Catégorie : Villes et paysages

  • Les jouissives agapes de la Palermo Felix

    Ce jour, dans la Repubblica,

    cet appétissant article- ci :

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    Arancine, granite, cassate e trattorie: tutti i sapori della Palermo Felix

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    Una selezione degli indirizzi per un tour speciale del capoluogo siciliano. Seguici anche su Facebook

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    Antico Caffè Spinnato : oltre 150 anni di storia per un riferimento della pasticceria tra cannoli, buccellati e cassate. Un must la granita con la brioche da godersi ai tavolini esterni. Via Principe di Belmonte 111 

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    Bye bye blues : tra i primi indirizzi gourmet, quello di Patrizia Di Benedetto e Antonio Brancato che accolgono gli ospiti con piatti raffinati come il « Farsu Magru » in consommé di funghi e paté di pomodori secchi, e una cantina notevole. Via del Garofalo 23, Mondello. 

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    Branciforte : si trova all’interno di un palazzo cinquecentesco restaurato da Gae Aulenti, sede della fondazione Sicilia; in cucina chef Gaetano Billeci, autore di piatti dalle radici tradizionali declinate con estro. Via Bara All’Olivella, 2

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    Cappello : tra le pasticcerie più rinomate in città, pioniere del moderno concept di cioccolateria, senza dimenticare mousse assortite e setteveli da antologia. Via Colonna Rotta, 68

    (in foto: una delle torte al cioccolato della pasticceria)

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    Casa del brodo : aperto alla fine dell’ottocento, deve la sua fama ai robusti brodi che si preparano da 5 generazioni, oltre a classici come il bollito di manzo con salsa verde. Via Vittorio Emanuele 175

    (in foto: Maialino in crosta di Tumminia e sciroppo di Nero d’Avola)

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    Cuochini : storica  rosticceria le cui ricette si ispirano a quelle degli antichi monsù che cucinavano per i nobili siciliani, tra timballi di capellini e pasticci di carne. Via Ruggero Settimo 68

    (in foto: una delle torte rustiche. Su ordinazione)

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    Franco u vastiddaru : un must per lo street food verace, che trova la sua apoteosi nel “pani ca meusa”, ma anche nei diversi fritti della tradizione. Via Vittorio Emanele 102

    (in foto: un esempio di « pani ca meusa »)

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    Gagini social restaurant : tra la Vucciria e la Cala, un locale raffinato che unisce cibo e arte, con un menu stagionale e piatti come il grano spezzato con frutti di mare e nocciole. Via dei Cassari 35

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    I pupi : eleganza contemporanea e sapori isolani in chiave gourmet firmati da chef Tony Lo Coco, come la costoletta di agnello con ripieno siciliano alla melanzana o la celebre “stigliola” di tonno con cipollotto, seppia e prezzemolo. Via Del Cavaliere 59, Bagheria

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    Perciasacchi : il nome omaggia i grani antichi siciliani con cui oggi si preparano pane e pizze da insaporire con ingredienti a chilometro buono e presidi Slow Food. Piazza del Monte di Pietà 5/7

    (in foto: uno dei piatti unici del Perciasacchi)

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    Palermo ha mille anime, frutto di un intreccio _ voilà _ unico di culture, religioni e influenze differenti. E sapori, ovviamente _ oui. Per raccontare i tanti volti della città, nell’anno in cui è stata eletta capitale della cultura italiana, dal 15 maggio è in edicola il volume “Palermo Felix” delle Guide di Repubblica : un viaggio attraverso 23 itinerari in città e 5 fuori porta, tra arte e cibo, fotografia e storia, cultura e impegno civile, ma anche le testimonianze di 8 personaggi della cultura, da Letizia Battaglia a Dacia Maraini, fino a Mimmo Cuticchio e Roberto Andò che ci svelano il perimetro dei loro luoghi del cuore, tra aneddoti e ricordi. Un omaggio al capoluogo siciliano e alla sua storia gloriosa : « quando era al centro dell’Europa, ne dettava il ritmo, era nel fantastico vortice dei traffici commerciali entusiasmanti e innovativi – come racconta il direttore delle Guide di Repubblica, Giuseppe Cerasa nell’introduzione al volume – strizzava l’occhio alle più importanti capitali europee ed era frequentata dalle dinastie e dalla borghesia più facoltosa e valente del vecchio continente.« 
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    E siccome la cucina è parte fondamentale e fondante _ bien sûr ! _ della cultura palermitana, abbiamo scelto dal volume 10 indirizzi rappresentativi che riassumono le anime della città attraverso i suoi sapori.
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    di MARIO LUONGO

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    Avec un gros désir d’aller vite y goûter !

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    Ce vendredi 18 mai 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un merveilleux entretien entre Jean-Christophe Bailly et Alain Paire, à Marseille : à propos de Thomas Jones et de 4 aventures galloises

    Recherchant ce matin des précisions sur le prochain livre à paraître de Jean-Christophe Bailly, 4 x Wales,

    ou Quatre aventures galloises,

    aux Éditions du Seuil, à la rentrée d’automne,

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    voici que je tombe sur un entretien (de 32′) ayant eu lieu le 13 février dernier à Marseille,

    entre Jean-Christophe Bailly et mon ami aixois Alain Paire .

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    Voici, aussi, le courriel que je n’ai pas manqué d’adresser, aussitôt, à Alain Paire :

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    Cher ami,

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    à l’occasion de la journée de la poésie, le 3 mars dernier, j’ai rencontré Jean-Christophe Bailly venu tout exprès à Bordeaux,
    et il m’a parlé de son 4 x Wales
    _ et notamment de Thomas Jones, auquel il se trouve que je m’intéresse depuis longtemps.
    Et j’ai proposé à la librairie Mollat de l’inviter à la sortie, cet automne, de ce livre…
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    Et voici que ce matin,
    je viens de tomber sur votre entretien récent (le 13 février) à Marseille :
    Cet entretien est merveilleux !!!
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    Je vais lui consacrer un article de mon blog…
    Quel scandale que Jean-Christophe Bailly demeure si méconnu des médias !
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    Tenez-moi au courant de vos activités : j’en serai très heureux !
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    Bien à vous, cher Alain,
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    Francis
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    Le gallois Thomas Jones (1742 – 1803), à Naples, crée la peinture de paysage.
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    Résultat de recherche d'images pour "Thomas Jones Naples"
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    Lire aussi L’Originalité du paysage de Lawrence Gowing, qui vient de paraître aux Éditions Fage. 

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    Ce dimanche 6 mai 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un passionnant « Saint-Jean-de-Luz La Vie quotidienne, de Napoléon III à Charles de Gaulle », par l’Association Jakintza

    La très dynamique Association Jakintza, et les Éditions La Geste ont publié l’année dernière,

    sous les plumes de Claude Louvigné et Guy Lalanne,

    un passionnant Saint-Jean-de-Luz Donibane Lohizune, la Vie quotidienne de Napoléon III à Charles de Gaulle,

    qui ravira tous les amoureux de Saint-Jean-de-Luz, et de sa riche histoire,

    tout particulièrement aux XIXe et XXe siècles _ et notamment sous l’aspect de ses constructions balnéaires _,

    puisque ce très beau volume de plus de 300 pages est composé pour le principal d’une très complète iconographie photographique.

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    Si bien que ce qui est demeuré assez longtemps, pour le lecteur non (ou récent) luzien, un simple nom,

    par exemple de villa, devient ici une image parfaitement précise et très intéressante…

    Un gain très appréciable pour le curieux de la ville et de sa riche histoire.

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    Et j’ai plaisir à citer ici un très remarquable livre précédent de Jakintza,

    sous les plumes de Jacques Ospital et Guy Lalanne, aux Editions Pimientos :

    1936-1945 : Ascain, Ciboure, Saint-Jean-de-Luz et Urrugne _ témoignages d’une époque…

    Un livre qui m’avait déjà passionné !

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    Ce samedi 21 avril 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Laszlo Krasznahorkai, ou la phrase sans point

    Mardi dernier, au Studio Ausone,

    vers le final de sa prestation,

    et évoquant son style, 

    Laszlo Krasnahorkai a fait l’éloge du souffle,

    capable d’envelopper à l’infini notre approche éminemment sensible du monde et notre perception éblouie du réel.

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    A titre d’exemple afin de mettre à l’épreuve cet angle d’approche sensuel éventuel sur son œuvre d’écriture,

    j’ai pris mon exemplaire de son tout récent _ en traduction française _ Seiobo est descendue sur terre,

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    et je me suis décidé à choisir un de ses 17 chapitres,

    susceptible, à vue de nez, de peut-être un peu mieux me parler que d’autres ;

    ..;

    et après avoir hésité entre celui _ le quatrième, mais numéroté 5 (pages 89 0 120) _, Cristo morto, qui concerne la déambulation du narrateur dans le sestier San Polo de Venise, en direction de San Rocco,

    et celui _ le dixième, mais numéroté 89 (pages 263 à 284) _, Vaguement autorisé à voir, à propos de sa fascination devant le mystère de l’Alhambra, palais, jardins, site, de Grenade :

    deux lieux qu’il se trouve que je connais un peu, où je me suis trouvé, où j’ai baigné un moment, et dont je conserve, des deux, un vibrant souvenir de la perception ;

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    j’ai choisi le chapitre vénitien.

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    Et il se trouve en effet aussi qu’on retrouve certaines sensations de ce ordre

    dans l’article (du 26 août 2012) que j’ai intitulé Ré-arpenter Venise : le défi du labyrinthe (involutif) infini de la belle cité lagunaire…

    ainsi que dans l’article (du 4 septembre 2012) que j’ai intitulé La chance de se livrer pour l’arpenter-parcourir au labyrinthe des calli de Venise...

    quand je déambule dans les calli labyrinthiques du sestier de San Polo…

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    Voici le tout début du souffle vénitien de Krasznahorkai, page 89 :

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    « Il n’était absolument pas du genre à claquer ses talons, n’avait rien d’un militaire marchant au pas à la hussarde, non, c’était juste que, soucieux de protéger la semelle et le talon en cuir de ses chaussures, il les faisait ferrer à l’ancienne mode, en conséquence de quoi chacun de ses pas, résonnait, résonnait si fort dans les étroites ruelles que mètre après mètre il devenait de plus en plus clair que ces chaussures, ces chaussures en cuir noir, n’avaient rien à faire ici, rien à faire à Venise, et surtout pas maintenant, surtout pas dans ce quartier entièrement plongé dans la quiétude de la sieste« , etc. ;

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    et maintenant sa fin, page 120 :

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    « …le Christ était VRAIMENT là, mais plus personne n’avait besoin de lui, son temps était révolu, et il faisait maintenant ses adieux, car il allait quitter cette terre, il tressaillit en entendant ces paroles résonner dans sa tête, mon Dieu quelles horribles paroles ! je dois me lever, finalement j’ai vu ce que je voulais voir, je peux partir, et il se vit lui-même se lever, descendre les marches de l’escalier, sortir et rejoindre les jeunes gens du Campo San Rocco, puis se mêler à l’agitation des rues en ce début de soirée, il se vit, assis sans bouger de son siège, quitter le bâtiment, monter dans un vaporetto et, renonçant au dîner et abandonnant ses bagages au San Polo 2366, aller directement de San Toma jusqu’à la Stazione, pour ensuite gagner l’aéroport de San Marco, et s’enfuir de Venise, pour rentrer, oui, il se vit vraiment se diriger vers le fameux escalier _ ce qu’il ignorait, c’est qu’il ne pourrait jamais plus sortir du bâtiment.« 

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    Ce vendredi 6 avril 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa