Catégorie : Villes et paysages

  • Un premier point sur les cousinages Sartre de Dordogne, à Thiviers ou Périgueux, au fil des générations, de 1700 à aujourd’hui…

    Afin de commencer à éclaircir un peu comment les De Swarte _ venus tardivement du Nord, et par alliance… _ et les Sartre ont pu, par un apparentement, devenir _ il fallait aussi établir à quel moment… _ des « cousins » de Jean-Paul Sartre,

    dont la famille paternelle, des Sartre, était installée, au moins depuis la fin du XVIIe siècle, à Corgnacq-sur-l’Isle et Thiviers (et ensuite, pour quelques uns, à Périgueux),

    …

    il fallait procéder à l’établissement de leurs généalogies respectives.
    …
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    Et tout d’abord celle des Sartre de Dordogne.

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    Ainsi suis-je parvenu à reconstituer un tronc commun de membres de la famille Sartre résidant à Corgnacq-sur l’Isle

    un village situé à 6 kms au sud-est de Thiviers, au nord du département de la Dordogne.
    …
    …

    Avec, d’abord, ce tronc commun de 4 générations masculines successives de Sartre, résidant à Corgnacq-sur-l’Isle, à partir de 1700 :

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    _ Pierre Sartre (ca. 1664 – avant le 26 septembre 1730)

    _ Jean Sartre (10 novembre 1702 – 6 janvier 1742)

    _ Pierre Sartre (25 janvier 1733 – 28 janvier 1807)

    _ Pierre Eymard Sartre (27 novembre 1765 – 7 février 1849).

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    …

    De là,

    je démarque deux lignées parallèles de générations de Sartre

    issues de 2 des fils de ce Pierre Eymard Sartre (Corgnacq-sur-l’Isle, 1765 – Corgnacq-sur-l’Isle, 1849),

    …

    dont voici la succession des générations :

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    _ les frères Pierre Eymard Sartre (Corgnacq, 9 novembre 1805 – Corgnacq, 27 avril 1878) et Pierre Sartre (Corgnacq, 20 mars 1815 – Corgnacq, 5 février 1882)

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    _ les cousins germains Eymard Sartre (Corgnacq, 17 mars 1836 – Thiviers, 22 octobre 1913) et Germain Sartre (Corgnacq, 5 octobre 1861 – Périgueux, 25 septembre 1935)

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    _ les cousins issus de germains Jean-Baptiste Sartre (Thiviers, 5 août 1874 – Thiviers, 17 septembre 1906) et Gérard Sartre (Périgueux, 7 janvier 1888 – Périgueux, 24 décembre 1966).

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    À la génération suivante :

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    _ Jean-Paul Sartre (Paris 16e, 21 juin 1905 – Paris 14e, 15 avril 1980)

    est le fils unique de l’enseigne de vaisseau de Thiviers, Jean-Baptiste Sartre, prématurément décédé de maladie, à l’âge de 32 ans ;

    …

    _ tandis que son cousin André Sartre, inspecteur des impôts _ j’ignore à ce moment la date de naissance et la date de décès _,

    est, lui, le fils de l’instituteur _ puis directeur de l’école communale de Saint-Pierre de Chignac _ Gérard Sartre et son épouse Irma Olivier _ en 1991, un des anciens élèves de l’école communale de Saint-Pierre de Chignac, Pierre Colombé, en un article intitulé « Gérard Sartre, un poète périgourdin peu connu (1888 – 1968)« , paru en 1994 dans le tome CXXII du Bulletin de la Société Historique et Archéologique du Périgord à la page 164), portera un témoignage émouvant des qualités à la fois poétiques et humaines de ce Gérard Sartre qui avait été son maître, et avait pris sa retraite en 1947. Et de lui, Gérard Sartre, il rapportera ces paroles : « Moi qui ne suis pas Jean-Paul (Sartre), mais simplement apparenté (grands-pères respectifs cousins germains)« …

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    Avant André Sartre  _ dont j’ignore, je le répète, les lieux et dates de naissance et de décès ; je sais seulement que le 18 juin 1935, à l’École municipale de Saint-Pierre-de-Chignac (dont son père Gérard était le directeur), André Sartre sera le premier des garçons au Certificat d’Etudes Primaires… _,

    le couple de Gérard Sartre et Irma Olivier, mariés à Périgueux le 2 octobre 1911, avait donné naissance à 2 filles, Pierrette et Odile Sartre ;

    Odile Sartre, qui épousera Roger Verdier, et survivra à sa sœur Pierrette et à son frère André _ tous deux déjà décédés en 1994 _, décèdera fin février 2014 à Périgueux…

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    Et André Sartre et son épouse née Lacroix, auront 2 enfants : Pierre Sartre et Françoise Sartre _ dont j’ignore les lieux et dates de naissance…

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    Et c’est par ce Pierre Sartre que s’est _ vraisemblablement _ fait l’apparentement, en un lieu et à une date que j’ignore, avec une De Swarte, de Dordogne _ mais pas seulement, nous n’allons pas tarder à le découvrir…

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    À suivre,

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    Ce jeudi 27 mai 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le violoniste baroque Théotime Langlois de Swarte et quelques attaches familiales siennes en Dordogne : un début de recherche…

    Mon article du 12 mai dernier,

    ,

    disait mon plaisir de l’épanouissement musical de ces deux interprètes _ au violon et au luth _ du CD « purcellien » The Mad Lover.

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    …

    Mais cela faisait déjà un moment,

    quelques années même _ depuis que le nom de Timothée Langlois de Swarte apparaît et brille dans les chroniques des revues musicales _,

    que le nom du violoniste baroque Théotime Langlois de Swarte, me parlait ;

    …

    et d’abord je m’étais tout de suite rendu compte, sans cependant l’éclaircir complètement alors, de la parenté _ via ce nom un peu rare de De Swarte _ existant entre Théotime Langlois de Swarte, et celui qui, deux années, et dans deux lycées différents, avait été mon collègue _ Thibault de Swarte débutait alors, en effet, une carrière d’enseignant, et enseignait au lycée les sciences économiques et sociales _, Thibault de Swarte.

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    En effet, Thibault _ jeune marié et père d’une petite fille _ habitait alors Bordeaux, une maison dont le jardin donnait sur le jardin public ; et nous faisions souvent la route ensemble, en voiture, vers le lycée Max Linder de Libourne.

    …

    Nous avions donc l’occasion de parler longuement, et je savais donc que lui, ainsi, me semble-t-il, que son épouse, avaient des attaches en Périgord _ et même, plus précisément, j’avais gardé en mémoire le nom de la ville de Thiviers, au nord du département de la Dordogne…

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    Je connaissais ainsi aussi les liens de parenté, en sa famille _ mais sans davantage de précisions… _, avec des Sartre, qui étaient des cousins plus ou moins éloignés, et donc parents, de Jean-Paul Sartre, dont la famille paternelle était, en effet, originaire de ce nord de la Dordogne, et même précisément de Thiviers…

    …

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    Mais Jean-Paul-Sartre (Paris 16e, 21 juin 1905 – Paris 14e, 15 avril 1980) avait très précocément _ l’enfant qu’il était n’avait que 15 mois au décès de son père… _ perdu son père _ officier de marine _ périgourdin, Jean-Baptiste Sartre (Thiviers, 5 août 1874 – Thiviers, 17 septembre 1906) ;

    et c’est auprès de sa mère veuve, née Anne-Marie Schweitzer (Saint-Albain (Saône-et-Loire), 22 juillet 1882 – Paris 10e, 30 janvier 1969), et de ses grands-parents maternels Charles Schweitzer (Pfaffenhoffen (Bas-Rhin), 12 juin 1846 – Meudon, 21 mars 1935) et son épouse Louise Guillemin (Mâcon (Saône-et-Loire), 5 juillet 1850 – ?), que le petit Jean-Paul Sartre avait vécu et s’était épanoui, ainsi qu’il le raconte si magnifiquement dans Les Mots…

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    Ainsi ai-je désiré en apprendre un peu plus que ce qu’apportent les minces notices biographiques de la presse musicale à propos de la généalogie familiale de Théotime Langlois de Swarte ; 

    d’autant que j’avais appris, aussi, la proximité musicale _ à des concerts, ou au disque… _ de ce brillantissime jeune violoniste avec un autre musicien, lui aussi baroqueux : Sylvain Sartre, directeur de l’Ensemble Les Ombres _ avec Margaux Blanchard _, et flûtiste baroque : un Sartre donc…

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    Et tâcher de comprendre si il existait ou pas, quelque lien de parenté _ et si possible lequel _ de Timothée Langlois de Swarte avec mon collègue Thibault de Swarte, lui-même apparenté _ même si j’ignorais exactement comment _ à des Sartre, originaires de Dordogne…

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    Il me fallait donc chercher un peu à préciser ce lien…

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    À suivre, donc…

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    Ce mardi 25 mai 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Quelques pas dans Rome : du côté de l’église Santa Barbara dei Librai…

    En parcourant la presse des quotidiens de ce lundi de Pentecôte,

    sur la page du Corriere della Sera,

    je tombe sur un très intéressant petit article intitulé « Largo dei Librai e Santa Barbara per ricordare i primi tipografi« .

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    Le voici :

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    Largo dei Librai e Santa Barbara per ricordare i primi tipografi

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    Pochi anni dopo l’invenzione del tedesco Johannes Gutenberg, a Roma si stampavano già migliaia di libri

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    Largo dei Librai e Santa Barbara per ricordare i primi tipografi
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    Santa Barbara dei Librai (foto Claudio Guaitoli)
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    Aprite Google Maps sul vostro computer e digitate via di Grotta Pinta a Roma. Se non avete la possibilità di usare un computer, aprite una vecchia cartina di Roma e cercate la stessa strada.

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    Seguendo con lo sguardo il semicerchio che si forma da largo del Pallaro a piazza dei Satiri e che si allarga alle sue spalle fino alla linea immaginaria che unisce via dei Giubbonari a via del Biscione, avrete davanti agli occhi lo spazio occupato dalla grande gradinata del Teatro di Pompeo _ oui. Non riusciamo neanche a immaginarcelo passeggiando per gli stretti vicoli con cui la Roma medievale si è progressivamente «mangiata» le tracce imperiali, inglobandole in un disegno che possiamo solo intuire. Proprio passeggiando lungo via dei Giubbonari verso Campo de’ Fiori si apre alla vostra destra un piccolo spazio triangolare che prudentemente non è stato mai chiamato piazza, ma largo dei Librari _ absolument…

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    Facciamo un passo indietro : se il tedesco Johannes Gutenberg aveva inventato la stampa a caratteri mobili (in Europa, perché in Asia la usavano da secoli) nel 1455, a Roma le prime tipografie vennero avviate subito dopo. Proprio due tedeschi, Giovanni Besichen e Marcello Silber, detto Frank, si installarono in questo angolo del centro di Roma : furono i secondi a impiantare una tipografia. I primi venivano proprio da Magonza, la città di Gutenberg, ed erano suoi allievi : già nel 1464 Ulrico Halin, Arnoldo Pannartz e Corrado Schweinheim erano arrivati a Subiaco, ospiti del monastero di Santa Scolastica. Pochi anni dopo riuscirono a farsi dare un fondo sul retro di Palazzo Massimo alle Colonne e a stampare i primi libri, le Bibbie, il De Oratore e le lettere di Cicerone, Sant’Agostino. Grazie all’infinita curiosità di un bibliotecario del XIX secolo, Costantino Maes, sappiamo che nel solo 1472 le tipografie dei tedeschi a Roma stampano 12.475 libri. Un’enormità.

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    Questo facevano i primi «librai», tanto da costituirsi nel 1600 in confraternita _ voilà _ e scegliere come sede la chiesetta di Santa Barbara, loro concessa da papa Clemente VIII. Un provvidenziale incendio nel 1634 creò lo slargo che ancora vediamo e su cui si affaccia Santa Barbara dei Librai. Una lapide datata 1638 e oggi scomparsa ricordava che quest’area era di proprietà della Confraternita dei Librai che si sarebbe sciolta nel 1878.

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    Anche la chiesetta, edificata nell’XI secolo per volere di Giovanni de Crescenzo de Roizo (Lorenzo), prefetto di Roma ai primi dell’XI secolo, di cui sappiamo poco, ha avuto una storia tormentata. Da Leone X Medici a Sisto V Peretti fu sede di titolo cardinalizio, ma subì un degrado che portò nel XX secolo a sconsacrarla e ridurla a magazzino. Solo un recente restauro ha consentito di restituirla alla destinazione religiosa. E a ricordarci l’omaggio che dobbiamo ai primi stampatori.

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    En ce délicieux minuscule coin de Rome qu’est le Largo dei Librai, niché au sein du déjà très sympathique quartier du Campo dei Fiori,

    se trouve aussi une sorte d’institution culinaire, sinon gastronomique, populaire romaine _ très courrue _,

    le tout petit restaurant Dar Filettaro a Santa Barbara ;

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    sur lequel voici, par exemple, un petit article ramassé sur le Net _ il est daté du 22 mai 2018, mais me semble demeurer d’actualité… _, intitulé « Manger un filetti di baccalà à Rome dans le resto culte «Dar Filettaro»« .

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    Manger un filetti di baccalà à Rome dans le resto culte «Dar Filettaro»

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    Dar Filetarro Filetti di Baccala Rome

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    Quels sont les restaurants renommés à Rome ? Lequel d’entre eux est typiquement romain ? Loin d’être chic, même plutôt délabré, et pourtant déjà ouvert depuis plus de 100 ans, le restaurant « Dar Filettaro a Santa Barbara » est une institution _ oui _ à Rome. Il est connu pour servir le meilleur poisson frit à cent lieues à la ronde. Pour manger un bon filetti di baccalà, il n’est pas rare de devoir faire la queue parmi les touristes et les locaux qui se massent au Largo del Librari, 88. Cet article vous dit tout sur les saveurs du célèbre poisson frit et sur ce qui vous attend au Dar Fillettaro.

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    Qu’est-ce que le filetti di baccalà ?

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    C’est l’une des spécialités romaines : du poisson enveloppé dans une pâte tendre et frit dans de la graisse végétale. La recette est issue de la cuisine traditionnelle juive _ le quartier du Ghetto est tout proche. Lui aussi comporte quelques merveilleux restaurants populaires, dont l’extraordinaire Sora Margherita, et une extraordinaire pâtisserie : la Pasticceria Boccione : deux incontournables des délices romains ! Le poisson utilisé est la morue, importée de Norvège et conservée dans du sel. Avant la préparation, la morue est plongée dans un grand bain d’eau pour être dessalée. De cette façon, la viande s’adoucit, blanchit et devient merveilleusement juteuse. La cuisson se fait en trois étapes dans des poêles en fer bombées. C’est cette « tripla frittura » qui est à la base de la délicieuse croûte croustillante qui enrobe le poisson.

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    Le restau typiquement romain Dar Filettaro a Santa Barbara

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    Le « Dar Filettaro » n’a rien d’un temple de la gastronomie, c’est au contraire un petit restaurant rustique sans fioritures _ comme le meilleur des institutions culinaires romaines, tout du moins à mon goût… Le mobilier y est plutôt simple et couvert de traces d’usure. Même l’espace dans le restaurant est restreint, et les visiteurs sont nombreux à s’asseoir sur la piazza pendant les mois estivaux. A l’intérieur comme à l’extérieur, les tables sont couvertes d’une nappe en papier. Et si le vin de la maison n’est pas à votre goût, vous pouvez toujours aller boire votre vino ailleurs. Le patron Marcello Cortesi, aux commandes depuis 1978, n’en fera pas une maladie.

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    Dar Filetarro Filetti di Baccala Rome

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    …Dar Filetarro Filetti di Baccala Rome

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    Le chef n’est pas spécialement serviable non plus. Il reste debout au bar et jette simplement quelques regards sur sa droite. Si on lui fait signe pour commander quelque chose, il ne se déplace pas personnellement à la table, mais envoie un serveur. Il passe son temps à vérifier les factures et à compter la recette. Je lui ai demandé si je pouvais prendre une photo du bar que je trouvais fascinant. Il m’a répondu uniquement d’un petit hochement de tête, avant de détourner le regard à nouveau. Ensuite, je lui ai demandé un reçu. D’un air furibond, il m’a donné la note qui avait déjà « disparu » dans une poche de sa veste.

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    Dar Filetarro Filetti di Baccala Rome

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    …Dar Filetarro Filetti di Baccala Rome

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    Les visiteurs rappliquent en toute saison. Sur place, les affamés peuvent aussi rester debout _ ce que beaucoup, sinon la plupart, font… _ pour ingurgiter leur délicieux poisson épicé, et donc manger sur le pouce_ c’est ça. Le filetti di baccalà est aussi apprécié en guise de collation à emporter. Il est alors emballé dans un emballage papier pratique, et son délicieux parfum donne envie de se jeter dessus à peine sorti. Il peut arriver que le service prenne un peu de temps après la commande, les filetti sortant tout juste de la poêle étant un mets très demandé.

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    Mais il ne s’agit pas que de poisson. Le reste de la carte est certes limité, mais irrésistible sur le plan culinaire. Les courgettes frites sont également à essayer, tout comme la salade de chicorée, les anchois servis avec du pain ou encore les haricots mijotés dans l’huile d’olive. La simplicité est le maître-mot, dans toute sa splendeur _ c’est cela. Aucunement besoin d’une ambiance sophistiquée. Ailleurs, la gastronomie romaine est chic (et chère) _ oui.

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    Dar Filetarro Filetti di Baccala Rome

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    …Dar Filetarro Filetti di Baccala Rome

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    Si vous allez manger dans ce restaurant, prenez le temps d’aller voir la salle du fond (c’est aussi où se trouvent les toilettes). Souvent, des dîners d’affaire s’organisent autour des grandes tables, et on s’exprime en parlant fort avec les mains, et même les pieds. Le « comptoir » est lui aussi curieux et intéressant, en plus d’être typiquement italien. Ses tireuses contiennent des boissons variées, du vin et de la bière. Le modèle date vraisemblablement des années 50 ou 60.

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    Le poisson frit : un plat typique à commander à Dar Filettaro

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    …Possion frit Filetti di Baccala Rome Dar Filetarro

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    Si vous voulez vraiment manger un plat typiquement romain, prenez le poisson frit avec une salade de puntarelle, cette dernière est du reste recommandée par le serveur. J’ai pris une salade verte « toute simple » (je ne suis pas un grand fan des anchois _ moi, si ! _), ce qui n’est d’ailleurs pas le plat typique de la maison. A peine la commande passée que l’assiette était déjà là. Attention : le poisson est brûlant, attendez un peu avant de mordre dedans ! Le poisson frit étant la spécialité de la maison, la devanture du restaurant n’indique pas « Dar Filettaro a Santa Barbara », mais simplement « Filletti di Baccalà ».

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    Les tarifs de la carte au restaurant romain Dar Fillettaro

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    …Dar Filetarro Filetti di Baccala Rome Menu Carte Prix

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    Vous ne vous ruinerez pas en allant manger au Dar Filettaro a Santa Barbara. Le poisson frit coûte 5 €, il en va de même pour la salade. Les tarifs des boissons sont compris entre 2 € et 6 €. L’habituel « Pane e coperti » (« pain et couverts »), que l’on trouve dans de nombreux restaurants à Rome coûte ici 1 €.

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    Les horaires d’ouverture chez Dar Filettaro

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    Devenu culte au fil du temps, le restaurant est ouvert tous les jours en dehors du dimanche, de 17h30 / 18 h à 23 h. Le week-end _ il me semble que Dar Filettaro est fermé le dimanche… _, il ne faut pas venir trop tard pour espérer avoir une table libre, surtout en haute saison. Sinon, il est toujours possible de manger son poisson frit sur le pouce _ oui : c’est la pratique majoritaire… Si toutes les tables sont prises, patientez un peu. Dar Filletaro n’est pas un restaurant dans lequel on s’attarde des heures durant. On commande, on reçoit vite son assiette, on paie et on s’en va. Les tables se libèrent donc rapidement.

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    Accès au Filetti di Baccalà

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    Le restaurant se situe tout proche de la place Campo de Fiori, dans le centre de Rome. Attention : comme énoncé précédemment, il n’est pas écrit « Dar Filletaro a Santa Barbara » sur la devanture du restaurant (le nom officiel du restaurant), mais le nom de la spécialité locale proposée : « Filetti di Baccalà ».

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    Vous serez sûrement souvent en vadrouille dans le centre historique. Si c’est le cas, vous pouvez vous rendre au restaurant à pied sans problème. Si vous venez en bus, arrêtez-vous à la station « Largo de Torre Argentina », desservie par de nombreuses lignes (40, 46, 62, 64, 70, 81, 87, 492, 628, 918).

     

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    Ou le plaisir tenace du sensuel souvenir romain…

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    Ce lundi 24 mai 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La remarquable humanité profondément vraie du maire Bernard Mounier dans l’affaire de la tragédie des Plantiers (Gard)

    Le traitement de l’affaire de la tragédie des Plantiers _ le meurtre de Luc Teissonnière et Vincent Guérin, puis la traque quatre jours durant de Valentin Marcone _ par les autorités locales,

    soient

    le maire de la commune des Plantiers, M. Bernard Mounier,

    le procureur de la République de Nîmes, M. Eric Morel,

    le général de Gendarmerie de la Région Provence-Alpes-Côtes d’Azur, M. Arnaud Browaeÿs,

    la préfète du Gard, Mme Marie-Françoise Lecaillon,

    …

    a été tout particulièrement remarquable ; 

    …

    et tranche singulièrement _ au moins à mon regard _ avec bient des comportements politiciens _ d’un éhonté cynisme démagogique instrumentalisant _ auxquels nous ne sommes désormais hélas que trop bien habitués…

    …

    …

    Pour ma part,

    j’ai été très touché de l’humanité profonde et vraie _ telle que je l’ai ressentie _ de M. Morel, le procureur, et de M. Mounier, le maire,

    tout spécialement,

    et, bien entendu, chacun à sa place institutionnelle

    _ mais transcendant aussi cette place institutionnelle et légale de tout le rayonnement de leur personne humaine…

    …

    …

    De quoi ne pas désespérer de la fonction publique, au moins,

    de notre présente République…

    …

    …

    À mon jugement, 

    le Procureur Morel a simplement été parfait ;

    …

    et le maire Mounier, admirable d’humanité profonde,

    dans le moindre de ses mots et gestes : sobres, humbles, et surtout vrais.

    …

    …

    Aussi ai-je désiré en apprendre un peu plus sur la personnalité et le parcours de vie de ce maire

    de cette toute petite commune du Gard cévenol, qu’est le village des Plantiers _ dans le canton de Saint-André-de-Valborgne (Gard) _,

    au flanc du Mont Aigoual, sur les confins des départements du Gard et de la Lozère

    _ non loin du lieu où est décédée, au pied d’une falaise, côté Lozère, la fille de Bernadette Lafont, Pauline : les Lafont sont de Saint-André de Valborgne. Un haut pays de camisards et résistants.

    …

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    Et là je suis tombé, sur le Net, sur le Discours de Réception à l’Académie de Nîmes, le 9 janvier 2004, de Bernard Mounier : admirable d’humanité déjà _ aux pages 10 à 32 de ce document accessible en entier : lisez-le !

    …

    …

    Bernard Mounier est natif _ le 6 février 1955 _ de la ville minière de La Grand Combe, quelques kilomètres au nord d’Alès, dans le département du Gard.

    …

    …

    Et c’est au cours de ses années d’études à la Faculté libre de Théologie protestante, à Aix-en-Provence _ en 1979, il y présente son mémoire sur la pensée de René Girard : « Réflexion sur la violence, et recherche sur le bouc-émissaire«  : tiens, tiens… _ qu’il fait la connaissance de celle qui devient, le 5 juin 1977, aux Plantiers (dans le Gard), son épouse : Sylvette Bonfils _ les Bonfils y disposent d’une résidence secondaire…

    …

    …

    De 1977 à 1984,

    Bernard Mounier est pasteur, dans les Cévennes, à Sainte-Croix-Vallée-française (Lozère),

    à une vallée de distance de Saint-André-de-Valborgne (Gard).

    …

    …

    Jusqu’à ce que Bernard Mounier estime qu’ »il ne suffit plus d’être croyants,

    mais qu’il faut aussi devenir crédibles,

    et entrer dans un chemin de risque« …

    …

    C’est ainsi que le 12 juillet 1987, Bernard Mounier crée une société de production audio-visuelle : Acor Vidéo Télévision.

    …

    Il a en effet remarqué que dès 1929 _ cf la publication en 1928 de « Propaganda _ comment manipuler l’opinion en démocratie« , le maîtrelivre du marketing, d’Edward Bernays, le neveu (devenu américain) de Freud ; cf par exemple mon article du 25 janvier 2013 : … _, a commencé l’ère du marketing,

    pour lequel « il faut communiquer pour faire désirer et acheter« …

    …

    …

    D’où sa volonté de s’engager, dès lors, dans la vie de la société telle qu’elle se transforme ;

    et adopter les langages qui vont devenir dominants,

    afin d’être un peu compris de ceux auxquels on veut s’adresser un peu plus efficacement…

    …

    Etc. Etc…

    …

    Et c’est ainsi que le 15 mars 2020

    Bernard Mounier est élu au premier tour des élections municipales aux Plantiers,

    dont il va devenir le nouveau maire,

    succédant au maire précédent, Francis Maurin.

    …

    …

    La fonction publique de notre république a donc encore quelques beaux restes, bien vivants

    là même où « le désert gagne« …

    …

    …

    Ce samedi 15 mai 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa