article d’un journal parisien du 22 octobre :

    …

    « J’ai coupé deux roses de son jardin _ sic _ ce matin (hier) pour lui rendre hommage. Tous les rosiers que vous voyez _ s’adresse à la journaliste la personne qui témoigne ainsi _, c’est lui qui les a plantés… Je voulais simplement lui apporter quelque chose qui lui appartenait. C’est symbolique« . 

    …

    …

    Monsieur et Madame B.,

    …
    voici 2 modestes articles, des 20 et 21 octobre derniers 
    en hommage à celui qui a planté des rosiers dans ce qui est maintenant _ depuis décembre 2018 _ votre jardin, rue du M., à V. ;
    et à un moment où on découvrait à peine l’identité de ce professeur assassiné…
    …
    J’ai tâché de connaître un peu ce qui a été son parcours d’enseignement, essentiellement en région parisienne ;
    ainsi que les lieux où il avait successivement résidé, au fil de sa carrière dans l’Éducation Nationale…
    …
    J’ai tout particulièrement apprécié les témoignages
    de son condisciple, historien, à l’université, Christophe Capuano _ que nous avons pu écouter lors de l’hommage national rendu à la Sorbonne _,
    de son collègue (au lycée L. F. de C., de 2008 à 2011) ainsi que voisin (à V., de 2011 à 2018), D. B.,
    et le vôtre, G., qui avez porté des roses de votre jardin pour l’hommage qui a été rendu à S. P., à V. ;
    apprenant aussi que vous étiez devenus en décembre 2018 les propriétaires de la jolie fermette de la rue du M.
    que S. P. et sa compagne _ j’ignore son prénom _ avaient superbement retapée, depuis l’année 2011 de leur installation à V. ;
    et qu’ils ont quittée, ainsi que leur fils G., né en 2015, pour résider plus près de l’université de N.,
    où la compagne, professeur d’Espagnol, de S. P. venait d’être nommée, et quittait le lycée E. B. de N.…
    …
    J’ai découvert aussi _ par d’autres témoignages recueillis à V., et tout aussi simplement rapportés en ce même article _ la très grande curiosité, notamment historique et géographique, de S. P.,
    dans sa recherche de résidences très soigneusement choisies :
    à V. (de l’été 2011 à l’été 2018),
    puis à E. (apparemment depuis l’été 2019).
    Hélas, les paisibles quartiers de C. et E. ne l’ont pas protégé…
    …
    Je suis aussi particulièrement sensible à votre pratique généreuse de la musique : tous deux, G. et V., jouez du cor et participez à des concerts…
    …
    (…)
    …
    Bref, les effroyables circonstances de l’assassinat du précédent propriétaire de votre jolie fermette de V.,
    un homme si délicat, si soucieux de la sensibilité de ses élèves, et de leur élévation citoyenne,
    m’ont permis de faire un peu votre connaissance…
    …
    Merci de votre bel hommage _ de ces deux roses de son jardin.
    …
    …
    Ce mardi 27 octobre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Bernard Plossu, photographe : sa rencontre avec Garrett List, musicien (1943 – 2019)

     

    De l’ami Bernard Plossu,

    …

    en plus de son nouveau et très attendu « Tirages Fresson » (aux Éditions Textuel)

    (cf mon article d’hier :  ),

    …

    aux Éditions Yellow now (que dirige Guy Jungblut),

    paraît aussi maintenant « La Rencontre » _ quel beau titre ! _ ;

    …

    dont voici un beau texte de présentation,

    de Marie-Pierre Lahaye _ épouse et veuve de Garrett List (Phœnix, Arizona, 1943 – Liège, décembre 2019) _ :

    …

    …

    « Ce livre, c’est l’histoire d’une rencontre qu’une chanson de Garrett List délicieusement impertinente a provoquée. Écrite avec son ami poète Ed Friedman dans les années 1970 à New-York City, Fly Hollywood est parvenue aux oreilles d’un photographe français, un peu vagabond et au talent fécond, Bernard Plossu, qui lui aussi avait vécu sur deux continents _ Europe et Amérique. Il a fallu une galeriste liégeoise avertie _ et merveilleuse !_, Véronique Marit, pour que ces deux artistes qui partagent la même intuition poétique et la même façon d’être au monde se rencontrent enfin… puis un éditeur généreux autant que visionnaire _ oui _, Guy Jungblut, pour que l’idée de célébrer « la rencontre » prenne racine… mais il n’était pas prévu que celui qui nous avait réjouis avec sa musique s’éclipse avant que La Rencontre ait eu le temps de voir le jour. Ce livre tombe à point nommé. Fly Hollywood !!!« 

    …

    …

    Rencontrer,

    je veux dire rencontrer vraiment,

    est chose assez rare, et infiniment précieuse,

    en une _ passablement courte _ vie humaine.

    …

    …

    Sur ce sujet,

    cf mon article du 26 octobre 2016 :  ;

    en réalité un texte rédigé en 2007,

    et, en effet, retrouvé ! _ et auquel je tiens beaucoup.

    …

    …

    La rencontre, la bonne rencontre, doit être (et instantanément !) perçue, ressentie,

    et surtout saisie _ tout un art

    tant de promptitude que de délicatesse ! _ :

    …

    sinon,

    sous les auspices de l’immensément généreux, mais aussi terriblement impitoyable Kairos,

    elle est _ irrattrapable ! _ à jamais enfuie ;

    …

    et néant pour toujours.

    …

    …

    Vie, temps, mort, éternité,

    vrai présent,

    telles sont les harmoniques splendides de la rencontre.

    …

    …

    Au passage,

    un très amical salut à l’extraordinaire bonne fée liégeoise qu’est Véronique Marit _ quelle sacrée personnalité ! _ ;

    …

    ainsi qu’à Guy Jungblut _ l’excellent éditeur-concepteur des très belles Éditions Yellow Now _,

    …

    rencontré une première fois à Aix-en-Provence, à la galerie La NonMaison de la chère Michèle Cohen,

    pour l’occasion de la parution du _ sublimissime ! _ « Plossu Cinéma« 

    (cf mon article fouillé du 27 janvier 2010 :  ) ;

    …

    et une seconde fois à Bordeaux, à la Galerie Arrêt sur l’image, de la chère Nathalie Lamire-Fabre,

    pour l’occasion de la parution des délicieux « À boire et à manger » et « À table !« 

    (cf mon article du 9 février 2018 :  ) :

    …

    tous ces livres parus aux Éditions Yellow now. 

    …

    …

    Fly Hollywood ! La chanson est bien là.

    …

    …

    Ce vendredi 23 octobre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa